[Poésie] : Il y a certes des signes d’Allah dans l’horizon…

Il y a certes des signes d’Allah dans l’horizon…

Le plus infime pourrait être ce vers quoi Il t’a guidé !

Parmi Ses signes dans l’être humain…

Il y a des choses stupéfiantes si seulement tes yeux les voyaient !

Demande au médecin que la mort a frappé…

Ô toi qui connaissait les remèdes aux maux, qui t’a décimé ?

Demande au malade qui a guéri après que la médecine ait échoué…

Qui donc, de la maladie, t’a délivré ?

Demande à la personne en bonne santé qui, sans raison, a succombé…

Ô toi le bien portant, comment la mort a-t-elle pu te toucher ?

Demande à la plante qui, malgré les soins, a fini par sécher…

Qui donc t’a décolorée et fanée ?

Si tu vois une pousse qui grandit seule dans le désert…

Alors demande lui qui t’a fait pousser ?

Si tu vois la lune qui, dans l’obscurité, évolue répandant…

Ses lumières, demande-lui qui t’a fait naviguer ?

Demande aux rayons qui s’approchent de toi bien que le soleil soit si loin…

Qui donc vous a rapprochés ?

Si tu vois la roche fendue par les eaux…

Demande-lui qui, par l’eau, a pu te trancher ?

Si tu vois l’eau douce du ruisseau s’écouler…

Demande-lui qui donc t’a fait ruisseler ?

Si tu vois l’eau salée de la mer s’agiter…

Alors demande-lui qui donc t’a remuée ?

Ô toi l’Homme, ne te précipite pas…

Qu’a donc pu te tromper au sujet d’Allah ?

 

Source : Le Coeur des Croyants et la chaîne Telegram : https://t.me/mahabatoun

La véritable réussite

Toute personne douée de raison cherche à réussir et à obtenir le succès durant sa vie. Mais dans cette quête, nombreux sont ceux qui s’égarent.

Pour la plupart, la réussite se limite à devenir riche ou célèbre, à faire partir des notables de la société dans laquelle il vit. Certains pensent que le bonheur se limite à manger, boire et à assouvir ses pulsions. Pour d’autres encore, la réussite n’existe que dans le regard des autres, ils ne cherchent qu’à briller à leurs yeux et font tout pour plaire qu’à de simples créatures. Ces malheureux passent leur vie à courir derrière ces choses éphémères qu’ils devront pourtant abandonner tôt ou tard. Ils gâchent leur existence pour ramasser plus d’argent qu’ils n’en n’ont besoin, ou pour plaire à de simples mortels dont les éloges et l’amour sont inutiles et versatiles.

Bien sûr, la richesse n’est pas une chose blâmable en soit, plusieurs Prophètes عليهم السلام et Compagnons رضي الله عنهم étaient riches. Ce qui est blâmable, c’est de laisser le succès et la richesse de ce bas-monde nous éloigner de la véritable réussite dans l’Au-delà. Ce qui est blâmable, c’est de faire des plaisirs de la vie d’ici-bas le seul objectif de notre existence.

Le musulman doué de sagesse ne doit pas agir ainsi, il n’envie pas ce qui ne pensent qu’à ceux bas-monde et délaisse l’Au-delà.

Allah Le Très-haut nous raconte dans Son Livre que Qâroûn, qui était une personne riche du peuple de Moûssa, sortit un jour dans ses vêtements luxueux, ceux qui ne désirent que ce bas-monde s’écrièrent : {Ah, si seulement nous possédions les mêmes richesses que Qâroûn.} [S.28, v.79] Mais les croyants doués de science et de sagesse leur rétorquèrent : {Malheur à vous ! La demeure dernière promise par Allah à ceux qui ont la foi et font le bien est meilleure que toutes ces richesses.} [S.28, v.80] {Mais seuls peuvent prononcer de telles paroles, ceux qui renoncent patiemment à ce bas-monde.} [S.28, v.80]

Comment le croyant peut-il envier les richesses de ceux qui ne se préoccupent que de cette vie, alors qu’Allah Le Très Haut dit dans Son Livre : {Ne porte pas ton regard avec envie sur les jouissances éphémères que Nous avons accordé à certains d’entre-eux, éclat trompeur de ce bas-monde par lequel Nous les mettons à l’épreuve, car les faveurs de ton Seigneur sont bien meilleurs et plus durables.} [S.20, v.131]

Le croyant sait qu’une mort certaine l’attend. Il ne se laisse donc pas leurrer par l’apparat de ce bas-monde, et il sait que la véritable réussite c’est qu’Allah lui épargne l’Enfer et le fasse entrer au Paradis : {Chaque Être est appelé à mourir. Et c’est seulement le Jour de la Résurrection que chacun sera pleinement rétribué. Quiconque sera écarté du Feu et admis au Paradis aura réussi. Cette vie n’est que plaisirs éphémères et jouissance pour ceux qui se bercent d’illusions.} [S.3, v.185]

La véritable réussite n’est pas dans ce bas-monde, elle est dans l’Au-delà : {Le jour où tu verras la lumière des croyants et des croyantes courir devant eux et sur leur droite, il leur sera dit alors : « réjouissez-vous aujourd’hui de votre admission dans des jardins traversés de rivières où vous demeurerez pour l’éternité, voilà la réussite suprême.} [S.57, v.12]

La véritable réussite se trouve dans l’obéissance à Allah et Son Messager ﷺ, dans la crainte d’Allah et dans la piété, Allah Le Très Haut dit : {Ceux qui obéissent à Allah et Son Messager, qui redoutent Le Seigneur et Le Craignent, voilà ceux qui ont véritablement réussi.} [S.24, v.52]

La véritable réussite c’est qu’Allah nous accorde Sa Miséricorde : {Dis : « Je redoute, si je désobéis à mon Seigneur, de subir le châtiment d’un jour terrible. Quiconque ce jour-là en sera préservé le sera par la grâce d’Allah, remportant ainsi une réussite évidente.} [S.6, v.15-16]

La plus grande des réussites c’est qu’Allah soit satisfait de nous et nous agrée, Allah Le Très Haut dit : {Allah a promis aux croyants et aux croyantes, des jardins traversés de rivières où ils demeureront pour l’éternité, et des demeures agréables dans des jardins d’Eden, mais, le plus grand bonheur, sera d’être agréé par Allah. Voilà la réussite suprême} [S.9, v.72]

Alors soyons ambitieux, et ne nous contentons pas d’un succès temporaire et éphémère.

Œuvrons pour la véritable réussite.

Source : Salim Mchich est doctorant à l’université islamique de Médine et traducteur officiel des sermons de la mosquée du Prophète ﷺ  en français. (Retranscription par Le Coeur des Croyants)

« […] de faire le Coran le printemps de mon coeur, la lumière de ma poitrine, la dissipation de ma tristesse et la fin de mes soucis » 

L’imam Ahmad rapporte dans son Mousnad un hadîth selon ‘Abd Allah Ibn Mas’oûd رضي الله عنه où le Prophète ﷺ dit :

« Pas une personne touchée par un souci ou une tristesse ne dit : « Ô mon Seigneur je suis Ton serviteur, fils de Ton serviteur, fils de Ta servante. Mon toupet est dans Ta Main. Ton jugement s’accomplit sur moi, Ton décret est juste à mon égard.

Je Te demande par tous les noms qui t’appartiennent, avec lesquels Tu t’es nommé, ou que Tu as enseigné à l’une de Tes créatures, ou que Tu as révélé dans Ton Livre, ou bien que Tu as gardé secret dans Ta science de l’invisible, de faire le Coran le printemps de mon coeur, la lumière de ma poitrine, la dissipation de ma tristesse et la fin de mes soucis »[1] sans qu’Allah ne lui retire ses soucis et sa tristesse et les remplace par un soulagement. »

On lui demanda : « Ô Messager d’Allah ! Devons-nous l’apprendre ? » Il répondit : « Bien sûr, il convient à tous ceux qui l’entendent de l’apprendre. »

Nous l’avons certainement entendu de nombreuses fois dans des sermons (Khoutbah), des cours ou lu dans des livres… Mais il se peut que certains d’entre-nous ne se soient pas motivés à l’apprendre, ni par la mémorisation, ni par la compréhension de ses sens, ni en la disant lorsqu’un souci nous touche.

Et ces trois aspects sont trois sortes de négligence :

1) La personne se montre de base négligente dans la mémorisation de cette invocation, sa lecture et sa révision. 

2) Ou bien elle l’a mémorisée mais elle est passée outre la compréhension de ses sens et ne s’est pas arrêtée sur ses significations. 

3) Ou encore elle néglige le fait de la dire : si elle est tourmentée ou préoccupée elle s’active dans de nombreuses affaires mais il ne lui vient pas à l’esprit cette invocation bénie.

Il convient de nous remettre en question et de combattre notre âme afin qu’elle guérisse.

Cette invocation est bénie, il ﷺ nous a informé qu’il n’y a pas de personne touchée par un souci ou une angoisse et qui la prononce sans qu’Allah ne les lui retire et les remplace par une joie – et dans une autre version « un soulagement ».

L’inquiétude qui recouvrait son coeur et lui était douloureuse se transforme en une joie après cette invocation, elle se transforme en quiétude. Par la suite, il émane d’Allah le soulagement de ce qui touchait l’individu.

Et c’est le véridique qui ne prononce rien sous l’effet de la passion qui nous a indiqué cela, il ﷺ nous en a informé et nous a orienté vers cette invocation.

Par Allah, cette parole est vérité ! Elle contient ce qui soulage les afflictions et guérit les angoisses. Elle aboutit au soulagement et à sa concrétisation comme notre Messager ﷺ nous en a informé.

Quant à nous, nous avons besoin de trois choses vis-à-vis de cette invocation que j’ai indiqué comme suit :

La première chose, c’est de la mémoriser.

La seconde, c’est d’en comprendre les sens.

Et la troisième, c’est de veiller (à la dire) si l’un de nous est touché par un souci ou une angoisse.

Lorsque nous observons cette invocation, nous constatons qu’elle repose sur quatre fondements indispensables pour remédier aux afflictions. Il convient de la méditer et de veiller à la comprendre quand nous la disons :

Le premier fondement : 

Concrétiser l’adoration d’Allah. 

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Il a peu oeuvré et a été grandement récompensé – Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr

 

Fait d’hiver…

Anecdote aussi réelle qu’édifiante survenue il y a quelques années en Île-de-France et relatée ici pour nous. A méditer…

Il y a à peine vingt jours, un frère m’a mis en contact avec un autre qui souhaitait étudier la langue Arabe. Peu avant que je fasse connaissance avec ce dernier, il m’a dit à son sujet : « Il y a un frère qui est intéressé [par les cours]. Il a une maladie grave qui fait qu’il est hospitalisé chaque mois. Donc, je ne sais pas si vous pouvez vous organiser. Je te laisse son numéro… ».

La première fois que j’ai eu l’occasion de parler à Mamadou au téléphone, il était à l’hôpital. Nous avions du mal à nous entendre. La connexion était faible. Je lui ai expliqué, tant bien que mal, quand et comment devaient se dérouler les cours puis nous avons échangé quelques textos afin de nous mettre d’accord. Il m’a dit qu’il désirait vraiment apprendre la langue Arabe et que, vu que les inscriptions auraient lieu à partir du lundi suivant, il passerait s’inscrire dès sa sortie de l’hôpital, incha Allâh.

Après la clôture des inscriptions – quatre jours plus tard – ne m’ayant toujours pas donné signe de vie, je lui ai envoyé un message afin de prendre de ses nouvelles. Trois jours après, il m’a répondu ce qui suit tout en présentant ses excuses du fait de n’avoir pas pu venir s’inscrire. Si je me permets de partager cette discussion privée, c’est que les mots qu’il a utilisés sont autant de leçons à retenir aussi bien pour celui qui écrit cet article que pour ceux et celles qui auront l’occasion de le lire.

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La notoriété d’ici-bas, et la renommée dans l’au-delà

Regarde comment des cœurs ont élevé des gens qui étaient autrefois des esclaves et des domestiques, et élevé leurs souvenirs par-dessus les nuages.

Par Allah  ! Si leurs cœurs n’avaient pas été purs et sincères, Allah aurait très certainement anéanti leur renommée, disséminé leur science et fait disparaître leur histoire  ; ou bien, Il aurait pu décréter que toutes ces choses-là (renommée, science et histoire) se soient associées au mal et au mauvais.

Mais voici le cœur vivant ; celui qui continu de battre même après la mort de son hôte, dont le bon souvenir et la noble histoire ne cessent d’être évoqués.

C’est cela qu’évoqua Al-Amîr Chawqî رحمه الله en disant  :

«  Il y a deux sortes de gens  : Les morts alors qu’ils sont en vie,

Puis d’autres sous terre, mais vivant.  »

Ibn Abî Laylâ رحمه الله a dit  : «  ‘Îsâ Ibn Moûsâ, qui était injuste et un nationaliste arabe très chauviniste, m’a questionné  : «  Qui était l’érudit de Al-Basrah  ?  »
«  Al-Hasan Ibn Abî Al-Hasan[1]  » répondis-je

«  Et qui d’autre  ?  »
«  Mouhammad Ibn Sîrîn [2] »

«  Et qui étaient-ils  ?  »
«  Tous deux furent esclaves.[3] »

Puis il demanda  : «  Qui était l’érudit de La Mecque  ?  »
«  ‘Atâ Ibn Abî Rabâh[4], Moujâhid Ibn Jabr[5], Sa’îd Ibn Joubayr[6] et Soulaymân Ibn Yasâr[7].  » répondis-je
«  Et qui étaient-ils  ?  »
«  Des esclaves  »

Son visage se mit à changer de couleur, puis il demanda  : «  Qui était l’érudit parmi les gens de Qoubâ (Médine)  ?  »
«  Rabî’ah Ar-Ra°y[8] et Ibn Abî Az-Zinâd[9].  »
«  Qui étaient-ils  ?  »
«  Ils faisaient partie des esclaves.  »

Le changement de couleur de son visage s’intensifia sous l’effet de la colère, puis il dit : « Qui était l’érudit du Yémen  ?  »
«  Tâwoûs Ibn Kaysân[10], son fils et Hammâm Ibn Mounabbih[11].  »
«  Et qui étaient ceux-là  ?  »
«  Ils faisaient partie des esclaves.  »

Dès lors, les veines de son cou se gonflèrent puis il s’assit et dit  : «  Et qui est l’érudit du Khourâsân  ?  »
«  ‘Atâ Ibn ‘Abd-Allah Al-Khourâsânî.[12]  »
«   Et qui était ce ‘Atâ  ?  »   
«  Un esclave.  »

Sa fureur ne fit que grandir, puis il demanda  : «  Qui était l’érudit de la péninsule arabique  ?  »
«  Maymoûn Ibn Mihrân.[13]  »
«  Et qui était-il  ?  »
«  Un esclave  »

Il soupira bruyamment, puis il dit  : «  Qui était l’érudit de Koûfah  ?  »
Par Allah ! Si je n’avais pas eu peur de lui, je lui aurais dit « Al-Hakam Ibn ‘Ouyaynah [14] et ‘Ammâr Ad-Douhnî [15] » mais j’ai vu qu’il était mauvais, alors je lui ai dit  : «  Ibrâhîm[16] et Ach-Cha’bî[17].  »
«  Et qui étaient-ils  ?  »
«  Deux arabes.  »

Il s’exclama  alors : «  Allahou Akbar  ! » Puis il s’apaisa.  »

Quelles œuvres prodigieuses ont-ils accomplis  !! Des  esclaves plus nobles que des maîtres ; une vigueur et une détermination à percer les montagnes. Des personnalités évidentes même si l’ignorant les voit comme les plus bas de la société. Des rois dans l’Au-delà même s’ils ne trouvèrent pas de quoi subvenir à leur faim [ici-bas].

Et le secret se cachant derrière tous ceci, c’est le cœur.

Comment le fait qu’ils ne soient maintenant que poussières, qu’ils aient quitté leur notoriété [après la mort], qu’ils ne possédaient rien [de cette vie mondaine] peut-il leur nuire alors qu’ils furent les médecins et les remèdes pour les gens, et qu’ils avaient des cœurs remplies de foi ?!

Et Iqbâl fût véridique lorsqu’il conclut  :

«  C’est en se conformant à l’ordre [d’Allah et Son Messager] que s’élève celui qui est au plus bas [de la société],

Et que périt le rebelle, même s’il est au plus haut.  »

[1]Plus connu sous le nom d’Al-Hasan Al-Basrî, il fût l’esclave de Zayd Ibn Thâbit Al-Ansârî. (Note du traducteur)
[2]Il fût l’esclave d’Anas Ibn Mâlik qui le libéra. (Note du traducteur)
[3]En arabe, le terme مَوْلى à de nombreuses significations. Quant aux livres qui évoquent la vie de nos nombreux savants musulmans à travers l’histoire islamique, le sens le plus souvent voulu par ce terme est : « l’affranchie de ou l’esclave libéré de ». Et comme vous le voyez, certains de ces savants-là, en plus d’avoir été des esclaves, son non-arabe au grand dam de ‘Issa Ibn Moussa. (Note du traducteur)
[4]Faqîh et savant dans le hadîth, il fait partie des plus grands Tâbi’în et Fouqahâ, il fût esclave de la tribu de Qouraych puis fût libéré. (Note du traducteur)
[5]Il faisait partie des Tâbi’în, grand savant du Coran et grand exégète, il fût esclave de As-Sânib Ibn Abî As-Sânib Al-Makhzoûmî. (Note du traducteur)
[6]Tâbi’î, il était esclave de la tribu de Banî Asad à Koûfah. (Note du traducteur)
[7]Faqîh, savant et moufti de Médine. Il fût l’esclave de la mère des croyants Maymoûnah Al-Hilâliyah رضي الله عنها (Note du traducteur)
[8]Il est l’imam, le mouftî de Médine, l’érudit de son époque, Rabî’ah Ibn Abî ‘Abd-Ar-Rahmân Farroûkh At-Taymî Al-Madanî plus connu sous le nom de Rabî’ah Ar-Ra°y, il fût l’esclave de Âli Al-Mounkadir. (Note du traducteur)
[9]Il est le fils du grand faqîh et Tâbi’î ‘Abd-Allah Abou ‘Abd Ar-Rahmân Ibn Dhakouân qui fût l’esclave de Ramlah Bint Chaybah Ibn Rabî’ah. (Note du traducteur)
[10]Il faisait partie des Tâbi’în, Hâfidh et grand érudit du Yémen, il fût l’esclave de Bouhayr Ibn Raysân Al-Houmayrî, et avait également des origines perses. (Note du traducteur)
[11]Il était un Tabi’î, rapporteur de hadîth d’origine perse à San’â. (Note du traducteur)
[12]Il faisait partie des grands Mouhadithîn, il fût l’esclave d’Al-Mouhalib Ibn Abî Safrah Al-Azdî. (Note du traducteur)
[13]Il était parmi les Tâbi’în, grand érudit de la péninsule arabique et mouftî, il fut affranchi par une femme appartenant au Banî Nasr Ibn Mou’âwiyah à Koûfah. (Note du traducteur)
[14]Il serait plutôt Al-Hakam Ibn ‘Outaybah, grand érudit de Koûfah, il fût l’esclave de la tribu Kindah. (Note du traducteur)
[15]L’imam et mouhaddith Aboû Mou’âwiyah, ‘Ammar Ibn Mou’âwiyah Ibn Aslam Al-Bajalî Ad-Douhanî de Koufah. (Note du traducteur)
[16]Il est Ibrâhîm Ibn Yazîd Ibn Al-Aswad Ibn ‘Amr Ibn Rabî’ah Ibn Hârithah Ibn Sa’d Ibn Mâlik Ibn An-Nakha’ An-Nakha’î Al Yaman’î puis Al-Koûfî, Faqîh et un Tâbi’î de Koûfah.
[17]Il est ‘Âmir Ibn Charâhîl Ibn ‘Abd Dhî Kibâr, Aboû ‘Amr Al-Hamdânî, Faqîh et Mouhaddith parmi les Tâbi’în, il est né sous le califat de ‘Oumar Ibn Al-Khattâb. (Note du traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Le cancer

La plus dure des maladies est de ne pas la connaître  ; plus dur encore le fait d’ignorer que tu es malade  ; et encore plus dur le fait que tu refuses d’écouter la recommandation du médecin. Ces trois choses-là se réunissent dans les maladies du cœur.

La maladie du cœur est cachée et celui qui en est touché peut l’ignorer, voilà pourquoi il la néglige. Ces maladies sont le cancer de l’âme. Leur gravité est telle qu’elle est semblable à une maladie sournoise qui se faufile vers toi sans que tu ne la sentes. Là, il n’y a pas de température qui augmente, ni de tension qui grimpe, ni d’hémorragie douloureuse ou encore de blessure alarmante ; c’est pourquoi la médecine (traditionnelle), ici, n’est pas profitable.

Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit  : « Le cœur d’un individu peut tomber malade et son état peut s’aggraver sans qu’il ne le sache. Cela est dû à la préoccupation qu’il a de ce bas-monde et qu’il ne cherche pas à connaître l’état de son cœur et les causes permettant d’atteindre sa salubrité. 
Pire encore, son cœur peut mourir sans qu’il ne le ressente. Et la preuve est que ni les effets des péchés, ni l’ignorance qu’il a du Livre et de la Sounnah ne le blesseront et lui causeront du tort [physiquement]. 

Donc, s’il y a de la vie en son cœur, il ressentira de la douleur face à un péché ou à son ignorance de la vérité. Et l’intensité de cette souffrance est en fonction de la vie qui s’y trouve.

Et le mort ne ressent pas la souffrance de la blessure»

Ce qui rend la maladie du cœur bien plus dangereuse que celle du corps est que son châtiment est éternel après la mort et ne cessera jamais, contrairement à la maladie du corps qui, elle, s’achève avec la mort. Et c’est aussi cela qui rend l’intérêt accordé aux maladies du cœur indispensable et qu’il est prioritaire de se hâter à les guérir.

Assurément, toutes maladies qui touchent le corps de l’homme dans cette vie d’ici-bas seront pour lui une récompense. Mais si une maladie [parmi celles du cœur] touche ce dernier, alors celle-ci n’est que péché et perdition dans cette vie d’ici-bas et après la mort. C’est comme si tu pénétrais le champ de bataille et que l’ennemi face à toi te tuait et te ôtait la vie, tu serais mort martyr. Mais si c’est ton ennemi intérieur qui avait pris le dessus sur toi par ses ambiguïtés et ses passions tu serais alors mort banni [de la miséricorde d’Allah].

Et il y a une grande différence auprès d’Allah entre un martyr et un banni, une très grande différence…

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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