Conseils pratiques pour mémoriser le Coran

Le Coran est la parole d’Allah révélée au Prophète Mouhammed صلى الله عليه وسلم. C’est aussi la première source de la législation musulmane (la deuxième source étant la Sounnah.

Afin de nouer et maintenir une relation particulièrement étroite avec le Coran, le musulman est invité à sa lecture, à comprendre ses sens, à sa mémorisation et à agir en conformité avec ses enseignements. Le Prophète صلى الله عليه وسلم exhortait ses Compagnons, en la matière en disant :
« Le meilleur d’entre vous est celui apprend le Coran et l’enseigne. » (Al-Boukhârî et Mouslim)

« La poitrine de celui qui ne mémorise rien du Coran est comparable à une maison en ruine. » (At-Tirmidhî)

« Ô Abou Dharr ! Saches qu’apprendre un seul verset du Coran t’est plus bénéfique que de prier cent Rakaâtes. » (Ibn Mâjah)

Mémoriser le Coran est très avantageux pour le musulman à plusieurs égards. Les Compagnons et tous les pieux prédécesseurs en sont des célèbres exemples, ils avaient l’habitude de mémoriser le Coran. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Il y’a des gens à qui Allah Accorde une estime particulière. » Qui sont-ils ô Messager d’Allah ? Lui demanda-t-on. Il répondit : « Les gens du Coran sont la «famille» d’Allah et Ses particuliers. »

Mémoriser le Coran est une grâce qu’Allah n’accorde qu’aux élus parmi ses serviteurs. Allah, Exalté soit-Il dit : (Ensuite, Nous fîmes héritiers du Livre ceux de Nos serviteurs que Nous avons choisis. Il en est parmi eux qui font du tort à eux-mêmes, d’autres qui se tiennent sur une voie moyenne, et d’autres avec la permission d’Allah devancent (tous les autres) par leurs bonnes actions; telle est la grâce infinie.) (Coran 35/32)

Al-Boukhârî a rapporté dans son Sahîh que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui récite le Coran avec habileté sera parmi les anges nobles et purs. Celui qui récite le Coran en balbutiant et avec peine sera doublement rétribué. »

Pour mémoriser le Coran il est nécessaire de suivre un certains nombres de conseils et de normes dont les plus importants sont :

1/ La Sincérité : Il est nécessaire que celui qui désire mémoriser le Coran purifie son intention, que sa mémorisation soit pour la Face d’Allah, le Sublime et pour gagner Sa satisfaction.
Allah dit (sens des versets) :
(Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif. C’est à Allah qu’appartient la religion pure.) (Coran 39/2-3)

(Dis : “Il m’a été ordonné d’adorer Allah en Lui vouant exclusivement le culte) (Coran 39/11)

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans un hadith Qoudoussi qu’Allah, Exalté soit-Il a dit : « Je suis le transcendant parmi les associés : Quiconque M’associe à un autre est voué à Mon associé. » (Boukhârî et Mouslim)
Donc, il n’y a aucune récompense pour celui qui mémorise le Coran pour obtenir une jouissance éphémère de ce bas monde ou par désir d’ostentation.

2/ La volonté : Il faut avoir une volonté ferme qui vient du for intérieur et non attendre l’assistance d’un autre pour le faire. Dans le cas contraire, l’on peut répéter la page milles fois sans l’apprendre. Bien sûr, il est possible d’encourager et de motiver une personne pour mémoriser le Coran, mais ici nous parlons d’une personne qui l’apprend de son propre gré.

3/ Craindre Allah et s’éloigner des péchés : Le jeûne surérogatoire aide à préserver la langue de pécher. Le temps passe très vite et il ne faut pas perdre sa jeunesse dans les verbiages futiles, les discussions inutiles ou devant la télé ou le net.
L’imam Ach-Châfi’î disait : « Je me suis plaint à Wakî’ de ma mauvaise mémoire, il m’a conseillé de délaisser les péchés. Et il m’a dit sache que la science est une lumière et que la Lumière d’Allah ne s’octroie pas à un pécheur. »

4/ Vider son cœur de toute chose futile et l’occuper par l’apprentissage du Coran : La personne qui veut mémoriser le Coran doit en faire sa principale préoccupation, elle doit implorer l’aide d’Allah, son esprit doit être constamment avec le Coran nuit et jour. Lorsqu’Allah voit Son serviteur dans cet état, Il lui accordera certainement Son Don.

5/ Connaître, aimer et respecter le Coran : On doit vénérer le Coran : il faut le placer dans un endroit pur, ne pas mettre des choses dessus comme il ne faut pas le déposer n’importe où !

6/ Corriger sa lecture et sa prononciation : Avant d’apprendre une nouvelle page, il est préférable de réciter l’ancienne page devant son professeur ou Chaykh (personne qui connaît le Coran par cœur) pour qu’il corrige les fautes de prononciation.

7/ Choisir les bons moments pour sa mémorisation : Il est conseillé de commencer à apprendre quelques instants avant la prière du Fajr jusqu’au lever du soleil car le matin l’esprit est bien reposé et c’est le meilleur moment pour apprendre, Allah a bénit ces moments pour la communauté musulmane.

8/ Choisir le bon endroit comme les mosquées et éviter les endroits tels que la rue.

9/ Rester concentré et ne pas se décourager : Il n’est pas possible d’apprendre sans la présence d’esprit.

10/ La compréhension est la voie vers la mémorisation : Comprendre les versets que l’on veut mémoriser et connaître la relation des uns avec les autres facilite énormément le processus de la mémorisation. C’est pourquoi, il est nécessaire de lire le Tafsîr (exégèse) de ces versets avant d’essayer de les apprendre par cœur.

11/ Réciter ce que l’on a appris devant une autre personne : Il est nécessaire d’évaluer sa mémorisation en récitant les versets ou sourates devant quelqu’un qui s’y connait en la matière ou qui se fait aider par un Moushaf. Et ce serait excellent si la personne qui évalue sa mémorisation soit un Chaykh habile dans la récitation.

12/ Utiliser la même copie du Moushaf : Ceci, parce qu’une personne, pour mémoriser, utilise la vue aussi bien que l’ouïe. Les yeux fixent la page dans le cerveau; tel verset est en haut, tel autre en bas, … etc. L’écriture des versets et leur place dans le Moushaf laissent une empreinte dans l’esprit quand ils sont récités et regardés fréquemment. Si ce lui qui apprend devait changer son Moushaf avec lequel il apprend ou s’il apprenait avec différentes copies, les versets occuperaient des places différentes et l’écriture peut aussi être différente. Cela rend la mémorisation difficile pour lui.

13/ Elever et embellir la voix avec le Coran : Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Ne fait pas partie de nous celui qui n’embellit pas sa voix lorsqu’il lit le Coran. » Il est aussi conseillé d’avoir une voie mélodieuse en récitant le Coran, car lorsque l’on révise, les mots reviennent avec la mélodie.

14/ La révision permanente: Le plus important dans l’apprentissage du Coran c’est la révision. Cela ne sert à rien d’avancer dans l’apprentissage et de ne pas réviser ce que l’on a appris auparavant, c’est comme construire une maison d’une main et en même temps démolir ce qu’on a construit de l’autre. Le fait de prier pendant la nuit ou la journée des prières surérogatoires avec ce qu’on a appris, aide à la révision.
L’imam Al-Boukhârî a rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم dit :
« Malheur à celui qui dit j’ai oublié tel ou tel verset du Coran ! Car en fait, c’est Allah qui le lui a fait oublier (en omettant de le réciter constamment). Vous devez alors le réciter fréquemment parce que le Coran échappe des cœurs des hommes plus rapidement que ne le font les chameaux (quand ils sont relâchés). »

15/ Faire des Invocations et des Douaâs pour raffermir ce que l’on a appris. Allah dit : (Et votre Seigneur dit : « Invoquez-Moi, Je vous répondrai…) (Coran 40/60)

16/ Enseigner ce qu’on a déjà appris car le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui a apprit le Coran et qui l’a enseigné. »
On ne devait pas attendre de finir la totalité du Coran pour commencer à enseigner. On peut enseigner quelques règles de Tadjwîd aux personnes débutantes.

17/ Mettre en pratique ce qu’on a appris : Les Compagnons du Prophète n’apprenaient pas un nouveau verset qu’après avoir mis en pratique le verset précédant qu’ils venaient d’apprendre à tel point que certains parmi eux mirent des années et des années pour mémoriser le Coran en entier !

Conclusion :
Enfin, nous conseillons ceux qui désirent mémoriser le Coran de se hâter de le faire car la vie est si courte et le temps passe si vite. Qu’ils s’imprègnent de sagesse, de patience, de modestie et de persévérance. La mémorisation du Coran n’est pas à la portée de tous, c’est une grâce qu’Allah, Exalté soit-Il, accorde à qui Il veut parmi Ses adorateurs.

Source : Islamweb.net

Le traitement du phénomène du terrorisme

Le traitement du phénomène du terrorisme (Lien pdf)

PLAN DU LIVRE

Ce livre se compose d’une préface, d’une introduction, de trois parties et d’une conclusion.

LA PREFACE : Elle est centrée sur les motivations derrière le choix de ce sujet. Elle présente aussi le plan de ce travail de recherche.

L’INTRODUCTION : Elle est axée sur la définition du terrorisme d’un point de vue linguistique et sémantique.

PREMIÈRE PARTIE : LE TERRORISME : SES CAUSES ET SES MÉFAITS

Cette partie comporte deux chapitres :

Premier chapitre : Les causes du terrorisme

Ces causes sont :

I. L’ignorance des préceptes du Coran et de la Sunna et la négligence des nobles finalités de la Chariâ
II. La déviation intellectuelle
III. Le fait de s’attaquer aux grands savants de la religion et de la législation islamique et le fait de se référer à des sources non fiables
IV. L’infraction à la règle de la prise en considération des conséquences
V. Des causes sociales
VI. Des causes médiatiques
VII. La propagation des idées envenimées et destructrices, et leur infiltration parmi les jeunes

Deuxième chapitre : Conséquences et méfaits du terrorisme

Ces conséquences et ces méfaits sont :

I. Le ternissement de l’image radieuse de la religion
II. L’effusion du sang sacré des Musulmans, des « protégés » et de ceux avec lesquels « un pacte de sécurité » a été conclu
III. La perturbation de la paix et de la sécurité et la propagation des troubles et de la corruption
IV. La destruction des logis, des propriétés et des services publics, et le pillage des biens
V. Détourner l’attention de la communauté de ses véritables préoccupations
VI. Entraver la prédication islamique, resserrer l’étau autour des associations caritatives et faciliter la tâche de ceux qui cherchent à porter atteinte à l’Islam et aux Musulmans

DEUXIÈME PARTIE : LE TERRORISME : SON OPPOSITION À LA CHARIÂ ET AUX PREUVES LÉGISLATIVES. RÉFUTATION DES EQUIVOCITES DE SES ADEPTES

Cette partie se compose de deux chapitres :

Premier chapitre : L’opposition du terrorisme à la Chariâ

Cinq infractions relatives à l’idéologie terroriste seront abordées :

I. La remise en question de l’honoration de l’homme par Islam
II. Refus de la modération et adoption du rigorisme
III. Le terrorisme comme forme de corruption sur terre
IV. Le recours arbitraire et infondé à l’excommunication (le takfir)
V. La désobéissance aux gouverneurs et l’abandon de la communauté musulmane

Deuxième chapitre : Réfutation des équivocités et des tromperies des adeptes de l’idéologie terroriste

Ce chapitre s’articule autour des réponses aux équivocités relatives au terrorisme :

I. L’équivocité autour de l’excommunication (le takfir) des gouverneurs
II. L’équivocité autour de la désobéissance aux gouverneurs
III. L’équivocité autour de la lutte contre la turpitude à la pointe de l’épée
IV. L’équivocité autour de la prétention des extrémistes que la communauté mène le Jihad défensif
V. L’équivocité autour de l’expulsion des non musulmans de la péninsule arabique
VI. L’équivocité autour de la compréhension erronée du principe de l’alliance et du désaveu

TROISIÈME PARTIE : SOLUTIONS, TRAITEMENTS ET RESPONSABILITÉS À ASSUMER

Cette partie se compose de deux chapitres :

Premier chapitre : Les solutions et les traitements

Dix solutions et traitements sont proposés :

I. Persévérer dans la quête du savoir et ne se ressourcer qu’auprès des savants de religion
II. Les savants de religion doivent éclairer et guider les jeunes
III. Adopter toujours la modération et le juste milieu et rejeter l’extrémisme et le rigorisme
IV. N’autoriser que les savants compétents et habilités à décréter des fatwas
V. Valorisation des finalités de la Chariâ
VI. La compréhension de la Science (de religion) à la lumière de la méthodologie des pieux prédécesseurs (le salaf) de la communauté
VII. Porter intérêt à la sécurité intellectuelle
VIII. La mise à jour de ce à quoi les rigoristes ont porté atteinte
IX. Ouverture du dialogue et recours aux comités de conseil
X. L’exhortation à la bienfaisance et à la piété

Deuxième chapitre : Rôle du Royaume d’Arabie Saoudite dans la lutte contre le terrorisme

I. Le rôle important des dirigeants du pays des deux Saintes Mosquées dans la lutte contre le terrorisme
II. La mise à exécution des sagesses véhiculées par le discours du Serviteur des deux Saintes Mosquées
III. Le rôle du Comité des Grands Savants et des Académies Islamiques de jurisprudence
IV. Le rôle des mosquées et des sermons du vendredi
V. Le rôle des autorités sécuritaires
VI. Le rôle de la famille
VII. Le rôle des écoles, des universités et des institutions scientifiques
VIII. Le rôle des mass-médias

CONCLUSION : Mise au point sur les principaux résultats et recommandations.

Le traitement du phénomène du terrorisme (Lien pdf)

 

Si cela peut être obtenu par de simples souhaits, pourquoi se sont-ils fatigués et ont-ils abondamment pleuré ?

Il est des gens trompés par ce bas monde qui disent : « le paiement comptant est meilleur que le paiement différé, et ce bas monde est un paiement comptant, alors que l’au-delà est un paiement différé. » Voilà l’objet de la tromperie, car le paiement comptant n’est meilleur que le paiement différé que s’ils sont semblables, et il est connu que l’existence de l’homme jusqu’à son dernier souffle, par rapport à la durée l’au-delà n’en représente pas même le millionième. Celui qui prétend que le paiement comptant est meilleur que le paiement différé veut signifier : lorsqu’ils sont semblables, et c’est là ce qui a trompé les mécréants.

Quant à ceux qui commettent des péchés tout en gardant une croyance saine, ils s’associent aux mécréants en cette tromperie, car ils ont préféré ce bas-monde à l’au-delà ; mais leur cas est plus aisé que celui des mécréants, en ce sens que le fondement de la foi leur interdit le châtiment éternel. Certains pécheurs se fourvoient et disent : « Allah est Généreux et nous comptons sur Son pardon. » Ils peuvent même se duper par la piété de le leur parents, mais les savants ont dit : « Celui qui espère une chose la recherche, celui qui craint une chose la fuit, et celui qui espère le pardon tout en persévérant dans le péché est trompé. »

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Comment celui dont c’est la condition peut-il s’enorgueillir ?

(Lis ton livre ! Aujourd’hui ton âme suffit pour te juger) [Sourate 17, verset 14]

Il dira : « Qu’est-ce que mon livre ? » On lui répondra : « Au cours de ton existence dont tu te rejouissais, et de ses délices dont tu t’enorgueuillissais, on t’a préposé deux anges qui inscrivaient tout ce que tu prononçais ou faisais, que ce soit minime ou important, que tu te lèves ou t’assois, manges ou boives. Tu as tout oublié, mais Allah cerne cela de Sa science. Viens donc Lui rendre des comptes et prépare tes réponses, sinon on te conduira en Enfer. »

Comment celui dont c’est la condition peut-il s’enorgueillir ? S’il va en Enfer, la condition des bêtes est meilleure que la sienne, car elle reviennent à la terre. Comment celui dont c’est la condition, et qui doute qu’on lui pardonne ses fautes peut-il s’enorgueillir ? Qui est exempt de tout péché qui lui fasse mériter le châtiment ? Il est semblable à un homme qui a commis un crime à l’encontre d’un roi et qui mérite qu’on lui administre mille coups de fouet, qu’on a jeté en prison en attendant de le faire sortir et de le punir, et qui attend qu’on l’y appelle. Penses-tu qu’il puisse s’enorgueillir devant ceux qui sont en prison? Ce bas monde n’est-il pas qu’une prison, et les péchés n’impliquent-ils pas de châtiments ?!

Source : « Esprit de l’âme », éditions Tawbah.

Les vertueux emplis de crainte

Praying Imam

‘Alî رضي الله عنه dit : « J’ai pu connaître certains Compagnons de l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم, et je ne vois personne qui leur ressemble. Par Allah ! Au petit matin, ils étaient ébouriffés, poussiéreux, pâles. Entre leurs yeux, il y avait comme les marques des pattes de chèvre. Ils passaient leur nuit à réciter le Livre d’Allah, tantôt debout sur leurs pieds, tantôt prosternés sur leurs fronts. A chaque évocation d’Allah, ils se balançaient tel un arbre oscillant par un jour de tempête. Par Allah ! Des larmes chaudes se détachaient de leurs yeux pour rouler sur leurs vêtements et les humecter. Par Allah ! Comme s’ils avaient passé leur nuit dans l’insouciance ! » [Hilyat Al-Awliyâ, t.1, p.76]

Source : « La crainte », Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Editions Al-Hadîth

« Expose ta personne au Livre d’Allah et tu sauras ce que tu as auprès d’Allah »

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Soulaymân Ibn ‘Abd Al-Malik (1) arriva à Médine pour y passer trois jours. Il demanda : « Est-il ici un homme parmi ceux qui ont connu les compagnons du messager d’Allah qui puisse nous parler ? » On lui répondit qu’il y avait un homme du nom de Aboû Hâzim, il le fit mander, il se présenta.

Soulaymân lui dit :« Oh Aboû Hâzim ! Que signifie cette hostilité ?Quelle hostilité as-tu vu chez moi ?Tous les notables de Médine sont venus me voir et tu n’es pas venu ?Nous ne nous connaissions pas pour que je vienne te voir.

Le Chaykh dit vrai. Oh Aboû Hâzim ! Pourquoi répugnons nous la mort ?Parce-que vous avez bâti votre bas monde et détruit votre vie future. Vous répugnez donc de passer de la bâtisse à la ruine. Tu as dit vrai oh Aboû Hâzim ! Comment se présente-t-on devant Allah ? Le bienfaisant est semblable à l’absent qui rentre chez lui joyeux et content ; et le malfaisant à l’esclave en fuite qui revient auprès de son maître apeuré et triste. » Soulayman pleura et dit : « Malheur à moi, qu’avons nous auprès d’Allah, Aboû Hâzim ?Expose ta personne au Livre d’Allah et tu sauras ce que tu as auprès d’Allah.Oh Aboû Hâzim ! Comment parvenir à cette connaissance dans le livre d’Allah ? A sa parole : {Les pieux seront dans des délices, et les dépravés dans la Géhenne}. Oh Aboû Hâzim ! Où est la miséricorde d’Allah ?Dans Sa parole : {la miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants}.

Oh Aboû Hâzim ! Qui est le plus raisonnable des hommes ?Celui qui apprend la sagesse et l’enseigne aux gens.Qui est le plus sot des hommes ?Celui qui place son âme au service d’un homme injuste et troque ainsi sa vie future contre le bas monde d’autrui.Oh Aboû Hâzim ! Quelle est l’invocation la plus entendue ?L’invocation de ceux qui sont humbles devant Allah.Quelle est l’aumône la plus pure ?Celle de celui qui donne ce qui lui est difficile, alors qu’il possède peu

[…]

« Conseilles moi donc ! » Continue Soulaymân – Crains qu’Allah te vois là où il t’a interdit d’être, où qu’Il ne te trouve pas là où Il t’a commandé d’être. Oh Aboû Hâzim ! Invoques le bien en notre faveur. Oh Allah ! Si Soulaymân est Ton allié facilite lui la pratique du bien ; et s’il en est autrement, amènes le au bien !Servant ! Donnes moi cent dinars. Prends les Oh Aboû Hâzim ! Je n’en ai nul besoin. Moi et d’autres sommes égaux en cela, alors soit tu donnes à tous une aumône équivalente, soit je n’en ai aucun besoin, et je crains que cela soit en échange de ce que tu as entendu de mes propos. » Soulaymân sembla ravi par Aboû Hâzim.

(1) Il était Calife des Banî Oumayyah [Note du site Le Coeur des croyants]

Source : « L’esprit de l’âme », éditions Tawbah