{Et annonce la bonne nouvelle aux endurants} – Chaykh Khâlid Ismâ’îl Mousabbah

Retranscription de la conférence :

As Salam ‘alaykoum wa rahmatou Llah wa barakâtouh

La louange toute entière appartient à Allah.
Nous Le louons, implorons Son aide et nous demandons Son pardon.
Et nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les maux de nos âmes et du mal de nos actes.
Quiconque Allah guide, nul ne peut l’égarer.
Et quiconque Allah égare, nul ne peut le guider.
J’atteste que nul n’est en droit d’être adoré en dehors d’Allah Seul et sans associé, et j’atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager.

Chers frères et sœurs, je débute cette allocution par une histoire, écoutons-là.

Sur le littoral égyptien, un garde frontalier parmi les combattants luttant dans le sentier d’Allah patrouillait. Il entendait le bruit des vagues, c’est comme si elles glorifiaient Allah. Soudain, il vit au loin une tente. Qui pouvait bien vivre à cet endroit ?

Lorsqu’il entra dans la tente, il vit un homme dont les bras et les jambes étaient coupés et qui était dur d’oreille, il n’entendait pas bien. C’était un aveugle, il avait perdu la vue.

Imaginez cet homme…

Puis il entendit cet homme – qui est durement éprouvé – dire : “Ô Allah ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m’as comblé et du fait que Tu m’ais préféré à beaucoup de Tes créatures.”

Le garde s’en étonna et lui demanda : “Et pour quel bienfait remercies-tu Allah ?”

Ses bras et ses jambes étaient amputés, il n’entendait pas bien et avait perdu la vue. Alors pour quel bienfait ?

Il répondit : “Si Allah l’Éxalté avait descendu du ciel un feu qui m’avait brûlé, ou s’Il avait ordonné à la Terre de m’avaler, je n’aurai que multiplier ma gratitude envers Lui.” Puis il dit à l’homme qui était entré : “J’ai une requête. J’ai un enfant qui m’aide à me nettoyer, me nourrir et à m’abreuver, mais il est parti depuis trois jours et n’est toujours pas revenu ; pourrais-tu le rechercher ?” 

Il sortit et rechercha son fils. Mais quand il le trouva, il constata qu’il fut attaqué par une bête féroce et était mort.

Il se dit alors : “Comment vais-je en informer cet homme alors qu’il traverse de dures épreuves, et qui en plus, vient de perdre son fils qui s’occupait de lui ?”

Il retourna le voir et lui demanda : “Est-ce toi le plus noble auprès d’Allah ou le Prophète Ayyoûb (Job) عليه السلام ?”

Connaissez-vous le Prophète d’Allah Ayyoûb ?

Puis-je me permettre de leur poser une question ?

Qui peut me dire ce qui s’est passé pour le Prophète Ayyoûb عليه السلام ?

Vous savez, Allah cita dans le Coran le Prophète Ayyoûb عليه السلام, Il l’éprouva de … ? Quelqu’un a la réponse ?

  • Non. 

Allah l’éprouva d’une maladie qui toucha l’ensemble des membres de son corps. Il ne lui restait de ses membres sains que son cœur et sa langue avec laquelle il louait Allah. Il avait perdu tous ses enfants et ses biens. Pourtant, Allah dit le concernant : {Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur ! Sans cesse il se repentait.} [S.38, v.33]

Donc il fit le rappel à cet homme éprouvé… – nous revenons à notre histoire –

Il rappela à cet éprouvé le Prophète d’Allah Ayyoûb en lui demandant : “Est-ce toi le plus noble auprès d’Allah ou le Prophète d’Allah Ayyoûb ?“Le Prophète d’Allah Ayyoûb. – répondit-il.

“Et sais-tu ce qui lui ait arrivé ? Il perdit ses biens, ses enfants et fut touché dans tous ses membres par une maladie.”

“Oui.” dit -il

“[Alors sache que] ton enfant est mort, espère en cela la récompense auprès de ton Seigneur.”

C’est alors que cet éprouvé rétorqua (méditez la manière dont il louange Allah Le Très-Haut) : “Louange à Allah qui n’a pas sorti de ma descendance quelqu’un qu’Allah aurait châtié par le Feu.” C’est-à-dire que toute ma descendance est musulmane loué soit-Il.

Puis il sanglota et mourut – qu’Allah lui fasse miséricorde -.

L’homme pleura sa mort et le couvrit quand quatre hommes pénétrèrent dans la tente. Ils voulurent rendre visite à cet homme affligé mais ils le trouvèrent mort.

L’homme leur demanda : “Qui est cet homme ?” 

Ils découvrirent son visage et constatèrent qu’il s’agissait d’Aboû Qilâbah ´Abd-Allah Ibn Zayd Al-Jarmî, l’élève de ´Abd-Allah Ibn ´Abbâs un très noble compagnon.

Ils s’exclamèrent : “Il s’agit de l’élève de ´Abd-Allah Ibn ´Abbâs !”

Ainsi fut-il éprouvé à la fin de sa vie ; il était patient et louait Allah – Le très-Haut – quoi qu’il en était.

Puis, le soir venu, ce garde vit dans un songe cet homme éprouvé habillé de deux beaux vêtements blancs, dans un jardin d’une verdure foisonnante et qui lisait la parole d’Allah : {“Paix sur vous, pour ce que vous avez enduré !” – Comme est bonne votre demeure finale !”} [S.13, v.24]

Allah dit : {Et fais la bonne annonce aux endurants qui disent, quand un malheur les atteint : “Certes nous sommes à Allah, et c’est à Lui que nous retournerons.} [S.2, v.156]

{Certes nous sommes à Allah} c’est-à-dire Ses serviteurs, Il agit envers nous comme bon Lui semble.

{Certes nous sommes à Allah} nous sommes Ses adorateurs, nous ne disons que ce qu’Allah agrée.

{et c’est à Lui que nous retournerons.} Demain nous retournerons vers Allah, et Il nous honorera et nous donnera la meilleure des récompenses.

Chers frères et sœurs, 

Le croyant qui est éprouvé dans cette vie d’ici-bas médite sur cette épreuve. Il n’est pas comme le mécréant qui est insouciant d’Allah ; mais il sait que Celui qui l’a éprouvé est Allah Exalté soit-Il, car Il décrète toute chose. Et Allah est Le plus Miséricordieux des Miséricordieux. 

Il est plus Miséricordieux envers nous que ne le sont nos mères, plus miséricordieux encore que nous le sommes envers nous-mêmes. Allah est Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux, Le Généreux. Allah – Le Très Haut – est Le Sage, Il fait tout par sagesse. Allah – Le Très Haut – est Le parfaitement Connaisseur de notre état et c’est pourquoi le cœur du croyant s’apaise.

Le Prophète a dit : “Étonnante est l’affaire du croyant ! Toute son affaire est pour lui un bien. Et cela n’est le cas que pour le croyant. Si une joie le touche, il se montre reconnaissant et c’est un bien pour lui ; et si une calamité le touche, il patiente et c’est un bien pour lui.”

Allah dit : {Nul malheur n’atteint [l’homme] que par la permission d’Allah. Et quiconque croit en Allah, [Allah] guide son cœur.} [S.64, v.11]

Si tu méditais le fait que cette calamité qui te touche émane d’Allah, qu’Il te l’a prédestinée, tu te dis alors : “Louange à Allah, Il est Le Sage et Le parfaitement Connaisseur de mon état, Il est Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux. Il ne m’a pas éprouvé pour m’attrister, mais Il ne l’a fait que pour m’élever en degré vers Lui.” 

Par conséquent Il guidera ton cœur. Ton cœur s’apaisera et tu auras une vie heureuse.

C’est pourquoi, il incombe au croyant de toujours méditer la Sagesse d’Allah dans Son décret et Sa prédestination.

Et comme vous le savez… Vous avez sûrement dû entendre parler de l’histoire de Moûssâ avec Al-Khadr, les histoires des Prophètes.

D’ailleurs, je recommande à mes frères et sœurs qu’ils essaient de comprendre les histoires des Prophètes. C’est le plus grand moyen pour raffermir le croyant dans sa vie de tous les jours.

Lorsque Moûssâ était en compagnie d’Al-Khadr عليه الصلاة والسلام, ils montèrent tous deux sur une embarcation. C’est alors qu’Al-Khadr en retira un morceau de bois. Moussâ عليه السلام le blâma, car cela mènera à couler l’embarcation.

Mais médite le fait que d’avoir endommagé l’embarcation fut une miséricorde pour ses propriétaires.

Al-Khadr lui dira par la suite : {Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux,} c’est-à-dire le percer {car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau.} [S.18, v.79] 

Si ce roi voyait une embarcation en bon état, il se l’appropriait. Mais Al-Khadr l’a percée afin qu’elle soit sauvée du roi injuste.

Regarde ce mal, il était en réalité un bien pour ses propriétaires.

De même, Al-Khadr tua un jeune garçon. Pourquoi ? Car Allah l’informa que ce jeune garçon, quand il grandira, mécroira et rendra malheureux ses parents. Il le tua par miséricorde envers ses parents, et Allah le leur remplaça par un garçon pieux.

Ensuite, ils passèrent devant un mur [d’un village], et ses habitants étaient des gens avares et radins. Moûssâ et Al-Khadr عليهما السلام leur demandèrent l’hospitalité mais ils s’y refusèrent. Puis, lorsqu’Al-Kاadr passa devant un vieux mur qui était sur le point de tomber, il le reconstruit. Moûssâ s’exclama : “Comment peux-tu réparer ce mur alors qu’ils ne nous ont ni honoré ni donné [l’hospitalité] ?!”

Il lui répondit qu’Allah l’avait informé que ce mur appartenait à deux orphelins de ce village, et qu’il y avait sous ce mur un trésor. Et s’il venait à tomber le trésor sera alors découvert, et les gens du village (ces avares) le leur voleront et se l’approprieront. Alors que s’il le consolidait, le trésor restera caché ; ainsi quand ces deux enfants grandiront ils pourront le prendre. C’est donc par miséricorde d’Allah.

Méditez ! D’apparence, ces agissements semblent mauvais alors qu’en réalité ils étaient un bien.

Donc le croyant réfléchis à chaque instant sur la sagesse d’Allah. Toute épreuve – mes frères – et toute calamité comme la perte de l’ouïe ou de la vue, est une miséricorde d’Allah. C’est une miséricorde de Sa part envers l’homme. 

Allah éprouve l’homme afin de le purifier de ses péchés et de l’élever en degré. 

Le Prophète a dit : “Tout ce qui touche le croyant comme mal, fatigue, maladie, angoisse ou même une épine qui le pique est une expiation d’Allah de ses péchés.”

Également, le Prophète a dit dans un hadîth : “Allah – Le Très Haut – écrit le rang du croyant, mais il ne peut l’atteindre par ses œuvres. Alors Allah l’éprouve puis Il lui accorde la patience sur cette épreuve-là pour qu’il puisse l’atteindre.”

L’épreuve est donc une miséricorde d’Allah.

De plus le Prophète a dit : “Lorsqu’Allah aime un peuple, Il l’éprouve. Celui qui agrée cela obtiendra alors Son agrément.”

Le croyant ressent l’amour d’Allah dans cette épreuve. Allah t’aime, Il veut t’élever. S’Il t’accorde la patience et que tu patientes, que tu te rapproches de Lui et Le louanges, tu es alors sur un grand bien.

Allah dit : {Or, Il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas.} [S.2, v.216]

Mes frères, personne ne sait quel sera le rang qu’il aura auprès d’Allah dans le Paradis par Sa permission. Il chemine vers Allah alors qu’Il l’a éprouvé par cette dure épreuve.

Oui, ce n’est pas facile. C’est comme si tu sentais que tu vivais isolé des gens, isolé de ce monde, mais – Soubhâna Allah – Allah t’a rendu facile ce langage des signes avec lequel tu peux comprendre.

Donc le croyant qui endure, apprend, combat son âme, se rapproche d’Allah, Le louange et se satisfait de Son décret, il ne fait aucun doute qu’il a auprès d’Allah un rang que Seul Allah peut connaître.

Ainsi, celui qui a été touché par cette dure épreuve – la perte de l’ouïe – ne doit pas se sentir abattu, mais il doit sans cesse louanger Allah.

Par Allah, le véritable sourd est celui qui a connu la vérité et l’a entendue, mais ne la suit pas. Voilà le véritable sourd.

C’est pour cela qu’Allah nomma les mécréants dans le Coran comme étant des sourds, muets et aveugles. Pourquoi ? Alors qu’ils entendent, qu’ils voient, qu’ils comprennent les paroles et qu’ils entendent les sons ?! 

Mais Allah dit : {Sourds, muets, aveugles, ils ne raisonnent point} [S.2, v.171] Pourquoi ? Car ils ne suivent pas la vérité, ils ne se soumettent pas à Allah, ni Lui obéissent, ni Le prient, ni Le louangent. Voilà le véritable sourd.

Quant au sourd qui connaît Allah, Le prie, L’évoque et Le louange est identique à celui qui entend. Oui, c’est comme s’il entendait ; il est même meilleur que beaucoup de gens qui entendent.

Quel est le profit de celui qui entend mais qui n’oeuvre pas et n’obéit pas à Allah ?! Quel est le profit de cette ouïe ?!

Mais toi, Allah t’éprouve par cette épreuve et pourtant tu combats ton âme pour comprendre la science, tu apprends ce qui te rapproche d’Allah, tu apprends le Coran… c’est une très bonne chose.

Je me rappelle une fois avoir vu dans une vidéo une mosquée où il y avait des cercles d’apprentissage du Coran pour les sourds et malentendants. Soubhâna Allah j’en ai été vraiment surpris, je me suis dis : “Comment [est-ce possible] ?” Mais regardez cette volonté, cette ardeur et cette détermination… Ils comprennent par cette traduction en langage des signes le sens des sourates et du Coran. Ainsi prend place dans leur cœur l’amour d’Allah et la compréhension de qui est Allah. 

Il y a eu à travers l’histoire des gens sourds à qui Allah accorda la réussite dû à leur sincérité et leur ardeur qu’ils avaient pour cheminer vers Lui, parmi eux :

  • Al-Komayt Ibn Zayd Al-Asadî, né en l’an 600 de l’hégire. Il mémorisa le Noble Coran et se distingua dans la poésie. Il était connu pour la poésie alors qu’il était sourd. Il se peut qu’il percevait les sons ou que son ouïe était très faible, mais après il fut atteint de surdité totale. Mais voyez comment il mémorisa le Noble Coran.
  • Il y a aussi le célèbre l’imam Mouhammad Ibn Sîrîne رحمه الله تعالى. Au début de sa jeunesse il mémorisa le Coran, les nobles hadîths prophétiques, puis il fut atteint d’un lourd assourdissement de son ouïe. Pourtant cela ne l’a pas fait désespérer de la vie, ni pousser à s’isoler des gens. Au contraire, c’était un homme de science qui rapportait des hadîths du Prophète , qui enseignait aux gens la religion. Il fut même connu pour l’interprétation des rêves, et cela montre la sagacité et l’intelligence qu’il avait. Qu’Allah lui fasse miséricorde. Il évoquait et craignait tellement Allah, que les gens du marché – à sa simple vision – évoquaient Allah à cause de la lumière qu’il dégageait, de sa prestance et de ses nombreuses évocations d’Allah.
  • Et ce qu’il y a d’étonnant parmi ces histoires c’est celle de Qâloûn. Qâloûn était l’un des savants du Noble Coran et l’enseignait. Il fut l’un de ceux à avoir étudié auprès de Nâfi’ qui est lui même un des savants célèbres du Coran, célèbres de par leurs chaînes de transmission du Coran. On dit : “Selon la lecture de Qâloûn qui a rapporté de Nâfî’”
    Qâloûn رحمه الله était très sourd, à tel point que si l’on soufflait dans un corner il ne l’entendait pas. Pourtant, si on lui lisait le Coran il l’entendait. Soubhâna Allah ! Ainsi Allah lui accorda ce prodige, si on lui lisait le Coran il l’entendait.
    Il était l’un des grands mémorisateurs du Coran et il l’enseignait aux gens. Bon, comment pouvait-il enseigner le Coran – alors que les étudiants le lui récitaient – sachant qu’il n’entendait pas très bien, voir pas du tout ? Ils dirent qu’il regardait le mouvement de leurs lèvres et les corrigeait.

Médite sur son don. De même pour chacun, Allah a octroyé des aptitudes et des capacités. Peu importe ce qu’Allah aura pris de toi, Il te donnera une aptitude.

Mes frères et sœurs, par Allah ! Si l’être humain ici-bas… Bien sûr ! il se peut qu’il ne puisse cerner certaines choses, ou que plusieurs choses lui semblent difficiles ; mais tant qu’il connaît réellement Allah, Le loue et se rapproche de Lui en apprenant la prière et les adorations, ceci est la plus grande des choses de cette vie mondaine. Il n’y a pas de chose, ni d’oeuvre plus grandes que ce pour quoi nous avons été créés. Pourquoi Allah nous a créé ?

Qui d’entre-eux veut répondre ?

  • pour L’adorer

C’est juste mâcha Allah. {Et je n’ai créé les Jinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent} [S.51, v.56] Du moment qu’Allah nous a créé pour L’adorer, et c’est le but premier pour lequel nous avons été créés, donc le meilleur et le plus noble des individus auprès d’Allah est celui qui aura concrétisé ce but. Allah Le Très haut est Le Roi par excellence et Le Sage, Il éprouve Ses serviteurs par ce qu’Il veut.

Et fait partie de la servitude la plus complète que de se soumettre au décret d’Allah et de l’agréer. Cet agrément fait partie de la parfaite servitude.

Pourquoi tant de gens sont mécontents et n’agréent pas Son jugement et Son décret ? Car ils n’ont pas su qui était réellement Allah.

Si nous connaissions vraiment Allah, nous saurions qu’Il veut le bien pour nous. Il nous a créé pour qu’il y ait entre nous et Lui un lien, un amour et une conversation secrète. Dans notre prière nous conversons avec notre Seigneur et nous nous rapprochons de Lui. Cela nous procure de l’apaisement dans notre vie.

Qu’il est bon – chers frères et sœurs – que vous veilliez à accorder de la considération à l’adoration et à connaître sa réalité.

Par exemple les mouvements de la prière, lorsque nous disons : “Allah Akbar” quelle est sa signification ? Et que veut dire ce mouvement ? Pourquoi faisons-nous cela ?

Qui veut répondre ?

  • Glorifier Allah.

Très juste, glorifier Allah. Aussi, parmi ses belles significations, méditez [ce qui va suivre] : lorsque la police met la main sur le voleur, que fait-il ? Oui ? Que fait-il ? Nous voulons entendre leur réponse.

Que fait-il avec ses mains ?

Oui, très bien.

Quand la police met la main sur le voleur, il fait comme ça, il lève les mains. Pourquoi ? Car il se soumet.

De même le musulman quand il prie et en entre contact avec Allah, il lève ses mains comme s’il se soumettait à Lui. C’est un geste par lequel il se soumet à Allah.

Dites-leur que dans la prière il y a un langage par les signes entre eux et Allah. Connais donc leur vrai valeur. 

Donc tu dis : “Allah Akbar”, tu te soumets à Allah. Puis tu poses la main droite sur celle de la gauche, et cela fait aussi partie de l’humilité la plus complète vis à vis d’Allah.

Regarde, quand tu es debout face au Roi dans une extrême humilité et que tu regardes l’endroit où tu te prosternes… Ne laisse pas tes bras de la sorte, ni ne lève la tête, ou… Non ! Mais tu t’humilies pour Allah. C’est un beau langage des signes qui s’accomplit dans la prière. Puis tu récites la sourate Al-Fâtihah (l’Ouverture)…

Je ne sais pas comment ils lisent Al-Fâtihah dans la prière, que font-ils ? 

  • Ils l’ont mémorisée. Elle a été aussi traduite en langage des signes et ils l’ont mémorisée. Si vous voulez je peux la traduire. – 

Très bien, je continue alors. Donc Il dit : {Louanges à Allah, Seigneur de l’univers}. Ainsi, lorsque tu dis : {Louanges à Allah, Seigneur de l’univers}, Allah te répond immédiatement, comme cela a été confirmé dans le hadîth divin (Qoudoussî) où il est dit : “Lorsque le serviteur dit : {Louanges à Allah, Seigneur de l’univers}, Allah dit : “Mon serviteur Me loue.”

Donc Allah t’entend. Et si tu ne peux pas parler, Allah te répond en fonction de ce que recèle ton cœur. Allah est Le Généreux et Le Très Miséricordieux.

Puis quand tu dis : {Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux}, Allah dit : “Mon serviteur Me complimente.” C’est-à-dire que tu Le loues et Le vantes.

Quand tu dis : {Maître du Jour de la rétribution}. Tu marques un temps d’arrêt en attendant la réponse d’Allah. Tu agis de la sorte après chaque verset, tu marques un temps d’arrêt en attendant la réponse d’Allah. [Allah répond] : “Mon serviteur me glorifie.” C’est-à-dire “Mon serviteur m’exalte.”

Puis tu dis : {C’est Toi Seul que nous adorons, et c’est Toi Seul dont nous implorons secours.} Allah te répond également. {Guide-nous dans le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.}, à cela Allah répond : “Ceci est partagé entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur obtient ce qu’il demande.”

Lorsque tu t’inclines pour Allah, cette inclination est en elle-même un signe d’humilité de ton corps tout entier pour Allah le Très Haut. Tu courbes ton dos alors que tu es debout pour glorifier Allah en disant : “Gloire à mon Seigneur Le Majestueux.” À trois reprises ou plus si tu le souhaites.

De même pour la prosternation, médite le fait que tu poses le plus noble de tes membres (ton visage) par terre en signe d’humilité pour Allah et en te rappelant Sa grandeur, qu’Il est au dessus des cieux et qu’Il s’est établi sur Son Trône, tu dis : “Gloire à mon Seigneur Le Très Haut.” Tu sens que tu es proche d’Allah, que tu converses avec Lui et qu’Il est tout proche de toi. Voilà ce qu’est la véritable vie.

Par Allah mes frères, voilà le véritable bonheur ! Si le musulman vit avec Allah, Le prie, L’évoque et Le louange, il vivra avec un cœur apaisé.

Combien de gens entendent, voient et parlent, et qui pourtant sont loin d’Allah ? Ils vivent une vie malheureuse loin d’Allah.

Remercie donc Allah pour ce plus grand bienfait qu’Il nous a donné, celui de l’Islam, et qu’Il nous ait fait musulman ; qu’Il ait fait que nous Le connaissions, Le louions et Le prions. C’est le plus grand bienfait de cette vie toute entière.

C’est pourquoi, celui qui est touché par cette épreuve (la surdité) ne désespère pas. Il se peut même que tu sois un prêcheur à Allah.

Combien de sourd y a t-il dans le monde ? Probablement des millions.

Certains d’entre-eux vivent leur vie mais ils n’ont pas eu cet intérêt. 

Louange à Allah ! Dans notre pays, nous tenons à remercier nos gouverneurs, les responsables et ceux qui font des associations qui accordent de l’intérêt aux sourds et malentendants. Et qu’Allah récompense le président de cette association, de cet intérêt qu’il porte pour cette catégorie de gens qui est d’ailleurs l’une des catégories de la société les plus aimées d’Allah. À tel point que le Prophète a dit : “Assurément, vous obtiendrez la victoire par vos faibles.” De par leurs prières, leurs invocations et leur sincérité.

Lorsque vous invoquez Allah, vos invocations ont un poids auprès de Lui par Sa permission. Plus la personne se trouve dans une grande épreuve, plus Allah lui exaucera ses invocations.

Donc combien de sourds y a t-il dans le monde ? Probablement des millions. Et certains d’entre-eux n’ont pas eu cet intérêt. Il est probable qu’ils ne comprennent pas le monde dans lequel ils vivent. Ils n’ont pas trouvé celui qui les prendra par la main afin de leur enseigner la réalité ce monde dans lequel ils vivent, leur enseigner la connaissance d’Allah, la prière et comment converser avec Allah… car ces pauvres gens ne comprennent pas. Alors qui sera à leur côté ? 

Vous, vous deviendrez – si Allah le veut –  des prêcheurs dans la voie d’Allah et vous expliquerez à vos frères qui sont éprouvés par la même chose que vous. Car Allah vous a honoré par la compréhension de ces réalités dans la religion, et vous la leur exposerez.

Je me rappelle avoir lu l’histoire d’un jeune qui vivait au sein d’une famille où tous furent éprouvés par la surdité. Le père et la mère étaient sourds et muets, et ses trois grands frères l’étaient également. Il était donc le seul parmi eux à pouvoir entendre et parler, mais il ne pouvait entendre de ses parents ne serait-ce qu’une parole. Et eux ne le comprenaient pas. Oui ! Il vivait dans une famille mais en réalité c’est comme s’il n’y vivait pas. Et cela jusqu’à l’arrivée de sa grand-mère qui vécut parmi eux par la suite. De là, il commença à apprendre quelques mots… Bien sûr il parlait, mais comme il ne côtoyait pas les gens et qu’il était petit, il grandit sans savoir parler. Il apprit donc auprès de sa grand-mère plusieurs mots puis il alla à l’école et commença à apprendre. Ensuite, il se mit à apprendre le langage des signes et devint ainsi au même titre que l’oreille qui fait parvenir les sons à sa famille.

L’apprentissage du langage des signes fut un immense bien pour sa mère, son père et ses frères. Il commença à leur enseigner la religion, les sortir aux marchés et autres endroits ; les gens faisaient leur connaissance et il les présenta aux gens, ils échangeaient ensemble.

De plus, il veillait à expliquer à sa famille les hadîths du Prophète et les versets coraniques. Il leur traduisait les versets du Coran et les hadîths du Prophète . Et il participa à de nombreuses journées mondiales dédiées aux sourds et d’autres réunions de la sorte.

Et du fait qu’il fréquentait les sourds, il disait : “Malheureusement, j’ai découvert que certains sourds ne connaissent pas la réalité de cette religion, ni la prière, ni certaines règles religieuses.” Bien sûr, il se peut que l’on soit excusé, mais si Allah vous ouvre une porte vers un bien, des portes vers la science et la compréhension, alors vous devez frapper à ces portes et les emprunter, et ne pas désespérer par ce dont Allah vous a éprouvé.

Sachez qu’Allah n’a voulu pour vous que le bien, et nous Lui demandons qu’Il vous accorde la réussite dans ce qu’Il aime et agrée. Nous Lui demandons de vous épargner et de vous guérir. Nous Lui demandons de bénir vos vies et vos oeuvres, et qu’Il multiplie vos récompenses et bonnes actions. Nous demandons à Allah Le Très Haut de nous pardonner et de nous faire miséricorde, toute la louange appartient au Seigneur de l’univers. Que les prières d’Allah et Ses salutations soient sur notre Prophète Mouhammad, sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

(Traduit par Le Coeur des Croyants)

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