Le gémissement du tronc de palmier

marrakech_palmiersL’imam As-Shafi’i rapporte ce hadith selon d’At-Tufayl ibn ‘Ubayy ibn Ka’b qui rapporte de son père qui a dit : « Du vivant du prophète – صلى الله عليه و سلم – la mosquée était une baraque en bois. L’envoyé d’Allah – صلى الله عليه و سلم – avait l’habitude de prier derrière un tronc d’arbre [qui servait de pilier pour soutenir le toit] et lorsqu’il prononçait son prêche, il s’adossait à lui. Un jour, un de ses compagnons lui dit : « Envoyé d’Allah, veux-tu que l’on te fasse fabriquer une chaire (minbar) sur laquelle tu te mettra le jour du vendredi, ainsi tout le monde pourra entendre ton prêche ? – Oui, acquiesça le prophète – صلى الله عليه و سلم – « .

Une chaire de trois marches fut ainsi fabriquée. Lorsqu’elle fut installée à la place que le prophète – صلى الله عليه و سلم – avait désignée et qu’il lui sembla bon de la monter et de prononcer le prêche dessus, à peine eût-il dépassé le tronc de palmier que celui-ci mugît et se fissura. Le prophète – صلى الله عليه و سلم – descendit de sa chaire, le caressa de sa main puis revint à la chaire ».

Quand la mosquée fut démoli [pour être reconstruite], ‘Ubayy ibn Ka’b – رضي الله عنه – prit ce tronc de palmier et le garda chez lui jusqu’à ce qu’il fût détruit par les termites.

Al Bayhaqi rapporte que l’Imam Ash-Shafi’i a dit à ‘Amr ibn Sawâd : « Aucun prophète n’a reçu de signes plus prodigieux que ceux reçu par le prophète Mouhammad – صلى الله عليه و سلم – . -Il a donné à ‘Issa le pouvoir de ressusciter les morts, dit ‘Amr. –Le signe qui réside dans le tronc d’arbre près duquel le prophète – صلى الله عليه و سلم – prononçait son prêche, est plus éminent que celui que tu viens de citer; lorsque le prophète – صلى الله عليه و سلم – a remplacé ce tronc d’arbre par un minbar, celui-ci s’est plaint de voir l’envoyé d’Allah se séparer de lui et se mit à gémir. »

Source : Les miracles du Prophète d’Ibn Kathir

N’est-ce pas que c’est le cœur ?

CoeurExtrait du hadith An-Nawawi n°6

أَلاَ وَإِنَّ فِي الجَسَدِ مُضْغَةً , إِذَا صَلَحَتْ صَلَحَ الجَسَدُ كُلُّهُ , وَ إِذَا فَسَدَتْ فَسَدَ الجَسَدُ كُلُّهُ , أَلاَ وَ فِي القَلْبُ

N’est-ce pas qu’il y a dans le corps humain un morceau de chair –mudgha – qui, s’il est bon, tout le corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ? N’est-ce pas que c’est le cœur ? 

al Bukhâri (n°52), Muslim (n°1599)

Explication de Cheikh Otheimine – رحمه الله – : 

– La plaque tournante de la bonté et de la mauvaiseté [de l’homme] est le cœur.
De ce fait, à l’homme d’entretenir constamment son cœur jusqu’à le mettre sur
le chemin de rectitude.

– La corruption de l’aspect extérieur de l’homme est un indicatif de la corruption
de son intérieur, le Prophète – صلى الله عليه و سلام – a en effet dit : « s’il est bon, tout le
corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ».

Explication de Cheikh ‘Abdel Al Muhsin Al ‘Abbad – حفظه الله – :

Le terme « mudgha » désigne un  bout de viande que l’on peut mâcher, cela montre l’importance du cœur dans le corps. Il est le roi des membres sains ou corrompus, selon l’état du cœur.

[…] Dans les enseignements de ce hadith :

– L’importance du cœur. L’état des membres est subordonné à celui du cœur : sain ou corrompu.

– La corruption des actes extérieurs [commis par les membres] est un signe de la corruption de l’état intérieur [du cœur].

Source : http://www.hadithdujour.com/coran/CHARH-40-HADITHS-NAWAWI.pdf et Commentaires 40 hadiths An-Nawawi écrit par Cheikh ‘Abdel Al Muhsin Al ‘Abbad, édition DAR AL MUSLIM