La voie prophétique dans l’éducation des enfants

Classroom with round colorful cushions on floor and a blackboard on mud walls

La voie prophétique dans l’éducation des enfants[1]

Toutes les louanges appartiennent à Allah. Nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Muhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

Allah a parachevé pour Ses serviteurs d’innombrables bienfaits, apparents et cachés. L’un de ces immenses bienfaits est celui des enfants et des petits-enfants. Allah dit :

{وَجَعَلَ لَكُمْ مِنْ أَزْواجِكُمْ بَنِينَ وَحَفَدَةً}

{[…] et de vos épouses, Il vous donne enfants et petits-enfants.} [An-Nahl, v.72].

Il nous informe que ces enfants et petits-enfants sont un don émanant de Lui, qu’Il octroie à Ses serviteurs. Il dit en effet au sujet d’Abraham عليه السلام:

{وَوَهَبْنَا لَهُ إِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ نَافِلَةً وَكُلّاً جَعْلَنَا صَالِحِينَ}

{Nous lui avons fait don d’Isaac et lui avons également accordé Jacob. Nous avons fait d’eux des hommes vertueux.} [Al-Anbiyâ, v.72].

Concernant Zacharie عليه السلام, Il dit :

{وَوَهَبْنَا لَهُ يَحْيَى}

{Nous lui fîmes don de Jean.} [Al-Anbiyâ, v.90].

Et à propos de David عليه السلام :

{وَوَهَبْنا لِداوُدَ سُلَيْمَانَ}

{À David, Nous avons fait don d’un fils, Salomon.} [Sâd, v.30].

Les enfants sont une heureuse nouvelle annoncée à leurs parents. Allah dit au sujet d’Abraham عليه السلام :

 {فَبَشَّرْنَاهُ بِغُلَامٍ حَلِيمٍ}

{Nous lui fîmes la bonne annonce de la naissance d’un garçon magnanime.} [AsSâffât, v.101].

Allah dit au Prophète Zacharie عليه السلام :

{إِنَّا نُبَشِّرُكَ بِغُلَامٍ اسْمُهُ يَحْيَى}

{Nous t’annonçons l’heureuse nouvelle d’un fils dont le nom sera Jean.} [Maryam, v.7].

Il déclara au sujet de Sarah – que la paix soit sur elle :

{فَبَشَّرْنَاهَا بِإِسْحَاقَ وَمِنْ وَراءِ إِسْحَاقَ يَعْقُوبَ}

{Nous lui fîmes la bonne annonce de la naissance d’Isaac, suivie de celle de Jacob.} [Hûd, v.71].

Les anges dirent également à Marie – que la paix soit sur elle :

{إِنَّ اللَّهَ يُبَشِّرُكِ بِكَلِمَةٍ مِنْهُ اسْمُهُ الْمَسِيحُ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ}

{« Allah te fait la bonne annonce de la naissance d’un fils né d’un verbe émanant de Lui, qui aura pour nom le Messie, Jésus fils de Marie. »} [Âlu ‘Imrân, v.45].

Allah a fait des enfants la parure et la splendeur de ce bas-monde :

{الْمَالُ وَالْبَنُونَ زِينَةُ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا}

{Les richesses et les enfants sont la vaine parure de cette vie.} [Al-Kahf, v.46].

En raison de leur importance, Allah jura par eux :

{وَوَالِدٍ وَمَا وَلَدَ}

{Par le père et sa postérité !} [Al-Balad, v.3].

Les enfants sont un dépôt confié à leurs parents afin qu’ils préservent la religion de leur progéniture, leur inculquent de nobles caractères, leur enseignent les bons comportements et veillent à préserver leur saine nature. Le Prophète ﷺ a dit : « Chacun de vous a des responsabilités sur lesquelles il sera interrogé. » (Consensus d’Al-Bukhârî et Muslim).

Les Prophètes imploraient Allah pour obtenir la droiture de leur descendance, avant même qu’elle n’existe. Abraham عليه السلام invoqua :

{رَبِّ هَبْ لِي مِنَ الصالِحِينَ}

{« Seigneur ! Fais-moi don d’un enfant vertueux. »} [AsSâffât, v.100].

Et Zacharie fit de même :

{رَبِّ هَبْ لِي مِنْ لَدُنْكَ ذُرِّيَّةً طَيِّبَةً}

{« Accorde-moi Seigneur, par un effet de Ta grâce, une descendance vertueuse. »} [Âlu ‘Imrân, v.38].

Parmi les nombreuses faveurs d’Allah figure le fait qu’Il a placé dans le cœur de l’enfant la meilleure aide à leur éducation : une disposition naturelle de l’enfant à croire en Lui. Le Prophète ﷺ a dit : « Chaque nouveau-né naît sur la saine nature. » (Consensus d’Al-Bukhârî et Muslim).

La première étape de leur éducation consiste à ancrer solidement dans leur cœur l’unicité d’Allah, sur laquelle ils ont été créés, et de renforcer leur foi par l’enseignement du Livre d’Allah. Jundub ibn ‘Abdillâh رضي الله عنه a dit : « Nous étions en compagnie du Prophète ﷺ alors que nous approchions de la puberté. Nous commencions par apprendre la foi, puis nous apprenions le Coran, et cela ne faisait que renforcer notre foi. » (Rapporté par Ibn Mâjah). As-Suyûtî رحمه الله a dit : « Enseigner le Coran aux enfants est l’un des fondements de l’islam. Ainsi, ils grandissent sur la saine nature, et les lumières de la sagesse atteignent rapidement leur cœur. » Luqmân exhortait son fils à prendre garde au polythéisme :

{يَا بُنَيَّ لَا تُشْرِكْ بِاللَّهِ إِنَّ الشِّرْكَ لَظُلْمٌ عَظِيمٌ}

{« Mon fils ! Garde-toi d’associer de fausses divinités à Allah, car le polythéisme est une grave injustice. »} [Luqmân, v.13].

Lier et attacher le cœur des enfants à leur Créateur, ainsi que leur apprendre à s’en remettre à Lui, sont à l’origine de leur réussite. Le Prophète ﷺ dit à Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما : « Préserve Allah, Il te préservera. Préserve Allah et tu Le trouveras devant toi. Si tu demandes quelque chose, demande-le à Allah ; et si tu cherches de l’aide, alors cherche-la auprès d’Allah. » (Rapporté par At-Tirmidhî). La prière est le pilier de l’islam ; elle lie les enfants avec Allah. Le Prophète ﷺ a dit : « Ordonner à vos enfants âgés de sept ans de prier. » (Rapporté par Ahmad). Le Prophète ﷺ les incitait à accomplir des adorations recommandées. Alors qu’il n’était encore qu’un enfant, le Prophète ﷺ dit à ‘Abdullâh ibn ‘Umar رضي الله عنهما : « Quel excellent homme serait ‘Abdullâh s’il priait la nuit ! » (Consensus d’Al-Bukhârî et Muslim).

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La meilleure manière d’accueillir le mois de Ramadan

La meilleure manière d’accueillir le mois de Ramadan

Sermon prononcé le vendredi 25 du mois de Cha‘bân, en l’an 1447 de l’hégire, dans la Mosquée Prophétique.

Toutes les louanges appartiennent à Allah. Nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Muhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

L’Islam est une religion forte. Elle est bâtie sur des piliers, renforcée par des obligations et embellie par des recommandations. Les actes qu’Allah aime le plus sont ceux qu’Il a prescrits à Ses serviteurs. Le Très-Haut a dit dans le hadith divin (Qudsî) : « Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par des œuvres qui me sont plus chères que celles que Je lui ai imposées. » (Rapporté par Al-Bukhârî).

Les actes les plus obligatoires et les plus aimés d’Allah sont les cinq piliers de l’Islam. L’un d’eux accompagne le serviteur jour et nuit : il s’agit des deux attestations de foi. Un autre s’accomplit plusieurs fois par jour et par nuit ; un autre une seule fois dans la vie ; d’autres encore se renouvellent chaque année.

Le jeûne du mois de Ramadan est un pilier à observer annuellement. Lorsque la période du Ramadan approchait, le Prophète ﷺ disait : « Le mois béni de Ramadan vous est venu. Allah عز وجل vous a ordonné d’en observer le jeûne. Durant ce mois, les portes des cieux sont ouvertes, celles de la Géhenne sont fermées et les démons rebelles sont enchaînés. Dans ce mois, il y a une nuit meilleure que mille mois ; celui qui en est privé aura été privé de tout bien. » (Rapporté par An-Nasâ’î).

Allah a spécifié le jeûne en le rattachant à Sa sainte essence et en Se réservant sa rétribution. Et si c’est le Généreux qui Se charge de le rétribuer, alors n’essaie pas d’en mesurer la valeur. Le Prophète ﷺ a dit : « Allah – exalté-soit-Il – a dit : “Toute œuvre [pieuse] du fils d’Adam lui revient sauf le jeûne car il M’appartient, et c’est Moi qui le rétribue.” » (Consensus d’Al-Bukhârî et Muslim).

Ibn Hajar رحمه الله a dit : « Les savants sont unanimes pour dire que le jeûne, dans ce contexte, désigne celui dont le jeûne a été préservé des péchés commis par les actes et les paroles. »

Le mois de Ramadan est un invité d’honneur, une saison précieuse. On l’accueille par des annonces réjouissantes, de la joie et de l’allégresse. Allah سُبْحَانَهُ dit :

قُلْ بِفَضْلِ اللَّهِ وَبِرَحْمَتِهِ فَبِذَلِكَ فَلْيَفْرَحُوا هُوَ خَيْرٌ مِّمَّا يَجْمَعُونَ

{Dis : « Qu’ils se réjouissent donc de la grâce et de la miséricorde d’Allah, don bien plus précieux que toutes les richesses qu’ils pourraient amasser. »} [Yûnus, v.58].

L’une des meilleures manières d’accueillir le Ramadan est de faire preuve de bienfaisance avant son arrivée. En effet, un début bienfaisant annonce la bienfaisance de ce qui suivra. D’autant plus que le mois de Ramadan est un mois de récolte. Le Prophète ﷺ se préparait pour Ramadan dès le mois de Cha‘bân. ‘Âichah رضي الله عنها a dit : « Je n’ai jamais vu le Prophète ﷺ jeûner autant un mois de l’année que celui de Cha‘bân. » (Consensus d’Al-Bukhârî et Muslim).

C’est aussi un invité qui repart vite :

 أَيَّاماً مَعْدُودَاتٍ

{Il vous est prescrit de jeûner un nombre limité de jours.} [Al-Baqarah, v.184].

Que ceux dont l’aspiration est élevée s’exposent aux dons du Tout-Miséricordieux durant ce mois et veillent à accomplir les adorations les plus nobles, en concrétisant la plus importante des obligations : l’unicité du Seigneur de l’Univers. C’est par elle que les adorations sont facilitées et que le serviteur goûte à leur douceur. Allah dit à Moïse :

إِنَّنِي أَنَا اللَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا أَنَا فَاعْبُدْنِي وَأَقِمِ الصَّلَاةَ لِذِكْرِي

{Je suis Allah. Point de divinité digne d’adoration en dehors de Moi. Adore-Moi donc et accomplis la prière afin de Me mentionner.} [Tâ-hâ, v.14].

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La course vers les bonnes œuvres

La course vers les bonnes œuvres 

Sermon prononcé le vendredi 6 du mois de Rajab, en l’an 1447 de l’hégire, dans la Mosquée Prophétique.

Toutes les louanges appartiennent à Allah. Nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Muhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

Allah créa les créatures dans le but de L’adorer seul. Il fit de cette demeure un champ de labour pour l’au-delà et un lieu de compétition dans l’obéissance à Allah. Il recommanda de se hâter d’accomplir les œuvres de bien et de se rapprocher de Lui. Cependant, se concurrencer dans les œuvres de bien est une chose encore plus élevée que le simple fait de les accomplir. En effet, se concurrencer implique d’accomplir l’œuvre et de la parfaire de la meilleure des façons. Et cela exprime un aspect bien plus fort de la servitude. Les âmes nobles tirent évidemment profit de cette compétition ; elles cherchent à se rattraper et à devancer les autres. C’est là le signe d’une résolution éminente, d’une âme élevée et d’une ressemblance aux gens vertueux.

S’empresser d’accomplir de bonnes œuvres est l’une des meilleures qualités par lesquelles l’individu est loué, car cela indique la ferme volonté du serviteur d’obéir à Allah et de L’aimer. Les Prophètes عليهم السلام se sont hâtés de satisfaire Allah. Mûsâ عليه السلام a dit :

{« Quant à moi, Seigneur, je me suis hâté pour T’être agréable. »} [Tâ-Hâ, v.84].

Un jour, notre Prophète Muhammad ﷺ dirigea la prière de ses Compagnons. À peine avait-il terminé qu’il se leva aussitôt et, enjambant les rangs, se dirigea vers les appartements de certaines de ses épouses. Les fidèles s’inquiétèrent de son empressement. Constatant, à son retour, leur étonnement, il les rassura en disant : « Je me suis souvenu qu’il y avait chez nous de l’or destiné à l’aumône – ; j’ai donc donné l’ordre qu’il soit distribué de crainte qu’il n’accapare mon esprit. » (Rapporté par Al-Bukhârî).

Le Très-Haut nous informa que l’une des caractéristiques des croyants des communautés précédentes était la suivante :

{Ils incitent les autres à la vertu, condamnent le vice et s’empressent d’accomplir les bonnes œuvres.} [Âlu ‘Imrân, v.114].

Allah ordonna à notre communauté de s’empresser d’obtenir le pardon d’Allah et Son Paradis. Il dit en effet :

{Empressez-vous vers les œuvres qui vous vaudront le pardon de votre Seigneur et un jardin aussi large que les cieux et la terre.} [Âlu ‘Imrân, v.133].

Il nous incita à rivaliser pour l’obtenir :

{Empressez-vous vers le pardon de votre Seigneur et un jardin aussi large que le ciel et la terre.} [Al-Hadîd, v.21].

Les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ se hâtaient de rechercher l’amour d’Allah et de Son Messager. Lorsque le Prophète ﷺ dit : « Je confierai l’étendard à un homme qui aime Allah et Son Messager, et qu’Allah et Son Messager aiment, et par lequel Allah accordera la victoire » (Consensus d’Al-Bukhârî et Muslim), Sahl رضي الله عنه relata ensuite : « Les musulmans passèrent la nuit à s’interroger sur l’identité de cet homme. Le lendemain matin, ils se rendirent auprès du Prophète ﷺ, chacun espérant être désigné comme porte-drapeau. »

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« Abû Bakr le Véridique, le meilleur des Compagnons et le plus en droit au califat » – Chaykh Muhammad ibn ‘Abd Ar-Rahmân ibn Qâsim (pdf)

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Introduction

Toutes les louanges appartiennent à Allah, Seigneur de l’univers. Que la prière et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses Compagnons.

Ceci dit :

Les communautés et les peuples n’ont de cesse d’évoquer leurs grandes figures et leurs personnalités importantes, s’inspirant ainsi de leur vie et suivant leurs exemples. Les meilleures créatures sont les Messagers d’Allah, puis les Compagnons de notre Prophète Muhammad ﷺ. Les Compagnons ont un grand mérite sur chaque croyant ; et le mérite de tout bien dont jouissent les musulmans en termes de foi, de science, d’adoration et de bonheur, revient tout d’abord à Allah, puis à la bénédiction de ce que les Compagnons ont pu accomplir en transmettant la religion.

Le plus complet des Compagnons, le meilleur, le plus érudit d’entre eux, le plus brave et le premier à s’empresser d’accomplir le bien est Abû Bakr le Véridique, ‘Abdullâh ibn ‘Uthmân ibn ‘Âmir Al-Qurachî رضي الله عنه.

En raison de l’immense mérite d’Abû Bakr I et de son haut rang en Islam, mon père رحمه الله a compilé les éléments dispersés de sa biographie dans l’ouvrage du Chaykh Al-Islâm : « Minhâju-s-sunnah an-nabawiyyah », et l’a intitulé : « Abû Bakr le Véridique, le meilleur des Compagnons et le plus en droit au califat ».

Mon père رحمه الله a fourni de grands efforts pour réaliser cet ouvrage. Mais ce qui l’a grandement aidé à publier ce livre, après la grâce d’Allah, est sa profonde connaissance des œuvres de Chaykh Al-Islâm. Mon père a dit dans l’introduction[1] : « Cette recherche – portant sur les mérites du Véridique et sa légitimité au califat – est dispersée dans l’ouvrage « Al-manhâj » ; on ne peut l’obtenir dans sa totalité que si l’on a lu le livre en entier, et ceci est une chose ardue qui nécessite du temps. En effet, Ibn Taymiyyah رحمه الله n’a pas rédigé ce livre dans le but de traiter des mérites d’Abû Bakr, mais il ne l’a écrit que pour réfuter un auteur rafidite, en reprenant ses expressions et ses objections. »

Mon père رحمه الله a expliqué dans l’introduction de son livre la raison de celui-ci, il dit : « Mon objectif premier est que le musulman ait une connaissance complète du mérite d’Abû Bakr le Véridique et de sa légitimité au califat après la mort du Messager d’Allah ﷺ. » Mon père fit imprimer le livre de son vivant, qui reçut un bon accueil.

En raison de l’importance du sujet traité, mais aussi pour exécuter la recommandation que mon père m’avait faite – oralement et par écrit – en me demandant d’examiner ses livres et de les publier, j’ai voulu réaliser son souhait pour ce livre. Il avait écrit dans son introduction : « J’aimerais que ce livre, ou un autre similaire, soit présent dans chaque foyer musulman. » Je l’ai alors examiné et réimprimé pour qu’il soit publié sous sa plus belle apparence, comme le désirait mon père رحمه الله.

J’implore Allah de rendre ce livre aussi bénéfique que son original, de récompenser de la meilleure manière les savants musulmans et de nous réunir dans les Jardins de la félicité.

Que la prière d’Allah et Son salut soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sa famille et l’ensemble de ses Compagnons.

Dr. ‘Abd Al-Muhsin ibn Muhammad Al-Qâsim

Imam et prêcheur de la noble Mosquée Prophétique

J’ai achevé l’écriture de ce livre le treize du mois de Safar de l’an mille quatre-cent-quarante-cinq de l’hégire prophétique,
à la Mosquée Prophétique.

[1] (p.98).