La certitude de l’existence d’Allah

أهمية-اليقين

La certitude de l’existence d’Allah

Toutes les louanges appartiennent à Allah, nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon.

Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions.

Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider.

J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, L’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Mouhammad est le serviteur d’Allah et Son messager.

Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

La science qui nous permet de connaître Allah possède un immense rang. Le plus haut degré de la foi est d’acquérir la certitude [dans sa foi en] Allah, Son Messager et Sa religion. Cela s’opère à travers une connaissance ancrée dans le cœur afin qu’aucune ambiguïté ne l’affaiblisse, et qu’aucun trouble ne le frappe. La certitude vis-à-vis de la foi est semblable à l’âme vis-à-vis du corps. Ibn Mas’oûd (qu’Allah l’agrée) a dit : « La certitude englobe toute la foi. »

La première certitude [à avoir] est celle concernant la foi au Seigneur, et c’est ce que les Messagers dirent à leur peuple respectif :

{أَفِي اللهِ شَكٌّ فَاطِرِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ}

{Peut-on réellement douter d’Allah, le Créateur des cieux et de la terre ?} [S.14, v.10]

C’est-à-dire que vous savez et attestez qu’il n’y a aucun doute concernant l’existence et l’unicité d’Allah.

Ceux qui ont acquis la certitude sont ceux qui possèdent les plus hauts rangs. Lorsqu’Allah voulut augmenter la foi, déjà bien forte, de Son ami intime Ibrâhîm (sur lui la paix), Il lui fit voir le royaume des cieux et de la terre afin qu’il atteigne ce rang élevé. Allah جل شأنه a dit :

{وَكَذَلِكَ نُرِي إِبْرَاهِيمَ مَلَكُوتَ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ وَلِيَكُونَ مِنْ الْمُوقِنِينَ}

{C’est ainsi que Nous avons montré à Ibrâhîm le royaume des cieux et de la terre afin qu’il soit de ceux qui croient avec certitude.} [S.6, v.75].

Ibn Kathîr (qu’Allah lui fasse miséricorde) dit en commentaire : « Afin qu’à travers leur création, nous lui montrions les preuves de l’unicité d’Allah dans Son royaume, Sa création, que nulle divinité n’est digne d’adoration en dehors de Lui et qu’il n’y a nul autre seigneur que Lui. »

L’adoration, aussi minime soit-elle, fait partie de la certitude, elle élève le serviteur en degré. Bakr Ibn ‘Abdi-Llah Al-Mouzanî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « Aboû Bakr n’a pas devancé tous les Compagnons par de nombreuses prières ou de nombreux jeûnes, mais par une chose présente et ancrée dans son cœur. »

Allah spécifia les gens dotés de certitude sur l’ensemble des habitants de ce monde à travers la guidée et la réussite. Allah le Très Haut a dit :

{وَالَّذِينَ يُؤْمِنُونَ بِمَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ وَمَا أُنْزِلَ مِنْ قَبْلِكَ وَبِالْآخِرَةِ هُمْ يُوقِنُونَ * أُولَئِكَ عَلَى هُدىً مِنْ رَبِّهِمْ وَأُولَئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ}

{Ceux qui croient en ce qui t’a été révélé et ce qui fut révélé avant toi, et qui croient fermement en l’Au-delà. Ceux-là sont sur une guidée de leur Seigneur, et ce sont eux qui réussissent.} [S.2, v.4 – 5].

Ce sont eux qui tirent profit des signes et des preuves, Allah جل وعلا a dit :

{وَفِي الْأَرْضِ آيَاتٌ لِلْمُوقِنِينَ}

{Il est sur terre bien des signes pour ceux qui croient avec certitude.} [S.51, v.20].

Celui dont la certitude aura pénétré le cœur, les adorations qui lui sont liées et qu’Allah aime se réaliseront de la façon la plus complète, comme la peur, l’espoir, la confiance en Allah, etc. Ibn Al-Qayyim (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit : « La foi est le cœur de l’Islam et sa fondation, et la certitude est le cœur de la foi et sa fondation. »

Allah prédisposa les serviteurs sur la connaissance innée [qu’ils ont] d’Allah et la reconnaissance de Son existence. Reconnaître Sa seigneurie implique de reconnaître Sa divinité. Chaque créature ressent en lui la nécessité de L’unifier, d’attester de Son existence et de L’adorer. Allah dit :

{فَأَقِمْ وَجْهَكَ لِلدِّينِ حَنِيفاً فِطْرَتَ اللهِ الَّتِي فَطَرَ النَّاسَ عَلَيْهَا لَا تَبْدِيلَ لِخَلْقِ اللهِ ذَلِكَ الدِّينُ الْقَيِّمُ}

{Tourne-toi donc, en monothéiste pur et sincère, vers la vraie religion, la saine nature à laquelle Allah a prédisposé les hommes. Pas de changement à la création d’Allah. Telle est la religion de droiture.} [S.30, v.30].

Allah incita à observer les signes qui prouve Son existence :

{قُلِ انظُرُواْ مَاذَا فِي السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ}

{Dis : « Méditez les signes qui se trouvent dans les cieux et sur la terre. »} [S.10, v.101].

Les manières de connaître Allah, de trouver les preuves de Son existence et que Lui seul mérite l’adoration sont innombrables. Il y a dans toute chose une preuve manifeste de Son existence, tout ce que contient cet univers L’indique. Allah le Très Haut a dit :

{يُفَصِّلُ الْآيَاتِ لَعَلَّكُمْ بِلِقَاءِ رَبِّكُمْ تُوقِنُونَ}

{Il expose clairement les signes afin que vous croyiez avec certitude en la rencontre de votre Seigneur.} [S.13, v.2].

L’une des plus grandes preuves de Son existence est Sa création. En effet, Allah a tout crée dans cet univers, et toutes les raisons et les saines natures reconnaissent qu’une créature ne peut se créer elle-même, que rien n’existe sans qu’on ne la fasse exister, et que les actes sont le résultat des causes accomplies :

{أَمْ خُلِقُوا مِنْ غَيْرِ شَيْءٍ أَمْ هُمُ الْخَالِقُونَ * أَمْ خَلَقُوا السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ بَلْ لَا يُوقِنُونَ}

{Ont-ils été créés de rien ou sont-ils leurs propres créateurs ? Ont-ils créé les cieux et la terre ? Ils n’ont plutôt aucune certitude.} [S.52, v.35 – 36].

La petite taille du moustique et la vaste étendue des cieux démontrent tous deux Sa grandeur :

{إِنَّ اللهَ لَا يَسْتَحْيِي أَنْ يَضْرِبَ مَثَلاً مَا بَعُوضَةً فَمَا فَوْقَهَا}

{Allah ne se gêne pas de proposer en parabole un moustique ou quelque chose de plus insignifiant.} [S.2, v.26].

Ses innombrables créatures sont des signes évidents qui prouvent Son existence et la perfection de Ses Attributs et Ses actes.

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La voie du Prophète sur la façon de se comporter avec les enfants et les jeunes

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Toutes les louanges appartiennent à Allah, nous Le louons, Lui demandons Son aide, et Son pardon.

Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions.

Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider.

J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, L’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Mouhammad est le serviteur d’Allah et Son messager.

Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans : 

Allah le Très Haut a fait de la vie [de l’homme] un état de force entre deux états de faiblesses. Cet état de force est le pilier [de la communauté] dans cette vie mondaine et les fruits que l’on récolte dans l’Au-delà [si cela a été correctement utilisé]. L’âge des jeunes est donc l’état de force après celui de la faiblesse. Durant celui-ci, la détermination flamboie et les inspirations sont hautes. Tout au long des époques, les jeunes ont été d’un grand profit.

Le peuple d’Ibrâhîm عليه السلام dit à son propos : {Certains dirent : « Nous avons entendu un jeune homme, du nom d’Ibrâhîm, en dire du mal.} [S.21, v.60].

Allah dit concertant Yahyâ عليه السلام : {Nous lui avons donné la sagesse dès l’enfance.} [S.19, v.12].

Ibn Kathîr رحمه الله a dit en commentaire : « C’est-à-dire qu’on lui a donné la compréhension, la science, le sérieux, la détermination, l’accomplissement du bien et l’attention qu’il lui consacre ainsi que les efforts qu’il fournit dans sa cause, alors qu’il était un enfant. »

Allah dit concernant les gens de la caverne : {Il s’agissait de jeunes gens qui croyaient en leur Seigneur et que Nous avons alors guidés plus encore.} [S.18, v.13].

Ibn Kathîr رحمه الله a dit : « Allah le Très Haut évoqua le fait qu’ils étaient jeunes, qu’ils étaient plus susceptibles de suivre la vérité et d’être plus guidés sur la voie droite que les personnes âgées. C’est pourquoi la majeure partie de ceux qui ont répondu à l’appel d’Allah et Son Messager étaient des jeunes. »

Parmi les sept personnes qu’Allah couvrira de Son ombre le Jour de la Résurrection : « Un jeune qui a grandi dans l’obéissance d’Allah. » (Consensus d’Al-Boukhârî et Mouslim).

Le comportement de notre Prophète ﷺ envers les jeunes Compagnons est le plus grandiose. Il était humble envers eux, il s’asseyait avec eux, les visitait, leur enseignait et contribuait à élever leurs déterminations. C’est ainsi que sortit d’eux la meilleure génération.

Parmi son humilité ﷺ, « quand il passait devant des enfants, il les saluait. » (Rapporté par Mouslim).

Ibn Battâl رحمه الله a dit : « Saluer les enfants faisait partie de son comportement éminent, de ses nobles caractères et de son humilité. »

Le Prophète se sentait extrêmement concerné par leur enseignement. Joundoub Ibn ‘Abd Allah رضي الله عنه a dit : « Nous étions avec le Prophète ﷺ quand nous étions jeunes – proches de la puberté –. Nous apprenions d’abord la foi avant d’apprendre le Coran, puis nous apprenions le Coran et cela fit augmenter notre foi. » (Rapporté par Ibn Mâjah).

Il veillait à leur inculquer la croyance. Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما a dit : « Un jour, j’étais derrière le Prophète ﷺ et il s’adressa à moi : « Ô mon enfant ! Je vais t’enseigner certaines paroles : préserve Allah, Il te préservera. Préserve Allah et tu Le trouveras avec toi. Si tu veux demander quelque chose, demande à Allah. Et si tu veux demander de l’aide, alors demande à Allah. » (Rapporté par At-Tirmidhî).

Pendant leur enseignement, il faisait preuve de bienveillance de diverses façons.

Parfois, il les prenait par leurs mains. Mou’âdh رضي الله عنه dit à ce propos : « Une fois, le Messager d’Allah ﷺ me prit par la main et me dit : “Je t’aime.” Mou’âdh lui répondit : “Et moi, par Allah, je t’aime aussi.” Le Prophète lui demanda : “Ne t’enseignerais-je pas des paroles que tu diras après chaque prière ?” “Oui”, répondit-il. Il dit alors : “Dis : Ô Allah ! Aide-moi à T’évoquer, Te remercier et à T’adorer d’une belle façon.” » (Rapporté par Al-Boukhârî dans « Al-Adab Al-Moufrad »). Parfois, il plaçait leurs mains entre les siennes. Ibn Mas’oûd رضي الله عنه a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ m’a appris les salutations finales (At-Tachahhoud) – alors qu’il tenait ma main entre les siennes – de la même manière qu’il m’apprenait une sourate du Coran. » (Consensus d’Al-Boukhârî et Mouslim).

Parfois, il les tenait par l’épaule. ‘Abd Allah Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ me prit par l’épaule et me dit : « Considère-toi dans cette vie mondaine comme un étranger ou un voyageur. » (Rapporté par Al-Boukhârî).

C’est pour sa douceur ﷺ dans la façon d’enseigner que les enfants venaient à lui et lui demandaient qu’il leur apprenne. Ibn Mas’oûd رضي الله عنه raconte : « J’ai demandé au Messager d’Allah qu’il m’enseigne le Coran. Il me caressa la tête de sa main et me dit : “Tu es un jeune garçon plein de savoir.” » (Rapporté par Ahmad).

Il patientait dans leur enseignement. Jâbir رضي الله عنه rapporte : « Le Messager d’Allah ﷺ nous enseignait la prière de consultation (Al-Istikhârah) dans tous les domaines, de la même manière qu’il nous enseignait une sourate du Coran. » (Rapporté par Al-Boukhârî).

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Preuves de l’authenticité de la mission du Prophète ﷺ

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Louange à Allah. Nous Le louons, demandons Son assistance ainsi que Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre les méfaits de nos âmes et de nos mauvaises actions. Quiconque Allah guide, nul ne peut l’égarer ; et quiconque Allah laisse dans l’égarement, nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité qui mérite l’adoration qu’Allah, seul, sans associé, et j’atteste que Mouhammad est Son serviteur et son envoyé. Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui, sa famille et ses compagnons, de manière abondante.

Ô serviteurs d’Allah, craignez Allah comme il doit être craint et sachez qu’il observe vos actes commis au grand jour comme dans l’intimité.

Musulmans !

Allah a envoyé les Messagers afin de guider les créatures. Ils ont parachevé la Fitrah[1] au moyen de la lumière de la révélation qui leur fut accordée, ont appelé à l’adoration d’Allah, aux bonnes œuvres et aux nobles comportements. Le besoin de messager est plus grand que celui de manger, boire ou respirer, car il n’y a de chemin vers le bonheur, la félicité et l’obtention de la satisfaction d’Allah que par leur biais.

Allah est Le seul qui se suffit à Lui-même de manière totale, qui a la capacité parfaite et la science qui embrasse tout. Les Messagers – que la paix soit sur eux – sont des hommes qui ne possèdent de ces trois choses que ce qu’Allah leur a donné. Allah dit à Son Prophète (paix et salut sur lui) : {Dis : je ne vous dis pas que je possède les trésors d’Allah ni que je connais l’invisible, et je ne vous dis pas que je suis un ange.} (6 :50) Allah les a privilégiés en leur accordant des signes éclatants de Son pouvoir, de Sa science et de Sa royauté, afin qu’il soit évident pour les serviteurs qu’ils sont des Messagers d’Allah, véridiques dans tout ce qu’ils leur rapportent. Le Prophète (paix et salut sur lui a dit) : « Tout prophète a reçu des signes auxquels les gens croient nécessairement. » (Unanimement reconnu authentique)

C’est ainsi que le Prophète Sâlih – que la paix soit sur lui – vint à son peuple avec une chamelle énorme qu’il fit sortir d’un rocher ; Ibrâhîm fut jeté dans un grand feu qui ne lui fit aucun mal ; Moûssâ produisit neuf signes évidents, il frappa la mer de son bâton et celle-ci se fendit en deux, chaque versant fut comme une immense montagne, il jeta son bâton qui se transforma en un gigantesque serpent. On apprit à Dâwoûd et Soulaymân le langage des oiseaux et on leur accorda tous les types de bienfaits. Le Prophète ‘Îssâ guérissait l’aveugle-né et le lépreux, ressuscitait les mort par la permission d’Allah. Il parla alors qu’il était nourrisson dans le berceau, disculpa sa mère et proclama l’unicité de son Seigneur.

Et parmi les signes de l’authenticité de leur mission figurent leur droiture, leur bon comportement, la victoire et le triomphe qu’Allah leur a accordés, ainsi qu’à ceux qui les ont suivis, la perdition et le châtiment qu’il a fait subir à ceux qui les ont traités de menteurs et se sont éloignés de leur chemin.

Quant à notre Prophète – paix et salut sur lui – Allah lui a accordé des signes plus grands et plus nombreux que ceux que les autres Prophètes ont produits. Chaykh Al-Islam dit à ce propos : « Les miracles du Prophète dépassent le millier. Ses miracles et ses enseignements sont plus notoires et plus explicites encore que les connaissances les plus notoires. Allah dit : {C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec une révélation propre à assurer le salut de l’humanité et la religion de vérité afin de la faire triompher de toute autre religion. Allah suffit pour en témoigner.} » (48 :28)

Parmi ces signes, il y a l’annonce de sa venue faite par les Prophètes avant lui. Ibrahim et Ismâ’îl avaient dit : {Seigneur ! Suscite l’un des leurs comme Messager qui leur récitera Tes versets, leur enseignera le Livre et la Sagesse et purifiera leurs âmes.} (2 :129) ‘Îssâ, quant à lui, avait dit : {(…) et annonçant un messager qui viendra après moi dont le nom est Ahmad.} (61 :06) Alors qu’il était encore petit, un ange descendit sur lui, fendit sa poitrine et en fit sortir ce qui relève de la part de Satan.

Bien avant la révélation, Allah le protégea des pratiques et de la souillure de la période de l’ignorance : ses parties intimes ne furent jamais vues, ses mains ne touchèrent point une idole, il ne but jamais d’alcool et ne s’est jamais engagé dans un contrat illicite.

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Comment faire pour que le Coran m’exhorte et soit un rappel ?

Allah dit : {Ceci est un Livre béni que Nous t’avons révélé pour que [les hommes] méditent sur ses versets} [S.38, v.29]

Il n’a pas seulement dit : « pour qu’ils lisent Mes versets. » Car celui qui médite a certes lu, mais celui qui lit ne médite pas forcément mes frères.

Si la personne médite le Livre d’Allah elle obtient le résultat qu’Allah a cité : {et que les doués de raison en tirent une exhortation.} [S.38, v.29] c’est à ce moment que l’on tire leçon et que l’on s’exhorte par le biais du Livre d’Allah, quand on le lit avec réflexion et méditation. Or on ne peut le méditer que si l’on comprend ses sens et les connait. Mais celui qui le lit rapidement ne comprendra que ce qu’il connait, ignorera tout ce qu’il ignore et il lira sans s’arrêter sur les versets qu’il connaît de façon erronée. Celui-là n’obtiendra pas ce qui lui est demandé du Livre d’Allah.

J’ai entendu chaykh Mouhammad Ibn ‘Outhaymîn dire – qu’Allah lui fasse miséricorde – : « À cette époque, la façon dont les gens lisent le Coran est innovée. » Je me suis étonné de cette parole car nous espérons des gens qu’ils lisent le Coran, comment peut-elle être innovée ? Le chaykh voulait dire par cela que les gens lisent le Coran sans s’arrêter et sans méditer les significations et les prodiges qu’il contient. C’est une chose malheureusement présente mes frères.

Un de nos frères – qu’Allah le récompense – a rapporté une parole similaire d’un savant ancien. Tartoûchî رحمه الله a dit environ au 8ème siècle hégirien que la lecture du Coran des gens de son époque était innovée. Le sens d’innovée ici est qu’ils ne lisent que les mots et ne pas prêtent pas attention aux significations.

Le Coran n’a pas été révélé pour qu’on lise simplement ses mots mes frères. Mais il a été révélé pour qu’on le lise, qu’on le comprenne et que l’on œuvre avec. Les droits du Coran sont nombreux et importants, et nous demandons à Allah de nous aider à les réaliser.

Quand Ibrâhîm عليه السلام invoqua pour vous, la communauté de Mouhammad ﷺ, qu’a-t-il dit concernant le Coran ? Qui me cite le verset ?

L’invocation qu’Ibrâhîm à faite pour cette communauté…

Exacte, qu’Allah te bénisse.

{Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, qui leur récite Tes versets, leur enseigne le Livre et la Sagesse, et les purifie. C’est Toi le Puissant, le Sage !} [S.2, v.129].

{Seigneur ! Envoie-leur un messager pris parmi eux, qui leur récite Tes versets}. Puis le Messager ﷺ fut envoyé, le Livre fût révélé avec lui et il laissa sa communauté avec le Livre comme il fût descendu. La louange et le bienfait reviennent à Allah.

{qui leur récite Tes versets} ensuite ? {et leur enseigne le Livre et la Sagesse} mes frères. Il ne se contente pas simplement de leur lire, mais il leur lit le Coran et l’enseigne. Puis {il les purifie.}

Parmi les leçons que l’on tire d’évoquer la purification après la lecture et l’enseignement est qu’elle est le résultat attendu de la lecture du Livre d’Allah mes frères.

Il y a dans la purification la pureté de l’âme et sa clarté. Nul doute que cette purification se réalise par l’intermédiaire du Livre d’Allah.

On retrouve cette signification dans plus d’un verset. Quelqu’un peut-il en citer certains mes frères ?

Très bien ! {Allah a accordé une grâce aux croyants} de la part de qui ? De votre Seigneur pour vous mes frères. Que les grâces d’Allah sont grandioses et nombreuses ! Quelle est cette grâce en question ? {en suscitant parmi eux un Messager, issu d’eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, alors qu’ils étaient auparavant dans un égarement manifeste.} [S.3, v.164].

C’est une grâce émanant d’Allah d’avoir envoyé ce noble Prophète ﷺ, de l’avoir envoyé pour lire ce Livre {et il leur enseigne le Livre et la Sagesse.} Il s’agit donc de le réciter, de le lire, de l’apprendre et de l’enseigner mes frères. C’est là que l’on obtient le bien et les bénédictions à travers le Livre d’Allah.

Il y a aussi la parole d’Allah : {C’est Lui qui a envoyé aux illettrés un messager issu d’entre eux,} les Arabes étaient connus pour être illettrés. Ceux qui savaient lire étaient minoritaires et cela a duré longtemps. Puis Allah dit : {qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse.} [S.62, v.2]

Cela se répète dans plus d’un verset mes frères. Ce qui met en évidence l’importance de ce sujet et la nécessité de s’en préoccuper.

La recommandation que je m’adresse en premier puis à vous est que l’on revienne à cette voie.

Nous avons grandement besoin aujourd’hui d’emprunter cette voie qui a été tracée et mise en évidence dans le Livre d’Allah, la Sounnah de Son Messager ﷺ, et par la pratique des pieux prédécesseurs issus des meilleures générations – qu’Allah leur fasse miséricorde –.

Et vous connaissez la parole d’Aboû ‘Abd Ar-Rahmân As-Soulamî, ‘Abd Allah Ibn Habîb – qu’Allah lui fasse miséricorde. – : « Ceux qui nous enseignaient le Coran tels que ‘Abd Allah Ibn Mas’oûd et ‘Outhmân Ibn ‘Affân nous ont rapporté que lorsqu’ils apprenaient auprès du Prophète ﷺ dix versets ils ne les dépassaient pas jusqu’à ce qu’ils les aient mémorisés, appris la science qu’ils renferment et œuvré avec. Ils disaient : « Ainsi, nous apprenions en même temps le Coran, la science et la mise en application. »

Et tu t’étonnes parfois du temps qu’ils prenaient pour mémoriser. Tu lis qu’untel a passé des années à mémoriser le Coran et qu’un autre a passé tant d’années pour une seule sourate…

Car ces gens – mes frères – lisaient, méditaient les sens et œuvraient. Ils réunissaient tout le bien.

Mais dire : « Je commence par mémoriser, puis dans deux ou trois ans j’apprendrai l’exégèse, et dans quatre années je commencerai à appliquer ce qui m’est facile de faire … »

Non mes frères ! La vie est courte. Qui peut te garantir que tu vivras longtemps ?

Je vous demande mes frères de revenir vers ce sur quoi étaient les premières générations dans toutes les affaires, que ce soit lié au Livre d’Allah ou autre. « Rien ne réformera le devenir de cette communauté hormis ce qui a réformé le début de celle-ci. »

Qu’Allah fasse miséricorde à l’imam Mâlik qui prononcé cette superbe parole.

Regarde tes œuvres et ton état ! Est-ce sur cela qu’étaient les premiers ? Si tel est le cas alors continue. C’est une faveur émanant d’Allah que la personne emprunte leur voie, car ils sont les meilleures générations comme l’a dit le Messager d’Allah ﷺ.

Accordez donc de l’importance à l’exégèse du Coran mes frères, qu’Allah vous bénisse. Méditez et lisez !

Chaykh Mouhammad Ibn ‘Abd-Llah Al-Ma’yoûf

Traduit par Le Cœur des Croyants

La patience du Prophète ﷺ face aux persécutions des mécréants

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Le Prophète ﷺ a été persécuté de différentes manières et il choisissait de patienter, car il était persécuté afin qu’il cesse d’accomplir ce qu’il avait choisi de faire, ce qui est plus encore que la patience de Yoûssouf عليه السلام. En effet, on a appelé Yoûssouf à la fornication, et il n’a été châtié par la prison que parce qu’il a refusé, alors que c’est la mécréance qu’on a demandé au Prophète ﷺ et ses Compagnons رضي الله عنهم, et comme ils ont refusé ils ont été châtiés par le meurtre et d’autres choses encore. Et le plus petit châtiment qu’ils ont subi fut la prison lorsque les polythéistes les ont confinés un temps dans une vallée en dehors de la ville, et dès lors qu’Aboû Tâlib décéda, les persécutions ont augmenté.

Quand les polythéistes de Qouraych apprirent que les Ansârs de Médine avaient prêté serment d’allégeance au Prophète ﷺ, ils voulurent l’empêcher de quitter la Mecque, le bloquant lui et ses Compagnons. On ne pouvait quitter la ville que secrètement, sauf ‘Oumar Ibn Al-Khattâb et (les nobles) comme lui qui voulaient quitter leurs demeures, mais malgré tout, ils empêchaient certains d’entre eux.

Les croyants n’ont subi ces persécutions et ces épreuves que parce qu’ils ont choisi d’obéir à Allah et Son Prophète ﷺ de la même façon que Yoûssouf à choisir d’obéir à Allah en préférant la prison au péché. Ce n’était donc pas une épreuve céleste que le serviteur subit bon gré mal gré, comme ce qui est arrivé à Yoûssouf عليه السلام lorsqu’il a été séparé de son père. La patience volontaire est la plus noble et la plus méritoire des deux, bien que celui qui patiente face à une épreuve (contre laquelle il ne peut rien) sera récompensé pour sa patience, sa quiétude et verra ses péchés pardonnés en raison des malheurs qui le touchent. Quant à celui qui est persécuté car il a choisi d’obéir à Allah, il obtient la même récompense et on lui écrit en plus une bonne action.

Allah سبحان الله وتعالى dit : {Ils n’éprouvent ni soif, ni fatigue, ni faim dans le sentier d’Allah, ne fouleront aucune terre en provoquant la colère des mécréants, et n’obtiendront aucune victoire sur un ennemi, sans qu’on ne leur écrive pour cela une bonne action. Certes, Allah n’annule pas la récompense des bienfaisants.} [S.9, v.120]

Au contraire de celui qui subit une épreuve qu’il n’a pas choisie, comme la maladie, la mort d’un être cher, le vol de ses biens, et qui n’est récompensé que pour sa patience face à cette épreuve, pas pour l’épreuve elle-même. En effet, la patience face aux malheurs ne fait qu’effacer les péchés, alors que c’est pour les actes volontaires et leurs conséquences que l’on est récompensé.

Ceux qui sont persécutés pour leur foi, leur obéissance à Allah سبحانه وتعالى et Son Messager ﷺ et qui subissent pour cela gêne, maladie, emprisonnement, émigration forcée, perte de biens et d’êtres chers, coups, insultes, perte de prestige, sont sur la voie des Prophètes et de ceux qui les suivent comme les Mouhâjiroûn. Ceux-là sont récompensés pour leurs persécutions qu’ils subissent et on leur écrit une bonne action, de la même manière que le combattant sur le sentier d’Allah est récompensé pour la faim, la soif, la fatigue et la colère des mécréants qu’il provoque. Même si tout cela n’est pas un acte qu’il accomplit, mais cela découle d’un choix qu’il a fait [à savoir a foi et l’obéissance à Allah سبحانه وتعالى et Son Messager ﷺ.] Ce sont là ce que l’on appelle les conséquences des actes volontaires. Et les savants ont divergé à leur sujet : ces conséquences doivent-elles être attribuées à l’auteur des actes, à Allah ou bien n’ont-elles en fait aucun instigateur ? L’avis le plus correct est que ces conséquences doivent être attribuées à l’auteur des actes mais aussi à toutes les autres causes. C’est la raison pour laquelle on lui écrit une bonne action.

 

Source : « Les maladies du cœur » du chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah, éditions Tawbah, p.65 à 67

[Poème] : « Malgré votre haine, nous ne cesserons de l’aimer » – Salim Mchich

Cachez votre haine en l’appelant liberté

Notre amour pour lui restera notre fierté

 

Vous attisez les colères par vos obscènes insultes

Mais vous amusez aussi par votre bêtise inculte

 

Continuez de proférer vos immondes moqueries

Vous n’aurez de notre part qu’indifférence et mépris

 

À votre insolence et vos vulgaires dessins

Nous répondrons sans violence par un profond dédain

 

Vous n’êtes pas les premiers à vous en prendre à lui

Et finirez comme les autres par sombrer dans l’oubli

 

Vous vous en prenez à une personne que vous ne pouvez égaler

Au meilleur des hommes si seulement vous saviez !

 

La religion qu’il nous a transmise n’est que bonté et grandeur

Ses enseignements sont la source de tout notre bonheur

 

Ceux qui le voyaient restaient ébahis devant sa beauté

Ses ennemis témoignaient de sa grande loyauté

 

Les rois attestaient de sa noblesse et sa grandeur

Les plus faibles trouvaient en lui gentillesse et douceur

 

Il donnait sans cesse et était le plus généreux

Il ne connaissait pas la paresse et était le plus pieux

 

Écrivains et poètes faisaient ses éloges et vous vous le moquez ?!

Pour les héros de votre histoire, vous êtes de piètres héritiers !

 

Vos propos calomnieux ne pourront jamais l’atteindre

Sa religion brillera, vous ne pourrez jamais l’éteindre

 

Comme il nous l’a enseigné, nous vous tendrons la main

Avec patience nous vous appellerons à suivre le droit chemin

 

Malgré vos blasphèmes nous continuerons de l’imiter

Malgré votre haine nous ne cesserons de l’aimer.

Auteur : Salim Mchich

Source : chaîne Youtube : « Jardin de l’Islam »

Retranscription : Le Cœur des Croyants