Mets à profit ton temps avant qu’il ne soit trop tard

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Mets à profit ton temps avant qu’il ne soit trop tard

 Toutes les louanges appartiennent à Allah, nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que notre Prophète Mouhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

Allah fit de cette vie mondaine une demeure d’épreuves et d’examens pour les serviteurs. Ils y traversent différentes étapes en direction de la Demeure éternelle. Cette vie est donc le champ de culture de ceux qui œuvrent et le marché des pieux. Allah dit :

{الَّذِي خَلَقَ الْمَوْتَ وَالْحَيَاةَ لِيَبْلُوَكُمْ أَيُّكُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا}

{Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous mettre à l’épreuve et de voir qui de vous accomplira les œuvres les plus méritoires.} [S.67, v.2].

Celui qui œuvrera le mieux triomphera et méritera la récompense. Tandis que celui qui agira mal et fera preuve de manquements aura alors perdu et mérité le châtiment.

La sagesse pour laquelle Allah créa les djinns et les hommes est qu’ils L’adorent Seul, et personne d’autre. D’ailleurs, Allah les a aidés à atteindre cet objectif en leur montrant de nombreux signes présents en eux-mêmes et tout autour d’eux, en leur envoyant des Messagers et en leur révélant des Livres. La preuve leur fut ainsi exposée et clarifiée. Allah détermina pour chaque serviteur un terme et une durée de vie bien précise. Cette vie passée sur terre est en réalité le moment pour le serviteur d’œuvrer assidument en se rapprochant de son Seigneur avant de Le rencontrer. Allah جل شأنه dit :

{يَا أَيُّهَا الْإِنسَانُ إِنَّكَ كَادِحٌ إِلَىٰ رَبِّكَ كَدْحًا فَمُلَاقِيهِ}

{Ô homme ! Tu œuvres avec labeur et te diriges inexorablement vers ton Seigneur que tu rencontreras bientôt.} [S.84, v.6].

La vie d’ici-bas – du début à sa fin – est éphémère comparée à celle de l’au-delà. Peu importe le temps que le serviteur y passera, il atteindra tôt ou tard son terme. Chaque respiration est une étape de sa vie, si celle-ci s’interrompt elle ne reviendra plus. Et la réalité d’avoir une vie plus longue est que celle-ci diminue et se rapproche inévitablement de la mort.

La majorité des créatures sont insouciantes vis-à-vis de la sagesse pour laquelle elles ont été créées. Voilà pourquoi cette vie d’ici-bas les trompe par sa beauté et les tentations qui s’y trouvent. Allah عز وجل dit :

{أَلْهَاكُمُ التَّكَاثُرُ حَتَّىٰ زُرْتُمُ الْمَقَابِرَ}

{La course aux richesses vous distrait, jusqu’au jour, inéluctable, où vous serez enterrés.} [S.102, v.1 – 2].

Allah jura dans Son Livre par le temps ; Il jura aussi par des moments et des étapes de celui-ci afin que les serviteurs se rappellent des nombreux changements présents dans cette vie, et de la rapidité avec laquelle elle disparaît. Il jura ainsi par la nuit et le jour, le soleil et la lune, le jour levant, l’aube et l’après-midi. Il incita les serviteurs à considérer les mouvements du soleil et de la lune qui permettent de déterminer l’évolution du temps et des périodes. Allah سبحانه dit :

{وَالْقَمَرَ قَدَّرْنَاهُ مَنَازِلَ حَتَّىٰ عَادَ كَالْعُرْجُونِ الْقَدِيمِ لَا الشَّمْسُ يَنبَغِي لَهَا أَن تُدْرِكَ الْقَمَرَ وَلَا اللَّيْلُ سَابِقُ النَّهَارِ وَكُلٌّ فِي فَلَكٍ يَسْبَحُونَ}

{Quant à la lune, Nous lui avons assigné des mansions, jusqu’à devenir semblable à la tige desséchée et courbée de la branche d’un palmier. Le soleil ne saurait rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour. Chaque astre suivant une orbite bien déterminée.} [S.36, v.39 – 40].

Allah سبحانه informa que seuls les clairvoyants sont ceux qui tirent leçon du changement du temps :

{يُقَلِّبُ اللهُ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ إِنَّ فِي ذَٰلِكَ لَعِبْرَةً لِّأُولِي الْأَبْصَارِ}

{Allah fait alterner le jour et la nuit. Voilà bien une exhortation pour des esprits pleins de clairvoyance.} [S.24, v.44].

Chaque année qui s’écoule et chaque jour qui passe nous remémore que tout début a une fin. Et l’aube de la nouvelle année nous rappelle qu’il est toujours possible d’œuvrer.

Ainsi, la personne sensée est celle qui dénombrera le fruit des œuvres qu’elle a accomplies tout au long de sa vie, de la même manière qu’elle calculerait les profits et les pertes liés à son commerce. La vie est le capital de toute créature ; et le meilleur équipement que l’on puisse avoir durant celle-ci est une bonne santé et une force saine, mais la plupart des gens ne les considèrent pas comme il se doit. Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a deux bienfaits au sujet desquels la plupart des gens sont trompés et qu’ils ne considèrent pas à leur juste valeur, la santé et le temps libre. » (Rapporté par Al-Boukhârî).

Le réel profit dans cette vie mondaine s’obtient par des œuvres pieuses et le fait d’être constamment préparé à la mort. Or, le fils d’Adam espère une vie éternelle ; il accorde une importance démesurée à cette vie éphémère et aux biens qui s’y trouvent. Tous les bienfaits dont il jouit l’empêchent de se rappeler l’imminence de la mort. Le Prophète ﷺ a dit : « Le fils d’Adam vieillit hormis deux choses en lui : l’attachement qu’il porte aux biens et à la vie. » (Consensus d’Al-Boukhârî et Mouslim).

Il convient à celui qui connait la réalité de cette vie et la vitesse avec laquelle elle défile, de choisir le plus utile et le plus complet de toute chose. Il ne doit passer son temps que dans ce qui lui apporte le plus de bénéfices, en choisissant les actes méritoires les plus nobles et les œuvres les plus pieuses.

Que celui qui n’est pas assidu dans l’obéissance [d’Allah] s’éloigne des péchés ; sachant que celui qui ne multiplie pas les actes de bienfaisance tendra vers le bas, et que celui qui n’avance pas par de bonnes œuvres régressera par des mauvaises. Allah سبحانه dit :

{لِمَن شَاءَ مِنكُمْ أَن يَتَقَدَّمَ أَوْ يَتَأَخَّرَ}

{Pour ceux d’entre vous décidés à se rapprocher ou s’éloigner.} [S.74, v.37].

La faiblesse après la force est une chose inévitable, tout comme l’est la vieillesse après la jeunesse. Quant à la maladie après la bonne santé, c’est une voie qu’il est impossible de fuir. Allah le Très Haut dit :

{اللهُ الَّذِى خَلَقَكُم مِّن ضَعْفٍ ثُمَّ جَعَلَ مِن بَعْدِ ضَعْفٍ قُوَّةً ثُمَّ جَعَلَ مِن بَعْدِ قُوَّةٍ ضَعْفًا وَشَيْبَةً}

{Allah est Celui qui vous a créés faibles ; puis après la faiblesse, Il vous donne la force ; puis après la force, Il vous réduit à la faiblesse et à la vieillesse.} [S.30, v.54].

La vie d’ici-bas est à l’exemple d’une plantation après une pluie abondante, dont la verdure et la beauté enchantent ses propriétaires, mais qui ne tarde pas à sécher et s’effriter. Allah سبحانه dit :

{اعْلَمُوا أَنَّمَا الْحَيَاةُ الدُّنْيَا لَعِبٌ وَلَهْوٌ وَزِينَةٌ وَتَفَاخُرٌ بَيْنَكُمْ وَتَكَاثُرٌ فِي الْأَمْوَالِ وَالْأَوْلَادِ كَمَثَلِ غَيْثٍ أَعْجَبَ الْكُفَّارَ نَبَاتُهُ ثُمَّ يَهِيجُ فَتَرَاهُ مُصْفَرًّا ثُمَّ يَكُونُ حُطَامًا}

{Sachez que la vie d’ici-bas n’est que jeu, divertissement, vaine parure, lutte de gloire et course effrénée aux richesses et aux enfants. À l’image d’une végétation arrosée par la pluie qui fait un instant l’admiration des cultivateurs, mais qui finit par se dessécher et que l’on voit jaunir et s’effriter.} [S.57, v.20].

Quant à celui qui a atteint un âge avancé au point que sa barbe blanchisse, l’avertissement de l’approche de la mort lui est certes parvenu. Allah le Très Haut a dit :

{أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُم مَّا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَن تَذَكَّرَ وَجَاءَكُمُ النَّذِيرُ}

{Ne vous avons-Nous pas laissés vivre suffisamment longtemps pour réfléchir si vous l’aviez voulu ? Et un avertisseur n’est-il pas venu vous avertir ?} [S.35, v.37].

Al-Boukhârî رحمه الله a dit : « Ici, l’avertisseur signifie le blanchissement des poils. »

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On est tous invité !

As-Salâm ‘Alaykoum wa RahmatouLlah

Le Prophète de l’Islam ﷺ dit :

« Par Celui dont mon âme est entre Les Mains, certes vous entrerez tous au Paradis à l’exception de celui qui s’y refuse et « fuit » d’Allah comme le chameau s’enfuit. »

On lui demanda alors : « Qui peut bien s’y refuser Ô Messager d’Allah ? »

Il répondit : « Celui qui m’obéit entrera au Paradis alors que celui qui me désobéit s’y refuse ! » Ce hadîth est rapporté par Ibn Hibbân qu’il jugea bon.

Mes frères et sœurs,

cette vie comme vous le savez est un examen, une épreuve.

Celui qui la réussit peut aspirer au Paradis, quant à celui qui échoue… Qu’Allah nous préserve de l’échec.

Cet examen, Allah nous a facilité sa réussite et son succès.

Quand tu lis Sa parole, tu n’as pas de doute que ce qu’Il souhaite pour Ses serviteurs c’est la félicité et le bonheur.

Observe par exemple Sa parole : {Et Allah vous invite au Paradis et à Sa miséricorde.} [S.2 v.221]

Les manifestations de cette miséricorde d’Allah sont nombreuses que ce soit à travers Son décret, Sa Législation, etc.

Nous allons, durant ces quelques instants, nous pencher sur une des plus magnifiques manifestations de cette clémence et de cette bonté, elle est celle du mois de Ramadan.

Mon frère, ma sœur,

si tu veux avoir une idée juste de Qui est ton Seigneur, de quel est Son plan et Son souhait pour Ses serviteurs, alors médite sur le mois de Ramadan.

Un mois, celui qui le jeûne avec foi et sincérité entre au Paradis.

Un mois, celui qui le prie avec foi et sincérité entre au Paradis.

Mais pour nous faciliter Allah a décrété l’enchainement des diables durant ce mois.

Les portes du Paradis s’ouvrent et celles de l’Enfer se ferment.

Durant ce mois, une nuit meilleure que mille mois, dix jours durant lesquels les récompenses sont multipliées.

Tu ne peux pas jeûner ce mois ? Alors tu peux le rattraper. Impossible ?  Pas d’inquiétude, tu peux expier les jours non jeûnés. Et si tu ne peux prier debout, alors prie assis. Impossible ? Pas d’inquiétude, tu peux prier allongé.

Allah n’exclut personne de ces mérites, « à l’exception de celui qui s’y refuse et fuit de Lui comme fuit le chameau. »

Comment donc douter de Son immense clémence et de Son incomparable bonté ?

Allah dit : {Et Allah vous invite au Paradis et à Sa miséricorde.} [S.2 v.221]

Chers frères et sœurs, efforçons-nous d’honorer cette invitation du plus Généreux des généreux, une invitation à laquelle tout le monde est invité et dont personne n’est exclu.

Source : Le Coeur des Croyants et la chaîne Telegram : https://t.me/mahabatoun

Les obstacles

Il incombe à l’individu de prendre garde aux obstacles qui obstruent son cheminement vers Allah عز وجل et Son agrément. Ces obstacles sont aux nombres de trois : Le polythéisme, l’innovation religieuse et les pêchés sous toutes leurs formes.

Le traitement du polythéisme est la sincérité dans l’unification d’Allah عز وجل et de ne vouer l’adoration qu’à Lui seul. Celui de l’innovation religieuse est de s’attacher à la tradition prophétique (As-Sounnah) et de suivre la guidée du Prophète صلى الله عليه وسلم. Quant aux pêchés, il faut s’en écarter et s’en repentir sincèrement lorsque l’on en commet un.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr – حفظه الله –

العوائق

الواجب الحذر من العوائق التي تعوق المرء في سيره إلى الله وبلوغ رضوانه، وهي ثلاثة: الأول الشرك بالله، والثاني البدعة في دين الله، والثالث المعاصي بأنواعها ؛ أما عائق الشرك فالسلامة منه تتم بإخلاص التوحيد لله وإفراده جلّ وعلا بالعبادة . وأما عائق البدعة فالسلامة منه تكون بلزوم السنة والاقتداء بهدي النبي صلوات الله وسلامه عليه . وأما عائق المعصية فبمجانبتها وبالتوبة النصوح عند الوقوع في شيء منها.

Source : al-badr.net (traduit pas le site Le Cœur des Croyants.)

Le report du repentir

Aussi, lorsque le croyant commet un péché, il doit être déterminé à se repentir. Mais comme il a la promesse que le repentir répare ce qu’il a commis, et que généralement les grandes espérances domine la nature humaine, il ne cesse de retarder le repentir; et en espérant le repentir, il s’adonne au péché. Aussi, il espère qu’Allah lui pardonnera.

Le remède à ces causes consiste à ce qu’il réfléchisse en lui-même et constate que tout ce qui arrive est proche, et ne pas se penser à l’abri de l’offensive soudaine de la mort. On remédie au fait de retarder le repentir en réfléchissant au fait que la majorité des cris des hôtes de l’enfer sont dus à ce report du repentir, car celui qui agit ainsi se fonde sur ce qui ne lui appartient pas, à savoir la pérennité, car il peut ne pas perdurer, et même s’il perdure, il ne pourra peut-être pas cesser demain, comme il en a le pouvoir aujourd’hui. Et s’il est incapable de le faire sur le moment, n’est-ce pas en raison de la domination du désir qui ne le quittera pas demain?

Plus encore, il se renforce par l’accoutumance, et c’est ainsi qu’ont péri ceux qui reportaient le repentir, car ils imaginent une distinction avec ceux qui se conforment à l’ordre. Celui qui retarde le repentir est semblable à un homme qui a besoin de déraciner un arbre, mais constate qu’il est solide et ne peut être déraciné que par un effort intense et dit : « Je vais retarder cela d’un an et je viendrai le couper. » Il ne sait pas que plus l’arbre vit, plus son enracinement grandit, que plus lui vieillit, plus sa force faiblit? On peut s’étonner de son impuissance à le déraciner alors qu’il est fort et l’arbre encore faible; comment peut-il s’attendre à réussir lorsqu’il sera plus faible et l’arbre, lui, plus fort?

Quant au fait d’attendre le pardon d’Allah, certes, le pardon d’Allah – عز و جل – est possible, mais l’homme doit faire preuve de détermination. Cela est semblable à l’homme qui dépense tous ses biens, laissant sa personne et sa famille dans le besoin, et qui attend d’Allah de découvrir un trésor sous des ruines. Cela est possible, mais cette homme sera pris pour un idiot. Et Allah est plus savant.

Source : « L’esprit de l’âme », éditions Tawbah

Le livre du pèlerinage, ses secrets, ses mérites, et ses règles de bienséance

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Il convient, pour celui qui veut accomplir le pèlerinage, de commencer par se repentir, réparer les injustices, rembourser les dettes, assurer les dépenses de tous ceux qui sont à sa charge jusqu’à son retour, et rendre les dépôts qui lui ont été confiés. Il doit emporter avec lui suffisamment d’argent licite pour son voyage aller et retour, sans avarice, d’une manière qui lui permette d’étendre ses provisions et d’être bienveillant envers les pauvres. Il doit également emporter avec lui de quoi s’entretenir physiquement, comme un siwâk, un peigne, un miroir, et une boîte à Khôl.

Qu’il fasse l’aumône avant son départ. S’il loue un chameau, qu’il montre au chamelier tout ce qu’il veut transporter, que cela soit minime ou important. Un homme dit à Ibn Al-Moubârak : « Peux-tu porter pour moi cette pièce de tissu à untel ? » Il lui répondit : « Pas avant que je ne demande la permission au chamelier. »

Il doit également rechercher un compagnon de voyage pieux, qui aime le bien et aide à le pratiquer, celui qui, s’il oublie lui rappellera, et s’il lui rappelle l’aidera, et si sa poitrine se sert le soutiendra. Que les compagnons de voyage désignent pour émir celui d’entre eux qui a le meilleur comportement et se montre le plus bienveillant envers ses compagnons. Il est nécessaire de désigner un émir car les opinions divergent et les choses ne vont pas d’elles-mêmes. L’émir doit être bienveillant envers ses compagnons, considérer ce qui est leur intérêt, et les protéger.

Le voyageur doit user de belles paroles, offre de la nourriture et faire preuve de nobles caractères, car le voyage fait surgir ce qui est enfoui dans le tréfonds de l’homme. Ainsi celui qui fait preuve d’un bon comportement durant le voyage, qui est source de contrariété, sera de meilleur comportement encore lorsqu’il est résident. L’adage (proverbe) dit : lorsqu’un homme est loué à la fois par ceux qui traitent avec lui dans sa vie de tous les jours, et par ses compagnons de voyage, ne doutez pas de sa rectitude.

Il convient de faire ses adieux à ses compagnons  et à ses frères résidents, solliciter leurs invocations, se mettre en route un jeudi à l’aube, accomplir chez soi deux unités de prières avant de sortir, confier ses proches et ses biens à Allah, et prononcer les invocations et formules de rappel rapportées du Prophète صلى الله عليه و سلم au moment de quitter sa maison, en s’installant sur sa monture et en descendant. Celles-ci sont connues et figurent dans de nombreux ouvrages consacrés aux rites du pèlerinage. De même concernant l’ensemble des rites comme la sacralisation, les circumambulations, le parcours [entre les deux monts], la station à ‘Arafah, et d’autres pratiques du pèlerinage, il faut accompagner cela de ce qui a été rapporté comme invocations, formules de rappel et règles de bienséance. Tout ceci est mentionné dans les ouvrages de fiqh et ailleurs, et c’est là qu’il faut aller les chercher.

Règles de bienséance intérieures et secrets du pèlerinage

Sache qu’on ne parvient à Allah qu’en se dépouillant et en se consacrant exclusivement à Son Service. Les ermites se retiraient dans les montagnes pour rechercher la proximité avec Allah, et le pèlerinage a été institué comme monachisme de cette communauté.

Parmi les règles de bienséance mentionnées est qu’il faut que le pèlerinage soit dénué de tout commerce qui occupe le coeur et le dissipe, afin qu’il se concentre sur l’obéissance à Allah, que le pèlerin soit hirsute, poussiéreux, à l’allure vétuste, et qu’il n’exagère aucune forme de parure.

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« T’inquiète pas, tout ira bien, In Shâ Allah… » [La préface et le livre en pdf]

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Qu’Allah soit loué exclusivement, et que la prière et le salut soient sur le dernier des prophètes. Les bienfaits d’Allah sur Ses serviteurs sont nombreux. Parmi les meilleurs d’entre eux, après ceux de la foi et de la sécurité, on retrouve le bienfait de la santé physique. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à ce sujet : « Quiconque d’entre vous se réveille l’esprit en sécurité, le corps en bonne santé, possédant ses provisions quotidiennes, c’est comme s’il toute la vie d’ici-bas lui avait été rassemblée. » Ainsi, le bonheur d’être en bonne santé est un énorme bienfait qui exige du musulman qu’il soit reconnaissant envers Allah, aussi bien avec son cœur qu’avec sa langue et les autres membres de son corps, ceci en les utilisant dans l’obéissance d’Allah. Parfois, il arrive que des facteurs viennent affecter cette bonne santé et l’affaiblir. Mais ce mal qui atteint le musulman ou la musulmane n’est qu’une épreuve venant d’Allah, un moyen d’expier ses péchés et de l’élever en degrés, à condition que le malade patiente en espérant la récompense d’Allah. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à ce sujet : « Que l’affaire du croyant est réjouissante ! Tout ce qui lui arrive est un bien pour lui, et ceci n’est valable pour personne d’autre que le croyant. Si un bienfait l’atteint, il est reconnaissant et c’est alors un bien pour lui. Et si un malheur l’atteint, il patiente et c’est alors un bien pour lui. »(1) Il existe certaines règles qu’il convient d’appliquer pendant l’état de maladie, de même qu’il existe des règles de bienséance pour la visite du malade. Il existe également des règles qui se rapportent à la maladie elle-même, c’est notamment une cause qui permet de disposer de certaines permissions dans les adorations.

En consultant cet écrit intitulé « T’inquiète pas, tout ira bien, in shâ Allah… », nous avons trouvé qu’il regroupe un ensemble de bonnes manières, de règles religieuses, d’avis juridiques et d’histoires réelles qui concernent le malade – notamment l’aspect moral, les adorations ou la façon de vivre avec la maladie – mais aussi ceux qui souhaitent leur rendre visite puisqu’il détaille les bonnes manières relatives à la visite du malade. Qu’Allah récompense le ٍSheikh ‘Abdulazîz As-Sadhân pour ses efforts et les rende profitables, et qu’Il lui accorde Sa récompense. Et qu’Allah prie, salue et bénisse notre prophète Muhammad ainsi que l’ensemble de ses proches et ses compagnons.

Le Mufti Général du Royaume d’Arabie Saoudite, Directeur du Comité des Grands Savants, Responsable de la Direction des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ’ :  »Abdulazîz Ibn ‘Abdillah Ibn Muhammad Âli Sheikh,

(1) Rapporté par Muslim (n°7425), d’après le hadith de Suhayb

Lien du livre en PDF : 

« T’inquiète pas, tout ira bien, In Shâ Allah… » (lien pdf)

Source : http://www.islamhouse.fr