Ne crois pas être meilleur qu’autrui

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Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما résuma la piété (Taqwâ) en une immense parole qui est celle-ci : On demanda à Ibn ‘Oumar : « Qu’est-ce que la piété? » Il répondit : « Ne crois pas être meilleur qu’autrui. »

La perdition atteint la personne lorsqu’elle pense être meilleur qu’une autre.

Il a été évoqué au Prophète صلى الله عليه و سلم un homme par sa prière, son jeûne, sa ferveur religieuse, mais il صلى الله عليه و سلم ne le reconnu pas par ces descriptions là. Et alors qu’il était avec ses compagnons un homme entra dans la mosquée. On lui dit : « Ô Messager d’Allah, c’est cet homme là! » Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit alors : « Par Allah, il y a certes sur son visage une noirceur provenant de Satan, » Puis le Prophète alla le voir et lui demanda : « Je te demande en Allah, ne t’ais tu pas dis lorsque tu es entré dans la mosquée que tu es meilleur que ceux qui s’y trouvent? » Il répondit : « Oui » […] 

Voici ce qu’est la perdition, le fait que l’homme pense que la piété est en lui et l’égarement chez l’autre. Lorsqu’il entre à la mosquée – Qu’Allah nous préserve de ce genre de pensée que ce soit au niveau de l’oeuvre ou de la croyance – il se croit meilleur que ceux qui s’y trouvent. Qu’il soit dans un rassemblement, un voyage ou dans une maison il se vante jusqu’à croire qu’il est meilleur que tous ceux qui l’entourent.

On dira à l’ami intime d’Allah (Abraham) le Jour de la Résurrection : « N’es-tu pas l’ami intime d’Allah? » et à cela il répondra عليه السلام : « Je n’étais l’ami intime d’Allah que de loin… » Il veut s’humilier et rabaisser la véritable valeur qu’il a. Voilà ce qu’il était réellement, Allah dit à son sujet : {Abraham était un guide (Oummah) parfait. […]} [Sourate 16, Verset 120]

Alors que si l’homme se connaissait lui-même, connaissait sa faiblesse, il aurait alors une bonne opinion des rapprochés d’Allah et de ceux qui L’adore. Là tu vois ton frère mais tu ne connais pas le nombre d’oeuvre qu’il a auprès d’Allah. Tu n’as pas un regard sur toutes les œuvres que fait ton frère et tu ne sais pas ce qui l’en est quant à l’acceptation de celles-ci.

Donc il convient que l’homme s’humilie comme l’a dit Ibn ‘Oumar رضي الله عنهما: « Ne crois pas être meilleur qu’autrui ».

Source : Chaykh Sâlih Al-Maghâmsy, traduit par Le Cœur des Croyants

« T’inquiète pas, tout ira bien, In Shâ Allah… » [La préface et le livre en pdf]

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Qu’Allah soit loué exclusivement, et que la prière et le salut soient sur le dernier des prophètes. Les bienfaits d’Allah sur Ses serviteurs sont nombreux. Parmi les meilleurs d’entre eux, après ceux de la foi et de la sécurité, on retrouve le bienfait de la santé physique. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à ce sujet : « Quiconque d’entre vous se réveille l’esprit en sécurité, le corps en bonne santé, possédant ses provisions quotidiennes, c’est comme s’il toute la vie d’ici-bas lui avait été rassemblée. » Ainsi, le bonheur d’être en bonne santé est un énorme bienfait qui exige du musulman qu’il soit reconnaissant envers Allah, aussi bien avec son cœur qu’avec sa langue et les autres membres de son corps, ceci en les utilisant dans l’obéissance d’Allah. Parfois, il arrive que des facteurs viennent affecter cette bonne santé et l’affaiblir. Mais ce mal qui atteint le musulman ou la musulmane n’est qu’une épreuve venant d’Allah, un moyen d’expier ses péchés et de l’élever en degrés, à condition que le malade patiente en espérant la récompense d’Allah. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à ce sujet : « Que l’affaire du croyant est réjouissante ! Tout ce qui lui arrive est un bien pour lui, et ceci n’est valable pour personne d’autre que le croyant. Si un bienfait l’atteint, il est reconnaissant et c’est alors un bien pour lui. Et si un malheur l’atteint, il patiente et c’est alors un bien pour lui. »(1) Il existe certaines règles qu’il convient d’appliquer pendant l’état de maladie, de même qu’il existe des règles de bienséance pour la visite du malade. Il existe également des règles qui se rapportent à la maladie elle-même, c’est notamment une cause qui permet de disposer de certaines permissions dans les adorations.

En consultant cet écrit intitulé « T’inquiète pas, tout ira bien, in shâ Allah… », nous avons trouvé qu’il regroupe un ensemble de bonnes manières, de règles religieuses, d’avis juridiques et d’histoires réelles qui concernent le malade – notamment l’aspect moral, les adorations ou la façon de vivre avec la maladie – mais aussi ceux qui souhaitent leur rendre visite puisqu’il détaille les bonnes manières relatives à la visite du malade. Qu’Allah récompense le ٍSheikh ‘Abdulazîz As-Sadhân pour ses efforts et les rende profitables, et qu’Il lui accorde Sa récompense. Et qu’Allah prie, salue et bénisse notre prophète Muhammad ainsi que l’ensemble de ses proches et ses compagnons.

Le Mufti Général du Royaume d’Arabie Saoudite, Directeur du Comité des Grands Savants, Responsable de la Direction des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ’ :  »Abdulazîz Ibn ‘Abdillah Ibn Muhammad Âli Sheikh,

(1) Rapporté par Muslim (n°7425), d’après le hadith de Suhayb

Lien du livre en PDF : 

« T’inquiète pas, tout ira bien, In Shâ Allah… » (lien pdf)

Source : http://www.islamhouse.fr

L’exemple de celui qui lit le Coran

citrusmedica4D’après Abou Moussa Al Ach’ari (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et son salut soient sur lui) a dit: « L’exemple du croyant qui lit le coran est celui du cédrat*: son odeur est bonne et son goût est bon. L’exemple du croyant qui ne lit pas le coran est celui de la datte: elle n’a pas d’odeur et son goût est sucré. L’exemple de l’hypocrite qui lit le coran est celui du basilic: son odeur est bonne mais son goût est amer. Et l’exemple de l’hypocrite qui ne lit pas le coran est celui de la coloquinte**: elle n’a pas d’odeur et son goût est amer ».

(Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°5427 et Mouslim dans son Sahih n°797)

عن أبي موسى الأشعري رضي الله عنه قال رسول الله صلى الله عليه وسلم : مثل المؤمن الذي يقرأ القرآن كمثل الأترجة ريحها طيب وطعمها طيب . ومثل المؤمن الذي لا يقرأ القرآن كمثل التمرة لا ريح لها وطعمها حلو . ومثل المنافق الذي يقرأ القرآن مثل الريحانة ريحها طيب وطعهما مر . ومثل المنافق الذي لا يقرأ القرآن كمثل الحنظلة ليس لها ريح وطعمها مر
(رواه البخاري في صحيحه رقم ٥٤٢٧ و مسلم في صحيحه رقم ٧٩٧)

*Le cédrat est un agrume (cousin du citron) dont le zeste très parfumé est employé en parfumerie. Il est surtout confit et utilisé en pâtisserie, en confiserie, à des fins décoratives ou encore transformé en confiture. (Wikipédia)

** La coloquinte vraie est une plante herbacée vivace. Elle est cultivée dans les pays tropicaux comme plante médicinale pour la pulpe de ses fruits, qui est amère et toxique. (Wikipédia)

N’est-ce pas que c’est le cœur ?

CoeurExtrait du hadith An-Nawawi n°6

أَلاَ وَإِنَّ فِي الجَسَدِ مُضْغَةً , إِذَا صَلَحَتْ صَلَحَ الجَسَدُ كُلُّهُ , وَ إِذَا فَسَدَتْ فَسَدَ الجَسَدُ كُلُّهُ , أَلاَ وَ فِي القَلْبُ

N’est-ce pas qu’il y a dans le corps humain un morceau de chair –mudgha – qui, s’il est bon, tout le corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ? N’est-ce pas que c’est le cœur ? 

al Bukhâri (n°52), Muslim (n°1599)

Explication de Cheikh Otheimine – رحمه الله – : 

– La plaque tournante de la bonté et de la mauvaiseté [de l’homme] est le cœur.
De ce fait, à l’homme d’entretenir constamment son cœur jusqu’à le mettre sur
le chemin de rectitude.

– La corruption de l’aspect extérieur de l’homme est un indicatif de la corruption
de son intérieur, le Prophète – صلى الله عليه و سلام – a en effet dit : « s’il est bon, tout le
corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ».

Explication de Cheikh ‘Abdel Al Muhsin Al ‘Abbad – حفظه الله – :

Le terme « mudgha » désigne un  bout de viande que l’on peut mâcher, cela montre l’importance du cœur dans le corps. Il est le roi des membres sains ou corrompus, selon l’état du cœur.

[…] Dans les enseignements de ce hadith :

– L’importance du cœur. L’état des membres est subordonné à celui du cœur : sain ou corrompu.

– La corruption des actes extérieurs [commis par les membres] est un signe de la corruption de l’état intérieur [du cœur].

Source : http://www.hadithdujour.com/coran/CHARH-40-HADITHS-NAWAWI.pdf et Commentaires 40 hadiths An-Nawawi écrit par Cheikh ‘Abdel Al Muhsin Al ‘Abbad, édition DAR AL MUSLIM