La patience du Prophète ﷺ face aux persécutions des mécréants

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Le Prophète ﷺ a été persécuté de différentes manières et il choisissait de patienter, car il était persécuté afin qu’il cesse d’accomplir ce qu’il avait choisi de faire, ce qui est plus encore que la patience de Yoûssouf عليه السلام. En effet, on a appelé Yoûssouf à la fornication, et il n’a été châtié par la prison que parce qu’il a refusé, alors que c’est la mécréance qu’on a demandé au Prophète ﷺ et ses Compagnons رضي الله عنهم, et comme ils ont refusé ils ont été châtiés par le meurtre et d’autres choses encore. Et le plus petit châtiment qu’ils ont subi fut la prison lorsque les polythéistes les ont confinés un temps dans une vallée en dehors de la ville, et dès lors qu’Aboû Tâlib décéda, les persécutions ont augmenté.

Quand les polythéistes de Qouraych apprirent que les Ansârs de Médine avaient prêté serment d’allégeance au Prophète ﷺ, ils voulurent l’empêcher de quitter la Mecque, le bloquant lui et ses Compagnons. On ne pouvait quitter la ville que secrètement, sauf ‘Oumar Ibn Al-Khattâb et (les nobles) comme lui qui voulaient quitter leurs demeures, mais malgré tout, ils empêchaient certains d’entre eux.

Les croyants n’ont subi ces persécutions et ces épreuves que parce qu’ils ont choisi d’obéir à Allah et Son Prophète ﷺ de la même façon que Yoûssouf à choisir d’obéir à Allah en préférant la prison au péché. Ce n’était donc pas une épreuve céleste que le serviteur subit bon gré mal gré, comme ce qui est arrivé à Yoûssouf عليه السلام lorsqu’il a été séparé de son père. La patience volontaire est la plus noble et la plus méritoire des deux, bien que celui qui patiente face à une épreuve (contre laquelle il ne peut rien) sera récompensé pour sa patience, sa quiétude et verra ses péchés pardonnés en raison des malheurs qui le touchent. Quant à celui qui est persécuté car il a choisi d’obéir à Allah, il obtient la même récompense et on lui écrit en plus une bonne action.

Allah سبحان الله وتعالى dit : {Ils n’éprouvent ni soif, ni fatigue, ni faim dans le sentier d’Allah, ne fouleront aucune terre en provoquant la colère des mécréants, et n’obtiendront aucune victoire sur un ennemi, sans qu’on ne leur écrive pour cela une bonne action. Certes, Allah n’annule pas la récompense des bienfaisants.} [S.9, v.120]

Au contraire de celui qui subit une épreuve qu’il n’a pas choisie, comme la maladie, la mort d’un être cher, le vol de ses biens, et qui n’est récompensé que pour sa patience face à cette épreuve, pas pour l’épreuve elle-même. En effet, la patience face aux malheurs ne fait qu’effacer les péchés, alors que c’est pour les actes volontaires et leurs conséquences que l’on est récompensé.

Ceux qui sont persécutés pour leur foi, leur obéissance à Allah سبحانه وتعالى et Son Messager ﷺ et qui subissent pour cela gêne, maladie, emprisonnement, émigration forcée, perte de biens et d’êtres chers, coups, insultes, perte de prestige, sont sur la voie des Prophètes et de ceux qui les suivent comme les Mouhâjiroûn. Ceux-là sont récompensés pour leurs persécutions qu’ils subissent et on leur écrit une bonne action, de la même manière que le combattant sur le sentier d’Allah est récompensé pour la faim, la soif, la fatigue et la colère des mécréants qu’il provoque. Même si tout cela n’est pas un acte qu’il accomplit, mais cela découle d’un choix qu’il a fait [à savoir a foi et l’obéissance à Allah سبحانه وتعالى et Son Messager ﷺ.] Ce sont là ce que l’on appelle les conséquences des actes volontaires. Et les savants ont divergé à leur sujet : ces conséquences doivent-elles être attribuées à l’auteur des actes, à Allah ou bien n’ont-elles en fait aucun instigateur ? L’avis le plus correct est que ces conséquences doivent être attribuées à l’auteur des actes mais aussi à toutes les autres causes. C’est la raison pour laquelle on lui écrit une bonne action.

 

Source : « Les maladies du cœur » du chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah, éditions Tawbah, p.65 à 67

[Poème] : « Malgré votre haine, nous ne cesserons de l’aimer » – Salim Mchich

Cachez votre haine en l’appelant liberté

Notre amour pour lui restera notre fierté

 

Vous attisez les colères par vos obscènes insultes

Mais vous amusez aussi par votre bêtise inculte

 

Continuez de proférer vos immondes moqueries

Vous n’aurez de notre part qu’indifférence et mépris

 

À votre insolence et vos vulgaires dessins

Nous répondrons sans violence par un profond dédain

 

Vous n’êtes pas les premiers à vous en prendre à lui

Et finirez comme les autres par sombrer dans l’oubli

 

Vous vous en prenez à une personne que vous ne pouvez égaler

Au meilleur des hommes si seulement vous saviez !

 

La religion qu’il nous a transmise n’est que bonté et grandeur

Ses enseignements sont la source de tout notre bonheur

 

Ceux qui le voyaient restaient ébahis devant sa beauté

Ses ennemis témoignaient de sa grande loyauté

 

Les rois attestaient de sa noblesse et sa grandeur

Les plus faibles trouvaient en lui gentillesse et douceur

 

Il donnait sans cesse et était le plus généreux

Il ne connaissait pas la paresse et était le plus pieux

 

Écrivains et poètes faisaient ses éloges et vous vous le moquez ?!

Pour les héros de votre histoire, vous êtes de piètres héritiers !

 

Vos propos calomnieux ne pourront jamais l’atteindre

Sa religion brillera, vous ne pourrez jamais l’éteindre

 

Comme il nous l’a enseigné, nous vous tendrons la main

Avec patience nous vous appellerons à suivre le droit chemin

 

Malgré vos blasphèmes nous continuerons de l’imiter

Malgré votre haine nous ne cesserons de l’aimer.

Auteur : Salim Mchich

Source : chaîne Youtube : « Jardin de l’Islam »

Retranscription : Le Cœur des Croyants

L’excès de nourriture

Asad Ibn Moûsa a rapporté le hadîth de ‘Awn Abî Jouhayfah, qui lui-même le rapporta de son père qui dit : « J’avais mangé du Tharîd[1] avec de la viande grasse. Puis je vis le Prophète alors que je rotai. Il dit alors : « Épargne-nous tes rots ! Car ceux qui sont les plus repus ici-bas seront les plus longuement touchés par la faim le Jour de la Résurrection. »[2]

Après cela, Aboû Jouhayfah ne mangea plus jamais à sa faim jusqu’à quitter ce monde. S’il déjeunait, il ne dinait pas. Et s’il dinait, il ne déjeunait pas.

Cependant, quelle est la relation entre le rot (le fait d’être repus) et la faim le Jour de la Résurrection, alors, qu’à première vue, celle-ci nous paraît lointaine ?

Pour expliquer la dangerosité du gaspillage de la nourriture dont nombreux sont ceux à l’avoir déconsidéré et jugé insignifiant, alors qu’auprès des médecins des coeurs cela est une chose gravissime, Al-Mounâwî a dit : « L’interdiction de roter [implique] l’interdiction de sa cause, à savoir la satiété. Et ceci est une chose blâmable médicalement et religieusement. Comment ne le serait-il pas alors qu’elle rapproche le diable et pousse l’âme à l’injustice ?

La faim, quant à elle, obstrue les voies au diable et brise l’emprise de l’âme, ainsi leurs méfaits sont repoussés.

Alors qu’avec la satiété naîtra une forte libido qui poussera la personne à beaucoup plus de rapports charnels. Puis découlera de ceci un fort désir d’acquérir du prestige et de la richesse qui sont tous deux des moyens permettant d’augmenter la nourriture et les rapports intimes.

Ensuite, elle voudra obtenir encore plus d’argent, de notoriété et elle multipliera les frivolités, les rivalités et les jalousies.

Ce qui engendrera le problème de l’ostentation, la vanité, la course aux richesses, l’orgueil et cela aboutira à l’envie (Al-hasad), la haine, l’animosité et l’aversion.

Puis, elle commettra l’injustice, le blâmable, la débauche, l’ingratitude et elle calomniera.

Tout ceci mènera à la faim le Jour de la Résurrection, excepté celui à qui ton Seigneur aura fait miséricorde. »

C’est pourquoi, la voie qu’emprunta ‘Abd-Allah Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما tout au long de sa vie était de réduire sa consommation de nourriture à travers un moyen contenant une grande récompense : il ne mangeait pas tant qu’on ne lui amenait pas un nécessiteux pour qu’il partage son repas avec lui.

Un jour, un homme vint chez lui et mangea énormément. Ibn ‘Oumar dit alors à son esclave : « Ô Nâfi’, ne fais plus venir ce genre de personne ! Car j’ai entendu le Prophète dire : « Le croyant mange avec un seul intestin, alors que le mécréant mange avec sept intestins. »[3]

Et là, interrogeons-nous  ! Combien de mécréants mangent moins que les croyants ? Et combien sont ceux qui se sont convertis et n’ont pas réduit leur quantité de nourriture ?

Ibn Hajar a dit : « On a dit : Ce qui est voulu dans ce hadîth, c’est d’inciter le croyant à manger peu, du moment qu’il sait que l’excès nourriture est une caractéristique du mécréant.

Car la nature même du musulman fuit le fait d’être décrit par une de leur caractéristique. Et ce qui prouve que l’excès de nourriture est une caractéristique des mécréants, c’est la Parole d’Allah : {Quant aux mécréants, ils jouissent [de cette vie] et mangent comme mangent les bêtes.} [Mouhammad, v.12] »

At-Tîbî a dit : « En résumé, le croyant doit veiller à faire preuve d’ascétisme et se contenter du stricte nécessaire contrairement au mécréant. Mais si un croyant ou un mécréant n’était pas sur leur description respective, cela n’entacherait aucunement le hadîth. À l’instar de Sa Parole : {Le fornicateur n’épousera qu’une fornicatrice ou une polythéiste. Et la fornicatrice ne sera épousée que par un fornicateur ou un polythéiste.} [An-Noûr, v.3] Pourtant, on trouve le fornicateur qui épouse la femme chaste, ou la fornicatrice qui est épousée par un homme chaste[4].

Il est dit aussi que le sens voulu par « Le croyant » dans ce hadîth est celui qui a la foi complète. Car fait partie du bon islam du croyant, et de la complétude de sa foi, qu’il réfléchisse à son cheminement vers la mort et ce qui vient après-elle. Ainsi, l’effroi, les nombreuses réflexions et l’apitoiement sur son sort l’empêcheront de suivre son désir. »

Assurément, l’excès de nourriture n’est qu’un signe de la dureté du coeur ; il est un chemin simplifié qui le conduit à sa mort. C’est pourquoi ceux dont les coeurs se sont endurcis ont négligé la cause principale due à leur exagération dans la nourriture. De plus, ils ignorèrent la cause de cette dureté. Et c’est ce qu’indiqua Ibn Al-Qayyim dans les « Fawâid » en disant :

« Si le coeur se nourrissait d’amour, la boulimie des désirs l’aurait quitté.

Si tu avais été un amoureux fervent tu n’aurais pas été gourmand.

Et l’amour passionnel t’aurait fait oublier la gloutonnerie. »[5]

Également, l’excès de nourriture fait entrer dans le coeur cinq maladies, Aboû Soulaymân Ad-Dârânî a dit : « Cinq maladies touchent celui qui est rassasié :

  • La perte de la douceur de converser secrètement [avec Allah].
  • Être privé de compassion envers la création, car s’il est reput il croit que tout le monde l’est également.
  • La lourdeur des adorations.
  • Ses désirs passionnels augmentent.
  • L’ensemble des croyants tournent autour des mosquées alors que les rassasiés tournent autour des dépotoirs.[6] »

Al-Hasan Al-Basrî conseilla ceux qui ont perdu leur humilité et qui recherchent les larmes de celle-ci sans pouvoir les trouver, en leur faisant une recommandation fondée sur la pratique et l’expérience en disant : « Celui qui veut que son coeur s’humilie et que ses larmes coulent abondamment, alors qu’il ne mange qu’avec la moitié de son estomac. »

Et c’est sans parler du fait que l’excès de nourriture fait aussi perdre à la personne toutes occasions d’obtenir de nombreuses récompenses, car elle n’a pas été utilisée correctement. Si sa nourriture était utilisée en aumône et en don plutôt que d’être mangée, cela aurait été meilleur pour sa vie mondaine et celle de l’Au-delà.

Il a été rapporté que le Prophète avait vu un homme ventru dont il pointa le ventre du doigt en disant : « Si cela (ce ventre) n’avait été dans ceci (l’excès de nourriture), cela aurait été meilleur pour toi. »[7]

Mais mes propos signifient-ils que l’individu doit s’affamer et s’interdire de ce qu’Allah lui a rendu licite ?! Oh que non, jamais !

Tout ce que je veux dire, ici, a été résumé par Al-Halîmî رحمه الله : « Il ne convient à personne de manger de la nourriture licite qui lui alourdit le corps, car il aura besoin de dormir, et cela le privera des adorations. Qu’il ne mange que ce qui apaise sa faim. Et que son but soit de se nourrir pour se renforcer, se consacrer à l’adoration et s’y aguerrir . »

Dès lors, il t’est demandé trois choses :

  • La première : Une bonne intention pour chaque bouchée que tu manges, afin que la nourriture devienne une adoration et qu’elle nourrisse à la fois ton âme et ton corps.
  • La deuxième : Manger peu. Et c’est ce qu’a dit le Prophète : « Qu’un tiers soit pour sa nourriture, un tiers pour sa boisson et un tiers pour l’air. »[8]  Cela se ressent lorsque que tu quittes la table en ressentant toujours de la faim. Et c’est le sens voulu par sa parole : « Et quand nous mangeons, nous ne sommes jamais rassasiés. »[9]
  • La troisième : Jeûner assidument afin de secourir ton âme contre le désir de la nourriture.

[1] C’est une soupe faite de pain (Note du traducteur)
[2] Rapporté par At-Tirmidhî n°2478, rendu bon par chaykh Al-Albânî dans Sahîh At-Tirmidhî
[3] Rapporté par Al-Boukhârî, n°5393
[4] La Parole d’Allah interdit le fornicateur ou la fornicatrice d’épouser une personne chaste. Elle ne nie pas le fait que l’interdiction soit outrepassée. (Note du traducteur)
[5] Il parle de l’amour d’Allah (note du traducteur)
[6] Il sous-entend qu’ils tournent autour des toilettes afin d’y expulser ce qu’ils mangent. (Note du traducteur)
[7] Da’if At-Targhîb, n°1294, jugé faible par Chaykh Al-Albânî.
Mais il y a d’autres versions de ce hadîth qui sont, au minimum, bons (note du traducteur)
[8] Rapporté par At-Tirmidhî, n°2380, jugé authentique par Chaykh Al-Albânî.
[9] Le hadîth en entier est : « Nous sommes un peuple et ne mangeons que lorsque nous avons faim. Et quand nous mangeons, nous ne sommes jamais rassasiés. » Ibn Bâz a dit dans son Majmoû Fatâwâ wa Maqâlât 118/4 : « Le sens de ce hadîth est correct mais sa chaîne de transmission est faible. » (note du traducteur).

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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02 – Hadîth n°2 : « Tel un seul coeur qu’Il dirige »

Le deuxième hadîth:

‘Abd Allah Ibn ‘Amr Ibn Al-‘Âs rapporte qu’il a entendu le Prophète ﷺ dire : « Certes, tous les cœurs des enfants d’Âdam sont entre deux doigts parmi les doigts du Tout Miséricordieux, tel un seul cœur qu’Il dirige comme bon Lui semble. Puis le Messager d’Allah ﷺ ajouta : « Ô Toi qui orientes les cœurs, oriente nos cœurs vers Ton obéissance ».

Rapporté par Mouslim.

Ce hadîth vient confirmer l’importance de s’intéresser aux affaires du cœur, à ses actes, et, en particulier, à invoquer Allah pour qu’Il oriente les cœurs vers l’obéissance.

Il met aussi en évidence que le retournement du cœur est une chose dangereuse et qu’il convient de prêter attention à la dangerosité du retournement du cœur. Car le basculement de la clairvoyance à l’état d’aveugle, de la guidée à celui de l’égarement et de l’obéissance à la désobéissance est une catastrophe majeure. Et tous les êtres humains sont concernés par ce danger. C’est-à-dire le fait que le Prophète ﷺ dise, alors qu’il est le Prophète : « Ô Toi qui orientes les cœurs, oriente mon cœur » « Affermis mon cœur », il y a en cela une grande leçon pour la communauté : « Vous, vous êtes en-dessous du Messager d’Allah ﷺ. Pourtant, il veillait à dire cette invocation pour que son cœur soit sain et bon, tout en sachant qu’Allah l’a secouru et lui a pardonné ses péchés, passés et futurs ; par conséquent, quelle doit être votre attitude vis-à-vis de cette invocation ? »

Bien entendu, il y a dans le hadîth l’affirmation d’un attribut parmi les attributs d’Allah que les Jahmiyyah[1] [et leurs semblables] ont nié. Lequel ? Oui ? L’attribut des doigts. Quant à l’attribut de la main [et des doigts], nous les affirmons à Allah – Le Très Haut – et ce de la manière convenant à Sa grandeur et Sa majesté. Les gens de la Sounnah affirment cela tout comme l’ont affirmé le Prophète ﷺ, les Compagnons, les Suiveurs (At-Tâbi’oûn), et les grands imams de la guidée.

On questionna l’imam Ach-Châfi’î رحمه الله concernant les attributs d’Allah et la position qu’il convient d’adopter les concernant, il répondit : « Allah – Le Très Haut – possède des Noms et des Attributs qui sont mentionnés dans Son Livre, et Son Prophète ﷺ en a informé sa communauté. […] Et Il possède un doigt selon la parole du Prophète ﷺ : « Tous les cœurs sont entre deux doigts parmi les doigts du Tout Miséricordieux. »

Chaykh ‘Abd Al-‘Azîz Ibn Bâz رحمه الله a dit : « Le hadîth est clair. Il affirme [l’attribut] des doigts à Allah d’une façon qui Lui sied, mais aussi le fait qu’Allah gèrent les affaires et tournent les cœurs avec Sa Main comme Il le veut. »

Évidemment, l’argument qu’avancent ceux qui nient les doigts (parmi les sectes d’Ahl Al-Kalâm) est faux. Ils prétendent qu’affirmer les doigts à Allah revient à Le faire ressembler à Sa créature.

Demande-lui à cette personne [ach’ariyyah ou mâtourîdiyyah][2] : Affirmes-tu l’ouïe à Allah ? Lui affirmes-tu la vue ? Il te répondra : « oui » Nous lui disons : « alors pourquoi ici il n’y aurait pas le fait de faire ressembler Allah à Ses créatures ? Que l’ouïe et la vue [d’Allah] soient comme celles des créatures ? Nie-les ! Interprète-les ou change leur sens ! Trouve leurs une signification ! » Il dira : « non », nous lui disons : « d’accord, quelle est la différence ? Si tu affirmes l’ouïe et la vue, alors affirme le visage ! Affirme les doigts ! Affirme la main ! Où est le problème ? » Mais ces gens-là ne comprennent pas.

Sa parole ﷺ : « tel un seul cœur qu’Il dirige comme bon Lui semble. » montre le pouvoir d’Allah sur Ses serviteurs et le contrôle qu’Il détient sur Sa créature. Mais aussi que ces cœurs présents dans leurs corps, cachés à l’intérieur, Allah – Le Très Haut – a certes le pouvoir sur eux en les retournant alors qu’ils sont dans le corps de leur propriétaire. Il les retourne alors qu’ils sont dans leurs corps. Quelle force immense que de retourner et changer l’état du cœur !

Et le retournement [du cœur] signifie : [son changement d’état] de la droiture vers l’égarement, et de l’égarement à la droiture. Et ainsi de suite.

Gloire et pureté à Celui qui retourne les cœurs ! Il y déposa des secrets cachés [de tous] (les œuvres du cœur). Il oriente les cœurs là où Il veut عز وجل. Il les fait vivre ou bien ils meurent ; Il les fortifie, les stimule, ou alors ils sont inertes, etc.

Et si nous sommes certains qu’Allah – Le Très Haut – oriente les cœurs de Ses serviteurs, alors il convient pour raffermir les cœurs sur le bien et qu’ils soient tournés vers l’obéissance que les serviteurs se dirigent vers le Créateur de ces cœurs et vers Celui qui les oriente. C’est pourquoi le Prophète ﷺ conclut le hadîth par une invocation.

Il débuta le hadîth par une information (Khabar), quelle est-elle ? « Certes, tous les cœurs des enfants d’Âdam sont entre deux doigts parmi les doigts du Tout Miséricordieux ». Ceci est une information. Et il conclut le hadîth par une invocation : « Ô Toi qui orientes les cœurs, oriente nos cœurs vers Ton obéissance ».

Ce hadîth incite les cœurs à se tourner vers Celui qui les oriente pour qu’Il soit leur allié.

[1] Les Jahmiyyah font partie des sectes d’Ahl Al-Kalâm.

Parmi les fondements d’Ahl Al-Kalâm le fait qu’ils s’appuient sur la raison et leurs points de vue dans les sujets de la croyance, quitte à rejeter les textes authentiques qui contredisent leurs passions.
Ainsi, ils ont de nombreux égarements notamment dans les Noms et Attributs d’Allah. Certains plus graves que d’autres.

On dénombre 5 grandes sectes parmi Ahl Al-Kalâm :
1 – Les Jahmiyyah
2 – Les Mou’tazilah
3 – Les Koullâbiyyah
4 – Les Achâ’irah
5 – Les Mâtourîdiyyah

Parmi les éagrements des Jahmiyyah, le fait qu’ils ont nié tous les Noms et Attributs d’Allah. (Note du traducteur)

[2] Ici, Chaykh Al-Mounajjid ne visait pas les jahmiyyah car ils nient tous les Noms et Attributs, mais il visait ceux qui ont été mis entre crochets, car ces-derniers affirment les Noms d’Allah mais ils n’affirment que 7 attributs (ou plus selon la secte et leurs divergences internes) dont l’ouïe et la vue. Ils ont nié les attributs à titre informatifs (tels que le visage, la main, etc.), les attributs d’actions et de volonté (tels que que l’établissement sur le Trône, la venue, la descente, etc.) soit en les interprétant par la raison sans aucune preuve légiférée, soit en déléguant à Allah la connaissance de leurs significations.

Alors qu’Ahl As-Sounnah affirment ce qu’Allah s’est affirmé pour Lui-même ou que le Prophète Lui a affirmé, en affirmant leurs significations telles qu’elles sont venus dans la langue arabe, mais sans anthropomorphisme (c’est-à-dire sans chercher à faire ressembler Allah à la créature). Par exemple : Allah possède un visage et nous savons ce que cela veut dire dans la langue arabe, mais nous ignorons tout de son « comment »… car Allah dit {Rien ne Lui est semblable, et c’est Lui l’Audient, l’Omniscient} (Note du traducteur)

{Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement et avec discrétion. Certes, Il n’aime pas les transgresseurs […]}

Il est connu que l’invocation possède des règles, des conditions et des actes de bienséance au même titre que toute adoration.
Tout comme le fait que la prière n’est acceptée qu’avec ses conditions, le pèlerinage qu’avec ses conditions, le jeûne qu’avec ses conditions et toute adoration qu’avec ses propres conditions, il en est de même pour l’invocation qui possède des conditions, des règles et des actes de bienséance dont l’éclaircissement se trouve dans le Livre d’Allah et la Sounnah du Son Prophète ﷺ.
Ainsi, leur accorder de l’importance et veiller à les appliquer permet de concrétiser ce que l’homme désire comme l’exaucement, le raffermissement, l’obtention de la réussite, le secours, la fermeté, la bonne fin et la rectitude dans la vie d’ici-bas.
C’est pourquoi, concernant la jurisprudence liée à l’invocation, il incombe au musulman de comprendre et de cerner ses règles et ses conditions dont l’explication est dans le Livre d’Allah et la Sounnah de Son Prophète ﷺ.

Parmi les versets du Noble Coran qui regroupent le plus les règles et les actes de bienséance relatifs à l’invocation, se trouve la parole d’Allah le Très Haut dans la sourate Al-A’râf :

ادْعُوا رَبَّكُمْ تَضَرُّعًا وَخُفْيَةً ۚ إِنَّهُ لَا يُحِبُّ الْمُعْتَدِينَ  وَلَا تُفْسِدُوا فِي الْأَرْضِ بَعْدَ إِصْلَاحِهَا وَادْعُوهُ خَوْفًا وَطَمَعًا ۚ إِنَّ رَحْمَتَ اللَّهِ قَرِيبٌ مِّنَ الْمُحْسِنِينَ

(Invoquez votre Seigneur en toute humilité et recueillement et avec discrétion. Certes, Il n’aime pas les transgresseurs. Et ne semez pas la corruption sur la terre après qu’elle ait été réformée. Et invoquez-Le avec crainte et espoir, car la miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants.) (s.7, v.55-56)

Médite la fin de ce verset (car la miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants), c’est-à-dire : parfais ton invocation et ta demande ; sois attentif à ses règles, à ses conditions et à ses actes de bienséance. Parfais cela et tu trouveras la récompense et les effets de ta bienfaisance. Tu trouveras la gratification, les bienfaits et la récompense. Tu trouveras l’immense bien (car la miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants).
Et le verset met en évidence un ensemble grandiose d’actes de bienséance et de conditions pour l’invocation.

Le premier d’entre-eux – et le plus important – est ce qui figure dans le début du verset et qui est Sa Parole : (Invoquez votre Seigneur). Car l’invocation est une adoration, elle n’est vouée exclusivement qu’à Allah. On se réfugie à travers elle que vers Allah Le Très Haut, on ne demande qu’à Allah, on ne demande que Son aide, et on demande le soutien, l’aide, la réussite, le raffermissement, la guidée et la droiture qu’à Allah Seul car tout ceci se trouve dans la Main d’Allah.
Ainsi, on ne doit pas demander une de ces choses à un Ange Rapproché, ou à un Prophète Envoyé, un saint (Walî) ou à quelqu’un d’autre que Lui. C’est pour cela que le Prophète ﷺ a dit : « Si tu as une demande, alors demande à Allah. Si tu cherches de l’aide, alors demande l’aide à Allah. Et sache que si la communauté se réunissait pour t’être utile dans quelque chose, elle ne te serait utile que dans une chose qu’Allah aura décrétée pour toi. Et si elle se réunissait pour te causer un dommage dans quelque chose, elle ne te causera un dommage que par une chose qu’Allah aurait décrétée à ton encontre. Les plumes ont été levées et les feuillets séchés. » [Rapporté par Ahmad et At-Tirmidhî]

L’invocation est donc une adoration, et Allah dit : (Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif) (s.98, v.5) et Il dit : (C’est à Allah qu’appartient la religion pure) (s.39, v.3).
C’est pour cela que la règle la plus importante dans l’invocation est qu’elle ne soit vouée exclusivement que pour Allah. Celui donc qui voue cette adoration pour autre que Lui fait partie des gens les plus égarés, il est même encore plus égaré qu’eux comme Allah Le Très Haut le dit : (Et qui est plus égaré que celui qui invoque en dehors d’Allah celui qui ne saura lui répondre jusqu’au Jour de la Résurrection ? Et elles [leurs divinités] sont indifférentes à leur invocation. Et quand les gens seront rassemblés [pour le Jugement] elles seront leurs ennemies et nieront leur adoration [pour elles]) (s.46, v.5-6)

Il dit aussi : (À Lui s’adresse la vraie invocation ! Ceux qu’ils invoquent en dehors de Lui ne leur répondent d’aucune façon ; semblables à celui qui étend ses deux mains vers l’eau pour la porter à sa bouche, mais qui ne parvient jamais à l’atteindre. L’invocation des mécréants n’est que vanité.) (s.13, v.14)

Et Il dit : (Dis : « Invoquez ceux que vous prétendez (être des divinités) en dehors de Lui. Ils ne possèdent ni le moyen de dissiper votre malheur ni de le détourner.) (s.17, v.56)

Ils ne peuvent dissiper le mal après qu’il soit arrivé, ni ne peuvent le changer avant qu’il n’apparaisse. Personne ne peut repousser ni enlever hormis Allah, Il dit : (Dis : « Invoquez ceux qu’en dehors d’Allah vous prétendez [être des divinités]. Ils ne possèdent même pas le poids d’un atome, ni dans les cieux ni sur la terre. Ils n’ont jamais été associés à leur création et Il n’a personne parmi eux pour Le soutenir ».) (s.34, v.22)

Et Il dit : (tandis que ceux que vous invoquez, en dehors de Lui, ne sont même pas maîtres de la pellicule d’un noyau de datte. Si vous les invoquez, ils n’entendent pas votre invocation ; et même s’ils entendaient, ils ne sauraient vous répondre. Et le jour du Jugement ils vont nier votre association. Nul ne peut te donner des nouvelles comme Celui qui est parfaitement informé.) (s.35, v.13-14)

Donc la plus importante des conditions et des règles de l’invocation est la sincérité exclusive (Al-Ikhlâs) envers Allah. Que le musulman ne demande continuellement qu’à Allah, qu’il ne cherche l’aide que d’Allah, qu’il ne demande le soutient que de Lui, qu’il n’expose ses besoins, ses demandes, ses désires, la rectitude de toutes ses affaires religieuses, mondaines et de l’au-delà qu’à Allah son Maître qui détient toute chose ainsi que les clefs des cieux et de la terre.

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Il tire leçon de toutes choses

(Il est en cela des signes pour ceux qui méditent.) (Al-Hijr, v.75) Ceux méditent (Al-Moutawassimoûn – المُتَوَسِّمُونَ) sont ceux qui réfléchissent et tirent des leçons. Ils auscultent les choses, les contemples et en extraient des préceptes. Ils observent minutieusement jusqu’à connaitre la réalité de ce qu’ils observent à travers leurs attributs. 

Les gens de science ont dit : « At-Tawassoum – التَّوَسُّم (L’observation minutieuse, la méditation) provient du terme Al-Wasm – الوَسْم (l’attribut, la caractéristique, l’empreinte…). Il désigne un caractère distinctif sur lequel on s’appuie. On dit : « J’ai observé/vu (Tawassamtou – تَوَسَّمْتُ) qu’il était quelqu’un de bien quand je vis cela à ses traits. »

On trouve également la parole de ‘Abd-Allah Ibn Rawâhah[1] au Prophète ﷺ : 

« Assurément, j’ai vu (تَوَسَّمْتُ) en toi tout le bien que je connais,

Et Allah sait parfaitement que mon regard est persistant. » 

On dit (اتَّسَمَ الرَّجُل) quand une personne s’est attribué un signe par lequel on le reconnait. 

(Al-Wâsim – الواسِم) désigne celui qui te regarde de la tête au pied. 

Donc, le terme (At-Tawassoum – التَّوَسُّم) a pour origine le fait de s’assurer d’une chose et d’y réfléchir. Il provient du terme (Al-Wasm – الوَسْم) qui désigne également le marquage au fer que l’on applique sur la peau d’un chameau ou d’un autre animal.

Quant au pronom démonstratif : (Il est en cela), il renvoie à tout ce que contient l’histoire qui a été précédemment citée à partir de la Parole du Très Haut : (Et informe-les au sujet des hôtes d’Ibrâhîm (Abraham)) (Al-Hijr, v.51). On y trouve de très nombreux miracles et leçons, parmi eux : 

  • La descente des Anges à la demeure d’Ibrâhîm عليه السلام pour l’honorer.
  • L’annonce de la bonne nouvelle qui lui a été faite concernant la naissance d’un garçon plein de savoir.
  • Allah l’informa du châtiment avec lequel les Anges frapperont le peuple de Loût.
  • Le secours d’Allah pour Loût par le biais des Anges
  • Il l’informa également qu’Il sauvera Loût عليه السلام et sa famille. 
  • Qu’Allah anéantira son peuple et sa femme car elle a soutenu son peuple.
  • La preuve de l’aveuglement de ceux qui se sont égarés de la voie droite.
  • La preuve de la Colère d’Allah sur ceux qui persistent dans la désobéissance des Messagers.
  • Que cette colère est une humiliation pour ceux qui n’ont pas craint les signes d’Allah, car ils ne savent pas observer et réfléchir.
  • Cette histoire est une remontrance aux polythéistes de La Mecque qui n’ont pas tiré de leçon.
  • Et qu’ils seront atteints [s’ils persistent] par ce qui toucha les communautés avant eux dont ils connaissaient leurs histoires et voyaient leurs vestiges.
  • Cette histoire est également une remontrance pour les désobéissants et insouciants qui empruntent la même voie.

Les hommes du discernement et de la sagacité :

Cette sagacité et ce discernement ne s’obtiennent qu’après avoir vidé le cœur des préoccupations mondaines, l’avoir purifié de la souillure des péchés, des comportements corrompus et des exagérations dans le domaine du licite. Dès lors, c’est la vérité qui parcourra le cœur, non les illusions. Car le cœur alternait entre la contemplation des signes d’Allah et la clarté des actes d’obéissances, c’est ainsi que la lumière se déversa sur lui[2]. Dans ce sens, on trouve la parole d’Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما : « Personne ne m’interroge sur une affaire sans que je sache si elle est érudite ou non. »

Il a été rapporté que Ach-Châfi’î et Mouhammad Ibn Al-Hasan étaient tous deux dans la cour autour de la Ka’bah quand ils virent un homme à la porte de la mosquée, l’un d’eux dit : « Je pense [que cet homme] est un menuisier. » Quant à l’autre de dire : « Je pense plutôt qu’il est forgeron. » Une personne présente s’empressa d’aller questionner cet homme qui lui répondit : « Auparavant j’étais un menuisier, mais maintenant je suis forgeron. »

Il a été rapporté de Joundoub Ibn ‘Abd-Allah Al-Bajalî رضي الله عنه qu’il arriva près d’un homme qui lisait le Coran, il s’arrêta et dit : « Celui qui lit [dans le but d’être entendu des gens], Allah fera entendre parler [en mal] de lui [le Jour de la Résurrection] ; et celui qui agit par ostentation, Allah le dévoilera [au gens]. » Nous lui dîmes : « C’est comme si tu avais désigné cette personne. » À cela il répondit : « En réalité, aujourd’hui celui-là vous lit le coran, et demain il sortira Haroûryan (Khârijî). » Effectivement, il devint par la suite la tête de ceux-là, son nom était Mirdâs.

Il a été rapporté d’Al-Hasan Al-Basrî que ‘Amr Ibn ‘Oubayd[3] entra auprès lui. Al-Hasan s’exclama : « Voici le maître des jeunes de Basorah, du moment qu’il n’innove pas. » Par la suite, cet homme (‘Amr) dit ce qu’il dit concernant le destin d’Allah (Al-Qadr) jusqu’à s’écarter totalement de ses frères. 

Il a été aussi rapporté qu’Al-Hasan dit à Ayyoûb (en parlant de ‘Amr) : « Voici le maître des jeunes de Basorah » sans ajouter l’exception.

Il a été rapporté selon Ach-Cha’bî qu’il dit à Dâwoûd Al-Azadî, alors que ce dernier voulait polémiquer : « Tu ne mourras pas tant que ton visage n’aura pas été brûlé par le fer ». Et c’est effectivement ce qu’il se passa. 

Il a été rapporté qu’un groupe de la tribu Madh-hij (مَذْحِج) alla voir ‘Oumar Ibn Al-Khattâb رضي الله عنه. Parmi eux se trouvait Al-Achtar qui s’approcha de lui. ‘Oumar leva ses yeux, le scruta du regard puis demanda : « Qui est cet individu ? »- « Mâlik Ibn Al-Hârith » répondirent-ils. « Qu’a-t-il ?! Qu’Allah l’anéantisse ! Je vois clairement un jour très dur pour les musulmans à cause de cet homme[4]. » Et lors d’un trouble [qui toucha les musulmans], il fit ce qu’il fit. 

Il a été rapporté de ‘Outhmân Ibn ‘Affân رضي الله عنه qu’Anas Ibn Mâlik alla le voir après avoir été au marché, où il avait regardé une femme. Lorsque ‘Outhmân le vit, il dit : « L’un d’entre vous vient me voir alors qu’il a dans ses yeux les traces du fornicateur ?! » Anas lui dit alors : « Serait-ce une révélation après celle du Messager d’Allah ﷺ ? » Il répondit : « Non ! Mais un signe et une sagacité. » Et il disait vrai.

Et nombreux sont ce genre d’histoires parmi les compagnons et les suiveurs (At-Tâbi’în), qu’Allah les agrée tous.

Les différents sortes de discernement et de sagacité :

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