L’explication du livre « Les trois fondements » de l’imam Mouhammad Ibn ‘Abd Al-Wahhâb رحمه الله par l’érudit ‘Abd Ar-Rahmân Ibn Nâssir Al-Barrâk حفظه الله

بسم الله الرحمن الرحيم

Voici enfin, par la grâce d’Allah, le commentaire des « trois fondements » de l’imam revivificateur Mouhammad Ibn ‘Abd Al-Wahhâb رحمه الله par l’érudit et honorable savant ‘Abd Ar-Rahmân Ibn Nâssir Al-Barrâk حفظه الله traduit par les éditions RIWAQ. Qu’Allah puisse les récompense pour nous avoir donné l’accord de diffuser ce livre dans son intégralité. N’hésitez pas à le partager pour que cela profite au maximum inchâAllah.

Quant à nous, nous vous proposons le texte original et le commentaire en intégralités sur cette page. Nous y avons mis un sommaire afin de faciliter la lecture.

Sommaire :

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02 – Les différents aspects de l’invocation et ses règles de bienséance

Les louanges sont à Allah, nous Le louons, Lui demandons Son aide, et Son pardon.

Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions.

Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider.

Je témoigne que rien ne mérite d’être adoré excepté Allah, L’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et je témoigne que Mouhammad est Son serviteur et Son messager.

Ceci dit,

nous sommes toujours, chers frères et sœurs, avec l’invocation d’Allah.

Avant de commencer l’étude des invocations prophétiques, nous avons rappelé lors de l’émission précédente quelques mérites autour de la prière d’Allah et du statut de l’invocation.

Et aujourd’hui, nous allons nous arrêter sur deux sujets importants. Le premier concerne la réalité de l’invocation et de ses différents aspects. Quant au second, il portera sur l’éthique à suivre lors de l’invocation.

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{Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quoi que ce soit en associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque Lui associe quoi que ce soit commet un énorme péché.}

{Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quoi que ce soit en associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque Lui associe quoi que ce soit commet un énorme péché.} [S.4, v.48]

Allah nous informe qu’Il ne pardonne pas à celui qui a associé avec Allah quelqu’un parmi Sa créature, mais qu’Il pardonne – en dehors du polythéisme – tous les péchés, petits ou grands. Allah pardonne cela si Sa Volonté est qu’Il pardonne et que Sa Grande Sagesse l’implique.

Pour tous les péchés, à l’exception du polythéisme, Allah décréta de nombreux moyens et de causes pour qu’Il les pardonne, comme :

  • les bonnes œuvrent qui effacent [les mauvaises]
  • les calamités expiatrices d’ici-bas
  • le Barzakh (le monde intermédiaire) et le Jour de la Résurrection
  • les invocations que se font mutuellement les musulmans,
  • l’intercession des intercesseurs, etc.

Et au-dessus de tout cela, il y a la Miséricorde d’Allah que les croyants et les monothéistes sont plus en droit d’obtenir [que quiconque], et ce contrairement au Polythéisme. Car le polythéiste associateur s’est lui-même obstrué les portes du pardon et fermé les portes de la miséricorde. Par conséquent, ses actes d’obéissance ne lui seront d’aucun profit sans le Tawhîd (le Monothéisme pur), les calamités ne lui apporteront rien de bénéfique et ils n’auront pas le Jour de la Résurrection {d’intercesseur, ni d’ami sincère} [S.26, v.100-101]. Voilà pourquoi Allah dit : {Mais quiconque Lui associe quoi que ce soit commet un énorme péché.} C’est-à-dire qu’il a commis un très grave délit envers Celui qui a créé toute chose, Celui qui est absolument parfait, Celui qui est Riche (se suffit à Lui-même et se passe de toute Sa créature), Celui qui détient ce qui est profitable et ce qui nuit, qui donne et retient ; pas un bienfait ne touche la création si ce n’est émanant d’Allah.
C’est même la plus grande injustice qu’ait pu commettre la créature qui elle, est constituée de terre, imparfaite sur tous les plans, qui a continuellement besoin d’Allah, qui détient pour elle-même ni profit, ni préjudice, ni la mort, ni la vie, ni la résurrection … – que dire alors de ce qu’elle adore [en dehors d’Allah] ! –

Y a-t-il une injustice plus grande que celle-ci ?!

C’est pourquoi Il condamna le polythéiste associateur au châtiment éternel et le priva de la récompense : {Quiconque associe à Allah (d’autres divinités,) Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu.} [S.5, v.72].

Cependant, ce noble verset concerne uniquement ceux qui ne se sont pas repentis ; quant à ceux que se repentent Allah leur pardonne leur polythéisme et ce qui est moins grave que cela conformément à Sa parole : {Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés} [S.39, v.53] pour celui qui se sera repentit et revenu sincèrement à Allah.

Source : Tafsîr As-Sa’dî (Traduction par Le Coeur des Croyants)

Version audio (grand merci à « Tafsir du Jour ») :

L’unicité dans la peur

Un cœur vivant ne craint qu’Allah [Seul]. Ainsi, il n’a pas peur de l’homme, même s’il est injuste ; ni d’un évènement, aussi impressionnant soit-il ; ni ne craint pour sa subsistance ou sa mort ; et n’a ni a peur pour un enfant ou un bien. Mais à cause de la vie présente dans son cœur, plus la personne qui lui fait face est importante et forte, plus il la voit, à ses yeux, comme quelqu’un de bas et de faible. Tel était Tâwoûs Al-Yamânî… Ainsi, As-Salt Ibn Râchid a rapporté : « J’étais assis auprès de Tâwoûs lorsque Salm Ibn Qoutaybah le questionna sur une chose. Tâwoûs le réprimanda. « Mais c’est LE Salm Ibn Qoutaybah du Khourasân ! » – m’exclamais-je. Il rétorqua : « Alors il est encore plus bas à mes yeux »[1]

Et n’a peur d’autre qu’Allah que celui ayant une maladie dans son cœur.

D’ailleurs, Allah relata que parmi les caractéristiques de ceux qui ont dans leur cœur une maladie, le fait qu’ils disent : (« Nous craignons qu’un revers de fortune ne nous frappe. ») (Al-Mâidah, v.52)

Il relata aussi que ceux dont les cœurs sont en vie et qui ont été préservés disent : (Certes ceux auxquels l’on disait : « Les gens se sont rassemblés contre vous ; craignez-les » – cela accrut leur foi – et ils dirent : « Allah nous suffit ; Il est notre meilleur garant ».) (Âli ‘Imrân, v.173) Ceux-là se conformèrent à l’ordre de leur Seigneur qui apaisa leurs cœurs par Sa parole : (Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi.) (Al-Mâidah, v.44).

Il a rattaché le fait de Le craindre avec la foi, et Il fit de Sa crainte le monopole de ceux qui ont un cœur vivant. C’est pourquoi Il déclara et blâma : (Les redoutiez-vous ? C’est Allah qui est plus digne de votre crainte si vous êtes croyants !) (At-Tawbah, v.13).

Et Il dit également en ordonnant et en interdisant en même temps : (N’ayez donc pas peur d’eux. Mais ayez peur de Moi, si vous êtes croyants.) (Âli ‘Imrân, v.175)

Quant au fait de n’avoir peur que d’Allah, c’est une preuve de la vie du cœur et de sa force. Les [savants] évoquèrent qu’un homme alla se plaindre auprès de l’imam Ahmad Ibn Hanbal du fait qu’il ait peur de certains gouverneurs, l’imam Ahmad lui dit alors : « Si tu avais corrigé correctement [ta foi et ton cœur], tu n’aurais peur de personne. »

Sachant que la peur naturelle, qui n’empêche pas l’accomplissement d’une obligation, n’entache aucunement la salubrité du cœur : comme la peur qu’a l’homme de son ennemi, du danger et de l’atrocité… En revanche la crainte absolue, elle, ne doit être vouée qu’à Allah Seul.

[1] Il ne faut pas comprendre sa parole comme un manque de respect ou un rabaissement à son égard. Mais le fait que cette personne soit quelqu’un d’important dans la région du Khourasân n’empêche aucunement Tâwoûs de le réprimander vis-à-vis de sa question. (Note du traducteur)


Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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