05 La pression de la tombe et ses épreuves

Ô fils d’Âdam ! Aussi longtemps que tu puisses vivre, tu devras un jour ou l’autre mourir et pénétrer la tombe. La tombe possède d’impressionnantes phases et des épreuves difficiles dont personne ne peut y échapper. Parmi elles, la pression de la tombe et son rétrécissement où les deux côtés de la tombe se resserreront sur le corps du défunt. Tout le monde la subira, qu’il soit croyant ou mécréant. Le Prophète ﷺ a dit : « Certes la tombe possède une pression. Si quelqu’un avait pu en réchapper, Sa’d Ibn Mou’âdh l’aurait été. » (Rapporté par Ahmad n°24283, rendu authentique par Al-Albânî dans « As-Sahîhah » n°1695).

Cependant cette pression diffère selon qu’il soit croyant ou non, pieux ou pervers.

Pour le mécréant, il s’agit d’une pression punitive. Dans le long hadîth d’Al-Barrâ Ibn ‘Âzib quand il décrit la manière dont l’âme du mécréant est arrachée, il est dit : « Sa tombe se resserrera sur lui à tel point que ses côtes s’entremêleront. » (Rapporté par Ahmad n°18557, rendu authentique par Al-Albânî dans « Sahîh Al-Jâmi’ » n°1676).

Quant au croyant, il s’agit d’une pression de miséricorde et de compassion à l’instar d’une mère qui colle son enfant sur sa poitrine.

Adh-Dhabî a dit : « Cette pression ne fait en rien partie du châtiment de la tombe. Mais il s’agit d’une chose que ressent le croyant de la même manière qu’il ressent de la douleur lors de la perte de son enfant ou d’un proche ici-bas. » (Siyar A’lâm An-Noubalâ 1/290).

Chacun sera éprouvé et questionné dans sa tombe.

Le Prophète ﷺ a dit concernant le croyant : « Deux Anges viendront à lui et l’assoiront, avant de le questionner : “Qui est ton Seigneur ?” – « Mon Seigneur est Allah. » répondra-t-il. “Quelle est ta religion ?” – « Ma religion est l’Islam. » – “Quel est cet homme qui vous a été envoyé ?” – « C’est le Messager d’Allah ﷺ. » – “Comment le sais-tu ?” – « J’ai lu le Livre d’Allah, j’y ai cru et je l’ai suivi. » répondra-t-il. Alors, depuis le ciel, une voix dira : « Mon serviteur a dit vrai ! Étalez donc pour lui des couches du Paradis ! Faites-lui porter des vêtements du Paradis et ouvrez-lui une porte qui donne sur le Paradis ! »

Quant au mécréant : « deux Anges viendront à lui et l’assoiront, avant de le questionner : “Qui est ton Seigneur ?” Il répondra : « Euh, je ne sais pas. » – “Quelle est ta religion ?” – « Euh, je ne sais pas. » Puis ils lui demanderont : “Quel est cet homme qui vous a été envoyé ?” À cela il répondra : « Euh, je ne sais pas. » Alors, depuis le ciel, une voix dira : « Mon serviteur a dit faux ! Étalez donc pour lui des couches de l’Enfer et ouvrez-lui une porte qui donne sur l’Enfer ! » (Rapporté par Ahmad n°18557, rendu authentique par Al-Albânî dans « Sahîh Al-Jâmi’ » n°1676).

C’est pourquoi il est légiféré que l’on invoque Allah en faveur du défunt pour qu’Il le raffermisse lorsqu’il sera questionné [par les Anges].

Quand le Prophète ﷺ achevait l’enterrement du défunt, il se tenait debout près de lui et disait [à ses Compagnons] : « Demandez le pardon d’Allah pour votre frère et demandez-Lui qu’Il le raffermisse ! Car en ce moment, on l’interroge. » (Rapporté par Aboû Dâwoûd n°3221, rendu authentique par Al-Albânî dans « Sahîh Al-Jâmi’ n°945).

Traduit par le Cœur des Croyants

{Et annonce la bonne nouvelle aux endurants} – Chaykh Khâlid Ismâ’îl Mousabbah

Retranscription de la conférence :

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Le mérite des Compagnons

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Chaque Envoyé d’Allah a eu son cercle de disciples qui l’a soutenu et affermi dans sa mission en ce bas monde. Ces croyants de la première heure sont ceux aussi qui ont eu le mérite de garder et de préserver les enseignements transmis par les prophètes d’Allah عليهم السلام aux générations futures. Si le Judaïsme a eu ses «Juges» et si le Christianisme a eu ses «Apôtres», l’Islam a eu ses «Compagnons» (AsSahâbah), les proches disciples du Prophète صلى الله عليه وسلم qui l’ont soutenu dans son apostolat et qui ont propagé, après sa mort, son message.

C’est grâce à eux que les enseignements de l’Islam nous sont parvenus intacts. Par leur dévouement et leur fidélité à la voie du Prophète صلى الله عليه وسلم  ils ont pu nous transmettre les dires et les actes de ce qui constitue aujourd’hui, la Sounnah de l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه وسلم, deuxième fondement de l’Islam après le Coran.

N’est-ce pas grâce à eux que le Saint Coran fut conservé et protégé des altérations que connurent les précédentes Écritures saintes ? N’est-ce pas grâce à eux que le Message du Prophète صلى الله عليه وسلم se propagea aux quatre coins du monde et supplanta les autres croyances tombées en désuétude ? Le Saint Coran les a décrits ainsi :

{Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d’entre eux ont atteint leur fin, et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement dans leur engagement} [Sourate 33, verset 23]

Riches ou pauvres, libres ou esclaves, le seul dénominateur commun qui les liait était la foi en Allah et la fidélité au Message du Prophète صلى الله عليه وسلم c’était leur raison de vivre et leur idéal pour lequel ils ont tout donné, y compris leur vie.

Qui a incité les nobles du peuple du Prophète صلى الله عليه وسلم à accourir pour embrasser ses paroles et sa religion : Aboû Bakr, Talha, Az-Zoubayr, ‘Outhmân ibn ‘Affân, ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf et Sa’d ibn Abî Waqqâs. Ils quittèrent tout ce qu’ils avaient comme gloire et faste pour la voie de l’épreuve ?

En effet, qu’est-ce qui a poussé les faibles de son peuple à accourir pour être sous son étendard et le suivre, lui qui était sans armes et sans argent ? Il n’était pas à l’abri de la méchanceté et de la haine de ses proches, de son clan, de son peuple. Ces premiers temps de l’Islam où l’épreuve était grande pouvaient repousser les premiers convertis, mais la force du message les a attirés. Seul Allah savait à ce moment-là, les répercussions de la Révélation. Par conséquent, il est du devoir de chaque croyant et de chaque croyante de connaître la vie et l’oeuvre prodigieuse des compagnons pour imprégner sa vie de leur exemple.

Ces femmes et hommes qui méritent notre respect et notre admiration expriment bien la force de ce message et la grandeur de notre Prophète صلى الله عليه و سلم qui leur a enseigné l’Islam et les a aimés. Cette fraternisation, cet amour qui les unissait ne pouvait être que le fruit d’un message divin. Leurs épreuves et leur dévouement sont à la mesure du sentiment du Prophète صلى الله عليه وسلم :

« Ne dites pas du mal de mes compagnons, car je jure, par Allah, que même si l’un d’entre vous donne en aumône l’équivalent de la montagne de Ouhoud, il n’égalerait pas les mérites d’un seul de mes compagnons. » [Rapporté par Boukhârî et Mouslim]

Puisse Allah les agréer et puisse-t-Il éclairer nos cœurs par l’amour de nos pieux prédécesseurs qui ont dépensé leur vie au service de la religion.

Source : http://www.islamhouse.com 

Les épreuves d’ici bas

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Abou Bakr – رضي الله عنه – rapporte :

« J’étais chez le Messager d Allah – صلى الله عليه و سلام – quand ce verset fut révélé:

{Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d’Allah, ni allié ni secoureur} [Sourate 4, verset 23]

Il me dit:

« Ô Abou Bakr! Veux-tu que je te récite un verset que je viens de recevoir ?

Certes oui, répondis-je. Il me le récita.
En l’entendant, je sentis que mon échine fut brisée et j’essayai de m’étirer.

Qu’as-tu ô Abou Bakr ? me demanda-t-il.

Ô Messager d Allah! Qui donc d’entre nous n’a pas commis de mal?
Serons-nous rétribués pour tout ce que nous avons perpétré?

Quant à toi, ô Abou Bakr , et aux croyants, vous en serez punis dans le bas-monde jusqu’à ce que vous arriviez au jour de la résurrection exempts de tout péché.
Les autres, Allah leur réunit tous leurs péchés pour en être châtiés dans l’au-delà ».

[Rapporté par At-Tirmidhî et Al-Moundhir].

Dans une autre version, et après la révélation du verset précité, Abou Bakr رضي الله عنه s’interrogea:

-« Ô Messager d Allah! Comment pourra-t-on alors se réformer ?
Car nous serons châtiés pour tout mal que nous aurons fait ?

Qu Allah te pardonne ô Abou Bakr, lui répondit-il.
Ne tombes-tu pas malade ? Ne peines-tu pas ? Ne te chagrines-tu pas ?
Ne rencontres-tu pas de pénurie et de fatigue ?
N’es-tu pas atteint, parfois par de calamités ? »

Certes oui, répliqua Abou Bakr .
Et le Prophète صلى الله عليه و سلم de conclure:

« Ce sont vos châtiments dans le bas monde ».
[Rapporté par Ahmad, Al-Hakîm et d’autres]

Source : http://www.convertistoislam.fr/