La grandeur d’Allah – Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr

Le chaykh dit : « Parmi les choses qui montrent la grandeur d’Allah, le fait que l’ensemble des cieux et de la terre sont semblables à une graine de moutarde que Le Tout Miséricordieux tient dans Sa Main. » Ces termes sont ceux d’Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما qu’Ibn Jarîr At-Tabarî a rapportés.

Allah dit : {Ils n’ont pas estimé la grandeur d’Allah à sa juste valeur. Et au Jour de la Résurrection, Il fera de la terre entière une poignée, et les cieux seront pliés dans Sa [main] droite.} [S.39, v.67]

Si la personne désire méditer et mieux comprendre la grandeur d’Allah, Sa splendeur et que rien n’est plus grand que Lui, alors qu’elle observe cet univers.

Si quelqu’un se tenait face à une immense montagne dont l’allure imposante le fascine et qu’il commençait à regarder les extrémités de cette énorme masse, puis qu’il la comparait à l’arbre à côté duquel il se trouve, l’arbre lui semblera alors insignifiant et cette montagne lui paraitra être la chose la plus grande qui soit.

Mais s’il comparait cette montagne à la terre toute entière, il constatera que cette montagne est minuscule, bien que peu de temps avant il la voyait comme étant la plus grande chose qui soit.

Et s’il comparait la terre aux cieux qui l’entourent de toute part, elle lui paraîtra alors toute petite.

Mais maintenant, s’il devait comparer les cieux et la terre tous ensembles au Repose-pied (Al-Koursî), au sujet duquel Allah dit dans le plus important verset du Coran : {Son Repose-pied (Koursî) déborde les cieux et la terre.} [S.2, v.255]

Et dans le hadîth d’Aboû Dharr présent dans le Mousnad, le Prophète ﷺ a dit : « [La grandeur] des sept cieux et des sept terres comparée à la grandeur du Repose-pied est semblable à celle d’un anneau de fer lancé en plein désert. »

Prends un petit morceau de fer que tu lances dans le désert puis compare-le à l’étendue de ce désert. Que représentera-t-il ?

Voici ce que sont les cieux et la terre comparés au Repose-pied, tel un petit anneau de fer lancé en plein désert. Que représente ce bout de fer ?

Puis il ajouta ﷺ : « Quant à la grandeur du Repose-pied en comparaison du Trône (Al-‘Arch), il en est de même. » C.à.d. que la grandeur du Repose-pied qui déborde les cieux et la terre, comparée à celle du Trône, est comme un anneau de fer lancé en plein désert.

Revenons maintenant à la montagne, que représente-t-elle ? C’est pourquoi Allah dit concernant l’orgueilleux : {Tu ne sauras jamais fendre la terre, ni t’élever à la hauteur des montagnes !} [S.17, v.37]

La grandeur de ces montagnes que tente désespérément d’atteindre l’orgueilleux sans jamais y parvenir, et c’est la raison pour laquelle il s’enorgueillit, [que sera-t-il] face à l’immensité de ces créations grandioses ?

Une fois que tu auras médité sur la grandeur du Trône, tu auras alors atteint ce qui te prouve la grandeur d’Allah et que rien n’est plus grandiose et plus immense que Lui.

Les savants dirent à ce propos : « Se rappeler la grandeur du Trône et de son étendue évoquées dans le verset du Trône : {Son Repose-pied (Koursî) déborde les cieux et la terre} permet d’affirmer la grandeur d’Allah qui est citée en fin de verset : {Et Il est le Très Haut, le Très Grand.} »

Le Très Grand (Al-‘Adhîm) et l’Immense (Al-Kabîr) sont deux noms qui indiquent la grandeur du Seigneur, de Sa splendeur et que rien n’est plus grand que Lui.

Ces deux noms sont aussi une preuve sur l’obligation de L’unifier, de s’humilier devant Lui et de faire preuve de servitude. C’est pourquoi de nombreux versets concernant le Tawhîd sont clos par ces deux noms.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr

Source : Traduit par Le Cœur des Croyants

La foi de cette femme (Assiya) est vraiment surprenante (Vidéo)

Puis la mère de Moûssa le jeta dans le fleuve qui le transporta, alors qu’il se trouvait au milieu de son coffret.

Puis Allah décréta que ce coffret tombe entre les mains de la famille de Pharaon et que [Moussâ] soit présenté à Assiya, la femme de Pharaon.

Allah plaça dans le cœur de cette femme de l’amour pour ce nouveau-né et de la compassion.

Elle demanda qu’on le lui laisse, soit pour qu’il devienne son domestique ou mieux que cela, qu’elle l’adopte et cela sans que sa famille ne le sache, ni ses proches, ni les enfants d’Israël ; puis elle convainc Pharaon de l’adopter.

S’il avait refusé, son sort aurait été celui de tous les enfants mâles des enfants d’Israël, il aurait été égorgé et tué sur le champ.

Lorsqu’elle le vit, elle l’aima profondément. Allah avait placé dans les cœurs [des gens] de l’amour à son égard : {Et J’ai répandu sur toi une affection de Ma part, afin que tu sois éduqué sous Mon œil.} [S.20, v.39] C.à.d. sous la protection d’Allah, Son observation et Sa gérance.

Le lecteur :

Il poursuit رحمه الله : « L’information se propagea et parvint à Pharaon qui voulut le tuer.

Sa femme intervint alors : « Ne le tue pas ! Il sera une source de réjouissance pour toi et moi, il se peut que nous en tirions profit ou que nous l’adoptions. »

De la sorte, il fut épargné de la mort.

Et les conséquences de cela ainsi que ses efforts font partie des œuvres bien appréciées d’Allah.

Et ce fut l’une des causes de sa guidé et de la foi qu’elle eût en Moûssa par la suite. »

Chaykh :

L’information s’est donc propagée et parvint à Pharaon qu’un enfant des enfants d’Israël avait été trouvé dans un coffret dans sa demeure. Il ordonna alors qu’on l’exécute à l’instar du reste des enfants mâles des enfants d’Israël.

C’est alors que son épouse intercéda auprès de lui pour que cet enfant ne soit pas exécuté en espérant qu’il soit source de réjouissance pour eux deux, en le prenant comme domestique ou en l’adoptant pour qu’il leur soit profitable : {Il pourrait nous être utile ou nous l’adopterions comme notre enfant.} [S.21, v.9] Moûssâ survécu de cette façon.

Le chaykh dit : « Et les conséquences de cela ainsi que ses efforts » de la part de la femme de Pharaon. Elle éprouva de l’affection pour lui, elle fit preuve de miséricorde et de compassion, et elle intercéda pour qu’il ne soit pas tué. Ces grandes choses qu’elle fit et ces nobles efforts qu’elle fournit « font partie des œuvres bien appréciées auprès d’Allah. Et ce fut la cause de sa guidé et de la foi qu’elle eût en Moûssa » lorsqu’il fut envoyé comme prophète.

Allah donna un exemple dans le Coran illustrant sa foi : {Et Allah cite aussi l’exemple de la femme de Pharaon qui invoqua : « Seigneur, construis pour moi auprès de Toi une demeure dans le Paradis ! Sauve-moi de Pharaon et de ses manœuvres et protège-moi des gens injustes ! »} [S.66, v.11]

Par Allah, la foi de cette femme est vraiment incroyable.

Une femme qui se trouve dans la demeure du plus grand des tyrans d’ici-bas, le plus insolent et le plus corrupteurs d’entre eux. Dans un palais rempli de biens mondains et orné de parures. Tout cela, elle les jeta derrière elle sans lui prêter une quelconque attention. {Elle invoqua : « Seigneur, construis pour moi auprès de Toi une demeure dans le Paradis ! »} Elle n’a pas été trompée par les tentations, les biens et les parures mondains. {« Seigneur, construis pour moi auprès de Toi une demeure dans le Paradis ! »}

Ibn Kathîr a dit : « Elle choisit d’abord le voisinage avant la demeure. »

{construis pour moi auprès de Toi} elle choisit le voisinage avant la demeure.

{« Seigneur, construis pour moi auprès de Toi une demeure dans le Paradis ! Sauve-moi de Pharaon et de ses manœuvres »} Allah l’exauça alors, éleva son rang et elle devint ainsi l’une des meilleures femmes de cet univers.

La leçon que l’on tire de cette histoire est que les actes bons ont leur effet et font partie des œuvres bien appréciées d’Allah.

Cet enfant des fils d’Israël devait être tué, mais elle dit : {Ne le tuez pas !} [S.21, v.9] Elle fit en sorte qu’il ne soit pas tué, elle l’éduqua et s’occupa de lui. Il vécut honoré et estimé parmi les fils d’Israël, et fut bien éduqué. Tout cela fût le fruit de ce qu’avança cette femme.

Donc ce qu’elle accomplit comme œuvres appréciées d’Allah et les efforts qu’elle fournit fût, par la suite, la cause de sa guidé et de sa foi en Moûssâ.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr حفظه الله

Source : Traduit par Le Cœur des Croyants

La véracité est salvatrice

Si l’on dit que « la véracité est salvatrice » cela signifie que le salut du serviteur réside dans la véracité de son cœur par sa croyance, dans la véracité de sa langue par ses propos et dans la véracité de ses membres par ses œuvres. Il faut impérativement que ces trois choses soient véridiques.

Médite ce sens que l’on trouve dans le verset que les gens de science nomment « le verset de la bonté pieuse » et qui est la Parole d’Allah : {La bonté pieuse ne consiste pas à tourner vos visages vers le Levant ou le Couchant. Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour Dernier, aux Anges, au Livre et aux Prophètes, de donner de son bien, quelqu’amour qu’on en ait, aux proches, aux orphelins, aux nécessiteux, aux voyageurs indigents et à ceux qui demandent l’aide et pour délier les jougs, d’accomplir la prière et d’acquitter la Zakat. Et ceux qui remplissent leurs engagements lorsqu’ils se sont engagés, ceux qui sont endurants dans la misère, la maladie et quand les combats font rage, les voilà les véridiques et les voilà les vrais pieux !} [Al-Baqarah, v.177]

Sa Parole {les voilà les véridiques} renvoie à deux choses :

– La première est la bonne croyance, elle est due à la droiture de leurs coeurs sur les fondements de la foi {Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour Dernier, aux Anges, au Livre et aux Prophètes}.
Ceux-ci sont les fondements de la foi sur lesquels elle repose. Ils sont pour la religion ce que sont les racines pour les arbres et les piliers pour le bâtiment {N’as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s’élançant dans le ciel ?} [Ibrâhîm, v.24]
À l’instar de l’arbre qui a des racines sur lesquelles il repose, la foi possède également des fondements sur lesquels elle est bâtie.

Ces fondements se situent dans le coeur et ce sont eux qui sont évoqués ici {Mais la bonté pieuse est de croire en Allah, au Jour Dernier, aux Anges, au Livre et aux Prophètes}.
Croire en Allah en tant que Seigneur et Créateur, croire en Ses Noms les plus beaux et Ses Nobles Attributs, croire qu’Il est Le Seul digne d’être adoré et qu’aucune autre chose est en droit d’être adorée hormis Allah, L’unifier dans l’adoration, Lui vouer un culte exclusif pur, se débarrasser et se désavouer du polythéisme et de ses adeptes.

Croire aux Anges – à cette gigantesque armée – en croyant en leurs noms, leurs descriptions, leur nombre et leurs tâches de manière globale dans ce qui est venu globalement, et de façon détaillée dans ce qui a été détaillé, conformément à ce qu’Allah nous a ordonné et comme cela a été rapporté dans la Sounnah du Messager d’Allah ﷺ.

Croire aux livres, c’est à dire en tous les livres qu’Allah a révélés aux messager {Et dis : « Je crois en tout ce qu’Allah a fait descendre comme Livre} [Ach-Choûrâ, v.15]
Il les a révélés comme guide pour l’univers et pour réformer les serviteurs. Ils renferment la vérité et la guidée, ainsi celui qui a eu foi en ces livres aura certes réussi et sera heureux, quant à celui qui n’y a pas cru il aura échoué et péri.

Croire aux Prophètes qu’Allah a envoyés en tant qu’annonciateurs et avertisseurs. C’est croire en chaque Prophète qu’Allah a envoyé et croire que chacun d’eux a transmis le message clairement.
Et ils n’ont pas laissé un bien sans l’avoir indiqué à leur communauté, et ils n’ont pas laissé un mal sans avoir mis en garde contre lui.

Croire au Jour Dernier qui est le jour promis, le jour de la récompense, des comptes, et il concerne tout ce qui se passe après la mort. C’est aussi croire à tous les détails relatifs à ce Jour qui ont été rapportés dans le Livre et la Sounnah. Tout cela sont des croyances dont l’emplacement est le coeur.

– La deuxième chose sont les oeuvres pies, et cela est dû à la bonne obéissance et soumission à Allah Éxalté soit-Il, en accomplissant ce qu’Il a légiféré et en s’éloignant de ce qu’Il a interdit.
Tout cela fait partie de la sincérité du serviteur envers Allah.

Voilà pourquoi accomplir la prière, donner la Zakat et effectuer l’ensemble des prescriptions de l’Islam – que le serviteur est tenu de respecter – sont des signes de sa véracité qu’il entretient avec Allah le Très Haut.
Mais il ne doit pas se montrer élitiste dans les actes d’adoration et les obligations [religieuses]. C’est-à-dire le fait qu’il n’accomplit des prescriptions que ce vers quoi son âme penche, et là où elle ne penche pas, il ne l’accomplit pas. Ceci ne fait pas partie des caractéristiques des véridiques avec Allah.

Ainsi, on a vu que la véracité avec Allah est une science, des oeuvres, une croyance et une législation. Elle n’est pas seulement limitée à une chose présente dans le cœur sans avoir d’impact sur les membres du serviteur. Au contraire, la véracité avec Allah l’Éxalté c’est la rectitude de l’intérieur et de l’extérieur, en secret ou en public, tout comme l’a mis en évidence la parole de notre noble Prophète ﷺ : “Il y a dans le corps un morceau de chair qui, s’il est bon alors tout le corps le sera, et s’il est corrompu alors tout le corps le sera. Assurément c’est le cœur.” [Rapporté par Al-Boukhârî n°52 et Mouslim n°1599 selon le hadîth d’An-Nou’mân Ibn Bachîr رضي الله عنه]

Et ceci illustre bien que la rectitude du cœur mélangée à la sincérité envers Allah se reflète sur la langue de l’individu par une langue véridique, et sur ses membres par des membres véridiques dans l’obéissance à Allah.

Également, on comprend de ce verset que les œuvres des membres et les rites islamiques apparents sont tous des signes externes de la véracité avec Allah, à condition qu’ils émanent du cœur de la personne et qu’elle n’ait pas cherché à se montrer aux autres.

C’est pourquoi, à titre d’exemple, médite ce qu’a rapporté ´Abd Allah Ibn ´Amr رضي الله عنهما du Prophète ﷺ. Un Jour il évoqua la prière et dit : “Celui qui préserve la prière elle sera pour lui une lumière, un argument et un salut le Jour de la Résurrection. Quant à celui qui ne la préserve pas elle ne sera pas une lumière pour lui, ni un argument, ni un salut. Et il sera au Jour de la Résurrection ressuscité avec Qâroûn, Pharaon, Hâmân et Oubay Ibn Khalaf.” [Rapporté par Ahmad dans “Al-Mousnad” n°6576, Ad-Dârimî dans ses “Sounan” n°2763 et At-Tabrânî dans “Al-Mou’jam Al-Kabîr” n°14746/164]

Ces quatre sont les têtes de la mécréance et ses piliers. Et Oubay est le seul parmi les polythéistes que le Prophète ﷺ tua de ses propres mains, il n’a tué avant et après lui personne d’autre.

Et l’élément du hadith nous concernant est : “Celui qui préserve la prière elle sera pour lui une lumière, un argument et un salut”.
Sa parole (un argument) : c’est à dire un argument de sa véracité dans sa foi. Et du même exemple il y a la parole du Prophète ﷺ : “Et l’aumône est un argument.” [Rapporté par Mouslim, n°223 selon le hadîth d’Aboû Mâlik Al-Ach’arî رضي الله عنه]

La prière est une des obligations de l’Islam, elle est un de ses plus grand pilier. Elle a été nommée “As-Salât” car elle est un lien (Silat) entre le serviteur et Allah, ainsi celui qui la délaisse aura coupé le lien. Et quant à celui qui délaisse la prière, il sera bien plus enclin à délaisser le reste.

Source : « La véracité avec Allah », du chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr حفظه الله, p.22 à 28, édition Dâr Al-Fadîlah. (Traduit par Le Coeur des Croyants)

Une leçon de morale

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Dans un petit village à l’est de Médine, j’ai vu un câble tendu qui partait d’une maison et qui allait jusqu’à la porte de la mosquée, j’ai donc demandé de quoi il s’agissait.

On m’a répondu : « Ceci est la maison d’un vieil homme, aveugle et qui n’a personne pour l’accompagner. Il se tient donc à ce câble à chaque prière pour se diriger à la mosquée et revenir chez lui. »

Qu’en est-il alors de l’état des jeunes qui sont en bonne santé, forts et disposent de la vue ?

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Ibn ‘Abd Al-Mouhsin Al-‘Abbâd Al badr

عبرة

رأيتُ في قريةٍ صغيرةٍ شرق المدينة حبلًا ممدودًا من بيت إلى باب المسجد فسألتُ عنه؛ فقيل: هذا بيتُ رجلٍ كبير سنٍّ كفيفِ البصر ليس له قائدٌ، فيُمسك بهذا الحَبل عند كلِّ صلاةٍ ذهابًا للمسجد وإيابًا لبيته، فما حال معاشِر الشَّباب الأصِحَّاء الأقوياء المبصِرين؟!

Source : http://al-badr.net, traduit par Le Coeur des Croyants

Les nobles caractères sont des dons octroyés

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Selon ‘AbdouLlah Ibn Mas’oûd رضي الله عنه qui a dit : « Allah Le Très Haut a réparti entre vous les [nobles] caractères comme Il a réparti entre vous votre subsistance. » [Rapporté par Al-Boukhâri dans Al-Adab Al-Moufrad (275)]

Les nobles caractères sont des dons provenant d’Allah qu’Il répartit, ils sont une faveur.
Ainsi Celui qui donne la subsistance est Celui qui donne les nobles comportements.
Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit : « Les [nobles] caractères sont des dons qu’Allah octroi à qui Il veut et pour celui qu’Il veut. »

Et de la même façon qu’il est demandé pour acquérir la subsistance deux choses primordiales qui sont :
– Le retour vers Allah l’Éxalté et placer sa confiance en Lui.
– Et aller demander la substance par ce qui est légiféré et permis.

Il en va de même concernant les nobles caractères et les bons comportements où il est demandé de revenir vers Lui pour qu’Il nous les accorde et de combattre nos âmes afin de les concrétiser.

Et la réussite ne provient que d’Allah Seul.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Ibn ‘Abd Al-Mouhsin Al-‘Abbâd Al badr

الأخلاق مواهب

عن عبدالله ابن مسعود رضي الله عنه قال : ((إنَّ الله تعالى قَسَمَ بينكم أخلاقكم، كما قسم بينكم أرزاقكم))رواه البخاري في الأدب المفرد (275).
فالأخلاق هباتٌ من الله ، وقسمةٌ منه ، وتفضُّلٌ. فالذي يُعطي الأرزاق هو الذي يُعطي الأخلاق ، قال ابن القيم رحمه الله في الفروسية (ص499): ((فإنَّ الأخلاق مواهب يهب الله منها ما يشاء لمن يشاء))؛ ولهذا كما أنَّه مطلوب في باب اكتساب الرزق أمران لابد منهما:
الأول : اللجوء إلى الله سبحانه وتعالى والتوكل عليه .
والثاني : السعي في طلب الرزق من وجوهه المشروعة المباحة.
فكذلك في باب الأخلاق مطلوب اللجوء إلى الله بالمنِّ بالأخلاق الفاضلة والآداب الكريمة ، مع السعي ومجاهدة النفس على تحقيقها ، وبالله وحده التوفيق

Source : http://al-badr.net, traduit par Le Coeur des Croyants