Mets à profit ton temps avant qu’il ne soit trop tard

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Mets à profit ton temps avant qu’il ne soit trop tard

 Toutes les louanges appartiennent à Allah, nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que notre Prophète Mouhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

Allah fit de cette vie mondaine une demeure d’épreuves et d’examens pour les serviteurs. Ils y traversent différentes étapes en direction de la Demeure éternelle. Cette vie est donc le champ de culture de ceux qui œuvrent et le marché des pieux. Allah dit :

{الَّذِي خَلَقَ الْمَوْتَ وَالْحَيَاةَ لِيَبْلُوَكُمْ أَيُّكُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا}

{Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous mettre à l’épreuve et de voir qui de vous accomplira les œuvres les plus méritoires.} [S.67, v.2].

Celui qui œuvrera le mieux triomphera et méritera la récompense. Tandis que celui qui agira mal et fera preuve de manquements aura alors perdu et mérité le châtiment.

La sagesse pour laquelle Allah créa les djinns et les hommes est qu’ils L’adorent Seul, et personne d’autre. D’ailleurs, Allah les a aidés à atteindre cet objectif en leur montrant de nombreux signes présents en eux-mêmes et tout autour d’eux, en leur envoyant des Messagers et en leur révélant des Livres. La preuve leur fut ainsi exposée et clarifiée. Allah détermina pour chaque serviteur un terme et une durée de vie bien précise. Cette vie passée sur terre est en réalité le moment pour le serviteur d’œuvrer assidument en se rapprochant de son Seigneur avant de Le rencontrer. Allah جل شأنه dit :

{يَا أَيُّهَا الْإِنسَانُ إِنَّكَ كَادِحٌ إِلَىٰ رَبِّكَ كَدْحًا فَمُلَاقِيهِ}

{Ô homme ! Tu œuvres avec labeur et te diriges inexorablement vers ton Seigneur que tu rencontreras bientôt.} [S.84, v.6].

La vie d’ici-bas – du début à sa fin – est éphémère comparée à celle de l’au-delà. Peu importe le temps que le serviteur y passera, il atteindra tôt ou tard son terme. Chaque respiration est une étape de sa vie, si celle-ci s’interrompt elle ne reviendra plus. Et la réalité d’avoir une vie plus longue est que celle-ci diminue et se rapproche inévitablement de la mort.

La majorité des créatures sont insouciantes vis-à-vis de la sagesse pour laquelle elles ont été créées. Voilà pourquoi cette vie d’ici-bas les trompe par sa beauté et les tentations qui s’y trouvent. Allah عز وجل dit :

{أَلْهَاكُمُ التَّكَاثُرُ حَتَّىٰ زُرْتُمُ الْمَقَابِرَ}

{La course aux richesses vous distrait, jusqu’au jour, inéluctable, où vous serez enterrés.} [S.102, v.1 – 2].

Allah jura dans Son Livre par le temps ; Il jura aussi par des moments et des étapes de celui-ci afin que les serviteurs se rappellent des nombreux changements présents dans cette vie, et de la rapidité avec laquelle elle disparaît. Il jura ainsi par la nuit et le jour, le soleil et la lune, le jour levant, l’aube et l’après-midi. Il incita les serviteurs à considérer les mouvements du soleil et de la lune qui permettent de déterminer l’évolution du temps et des périodes. Allah سبحانه dit :

{وَالْقَمَرَ قَدَّرْنَاهُ مَنَازِلَ حَتَّىٰ عَادَ كَالْعُرْجُونِ الْقَدِيمِ لَا الشَّمْسُ يَنبَغِي لَهَا أَن تُدْرِكَ الْقَمَرَ وَلَا اللَّيْلُ سَابِقُ النَّهَارِ وَكُلٌّ فِي فَلَكٍ يَسْبَحُونَ}

{Quant à la lune, Nous lui avons assigné des mansions, jusqu’à devenir semblable à la tige desséchée et courbée de la branche d’un palmier. Le soleil ne saurait rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour. Chaque astre suivant une orbite bien déterminée.} [S.36, v.39 – 40].

Allah سبحانه informa que seuls les clairvoyants sont ceux qui tirent leçon du changement du temps :

{يُقَلِّبُ اللهُ اللَّيْلَ وَالنَّهَارَ إِنَّ فِي ذَٰلِكَ لَعِبْرَةً لِّأُولِي الْأَبْصَارِ}

{Allah fait alterner le jour et la nuit. Voilà bien une exhortation pour des esprits pleins de clairvoyance.} [S.24, v.44].

Chaque année qui s’écoule et chaque jour qui passe nous remémore que tout début a une fin. Et l’aube de la nouvelle année nous rappelle qu’il est toujours possible d’œuvrer.

Ainsi, la personne sensée est celle qui dénombrera le fruit des œuvres qu’elle a accomplies tout au long de sa vie, de la même manière qu’elle calculerait les profits et les pertes liés à son commerce. La vie est le capital de toute créature ; et le meilleur équipement que l’on puisse avoir durant celle-ci est une bonne santé et une force saine, mais la plupart des gens ne les considèrent pas comme il se doit. Le Prophète ﷺ a dit : « Il y a deux bienfaits au sujet desquels la plupart des gens sont trompés et qu’ils ne considèrent pas à leur juste valeur, la santé et le temps libre. » (Rapporté par Al-Boukhârî).

Le réel profit dans cette vie mondaine s’obtient par des œuvres pieuses et le fait d’être constamment préparé à la mort. Or, le fils d’Adam espère une vie éternelle ; il accorde une importance démesurée à cette vie éphémère et aux biens qui s’y trouvent. Tous les bienfaits dont il jouit l’empêchent de se rappeler l’imminence de la mort. Le Prophète ﷺ a dit : « Le fils d’Adam vieillit hormis deux choses en lui : l’attachement qu’il porte aux biens et à la vie. » (Consensus d’Al-Boukhârî et Mouslim).

Il convient à celui qui connait la réalité de cette vie et la vitesse avec laquelle elle défile, de choisir le plus utile et le plus complet de toute chose. Il ne doit passer son temps que dans ce qui lui apporte le plus de bénéfices, en choisissant les actes méritoires les plus nobles et les œuvres les plus pieuses.

Que celui qui n’est pas assidu dans l’obéissance [d’Allah] s’éloigne des péchés ; sachant que celui qui ne multiplie pas les actes de bienfaisance tendra vers le bas, et que celui qui n’avance pas par de bonnes œuvres régressera par des mauvaises. Allah سبحانه dit :

{لِمَن شَاءَ مِنكُمْ أَن يَتَقَدَّمَ أَوْ يَتَأَخَّرَ}

{Pour ceux d’entre vous décidés à se rapprocher ou s’éloigner.} [S.74, v.37].

La faiblesse après la force est une chose inévitable, tout comme l’est la vieillesse après la jeunesse. Quant à la maladie après la bonne santé, c’est une voie qu’il est impossible de fuir. Allah le Très Haut dit :

{اللهُ الَّذِى خَلَقَكُم مِّن ضَعْفٍ ثُمَّ جَعَلَ مِن بَعْدِ ضَعْفٍ قُوَّةً ثُمَّ جَعَلَ مِن بَعْدِ قُوَّةٍ ضَعْفًا وَشَيْبَةً}

{Allah est Celui qui vous a créés faibles ; puis après la faiblesse, Il vous donne la force ; puis après la force, Il vous réduit à la faiblesse et à la vieillesse.} [S.30, v.54].

La vie d’ici-bas est à l’exemple d’une plantation après une pluie abondante, dont la verdure et la beauté enchantent ses propriétaires, mais qui ne tarde pas à sécher et s’effriter. Allah سبحانه dit :

{اعْلَمُوا أَنَّمَا الْحَيَاةُ الدُّنْيَا لَعِبٌ وَلَهْوٌ وَزِينَةٌ وَتَفَاخُرٌ بَيْنَكُمْ وَتَكَاثُرٌ فِي الْأَمْوَالِ وَالْأَوْلَادِ كَمَثَلِ غَيْثٍ أَعْجَبَ الْكُفَّارَ نَبَاتُهُ ثُمَّ يَهِيجُ فَتَرَاهُ مُصْفَرًّا ثُمَّ يَكُونُ حُطَامًا}

{Sachez que la vie d’ici-bas n’est que jeu, divertissement, vaine parure, lutte de gloire et course effrénée aux richesses et aux enfants. À l’image d’une végétation arrosée par la pluie qui fait un instant l’admiration des cultivateurs, mais qui finit par se dessécher et que l’on voit jaunir et s’effriter.} [S.57, v.20].

Quant à celui qui a atteint un âge avancé au point que sa barbe blanchisse, l’avertissement de l’approche de la mort lui est certes parvenu. Allah le Très Haut a dit :

{أَوَلَمْ نُعَمِّرْكُم مَّا يَتَذَكَّرُ فِيهِ مَن تَذَكَّرَ وَجَاءَكُمُ النَّذِيرُ}

{Ne vous avons-Nous pas laissés vivre suffisamment longtemps pour réfléchir si vous l’aviez voulu ? Et un avertisseur n’est-il pas venu vous avertir ?} [S.35, v.37].

Al-Boukhârî رحمه الله a dit : « Ici, l’avertisseur signifie le blanchissement des poils. »

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La certitude de l’existence d’Allah

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La certitude de l’existence d’Allah

Toutes les louanges appartiennent à Allah, nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon.

Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions.

Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider.

J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, L’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Mouhammad est le serviteur d’Allah et Son messager.

Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

La science qui nous permet de connaître Allah possède un immense rang. Le plus haut degré de la foi est d’acquérir la certitude [dans sa foi en] Allah, Son Messager et Sa religion. Cela s’opère à travers une connaissance ancrée dans le cœur afin qu’aucune ambiguïté ne l’affaiblisse, et qu’aucun trouble ne le frappe. La certitude vis-à-vis de la foi est semblable à l’âme vis-à-vis du corps. Ibn Mas’oûd (qu’Allah l’agrée) a dit : « La certitude englobe toute la foi. »

La première certitude [à avoir] est celle concernant la foi au Seigneur, et c’est ce que les Messagers dirent à leur peuple respectif :

{أَفِي اللهِ شَكٌّ فَاطِرِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ}

{Peut-on réellement douter d’Allah, le Créateur des cieux et de la terre ?} [S.14, v.10]

C’est-à-dire que vous savez et attestez qu’il n’y a aucun doute concernant l’existence et l’unicité d’Allah.

Ceux qui ont acquis la certitude sont ceux qui possèdent les plus hauts rangs. Lorsqu’Allah voulut augmenter la foi, déjà bien forte, de Son ami intime Ibrâhîm (sur lui la paix), Il lui fit voir le royaume des cieux et de la terre afin qu’il atteigne ce rang élevé. Allah جل شأنه a dit :

{وَكَذَلِكَ نُرِي إِبْرَاهِيمَ مَلَكُوتَ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ وَلِيَكُونَ مِنْ الْمُوقِنِينَ}

{C’est ainsi que Nous avons montré à Ibrâhîm le royaume des cieux et de la terre afin qu’il soit de ceux qui croient avec certitude.} [S.6, v.75].

Ibn Kathîr (qu’Allah lui fasse miséricorde) dit en commentaire : « Afin qu’à travers leur création, nous lui montrions les preuves de l’unicité d’Allah dans Son royaume, Sa création, que nulle divinité n’est digne d’adoration en dehors de Lui et qu’il n’y a nul autre seigneur que Lui. »

L’adoration, aussi minime soit-elle, fait partie de la certitude, elle élève le serviteur en degré. Bakr Ibn ‘Abdi-Llah Al-Mouzanî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Aboû Bakr n’a pas devancé tous les Compagnons par de nombreuses prières ou de nombreux jeûnes, mais par une chose présente et ancrée dans son cœur. »

Allah spécifia les gens dotés de certitude sur l’ensemble des habitants de ce monde à travers la guidée et la réussite. Allah le Très Haut a dit :

{وَالَّذِينَ يُؤْمِنُونَ بِمَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ وَمَا أُنْزِلَ مِنْ قَبْلِكَ وَبِالْآخِرَةِ هُمْ يُوقِنُونَ * أُولَئِكَ عَلَى هُدىً مِنْ رَبِّهِمْ وَأُولَئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ}

{Ceux qui croient en ce qui t’a été révélé et ce qui fut révélé avant toi, et qui croient fermement en l’Au-delà. Ceux-là sont sur une guidée de leur Seigneur, et ce sont eux qui réussissent.} [S.2, v.4 – 5].

Ce sont eux qui tirent profit des signes et des preuves, Allah جل وعلا a dit :

{وَفِي الْأَرْضِ آيَاتٌ لِلْمُوقِنِينَ}

{Il est sur terre bien des signes pour ceux qui croient avec certitude.} [S.51, v.20].

Celui dont la certitude aura pénétré le cœur, les adorations qui lui sont liées et qu’Allah aime se réaliseront de la façon la plus complète, comme la peur, l’espoir, la confiance en Allah, etc. Ibn Al-Qayyim (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « La foi est le cœur de l’Islam et sa fondation, et la certitude est le cœur de la foi et sa fondation. »

Allah prédisposa les serviteurs sur la connaissance innée [qu’ils ont] d’Allah et la reconnaissance de Son existence. Reconnaître Sa seigneurie implique de reconnaître Sa divinité. Chaque créature ressent en lui la nécessité de L’unifier, d’attester de Son existence et de L’adorer. Allah dit :

{فَأَقِمْ وَجْهَكَ لِلدِّينِ حَنِيفاً فِطْرَتَ اللهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا لَا تَبْدِيلَ لِخَلْقِ اللهِ ذَلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ}

{Tourne-toi donc, en monothéiste pur et sincère, vers la vraie religion, la saine nature à laquelle Allah a prédisposé les hommes. Pas de changement à la création d’Allah. Telle est la religion de droiture.} [S.30, v.30].

Allah incita à observer les signes qui prouve Son existence :

{قُلِ انظُرُواْ مَاذَا فِي السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ}

{Dis : « Méditez les signes qui se trouvent dans les cieux et sur la terre. »} [S.10, v.101].

Les manières de connaître Allah, de trouver les preuves de Son existence et que Lui seul mérite l’adoration sont innombrables. Il y a dans toute chose une preuve manifeste de Son existence, tout ce que contient cet univers L’indique. Allah le Très Haut a dit :

{يُفَصِّلُ الْآيَاتِ لَعَلَّكُمْ بِلِقَاءِ رَبِّكُمْ تُوقِنُونَ}

{Il expose clairement les signes afin que vous croyiez avec certitude en la rencontre de votre Seigneur.} [S.13, v.2].

L’une des plus grandes preuves de Son existence est Sa création. En effet, Allah a tout crée dans cet univers, et toutes les raisons et les saines natures reconnaissent qu’une créature ne peut se créer elle-même, que rien n’existe sans qu’on ne la fasse exister, et que les actes sont le résultat des causes accomplies :

{أَمْ خُلِقُوا مِنْ غَيْرِ شَيْءٍ أَمْ هُمُ الْخَالِقُونَ * أَمْ خَلَقُوا السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ بَلْ لَا يُوقِنُونَ}

{Ont-ils été créés de rien ou sont-ils leurs propres créateurs ? Ont-ils créé les cieux et la terre ? Ils n’ont plutôt aucune certitude.} [S.52, v.35 – 36].

La petite taille du moustique et la vaste étendue des cieux démontrent tous deux Sa grandeur :

{إِنَّ اللهَ لَا يَسْتَحْيِي أَنْ يَضْرِبَ مَثَلاً مَا بَعُوضَةً فَمَا فَوْقَهَا}

{Allah ne se gêne pas de proposer en parabole un moustique ou quelque chose de plus insignifiant.} [S.2, v.26].

Ses innombrables créatures sont des signes évidents qui prouvent Son existence et la perfection de Ses Attributs et Ses actes.

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L’histoire des gens de la fosse (Al-Oukhdoûd)

Il y a longtemps, un roi tyrannique régnait sur un village et avait assujetti les gens à sa propre personne. Il avait aussi à ses côté un sorcier très âgé.
Ce-dernier dit au roi : « Je suis devenu très âgé, envoie-moi un enfant que je lui enseigne la sorcellerie. »
Il lui envoya donc un enfant pour qu’il lui enseigne. Cependant, Allah voulut pour cet enfant un bien meilleur. Lorsqu’il se rendit chez le sorcier, il y avait sur son chemin un moine qui adorait Allah. L’enfant s’assit auprès de lui, l’écouta et fut séduit par ses paroles.
Un jour, en chemin, l’enfant tomba nez-à-nez avec une énorme bête qui empêchait les gens de passer.
L’enfant dit alors : « C’est aujourd’hui que je vais savoir qui est le meilleur : le sorcier ou bien le moine ? »
Il saisit une pierre et invoqua : « Ô Allah ! Si Tu sais que l’affaire du moine T’es préférable à celle du sorcier, alors Tue cette bête afin que les gens puissent passer. »
Il la lança, tua la bête et les gens purent continuer leur route.
Il se rendit auprès du moine et l’informa de ce qu’il s’est passé.
Le moine lui répondit : « Ô mon fils ! Tu es dorénavant meilleur que moi, mais tu seras très certainement éprouvé. Si tel est le cas, alors ne les mène pas à moi. »

Et parmi les prodiges de cet enfant le fait qu’il guérissait l’aveugle-né et le lépreux, et qu’il soignait les gens de toutes sortes de maladies. Un des courtisans du roi, aveugle, entendit parler de lui. Il se rendit auprès de lui avec de nombreux présents et lui dit : « Tu auras tout ceci si tu me guéris ! »
L’enfant lui répondit : « Moi, je ne guéris personne, mais c’est Allah qui guérit ! Ainsi, si tu crois en Lui, je L’invoquerai et Il te guérira. »
L’aveugle crut en Allah et Allah le guérit. Lorsqu’il retourna à la cour, le roi lui demanda : « Qui t’a rendu la vue ? »
– « Mon Seigneur. »
– « Et as-tu un Seigneur autre que moi ? »
– « Mon Seigneur est ton Seigneur, Allah ! »
C’est alors qu’il l’arrêta et le châtia jusqu’à ce qu’il lui indique l’emplacement de cet enfant.
Puis on fit venir l’enfant, le roi lui demanda : « Ô mon fils ! Ta sorcellerie a atteint un tel degré que tu guéris l’aveugle-né et le lépreux, et à faire telle et telle chose. »
– « Moi, je ne guéris personne, mais c’est Allah qui guérit ! »
Le roi l’arrêta et le châtia jusqu’à ce qu’il lui indique l’emplacement du moine.
On fit venir le moine et lui ordonna : « Renie ta religion ! » mais il s’y refusa.
Le roi fit venir une scie que l’on plaça sur la raie des cheveux du moine et on lui coupa la tête en deux.
Puis on fit venir le courtisan du roi et lui ordonna : « Renie ta religion ! » mais il s’y refusa.
Le roi fit placer la scie sur la raie des cheveux de sa tête et lui coupa la tête en deux.
Puis on fit venir l’enfant et lui dit : « Renie ta religion ! » mais il s’y refusa.
Le roi dit alors à ses gardes : « Emmenez-le au sommet de la montagne ! S’il renie sa religion [laissez-le partir], sinon jetez-le ! »
L’enfant invoqua : « Ô Allah ! Épargne-moi d’eux comme Tu le veux. »
La montagne se mit à trembler et les gardes finirent par tomber.
L’enfant retourna auprès du roi. Ce dernier ordonna à ses gardes : « Emmenez-le en pleine mer ! S’il renie sa religion [laissez-le partir], sinon jetez-le à la mer ! »
L’enfant invoqua : « Ô Allah ! Épargne-moi d’eux comme Tu le veux. »
Le bateau se retourna et les gardes périrent noyés.
L’enfant retourna auprès du roi et lui dit : « Tu ne pourras me tuer que lorsque tu feras ce que je t’ordonne. »
– « Et que dois-je faire ? »
– « Réunis les gens à un seul endroit. Attache-moi à un tronc et saisis-toi d’une flèche de ton carcan que tu tires sur moi en disant : « Au Nom d’Allah, le Seigneur de l’enfant. » Si tu fais cela, alors tu me tueras. »
Le roi tira la flèche en disant : « Au Nom d’Allah, le Seigneur de l’enfant » et l’enfant mourut.
Les gens s’exclamèrent : « Nous croyons au Seigneur de l’enfant ! »
On vint dire au roi : « Par Allah ! Ce que tu craignais est arrivé, les gens ont cru. »
Le roi donna l’ordre de creuser des fosses à l’entrée de chaque route et d’y attiser un feu, puis il s’écria : « Celui qui ne délaisse pas sa religion, jetez-le dans le feu ! » Ils s’exécutèrent jusqu’à ce qu’une femme parmi les croyants avec son enfant en bas âge s’immobilisa, effrayée de tomber dans le feu. Son enfant lui dit alors : « Ô ma mère ! Endure, car tu es sur la vérité. »

Ceux là sont les gens de la fosse dont Allah nous conta l’histoire dans la sourate Les Constellations. Le Très Haut a dit : {Maudit soient les gens de la fosse de feu au combustible [immense], autour duquel ils s’asseyaient pour y assister au supplice qu’ils infligeaient aux croyants ! Ils ne leur reprochaient que d’avoir cru en Allah, le Tout-Puissant, le Digne de Louange, auquel appartient seul la royauté des cieux et de la terre. Allah est témoin de toute chose.} [S.85, v.4 à 9]

L’histoire a été rapportée par Mouslim dans son authentique (n°3005)

Traduit par le Cœur des Croyants

La grandeur d’Allah – Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr

Le chaykh dit : « Parmi les choses qui montrent la grandeur d’Allah, le fait que l’ensemble des cieux et de la terre sont semblables à une graine de moutarde que Le Tout Miséricordieux tient dans Sa Main. » Ces termes sont ceux d’Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما qu’Ibn Jarîr At-Tabarî a rapportés.

Allah dit : {Ils n’ont pas estimé la grandeur d’Allah à sa juste valeur. Et au Jour de la Résurrection, Il fera de la terre entière une poignée, et les cieux seront pliés dans Sa [main] droite.} [S.39, v.67]

Si la personne désire méditer et mieux comprendre la grandeur d’Allah, Sa splendeur et que rien n’est plus grand que Lui, alors qu’elle observe cet univers.

Si quelqu’un se tenait face à une immense montagne dont l’allure imposante le fascine et qu’il commençait à regarder les extrémités de cette énorme masse, puis qu’il la comparait à l’arbre à côté duquel il se trouve, l’arbre lui semblera alors insignifiant et cette montagne lui paraitra être la chose la plus grande qui soit.

Mais s’il comparait cette montagne à la terre toute entière, il constatera que cette montagne est minuscule, bien que peu de temps avant il la voyait comme étant la plus grande chose qui soit.

Et s’il comparait la terre aux cieux qui l’entourent de toute part, elle lui paraîtra alors toute petite.

Mais maintenant, s’il devait comparer les cieux et la terre tous ensembles au Repose-pied (Al-Koursî), au sujet duquel Allah dit dans le plus important verset du Coran : {Son Repose-pied (Koursî) déborde les cieux et la terre.} [S.2, v.255]

Et dans le hadîth d’Aboû Dharr présent dans le Mousnad, le Prophète ﷺ a dit : « [La grandeur] des sept cieux et des sept terres comparée à la grandeur du Repose-pied est semblable à celle d’un anneau de fer lancé en plein désert. »

Prends un petit morceau de fer que tu lances dans le désert puis compare-le à l’étendue de ce désert. Que représentera-t-il ?

Voici ce que sont les cieux et la terre comparés au Repose-pied, tel un petit anneau de fer lancé en plein désert. Que représente ce bout de fer ?

Puis il ajouta ﷺ : « Quant à la grandeur du Repose-pied en comparaison du Trône (Al-‘Arch), il en est de même. » C.à.d. que la grandeur du Repose-pied qui déborde les cieux et la terre, comparée à celle du Trône, est comme un anneau de fer lancé en plein désert.

Revenons maintenant à la montagne, que représente-t-elle ? C’est pourquoi Allah dit concernant l’orgueilleux : {Tu ne sauras jamais fendre la terre, ni t’élever à la hauteur des montagnes !} [S.17, v.37]

La grandeur de ces montagnes que tente désespérément d’atteindre l’orgueilleux sans jamais y parvenir, et c’est la raison pour laquelle il s’enorgueillit, [que sera-t-il] face à l’immensité de ces créations grandioses ?

Une fois que tu auras médité sur la grandeur du Trône, tu auras alors atteint ce qui te prouve la grandeur d’Allah et que rien n’est plus grandiose et plus immense que Lui.

Les savants dirent à ce propos : « Se rappeler la grandeur du Trône et de son étendue évoquées dans le verset du Trône : {Son Repose-pied (Koursî) déborde les cieux et la terre} permet d’affirmer la grandeur d’Allah qui est citée en fin de verset : {Et Il est le Très Haut, le Très Grand.} »

Le Très Grand (Al-‘Adhîm) et l’Immense (Al-Kabîr) sont deux noms qui indiquent la grandeur du Seigneur, de Sa splendeur et que rien n’est plus grand que Lui.

Ces deux noms sont aussi une preuve sur l’obligation de L’unifier, de s’humilier devant Lui et de faire preuve de servitude. C’est pourquoi de nombreux versets concernant le Tawhîd sont clos par ces deux noms.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr

Source : Traduit par Le Cœur des Croyants

[Hommage émouvant] : Târiq, l’histoire d’un combat

Voix off :

Une histoire qui a duré 5 ans remplie de lutte et de patience, dont les protagonistes firent preuves de détermination et de volonté.

La grandeur de ce livre, et le rang élevé qu’occupent ceux qui le côtoient dû à cette proximité particulière qu’ils obtiennent en compagnie du Coran, une proximité que nul ne peut acquérir sans détermination et sans ardeur. Ce sont ces principales causes qui furent l’objet de cette surprenante histoire.

C’est loin du vacarme des grandes villes et de la vie turbulente, au sud du Royaume d’Arabie Saoudite, dans la province Sarâh ‘Abîdah, à l’est de la ville d’Abhâ, et plus précisément dans le village Al-Wahhâbah situé à 11 km environ de la province de Sarâh (‘Abîdah) que se déroule notre histoire.

Le Noble Coran est le miracle éternel de l’Islam dont Allah est Garant de sa conservation et de sa préservation en lui apprêtant des gens qui sont à son service.

Ainsi, dans le village Al-Wahhâbah les enfants y mémorisent le Coran. Presque chaque foyer possède un mémorisateur et lecteur accompli du Coran désireux de rechercher la suavité de la parole d’Allah, et par laquelle l’âme endure pour l’écouter, et qu’endurent également les habitants d’Al-Wahhâbah pour pouvoir la mémoriser et la psalmodier nuit et jour.

Târiq Moutlaq Houmoudi Al-Wâdi’î naquit dans ce village paisible. Cependant, il ne naquit pas comme les autres enfants. La volonté d’Allah fût que Târiq voit le jour dans cette vie d’ici-bas en ayant perdu la force de ses deux mains atrophiées avec lesquelles il porte ses livres, ses stylos et qu’il utilise pour jouer.

Quant aux deux jambes censées le porter et l’amener à son école, la volonté d’Allah fût qu’il naisse avec un handicap qui lui fit perdre la splendeur et la beauté de la vie. Il fût atteint d’une distorsion de la colonne vertébrale qui l’empêcha jusqu’à même s’asseoir comme les autres.

Ainsi, ses deux mains et ses deux jambes affaiblis ne lui sont quasiment d’aucune utilité.

Le village et ses alentours n’ont pas été témoins de l’histoire de Târiq, et ses chemins n’ont jamais été foulés par ses pas.

Depuis 5 ans, Târiq a débuté une nouvelle vie.

‘Alî Houssayn Alî Mouhrawî (Directeur des assises cornique à Al-Wahhâbah et ses alentours) :

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01 – Introduction sur l’importance et les mérites de l’invocation

Les louanges sont à Allah, nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon.

Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions.

Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider.

Je témoigne que rien ne mérite d’être adoré excepté Allah, L’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et je témoigne que Mouhammad est Son serviteur et Son messager.

Ceci dit, nous invoquons Allah Le Très Haut par Sa Bienfaisance et Sa Générosité pour qu’Il bénisse nos assises et qu’Il les rende sincères, dans la recherche de Sa généreuse récompense.

Chers frères et sœurs nous débuterons cette émission par la meilleure des paroles, celle de Notre Seigneur Exalté soit-Il, avec un verset qui répand dans les cœurs la sérénité et le sentiment de proximité d’Allah.

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