Preuves de l’authenticité de la mission du Prophète ﷺ

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Louange à Allah. Nous Le louons, demandons Son assistance ainsi que Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les méfaits de nos âmes et de nos mauvaises actions. Quiconque Allah guide, nul ne peut l’égarer ; et quiconque Allah laisse dans l’égarement, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité qui mérite l’adoration qu’Allah, seul, sans associé, et j’atteste que Mouhammad est Son serviteur et son envoyé. Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui, sa famille et ses compagnons, de manière abondante.

Ô serviteurs d’Allah, craignez Allah comme il doit être craint et sachez qu’il observe vos actes commis au grand jour comme dans l’intimité.

Musulmans !

Allah a envoyé les Messagers afin de guider les créatures. Ils ont parachevé la Fitrah[1] au moyen de la lumière de la révélation qui leur fut accordée, ont appelé à l’adoration d’Allah, aux bonnes œuvres et aux nobles comportements. Le besoin de messager est plus grand que celui de manger, boire ou respirer, car il n’y a de chemin vers le bonheur, la félicité et l’obtention de la satisfaction d’Allah que par leur biais.

Allah est Le seul qui se suffit à Lui-même de manière totale, qui a la capacité parfaite et la science qui embrasse tout. Les Messagers – que la paix soit sur eux – sont des hommes qui ne possèdent de ces trois choses que ce qu’Allah leur a donné. Allah dit à Son Prophète (paix et salut sur lui) : {Dis : je ne vous dis pas que je possède les trésors d’Allah ni que je connais l’invisible, et je ne vous dis pas que je suis un ange.} (6 :50) Allah les a privilégiés en leur accordant des signes éclatants de Son pouvoir, de Sa science et de Sa royauté, afin qu’il soit évident pour les serviteurs qu’ils sont des Messagers d’Allah, véridiques dans tout ce qu’ils leur rapportent. Le Prophète (paix et salut sur lui a dit) : « Tout prophète a reçu des signes auxquels les gens croient nécessairement. » (Unanimement reconnu authentique)

C’est ainsi que le Prophète Sâlih – que la paix soit sur lui – vint à son peuple avec une chamelle énorme qu’il fit sortir d’un rocher ; Ibrâhîm fut jeté dans un grand feu qui ne lui fit aucun mal ; Moûssâ produisit neuf signes évidents, il frappa la mer de son bâton et celle-ci se fendit en deux, chaque versant fut comme une immense montagne, il jeta son bâton qui se transforma en un gigantesque serpent. On apprit à Dâwoûd et Soulaymân le langage des oiseaux et on leur accorda tous les types de bienfaits. Le Prophète ‘Îssâ guérissait l’aveugle-né et le lépreux, ressuscitait les mort par la permission d’Allah. Il parla alors qu’il était nourrisson dans le berceau, disculpa sa mère et proclama l’unicité de son Seigneur.

Et parmi les signes de l’authenticité de leur mission figurent leur droiture, leur bon comportement, la victoire et le triomphe qu’Allah leur a accordés, ainsi qu’à ceux qui les ont suivis, la perdition et le châtiment qu’il a fait subir à ceux qui les ont traités de menteurs et se sont éloignés de leur chemin.

Quant à notre Prophète – paix et salut sur lui – Allah lui a accordé des signes plus grands et plus nombreux que ceux que les autres Prophètes ont produits. Chaykh Al-Islam dit à ce propos : « Les miracles du Prophète dépassent le millier. Ses miracles et ses enseignements sont plus notoires et plus explicites encore que les connaissances les plus notoires. Allah dit : {C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec une révélation propre à assurer le salut de l’humanité et la religion de vérité afin de la faire triompher de toute autre religion. Allah suffit pour en témoigner.} » (48 :28)

Parmi ces signes, il y a l’annonce de sa venue faite par les Prophètes avant lui. Ibrahim et Ismâ’îl avaient dit : {Seigneur ! Suscite l’un des leurs comme Messager qui leur récitera Tes versets, leur enseignera le Livre et la Sagesse et purifiera leurs âmes.} (2 :129) ‘Îssâ, quant à lui, avait dit : {(…) et annonçant un messager qui viendra après moi dont le nom est Ahmad.} (61 :06) Alors qu’il était encore petit, un ange descendit sur lui, fendit sa poitrine et en fit sortir ce qui relève de la part de Satan.

Bien avant la révélation, Allah le protégea des pratiques et de la souillure de la période de l’ignorance : ses parties intimes ne furent jamais vues, ses mains ne touchèrent point une idole, il ne but jamais d’alcool et ne s’est jamais engagé dans un contrat illicite.

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L’explication de la Sourate At-Talâq (Le divorce)

Le Cœur des Croyants vous présente l’explication de la sourate At-Talâq (Le divorce) par le Chaykh Khâlid Ismâ’îl Mousabbah (Qu’Allah le préserve et le récompense).

Ajout de la quatrième partie (04/01/2022) (Série toujours en cours)

Nous vous demandons humblement de ne pas nous oublier dans vos invocations.

Qu’Allah nous compte parmi les véridiques et gens sincères

Partie n°1 :

Partie n°2 :

Partie n°3 :

Partie n°4 :

Partie n°5 (Dans un futur proche inchaAllah)

Comment faire pour que le Coran m’exhorte et soit un rappel ?

Allah dit : {Ceci est un Livre béni que Nous t’avons révélé pour que [les hommes] méditent sur ses versets} [S.38, v.29]

Il n’a pas seulement dit : « pour qu’ils lisent Mes versets. » Car celui qui médite a certes lu, mais celui qui lit ne médite pas forcément mes frères.

Si la personne médite le Livre d’Allah elle obtient le résultat qu’Allah a cité : {et que les doués de raison en tirent une exhortation.} [S.38, v.29] c’est à ce moment que l’on tire leçon et que l’on s’exhorte par le biais du Livre d’Allah, quand on le lit avec réflexion et méditation. Or on ne peut le méditer que si l’on comprend ses sens et les connait. Mais celui qui le lit rapidement ne comprendra que ce qu’il connait, ignorera tout ce qu’il ignore et il lira sans s’arrêter sur les versets qu’il connaît de façon erronée. Celui-là n’obtiendra pas ce qui lui est demandé du Livre d’Allah.

J’ai entendu chaykh Mouhammad Ibn ‘Outhaymîn dire – qu’Allah lui fasse miséricorde – : « À cette époque, la façon dont les gens lisent le Coran est innovée. » Je me suis étonné de cette parole car nous espérons des gens qu’ils lisent le Coran, comment peut-elle être innovée ? Le chaykh voulait dire par cela que les gens lisent le Coran sans s’arrêter et sans méditer les significations et les prodiges qu’il contient. C’est une chose malheureusement présente mes frères.

Un de nos frères – qu’Allah le récompense – a rapporté une parole similaire d’un savant ancien. Tartoûchî رحمه الله a dit environ au 8ème siècle hégirien que la lecture du Coran des gens de son époque était innovée. Le sens d’innovée ici est qu’ils ne lisent que les mots et ne pas prêtent pas attention aux significations.

Le Coran n’a pas été révélé pour qu’on lise simplement ses mots mes frères. Mais il a été révélé pour qu’on le lise, qu’on le comprenne et que l’on œuvre avec. Les droits du Coran sont nombreux et importants, et nous demandons à Allah de nous aider à les réaliser.

Quand Ibrâhîm عليه السلام invoqua pour vous, la communauté de Mouhammad ﷺ, qu’a-t-il dit concernant le Coran ? Qui me cite le verset ?

L’invocation qu’Ibrâhîm à faite pour cette communauté…

Exacte, qu’Allah te bénisse.

{Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, qui leur récite Tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et les purifie. C’est Toi le Puissant, le Sage !} [S.2, v.129].

{Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, qui leur récite Tes versets}. Puis le Messager ﷺ fut envoyé, le Livre fût révélé avec lui et il laissa sa communauté avec le Livre comme il fût descendu. La louange et le bienfait reviennent à Allah.

{qui leur récite Tes versets} ensuite ? {et leur enseigne le Livre et la Sagesse} mes frères. Il ne se contente pas simplement de leur lire, mais il leur lit le Coran et l’enseigne. Puis {il les purifie.}

Parmi les leçons que l’on tire d’évoquer la purification après la lecture et l’enseignement est qu’elle est le résultat attendu de la lecture du Livre d’Allah mes frères.

Il y a dans la purification la pureté de l’âme et sa clarté. Nul doute que cette purification se réalise par l’intermédiaire du Livre d’Allah.

On retrouve cette signification dans plus d’un verset. Quelqu’un peut-il en citer certains mes frères ?

Très bien ! {Allah a accordé une grâce aux croyants} de la part de qui ? De votre Seigneur pour vous mes frères. Que les grâces d’Allah sont grandioses et nombreuses ! Quelle est cette grâce en question ? {en suscitant parmi eux un Messager, issu d’eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, alors qu’ils étaient auparavant dans un égarement manifeste.} [S.3, v.164].

C’est une grâce émanant d’Allah d’avoir envoyé ce noble Prophète ﷺ, de l’avoir envoyé pour lire ce Livre {et il leur enseigne le Livre et la Sagesse.} Il s’agit donc de le réciter, de le lire, de l’apprendre et de l’enseigner mes frères. C’est là que l’on obtient le bien et les bénédictions à travers le Livre d’Allah.

Il y a aussi la parole d’Allah : {C’est Lui qui a envoyé aux illettrés un messager issu d’entre eux,} les Arabes étaient connus pour être illettrés. Ceux qui savaient lire étaient minoritaires et cela a duré longtemps. Puis Allah dit : {qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse.} [S.62, v.2]

Cela se répète dans plus d’un verset mes frères. Ce qui met en évidence l’importance de ce sujet et la nécessité de s’en préoccuper.

La recommandation que je m’adresse en premier puis à vous est que l’on revienne à cette voie.

Nous avons grandement besoin aujourd’hui d’emprunter cette voie qui a été tracée et mise en évidence dans le Livre d’Allah, la Sounnah de Son Messager ﷺ, et par la pratique des pieux prédécesseurs issus des meilleures générations – qu’Allah leur fasse miséricorde –.

Et vous connaissez la parole d’Aboû ‘Abd Ar-Rahmân As-Soulamî, ‘Abd Allah Ibn Habîb – qu’Allah lui fasse miséricorde. – : « Ceux qui nous enseignaient le Coran tels que ‘Abd Allah Ibn Mas’oûd et ‘Outhmân Ibn ‘Affân nous ont rapporté que lorsqu’ils apprenaient auprès du Prophète ﷺ dix versets ils ne les dépassaient pas jusqu’à ce qu’ils les aient mémorisés, appris la science qu’ils renferment et œuvré avec. Ils disaient : « Ainsi, nous apprenions en même temps le Coran, la science et la mise en application. »

Et tu t’étonnes parfois du temps qu’ils prenaient pour mémoriser. Tu lis qu’untel a passé des années à mémoriser le Coran et qu’un autre a passé tant d’années pour une seule sourate…

Car ces gens – mes frères – lisaient, méditaient les sens et œuvraient. Ils réunissaient tout le bien.

Mais dire : « Je commence par mémoriser, puis dans deux ou trois ans j’apprendrai l’exégèse, et dans quatre années je commencerai à appliquer ce qui m’est facile de faire … »

Non mes frères ! La vie est courte. Qui peut te garantir que tu vivras longtemps ?

Je vous demande mes frères de revenir vers ce sur quoi étaient les premières générations dans toutes les affaires, que ce soit lié au Livre d’Allah ou autre. « Rien ne réformera le devenir de cette communauté hormis ce qui a réformé le début de celle-ci. »

Qu’Allah fasse miséricorde à l’imam Mâlik qui prononcé cette superbe parole.

Regarde tes œuvres et ton état ! Est-ce sur cela qu’étaient les premiers ? Si tel est le cas alors continue. C’est une faveur émanant d’Allah que la personne emprunte leur voie, car ils sont les meilleures générations comme l’a dit le Messager d’Allah ﷺ.

Accordez donc de l’importance à l’exégèse du Coran mes frères, qu’Allah vous bénisse. Méditez et lisez !

Chaykh Mouhammad Ibn ‘Abd-Llah Al-Ma’yoûf

Traduit par Le Cœur des Croyants

Serais-tu capable de rester une seconde dans le feu de l’Enfer ?

Certains disent : « De toute façon, même si nous entrons en Enfer notre destination finale est le Paradis car nous sommes des monothéistes. » Comment répondre à cela ?

Nous disons que ceci est vrai ! Néanmoins seras-tu capable de rester une seconde dans le feu de l’Enfer sachant qu’il est plus fort que le feu d’ici-bas de 69 degrés ?

Un seul degré sur 70 !

Si le feu de l’Au-delà était comme le nôtre, c.à.d. un soixante-dixième du feu de l’Enfer dans lequel se trouvent des flammes attisées, où les hommes et les pierres seront le combustible et où les montagnes fondraient si elles y étaient jetées… Serais-tu capable de toucher un tel feu ? Tu ne pourrais même pas poser ta main sur un feu mondain issu de la combustion du bois ou du gaz, alors qu’en est-il d’un feu qui est plus fort de 69 degrés ?

Celui qui tient ce genre de propos peut-il endurer cela ? D’autant plus qu’il est possible qu’il y reste des siècles durant selon ses péchés. Pire, il peut se faire châtier pour ce genre de propos en étant privé du pardon d’Allah, bien qu’à l’origine les péchés se trouvent sous Sa volonté. En effet la personne peut commettre des grands péchés puis Allah lui pardonne.

Or, s’il prononce ce genre de paroles cela peut s’opposer aux ordres d’Allah.

Personne ne doute que le monothéiste entrera au Paradis. Mais il peut être puni pour avoir commis des interdits basés sur ce genre d’interprétations erronées au point que l’unicité lui soit totalement retirée de son cœur. Nous demandons à Allah qu’Il nous préserve.

D’un point de vue théorique cette parole est correcte. Or là nous parlons de son application… Peut-il patienter dans le feu de l’Enfer ? Peut-il patienter sur sa chaleur ardente ?

Essaie un seul jour d’été (en Arabie) de te rendre pieds-nus à la mosquée pour les prières du Dhohr, du ‘Asr et celle du Maghrib après le coucher du soleil ! Essaie de supporter la chaleur !

Aboû Tâlib sera chaussé de deux sandales de feu qui lui feront bouillir le cerveau.

Essaie donc de marcher pieds-nus en pleine chaleur ardente et tu verras…

Chaykh ‘Abd Al-Karîm Al-Khoudayr حفظه الله

Traduit par Le Cœur des Croyants

Comment rester ferme sur la religion d’Allah en temps de trouble ?

Le questionneur demande :

Comment veiller à appliquer la Sounnah de notre Prophète ﷺ et la guidée présente dans le Coran dans une société où il est devenu compliqué d’y appliquer les jugements islamiques ? Et comment puis-je rester ferme sur la religion d’Allah après Lui avoir demandé la fermeté et la réussite ? Qu’Allah soit bienfaisant à votre égard.

Toute la louange appartient à Allah Seigneur de l’univers, ceci dit :

Nul doute qu’appliquer la Sounnah du Prophète ﷺ aujourd’hui est devenu compliqué et difficile. Cependant, ceci est facile pour celui à qui Allah l’a rendu facile.

Pour ce faire – qu’Allah t’accorde la réussite – tu dois veillez à plusieurs choses :

La première : tu dois beaucoup invoquer Allah عز وجل pour qu’Il te facilite la mise en pratique et t’accorde la fermeté sur celle-ci. Allah dit : {Si Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet, [qu’ils sachent que] Je suis proche. J’exauce l’invocation de celui qui M’invoque [sincèrement]. Qu’ils répondent à Mon appel [en se soumettant à Moi], et croient en Moi, afin qu’ils soient bien guidés.} [S.2, v.186]

Il dit aussi : {Votre Seigneur dit : « Invoquez-Moi, Je vous exaucerai ! »} [S.40, v.60]

Personne ne lève ses mains vers Allah avec nécessité, Lui demandant la fermeté, la réussite et la guidée sans qu’Allah ne l’exauce. Car il s’agit ici de l’invocation de l’affligé, surtout à notre époque.

Il est donc primordial de multiplier nos demandes à Allah de nous raffermir sur le Livre, la Sounnah et la guidée des pieux prédécesseurs.

Allah dit : {Qui exauce l’affligé qui L’invoque, dissipe le mal et vous fait succéder sur terre ?} [S.27, v.62]

C’est donc une chose qu’il faut prendre en considération et beaucoup invoquer Allah de nous raffermir.

Allah dit concernant Son Prophète ﷺ : {Si Nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli pencher quelque peu vers eux.} [S.17, v.74]

Donc si le Prophète ﷺ a eu besoin d’être renforcé par Allah pour le contexte dans lequel il vivait, alors que dire de nous dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui ?

Nul doute que nous avons besoin encore plus d’être raffermis.

Dans le Jâmi’ de l’imam At-Tirmidhî avec une chaîne de transmission authentique selon le hadîth d’Anas رضي الله عنه où il dit : « Le Prophète ﷺ disait souvent : « Ô Allah, Toi qui raffermis les cœurs ! Raffermis-le mien sur Ta religion. » Anas lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Nous avons cru en toi et en ce que tu as apporté, as-tu [quand même] peur pour nous ? » Il répondit : « Oui ! En effet, les cœurs sont entre deux doigts parmi les doigts d’Allah qu’Il retourne comme bon Lui semble. »

Et dans le Sahîh de l’imam Mouslim, selon le hadîth de ‘Abd Allah Ibn ‘Amr, le Prophète ﷺ avait pour habitude d’invoquer : « Ô Toi qui orientes les cœurs ! Oriente nos cœurs vers Ton obéissance. »

La deuxième chose : tu dois faire tout ton possible pour t’écarter des ambiguïtés. Essaie de ne jamais t’approcher des ambiguïtés et des passions tant que cela t’est possible.

Afin de fermer la porte à toute corruption de la foi et de l’unicité.

La troisième chose : reste attaché aux gens véridiques, aux gens religieux et pieux. Et ne détourne jamais d’eux ton regard pour rechercher la parure de ce bas-monde.

Car les bonnes personnes et les vertueux parmi les savants, les étudiants en science, les dévots, les pieux, les gens de bien et les bienfaisants t’aideront grandement – si Allah le veut – à rester ferme sur la voie d’Allah عز وجل.

La quatrième chose : tu dois appeler les gens à Allah عز وجل, car prêcher à Allah dans ce contexte douloureux permet aussi de rester ferme.

Cherche donc assistance auprès d’Allah عز وجل ! Ne sois pas de ceux qui se plaignent ! Ne reste pas passif à désespérer que la situation ne puisse un jour s’améliorer et que la société ne revienne à la droiture.

Tu dois participer à cette réforme et réformer [les autres] par le prêche à Allah en utilisant tous les moyens qui te sont possibles. Que ce soit fait de façon directe comme faire un discours, être présent lorsque les gens se réunissent dans les occasions de joie ou de tristesse, en allant dans les clubs… ou par le biais des réseaux sociaux. Et Allah n’impose à personne que ce dont il est capable.

Tu dois aussi apprendre la science légiférée car elle est une protection contre la chute et l’égarement après avoir été sur la droiture par la permission d’Allah.

Donc si tu prends en compte tout cela, tu seras – par la permission d’Allah, Sa réussite, Sa miséricorde et Sa grâce – ferme dans ce contexte jusqu’à ce que te vienne la mort.

Et Allah est plus savant.

Source : Traduit par le Cœur des Croyants

La patience du Prophète ﷺ face aux persécutions des mécréants

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Le Prophète ﷺ a été persécuté de différentes manières et il choisissait de patienter, car il était persécuté afin qu’il cesse d’accomplir ce qu’il avait choisi de faire, ce qui est plus encore que la patience de Yoûssouf عليه السلام. En effet, on a appelé Yoûssouf à la fornication, et il n’a été châtié par la prison que parce qu’il a refusé, alors que c’est la mécréance qu’on a demandé au Prophète ﷺ et ses Compagnons رضي الله عنهم, et comme ils ont refusé ils ont été châtiés par le meurtre et d’autres choses encore. Et le plus petit châtiment qu’ils ont subi fut la prison lorsque les polythéistes les ont confinés un temps dans une vallée en dehors de la ville, et dès lors qu’Aboû Tâlib décéda, les persécutions ont augmenté.

Quand les polythéistes de Qouraych apprirent que les Ansârs de Médine avaient prêté serment d’allégeance au Prophète ﷺ, ils voulurent l’empêcher de quitter la Mecque, le bloquant lui et ses Compagnons. On ne pouvait quitter la ville que secrètement, sauf ‘Oumar Ibn Al-Khattâb et (les nobles) comme lui qui voulaient quitter leurs demeures, mais malgré tout, ils empêchaient certains d’entre eux.

Les croyants n’ont subi ces persécutions et ces épreuves que parce qu’ils ont choisi d’obéir à Allah et Son Prophète ﷺ de la même façon que Yoûssouf à choisir d’obéir à Allah en préférant la prison au péché. Ce n’était donc pas une épreuve céleste que le serviteur subit bon gré mal gré, comme ce qui est arrivé à Yoûssouf عليه السلام lorsqu’il a été séparé de son père. La patience volontaire est la plus noble et la plus méritoire des deux, bien que celui qui patiente face à une épreuve (contre laquelle il ne peut rien) sera récompensé pour sa patience, sa quiétude et verra ses péchés pardonnés en raison des malheurs qui le touchent. Quant à celui qui est persécuté car il a choisi d’obéir à Allah, il obtient la même récompense et on lui écrit en plus une bonne action.

Allah سبحان الله وتعالى dit : {Ils n’éprouvent ni soif, ni fatigue, ni faim dans le sentier d’Allah, ne fouleront aucune terre en provoquant la colère des mécréants, et n’obtiendront aucune victoire sur un ennemi, sans qu’on ne leur écrive pour cela une bonne action. Certes, Allah n’annule pas la récompense des bienfaisants.} [S.9, v.120]

Au contraire de celui qui subit une épreuve qu’il n’a pas choisie, comme la maladie, la mort d’un être cher, le vol de ses biens, et qui n’est récompensé que pour sa patience face à cette épreuve, pas pour l’épreuve elle-même. En effet, la patience face aux malheurs ne fait qu’effacer les péchés, alors que c’est pour les actes volontaires et leurs conséquences que l’on est récompensé.

Ceux qui sont persécutés pour leur foi, leur obéissance à Allah سبحانه وتعالى et Son Messager ﷺ et qui subissent pour cela gêne, maladie, emprisonnement, émigration forcée, perte de biens et d’êtres chers, coups, insultes, perte de prestige, sont sur la voie des Prophètes et de ceux qui les suivent comme les Mouhâjiroûn. Ceux-là sont récompensés pour leurs persécutions qu’ils subissent et on leur écrit une bonne action, de la même manière que le combattant sur le sentier d’Allah est récompensé pour la faim, la soif, la fatigue et la colère des mécréants qu’il provoque. Même si tout cela n’est pas un acte qu’il accomplit, mais cela découle d’un choix qu’il a fait [à savoir a foi et l’obéissance à Allah سبحانه وتعالى et Son Messager ﷺ.] Ce sont là ce que l’on appelle les conséquences des actes volontaires. Et les savants ont divergé à leur sujet : ces conséquences doivent-elles être attribuées à l’auteur des actes, à Allah ou bien n’ont-elles en fait aucun instigateur ? L’avis le plus correct est que ces conséquences doivent être attribuées à l’auteur des actes mais aussi à toutes les autres causes. C’est la raison pour laquelle on lui écrit une bonne action.

 

Source : « Les maladies du cœur » du chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah, éditions Tawbah, p.65 à 67