Son cœur frémit lorsqu’Allah est mentionné

L’histoire de ce médecin musulman qui visita l’un de ses patients malades demeure un exemple illustrant le frémissement du cœur. 

On raconte qu’un médecin alla s’enquérir de l’état de santé d’un de ses patients qui était alité, dont on ignorait la raison de la maladie et qui n’avait aucun symptôme apparent. Le médecin prit sa main pour prendre son pouls. Pendant ce temps, une des personnes venues le visiter le questionna sur son état ; puis elle changea de sujet et s’enquit de ses voisins. Dès lors, les pulsations cardiaques du patient s’accentuèrent peu à peu. Elle le questionna sur l’un de ses voisins en particulier et ses pulsations s’accélérèrent encore plus. Ensuite, lorsqu’elle se renseigna au sujet des enfants de ce voisin, les membres du patient commencèrent à trembler et son rythme cardiaque augmenta une nouvelle fois. Mais quand il a été dit que ce voisin avait une fille d’une grande beauté et que son prénom fût cité, son rythme cardiaque se répercuta sur tout son corps qui se mit à son tour à chanceler, ses yeux divergèrent et la sueur se déversa sur son visage. Le médecin dit alors à ses proches : « Celui-là n’est pas malade ! Mais c’est un homme qui est éperdument pris d’amour. » 

Et Allah est Le plus digne de cet exemple ! Ton cœur est-il présent lorsque l’on évoque celui que tu aimes et absent lorsque l’on évoque Celui qui répond à l’invocation ? Tes membres s’humilient-ils quand une créature est mentionnée mais ne prêtent aucunement attention quand c’est Le Créateur qui l’est ? Ton cœur va-t-il se fendre de tristesse en l’absence de ce qui est passager et éphémère mais négliger Celui qui demeure et est Éternel ?

Il y a parmi les caractéristiques de l’amoureux, l’embarras qu’il ressent quand ce qu’il aime est mentionné. Ainsi, si tu souhaites examiner ton cœur pour en connaître le type, alors interroge ta propre personne ! Ton cœur est-il présent lorsque l’on évoque son Seigneur ? S’humilie-t-il lorsque qu’il entend Sa parole ? Ecoute-t-il l’appel à la prière pour le répéter ? A-t-il pleuré une nuit par crainte du châtiment d’Allah ? A-t-il déjà tremblé [de peur] un jour en ayant supposé qu’il se fasse expulser de Sa compagnie ? A-t-il ressenti du désespoir si la finalité de ses œuvres était mauvaise ? 

Sois sincère, car si personne ne peut réellement te connaitre, Lui – Glorifié soit-Il – est plus connaisseur de tes secrets et de ta propre personne que toi. Sache donc où tu en est vis-à-vis de ta foi à l’instar de ce que fît Al-Hasan Al-Basrî lorsqu’un homme est venu l’interroger. Cet homme lui demanda : « Ô Aboû Sa’îd ! Es-tu un véritable croyant ? » Il répondit : « La foi est de deux sortes. Donc si tu me questionnes sur la foi en Allah, Ses Anges, Ses Livres, Ses Messagers, le Paradis, le Feu, la Résurrection et le Jour des comptes, alors je suis croyant. Mais si tu me questionnes concernant la parole d’Allah : (Les vrais croyants sont ceux dont les cœurs frémissent quand on mentionne Allah. Et quand Ses versets leurs sont récités, cela fait augmenter leur foi. Et ils placent leur confiance en leur Seigneur.) (Al-Anfâl, v.2) jusqu’à Sa parole : (Ceux-là sont, en toute vérité les croyants.) (Al-Anfâl, v.4) alors par Allah, j’ignore si je suis parmi eux ou non.« 

Si les versets du Tout Miséricordieux étaient récités à ceux dont les cœurs sont en vie ils tomberaient prosternés en pleurant, contrairement aux autres qui tomberaient en étant sourds et aveugles. Car ce sont des personnes dotées de vie. Ils écoutent avec leur cœur avant d’écouter avec leurs oreilles. 

Voilà pourquoi Ibn Zayd a dit au sujet de la parole d’Allah (que tout oreille perspicace (Wâ’iyah) conserve) (Al-Hâqqah, v.12) sur le terme « perspicace » : « Assurément, les cœurs comprennent et perçoivent tout ce qu’entendent les oreilles comme bien et mal. »

Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit : « Les oreilles se caractérisent par le fait qu’elles perçoivent et comprennent à l’instar du cœur. On dit : « Un cœur compréhensif (Wâ’î)  et « une oreille compréhensive (Wâ’iyah) à cause du lien qu’il y a entre eux. La science pénètre l’oreille pour se diriger jusqu’au cœur. L’oreille est à la foi la porte du cœur et le messager qui fait parvenir la science jusqu’à lui. De même pour la langue, elle est son messager et porte-parole. Quant à celui qui aura compris la relation existante entre les membres et le cœur aura certainement compris que l’oreille est plus en droit d’être décrite comme « compréhensive ». Ainsi, si les oreilles perçoivent alors le cœur percevra également. »

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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La véritable science

Elle concerne les cœurs ; et nos pieux prédécesseurs ont bien compris sa nécessité sur l’ensemble des autres sciences. Abou Hâmid رحمه الله a dit : « Cette science est une obligation pour chaque individu (Fard ‘ayn) selon les fatawa des savants de l’au-delà. ;[1] » 

‘Amr Ibn Qays Al-Moulâî a dit : « Un discours par lequel j’adoucis mon cœur et qui me permet d’atteindre mon Seigneur m’est préférable à cinquante affaires de Chouraych[2]. » 

De même, il a été dit à l’Imam Ahmad رحمه الله : « Qui demandons-nous [pour la science] après toi ? » – « Abd Al-Wahhâb Al-Warrâq. » répondit-il. On lui rétorqua : « Mais il ne possède pas une vaste science. » À cela il dit : « En vérité, il est un homme vertueux. Celui qui restera auprès de lui atteindra la vérité très certainement » 

Il fût aussi questionné au sujet de Ma’roûf Al-Karkhî, il dit : « Il possédait le fondement de la science, à savoir la crainte d’Allah. » 

On questionna Al-Hasan dans une affaire à laquelle il répondit. On lui dit ensuite : « Certes, nos érudits ne disent pas cela. » C’est alors qu’il s’exclama : « Et as-tu déjà vu un érudit ?! Un érudit est celui qui se lève la nuit, jeûne la journée et fait preuve d’ascétisme ici-bas. » 

Selon Layth[3] qui dit : « J’ai questionné Ach-Cha’bî[4] mais il me questionna à son tour, je m’exclamai : « Ô vous les savants ! Ô vous les érudits ! Vous rapportez de nous vos ahâdîth puis vous nous questionnez ?! Ach-cha’bî dit alors : « Ô vous les savants ! Ô vous les érudits ! Nous ne sommes en rien des érudits, ni des hommes de science. Mais nous sommes des gens qui avons entendu un hadîth et nous vous transmettons ce que nous avons entendu. L’érudit est en réalité celui qui s’écarte scrupuleusement des interdits d’Allah, et le savant est celui qui craint Allah. » 

On ne parvient pas à Allah, ni à la demeure dernière, par la grande quantité de science et de chaîne de rapporteurs ; mais on y accède à travers le fruit de la science et la guidée. Et quelle serait la valeur de la science si elle ne te pousse pas à œuvrer avec ?! N’est-elle pas alors un argument contre toi, une preuve de ta culpabilité et un signe que tu te moques de ton Seigneur ?! Voilà pourquoi la voie de nos pieux prédécesseurs était de préparer correctement le cœur avant de pouvoir y semer la science.

Soufiâne Ath-Thawrî رحمه الله a dit : « L’homme ne demandait pas la science du hadîth tant qu’il ne s’était pas adonné aux adorations durant 20 ans. » 

« Ô toi qui t‘es écarté de ses nobles caractères, 

Ce n’est pas avec la quantité de connaissance que l’on s’enorgueillit.

Celui dont la science ne le réforme pas,

Nen tirera aucun bénéfice dans l’Au-Delà. »

Les trompeurs :

Si le cœur de l’homme de science tombe malade, il utilisera son savoir dans des ruses pensant que cela l’affranchira des jugements religieux et des conséquences de l’injustice. Comme si Allah ne l’observait pas…

Hélas, ce genre de ruses s’est propagé lorsque la foi que les poitrines récèlent s’est affaiblie, et que les règles religieuses sont devenues lourdes pour les gens. Ibn Al-Qayyim dédia même plusieurs chapitres dans son livre « Ighâthah Al-Lahfân«  sur les ruses et leurs différentes catégories. Écoute celle rapportée qu’Aboû Hâmid Al-Ghazâlî :

« Il a été dit qu’Aboû Yoûsouf Al-Qâdî donna de son argent à son épouse juste avant qu’il n’atteigne une année hégirienne (Al-Hawl) pour ne pas sortir sa zakât[5]. Puis il redemanda à sa femme cet argent. Cette histoire fût racontée à Aboû Hanîfah رحمه الله qui s’exclama : « Ceci démontre la compréhension qu’il détient. » Et il a dit vrai ! Ceci témoigne une compréhension mondaine ; mais son méfait le Jour Dernier sera bien plus grave que n’importe quel autre péché. Ainsi, une telle chose est un savoir préjudiciable. » 

Ô toi qui étudies une science religieuse parmi les autres, voilà pourquoi il t’incombe de la relire avec une âme nouvelle et un cœur nouveau comme s’il était né aujourd’hui et qu’aucun péché ne l’avait encore souillé.

Prend comme exemple la biographie du Prophète صلى الله عليه وسلم, que le professeur Al-Bahyî Al-Khawlî te recommande de lire d’une manière nouvelle en utilisant en premier lieu ton cœur avant tes yeux, mais aussi avec ton âme et tes sentiments accompagnés de ta raison. Et il t’indique la manière de procéder en disant :

« Accompagne (avec ton cœur et tes sentiments) notre maître, le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, durant toute sa noble vie. Tu prendras place dans son assemblée lorsqu’il s’asseyait ; tu monteras avec lui à cheval lorsqu’il grimpait sa monture ; tu seras en sa compagnie lorsqu’il marchait ; tu écouteras la puissance de ses exhortations. La douceur de la conversation qu’il entretenait avec son Seigneur durant la nuit ou lors de ses retraites la journée pénétrera ton cœur ; tu ressentiras ses émotions صلوات الله عليه jusqu’à ressentir ce qu’il éprouva dans son immense cœur lorsqu’il se mit en colère, tu ressentiras la clémence et l’indulgence dont il faisait preuve lorsqu’il rendait les choses faciles avec un visage souriant. Tu intègreras les rangs de ceux qui ont cru en lui ; tu seras avec eux lorsqu’ils subiront des supplices, et tu ressentiras la douleur qu’ils ont ressentis. Tu émigreras comme ils le firent ; tu émigreras en leur compagnie avec ton cœur, ton imagination et tes émotions jusqu’en Abyssinie ou toute autre contrée. Lorsque le jihâd sera légiféré à Médine tu te placeras sous son étendard triomphant ; tu le verras du haut de sa monture assis sur sa selle, revêtu d’une cuirasse de combat, son épée dégainée et sa lance saisie. Il est un valeureux combattant sur le champ de bataille à la tête de braves soldats ; ses nobles yeux apparaissent nettement de son casque صلى الله عليه وسلم. Ainsi, il n’y a pas de sommet, ni de vallée et ni d’ennemi qu’il atteint sans que tu sois à ses côtés prêt à frapper s’il frappe, à avancer s’il l’ordonne, à lui donner ce que tu possèdes et à le protéger corps et âme avec ce qui t’est le plus précieux par amour pour lui. » 

[1] Ici, Al-Ghazâlî visait par « les savants de l’au-delà » les savants soufis. Et même si ces derniers prêtaient attention à la science du cœur, les savants de la sounnah y prêtèrent également une attention particulière en évoquant cela dans leurs ouvrages (comme le livre : « Kitâb Ar-Raqâiq »). Ainsi, les gens de la sounnah sont dans le juste milieu entre ceux qui ont exagéré en ne prêtant attention qu’à l’au-delà et ceux qui ne prêtent attention qu’à cette vie d’ici-bas. Ainsi, cette parole est d’autant plus valable concernant les savant de la sounnah. (Note du traducteur)
[2]Il était un éminent juriste du premier siècle hégirien. (Note du traducteur)
[3]Il était un grand jurisconsulte (Faqîh) (Note du traducteur)
[4]Faqîh et Mouhaddith parmi les Tâbi’în, il est né sous le califat de ‘Oumar Ibn Al-Khattâb. (Note du traducteur)
[5]En Islam, la zakât Al-Mâl doit être prélevée dès que l’argent aura atteint le nisâb et qu’il aura été épargné une année complète (Al-Hawl). (Note du traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Prier Allah avec ferveur et être humble devant Lui

En effet, plus le serviteur est humble devant Allah عز وجل, plus il est proche de Lui. C’est la raison pour laquelle le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Là où le serviteur est le plus proche de son Seigneur, c’est lorsqu’il est prosterné. Multipliez donc les invocations [lors de la prosternation]. » [Rapporté par Mouslim, n°482]

Parce que la prosternation est une position d’humilité et de soumission plus que les autres postures dans la prière, lorsque le serviteur pose son front – qui est la partie la plus élevée de son corps – au sol, il devient le plus proche possible de son Seigneur.

Ibn Al-Qayyim رحمه الله met de belles paroles dans la bouche de celui qui se repent et s’humilie devanter Allah : « Par Allah, quelle belle parole que celle prononcée par celui qui est dans une telle situation : « Je T’implore par Ta Puissance et mon humiliation de m’accorder miséricorde. Je T’implore par Ta Force et ma faiblesse, par Ton autorité et mon infériorité. Voilà mon front menteur et pécheur entre Tes mains. Tes serviteurs en dehors de moi sont nombreux. Il n’y a ni refuge, ni abris qu’auprès de Toi. Je T’implore en tant que pauvre. Et je Te supplie en tant que soumis et humilié. Et je T’invoque en tant que craintif et infirme. Je T’adresse l’importation de celui qui s’est soumis et s’est humilié à Toi, dont les yeux ont versé leurs larmes pour Toi et dont le coeur s’est abaissé… »

Lorsque le serviteur prononcé de tels mots en priant son Seigneur avec ferveur; il verra sa foi augmenter et augmenter encore.

Manifester sa dépendance vis à vis d’Allah participe à renforcer la foi. Allah عز وجل nous a en effet informés de notre besoin et notre dépendance de Lui et dit : {Ô gens ! Vous êtes les indigents qui avez besoin d’Allah, et c’est Allah, Lui, qui se dispense se tout et Il est Digne de louange.} [Sourate Fâtir, v.15]

Source : « Comment augmenter ma foi » du noble Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Al-Hadîth éditions

« Certes, la foi s’use à l’intérieur de l’un d’entre vous de la même manière que s’use l’habit… »

Al-Hâkim rapporte dans Al-Moustadrak ainsi qu’At-Tabarânî dans Al-Mou’jam que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Certes, la foi s’use à l’intérieur de l’un d’entre vous de la même manière que s’use l’habit. Alors, demandez à Allah qu’Il renouvelle la foi dans vos coeurs. »[1]

Il veut dire par là que la foi s’use dans le coeur comme s’use l’habit lorsqu’il se déchire et devient ancien. En effet, il arrive parfois que le coeur du croyant s’obscurcisse et devienne sombre à cause d’un nuage de péchés. Cette situation à été décrite par le Prophète صلى الله عليه وسلم dans un hadîth authentique où il dit : « Il n’est pas un coeur qui n’ait un nuage comme celui qui voile la lune. Tandis que la lune est lumineuse, lorsqu’un nuage passe devant elle, il l’obscurcit. Mais lorsqu’il la quitte, elle redevient lumineuse. »[2]

Donc, il arrive qu’un nuage passe devant la lune pour cacher sa lumière mais il part aussitôt et sa lumière illumine à nouveau le ciel. De même, parfois, le coeur du croyant est recouvert de nuages sombres de péchés qui voilent sa lumière. L’homme demeure alors dans l’obscurité et la mélancolie. Mais, lorsqu’il s’efforce de renforcer sa foi, en sollicitant l’aide à Allah Tout Puissant et Tout-Majestueux, ces nuages se dissipent et la lumière retourne à son coeur comme auparavant.

L’un des points fondamentaux qui permettent de comprendre la question de la faiblesse de la foi et son traitement, est la cognition que la foi augmente et diminue.

Cette conception fait partie de la croyance même des gens de la Sounnah et de l’Unité, qui confirment que la foi est une déclaration verbale, une croyance adoptée par le coeur et un acte confirmé par les membres, qui augmente par l’obéissance à Allah et diminue par la transgression de Ses lois. Ceci est appuyé par des arguments émanant du Coran et de la Sounnah tels que : (C’est Lui qui a fait descendre la quiétude dans les coeurs des croyants afin qu’ils ajoutent une foi à le foi) (S.58, v.3)

(Et quand une sourate est révélée, il en est parmi eux qui disent : « Quel est celui d’entre vous dont elle fait croître la foi ? ») (S.9, v.124)

La parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : « Quiconque est témoin d’un acte blâmable qu’il le corrige avec sa main. S’il ne peut le faire, alors qu’il le fasse avec sa langue. S’il ne peut le faire, que ce soit avec son coeur. Tel est le degré le plus bas de la foi. »[3]

L’effet de l’obéissance et de la désobéissance sur l’augmentation et la diminution de la foi est un fait connu et attesté. Si quelqu’un va au marché, regarde les femmes et écoute les cris et les futilités des gens, puis se rend au cimetière, réfléchit et voit son coeur s’adoucir, il trouvera une grande différence entre les deux situations. Donc le coeur change vite.

À propos de la relation de conception avec notre sujet, certains prédécesseurs ont dit : « L’intelligence du serviteur consiste à entretenir sa foi et à combler son manque. L’intelligence du serviteur consiste à savoir si sa foi augmente ou diminue. Et l’intelligence de l’homme consiste à savoir comment et d’où viennent les suggestions du diable. »[4]

Il est nécessaire de savoir que, si la diminution de la foi conduit à abandonner un devoir religieux ou à commettre un péché, il s’agit à ce moment là d’un grave laxisme. Celui qui en est éprouvé est blâmable ; il lui incombe de se repentir à Allah عز وجل et de remédier à son cas.

Lorsqu’une telle insouciance ne conduit ni à l’abandon des devoirs religieux ni à commettre un péché, mais se limite à une régression des actes subrogatoires, par exemple : il faut se contrôler et faire l’effort pour retrouver sa vigueur et sa force dans l’adoration. Ceci est tiré de la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : « Chaque oeuvre demande de la vigueur et toute vigueur à un temps. Alors, quiconque passe le temps de sa vigueur à appliquer ma tradition (Sounnah) sera sur le bon chemin. Par contre, celui qui passe le temps de sa vigueur à autre chose périra. »[5]

Avant d’aborder le traitement, il serait bien de faire une remarque : la plupart des gens qui ressentent un endurcissement du coeur, cherchent des remèdes extérieurs en comptant ainsi sur les autres. Or, s’ils le voulaient, ils pourraient se guérir eux-mêmes. Ceci est la vrai voie pour le traitement de cette maladie, car la foi est une relation entre le serviteur et son Seigneur.

[1] Rapporté par Al-Hâkim dans son Al-Moustadrak, t.1, p.4 ; Al-Haythamî a dit dans Majma’ Az-Zawâ’îd, t.1, p.52 : « Il est rapporté par At-Tabarânî dans Mou’jam Al-Kabîr et sa chaîne de transmission est fiable. Voir As-Silsilah As-Sahîhah, n°1585
[2] Rapporté par Aboû Nou’aym dans AL-Hilyah, t.2, p.196, voir As-silsilah As-Sahîhah, n°2268
[3] Rapporté par Al-Boukhârî, voir Fath Al-Bârî, t.1, p.51
[4] Rapporté par Ibn ‘Îssa dans son explication d’Al-Noûniyyah d’Ibn Al-Qayyim, t.2 p.140
[5] Rapporté par l’Imam Ahmad, t.2, p.210, voir Sahîh At-Targhîb, n°55

Source : « Comment augmenter ma foi » du noble Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Al-Hadîth éditions

Message d’avertissement

Le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit  : «  La première chose qui sera retirée des gens est l’humilité.  »

Ce hadîth mentionne le fait que la science des cœurs déclinera, submergée par l’afflux des sciences mondaines. Quant à ses secrets et ses bénéfices, ils périront et s’en iront sous cet encombrement [mondain]. De surcroît, la corruption des cœurs est la première corruption à avoir frôlé la terre après la mort du Prophète صلى الله عليه وسلم. Et ce, pour qu’elle soit un signe illustrant la souillure interne [du corps], et la contradiction présente entre l’apparence et le for intérieur.

Cette contradiction est la base de toute corruption. Les cœurs se consument par la mort des âmes ; les gens arabes lisent le Coran, [pourtant révélé en leur langue], comme s’ils étaient des non-arabes. C’est pourquoi il n’y a pas de compréhension, ni de méditation et ni de conformité avec celui-ci. La communauté s’est préoccupée, du moins si elle l’a vraiment été, de l’apparence des adorations en délaissant les sens initiaux qu’elles recèlent, et elle s’est focalisée sur leurs piliers en négligeant leurs objectifs réels. La fausseté augmente même si elle est habillée par l’étoffe du Coran.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « La plupart des hypocrites de ma communauté sont les lecteurs (dont leur intention n’est pas sincère).  » 

C’est lorsque l’hypocrisie apparait dans une communauté que tu vois des choses ahurissantes. Elles ne concernent pas uniquement notre époque, mais également celle de ceux qui sont bien plus sains et intègres que nous ; et ces choses ne se sont pas seulement répandues parmi les gens de la masse, mais également parmi ceux qui ont mémorisé le Livre d’Allah.

An-Nawawî رحمه الله a dit : « Je ne crains pour ma personne que les lecteurs et les gens de science. » Il fut désapprouvé pour ces paroles, mais il dit : « Ce n’est pas moi qui dit cela, mais c’est Ibrâhîm An-Nakha’î. » 

‘Atâ a dit : « Prenez garde aux lecteurs[1] et prenez garde à moi-même ; car si je devais contredire la personne que j’affectionne le plus sur un sujet tel que la grenade, en disant qu’elle est douce et lui qu’elle est amer, je ne serais pas à l’abri qu’il me dénonce à un Sultan injuste pour m’exécuter. » 

Et Al-Foudayl رحمه الله a dit à son fils : « Prenez une maison loin des lecteurs ! Qu’y a-t-il entre moi et le peuple  ?! S’il apparait de moi une erreur, ils me tuent, mais s’il provient de moi une bonne action, ils me jalousent. » 

Cela n’est-il pas dû à la corruption et la souillure du for intérieur ?! Et même si Allah guide par l’intermédiaire de leur science des milliers de personnes, cela ne les protégera aucunement du châtiment d’Allah du moment que leurs cœurs ont été corrompus.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم nous a mis en garde contre ce que nous venons de citer ; ainsi ‘Oumar Ibn Al-Khattâb rapporte de lui la parole suivante : « Certes ce que je crains le plus pour ma communauté est l’hypocrite éloquent. »  

Al-Mounâwî رحمه الله a dit en expliquant [ce hadîth]  : «  C’est-à-dire celui qui détient l’art de s’exprimer et de convaincre mais qui, en réalité, possède un cœur ignorant et qui ignore la réalité des œuvres. 
Il prit la science telle une fonction par laquelle il recherche le prestige, la belle apparence et par laquelle il s’enorgueillit et se pavane. Il appelle les gens à Allah alors que lui-même Le fuit, et il porte en aversion les défauts d’autrui alors qu’il commet pire que cela. 
Il montre aux gens la dévotion et la piété alors que c’est avec de grands péchés qu’il se présente devant son Seigneur.   
S’il se retrouve seul face à un péché il s’y précipite [à le commettre] tel un loup parmi les loups, seulement, il est revêtu d’un vêtement. 
Voilà contre quoi Le Législateur a mis en garde, ici, afin que ce type d’individu ne te trompe pas par la douceur de ses paroles, ni ne te brûle par le feu de sa désobéissance et ni ne te tue par l’odeur fétide de son for intérieur et son cœur.  » 

Et la raison pour laquelle ‘Oumar رضي الله عنه évoqua ce hadîth fut à cause de la venue d’Al-Ahnaf Ibn Qays رحمه الله qui était un notable de Bassora connue pour sa moralité, son éloquence et ses qualités d’orateurs. ‘Oumar le retint alors prisonnier pendant une année. Tous les jours et toutes les nuits il alla le voir, et à chaque foi il ne vit de lui que ce dont il aime et agrée. Un jour ‘Oumar le convoqua et lui demanda  : «  Sais-tu pourquoi je t’ai retenu prisonnier ?  » Al-Ahnaf répondit  : «  Non . »  ‘Oumar dit alors  : «  Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم nous a dit que  – Puis il évoqua le hadîth précédant (Certes ce que je crains le plus ) -. » Et il ajouta  : «  J’ai crains le fait que tu sois un hypocrite éloquent, et le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم nous a certes mis en garde contre lui. Mais maintenant [après ce que j’ai vu, aimé et agréé de toi] j’espère que tu es un [véritable] croyant. Tu peux regagner ta contrée.  »  

[1]Cela inclut également les gens de science (Note du traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Les Montagnes : Fascinantes contemplations et profondes méditations

Ibn Al Qayyim– Qu’Allah lui fasse miséricorde- a dit[1]:

« Médite la sagesse exemplaire concernant la création des montagnes. L’ignorant insouciant considère qu’elles ne sont là, sur Terre, que de manière superflue n’ayant aucune utilité ! Pourtant, elles renferment des ressources et recèlent des avantages qu’on ne peut recenser excepté Celui qui les a créées et les a dressées.

Lorsque Dimâm Ibn Tha’laba s’est converti à l’islam, il a dit au Prophète (صلّى الله عليه وسلّم) :

« Par celui qui a dressé les montagnes et y a déposé tant de ressources et d’avantages ! Est-ce qu’Allah t’a vraiment ordonné ceci et cela ? Il a répondu : Oui ! Allah m’a vraiment ordonné cela ! »[2]

Parmi ses ressources et ses avantages :

1 – La neige tombe sur les montagnes et s’y fixe sur les sommets. Puis, petit à petit, elle fond ensuite elle ruisselle et enfin elle forme des torrents qui s’écoulent en abondance dans des gorges pour se transformer alors en rivières [et en fleuves]. Sur son passage, cette eau fait pousser de verts pâturages et elle laisse place à des vallées et des collines verdoyantes où apparaissent toutes sortes de plantes, de fruits, etc. qu’on ne trouve nulle part ailleurs, ni dans les plaines et encore moins sur les bords de mer.

Ainsi donc, si les montagnes n’existaient pas, la neige tomberait directement à la surface même de la terre, elle ne se fixerait pas – plutôt elle fondrait – et elle coulerait d’un trait. Par conséquent, tout le bénéfice qui en résulterait au moment où on en ressentirait le besoin se perdrait. En outre, en fondant tout de suite, elle provoquerait des torrents de flots qui détruiraient tout sur leur passage et provoqueraient des catastrophes naturelles et des préjudices dont les hommes pâtiraient sans pouvoir s’en prémunir, y remédier ou encore les repousser.

2 – Les montagnes hébergent en leur sein et sur leurs cimes des grottes, des cavernes et des cavités qui sont autant de refuges faisant office de citadelles et de forteresses. En ce sens, elles constituent donc des abris et des lieux où les hommes et les animaux viennent s’y réfugier.

3 – On extrait des montagnes tout type de pierre et de roc qui servent à la construction d’édifices.

4 – On y trouve aussi tous les types de minéraux possibles et cela quelles que soient leur variété et leur type : de l’or, de l’argent, du cuivre, du fer, du plomb, des topazes, des émeraudes, etc. En fait, les montagnes renferment des ressources, des richesses et des avantages que seul Allah (سبحانه وتعالى) connait, Celui qui les a créées et les a façonnées.

5 – Les montagnes repoussent les vents impétueux et elles brisent leur violence en les arrêtant. Ainsi, elles ne les laissent pas tout détruire sur leur passage ou ce qui s’y trouve dans les vallées. Voilà pourquoi ceux qui habitent au bas des montagnes sont en sécurité vis-à-vis des grands vents violents et funestes.

6 – Les montagnes refluent les torrents lorsqu’ils sortent de leurs lits et débordent. Elles les détournent à droite, à gauche, ici et là. Ainsi donc, si les montagnes n’existaient pas, les torrents sortiraient de leurs lits, suivraient leurs cours et se déverseraient partout, tout au long de leur course. Les montagnes font donc office de barrages et de digues.

7 – Les montagnes sont des repères à l’image de poteaux indicateurs sur les routes et les chemins. Elles sont comme des indications et des orientations dressées sur les voies terrestres [maritimes et aériennes]. Voilà pourquoi, Allah (سبحانه وتعالى) les a appelées des « repères ». En effet, Il a dit :

{وَمِنْ ءَايَٰتِهِ ٱلْجَوَارِ فِى ٱلْبَحْرِ كَٱلْأَعْلَٰمِ}

{Et parmi Ses signes, il y a les vaisseaux qui voguent sur la mer, semblables à des montagnes.}[3]

Les vaisseaux signifient les bateaux.

[…]

Ainsi donc, les montagnes ont été appelées « des repères » car elles constituent des signes et des symboles manifestes.

8 – Sur les pentes des montagnes poussent des plantes médicinales qui constituent une pharmacopée traditionnelle dans lesquelles se trouvent nombre de remèdes qu’on ne trouve pas dans les plaines ni sur les bords de mer. De la même manière, ce qui pousse dans les plaines et sur les bords de mer ne pousse pas en montagne. Néanmoins, dans chacun d’entre eux se trouvent des bénéfices, des avantages et des sagesses que seul le Grand Créateur, l’Omniscient a embrassé de Sa science.

 9 – Les montagnes constituent des remparts naturels pour les serviteurs d’Allah afin de se protéger de leurs ennemis tout comme ils se réfugient dans des forteresses ou des citadelles. Les montagnes protègent même mieux encore que la plupart des villes fortifiées ou des fortins.
10 – Dans Son Livre, Allah (سبحانه و تعالى) a décrit les montagnes comme des pieux fixés dans les entrailles de la terre à l’image de l’ancre du bateau qui fixe celui-ci et ainsi celles-ci se dressent de manière auguste. Les montagnes obéissent à une sagesse tout en renfermant des avantages plus grands encore !
Dans Son Livre, Allah nous a appelés [et incités] à poser [et porter] un regard contemplatif sur les montagnes et la manière dont Il les a créées. Il a dit :
{أَفَلَا يَنظُرُونَ إِلَى ٱلْإِبِلِ كَيْفَ خُلِقَتْ° وَإِلَى ٱلسَّمَآءِ كَيْفَ رُفِعَتْ° وَإِلَى ٱلْجِبَالِ كَيْفَ نُصِبَتْ ° وَإِلَى ٱلْأَرْضِ كَيْفَ سُطِحَتْ }
 
{Ne considèrent-ils donc pas comment les chameaux ont été créés ? Et le ciel comment il est élevé ? Et les montagnes comment elles sont dressées ? Et la terre comment elle est nivelée ?}[4]
 

Leur création et les richesses qu’elles renferment sont parmi les plus grands témoins de l’omnipotence de leur Créateur et de leur Façonneur, [elles démontrent] Sa science, Sa sagesse et Son unicité. Ces montagnes craignent, à juste titre, leur Seigneur, leur Façonneur et leur Créateur malgré leur imposante stature et leur immense création. En effet, lorsque le dépôt de la foi fut proposé aux montagnes, elles refusèrent d’en assumer la responsabilité et elles furent effrayées à l’idée de s’en charger.
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Allah est Le Seul a détenir les remèdes du coeur

Allah le Très Haut a dit  : (Celui qui pense qu’Allah ne le secourra pas dans l’ici-bas et dans l’au-delà qu’il tende une corde jusqu’au ciel, puis qu’il la coupe, et qu’il voie si sa ruse va faire disparaître ce qui l’enrage.) [Sourate Al-Hajj, v. 15] 

Ce verset décrit un groupe parmi les hypocrites dont les cœurs se sont remplis de rage à l’encontre du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, de sa grandeur et sa victoire.
À ceux-là, Allah leur dit  : Assurément, Allah secoure Son Messager ici-bas et dans l’Au-delà. Ainsi, que celui qui pense – parmi ses envieux et ses ennemis – qu’Allah ne le secourra point, et est irrité contre lui du fait qu’il triomphe par la promesse qu’Allah lui a faite, alors qu’il examine profondément ses capacités et déploie tous ses efforts pour qu’il retire de son cœur la rage qu’il contient. Et même si cette rage le pousse à l’extrême au point qu’il attache une corde au toit de sa maison pour se pendre, s’il commettait cela, qu’il regarde donc s’il guérit de la colère que recèle sa poitrine …
Par Allah non, il ne guérira pas ! Cette rage ne le quittera point, et sa maladie perdurera tant qu’Allah le voudra.

Par conséquent, Allah est Le Seul à être Le Guérisseur des poitrines, Celui qui enlève le mal des cœurs.

Et cela signifie que  :

  • Si tu ressens de l’affliction, de la tristesse, du désespoir et de l’amertume, détiens-tu toute la puissance planétaire pour changer cet état-là ne serait-ce du poids d’un atome  ?!
  • Si la vie d’ici-bas toute entière t’était offerte et mise à tes pieds, mais que ton cœur est rempli de chagrin et d’anxiété, vas-tu te délecter ne serait-ce qu’un peu de ta vie mondaine ?!
  • Si le cœur se noie dans le doute, les ambiguïtés, la déviance et l’incertitude, est-ce qu’une personne ici-bas est en mesure d’arracher cette maladie de ta poitrine alors que ton Seigneur ne l’a pas décrété  ?!
  • Lorsque tu vois qu’un bienfait mondain est accordé à un autre que toi sans qu’il ne te touche, tu te mets alors à l’observer jalousement, en l’enviant ; tu laisses ta langue s’adonner à des propos haineux à son égard et ton cœur se remplir de rancœur envers lui ; qui peut te purifier de ce dont tu es atteint si ce n’est Allah  ?!
  • Si ton cœur aime une passion, s’en imbibe et qu’il penche vers un péché en étant épris de celui-ci, qui d’autre que ton Seigneur peut redresser ton cœur chaviré et faire revivre ta saine nature  ?!
  • Si ton cœur répugne un acte d’obéissance, qu’il lui devient pénible et se lasse de son accomplissement au point qu’il soit proche de le délaisser  ; qui donc peut te faire aimer cet acte et te rapprocher de lui si ce n’est Celui qui nous a fait aimer la foi et l’a embellie dans nos cœurs  ?!

C’est ce que comprit Moutarrif Ibn ‘Abd-Allah رحمه الله lorsqu’il cessa de regarder ses œuvres et reconnu l’ampleur de son impuissance et sa faiblesse, et qu’il retourna la grâce toute entière à Allah Seul en disant  : « Si mon cœur était retiré puis déposé dans ma main gauche, et que l’on vienne avec des bonnes actions que l’on dépose dans celle de la droite, puis que je les rapproche l’une de l’autre, je ne pourrai rien entrer dans mon cœur jusqu’à ce que ce soit Allah le Majestueux qui le décrète. »  

A tous les malades  : 

L’homme, s’il le désire, peut bouger sa jambe, baisser son bras et le remonter, mais peut-il en faire autant avec son cœur  ?! Oh que non par Allah  !! Comment peux-tu interagir avec un cœur sans posséder une quelconque autorité sur lui  ?! Que personne n’a d’emprise sur lui excepté Allah ?! Et dont tu ignores tout de ses secrets, son essence et que personne ne les connait si ce n’est Allah  ?! Que tous ceux qui souhaitent guérirent leur cœur sans demander l’assistance de leur Seigneur sachent que leur maladie n’ira qu’en s’aggravant.

  • Sache et dis à tous ceux qui demandent la guérison à autre qu’Allah  : Ô combien votre perte est immense  ! 
  • Sache et dis à tous ceux qui se sont postés devant toutes les portes sauf celle d’Allah  : Ô combien sera long votre avilissement ! 
  • Sache et dis à tous ceux qui placent leurs espoirs en autre que Sa grâce  : Ô combien vos espérances sont vaines  ! 
  • Sache et dis à tous ceux qui œuvrent pour autre que Lui  : Ô combien votre cheminement est égarement  ! 

Qui peut s’interposer entre toi et le remède, et t’empêcher d’accomplir des actes d’obéissance  ?! Qui est Celui qui change la sécurité en peur et la lâcheté en bravoure ?! Et qui est Celui qui rend l’aversion amour et l’amour aversion  ?!

Mon frère, ton remède est auprès de Lui, ne le cherche donc pas chez quelqu’un d’autre. Et ta guérison est entre Ses Mains, ne fatigue donc pas les médecins avec toi.

Il n’est rien qu’Allah ne possède parmi Ses Trésors  ; et pourtant, te voilà trompé à mendier à la porte de ceux qui ne détiennent absolument rien  !!

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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