Annoncez-donc la bonne nouvelle aux étrangers (al ghurabâ)

Sans titre

 

Abû Hurayrah – رضي الله عنه – rapporte que le Messager d’Allah – صلى الله عليه و سلم – a dit : « L’Islam a commencé en étant considéré comme quelque chose d’étrange et redeviendra quelque chose d’étrange. Annoncez-donc la bonne nouvelle aux étrangers (al ghurabâ), à savoir ceux qui rétablissent ce que les gens ont corrompus. » [Rapporté par Mouslim et Ibn Majah] et on trouve également un rajout dans d’autres versions selon les gens du Hadith, on lui demanda :  « Qui sont ces étrangers, Ô Messager d’Allah ? ». Il répondit : « Ceux qui corrigent ma Sounna (tradition prophétique) après qu’elle ait été corrompue par les gens qui sont venus après moi. » Et dans une autre narration, il répondit à la même question: « Ils sont un petit groupe de gens pieux qui vivent parmi une population majoritairement corrompue. Ceux qui s’opposent à eux sont plus nombreux que ceux qui les suivent ».


Cheikh Salih Bin Fawzan Bin ‘Abdillah Al Fawzan dans l’Explication de « La parole de l’unicité »  a dit : « Le vrai islam est  étrange de nos jours. Les gens prétendent certes, pratiquer l’islam.  Le nombre de musulmans s’élève à plus d’un milliard aujourd’hui. Mais le vrai islam est étrange (aux yeux des gens). Si ce fameux milliard portait l’islam authentique, aucun adversaire dans le monde ne pourrait lui résister. Les ennemis, qui sont pourtant les frères des singes et des porcs, et qui furent frappés par l’humiliation et l’avilissement, ont la main mise aujourd’hui sur les pays musulmans. À la bataille de Badr, les partisans du Prophète  (صلى الله عليه و سلم) étaient environ 310. Qu’ont-ils réussi à faire ? Le nombre des Compagnons était infime à comparer de tous les habitants de la terre. Cela ne les a pas empêchés de conquérir de grands territoires et de provoquer la chute des empires perse et romain. Ils se trouvèrent à la tête du monde, car ils adhéraient à l’islam authentique. Ils ne se contentaient pas de prétendre appartenir à cette religion. »

La miséricorde fait partie de la foi (Al-Imâne)

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A chaque fois que la foi (Al-Imâne) augmente chez une personne sa miséricorde envers ses frères augmente également. Ainsi, l’intensité de sa miséricorde résulte de la puissance de sa foi alors que sa faiblesse est causée par la fragilisation de celle-ci. Et ceci est apparent dans sa parole صلى الله عليه و سلم : « L’exemple des croyants dans leur amour mutuel et leur miséricorde les uns envers les autres est comme l’exemple du corps, [si l’un de ses membres souffre, le corps entier souffre aussi de l’insomnie et de la fièvre] ».

Et cela car notre Dieu, qui est Le Seul en droit d’être adoré et vers qui nous nous tournons, est Très miséricordieux et Il aime ceux qui le sont. Et notre religion est une religion de miséricorde, notre prophète صلى الله عليه و سلم est un prophète de miséricorde, et notre livre, le Coran, est un livre de miséricorde, et Allah à décrit Ses serviteurs croyants comme étant « […]miséricordieux entre eux.[…] ». (Sourate 48, verset 29)

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al Badr – حفظه الله –

الرحمة من الإيمان

Description de notre bien-aimé (ﷺ)

prophet-MuhammadLa nuit de la Hijra, le Prophète -صلى الله عليه و سلام-, accompagné de Abou Bakr -رضي الله عنه- et du serviteur de ce dernier ‘Amir Ibn Fuhayra, se sont dirigés vers la tente de Oum Ma’bad qui y était assise.
Quand le Prophète -صلى الله عليه و سلام- lui a demandé s’il pouvait lui acheter de chez elle de la viande ou du lait, elle n’a rien trouvé chez elle de cela et a dit :

« Par Allah, si nous avions quelque chose, je vous l’aurais donné« .

Alors le Prophète -صلى الله عليه و سلام- a regardé autour de lui et a vu dans un coin de sa tente une chèvre toute maigre.

Le Prophète -صلى الله عليه و سلام- dit alors à Oum Ma’bad:
– «Ne donne-t-elle point du lait?»

– «Elle est trop malade pour cela».

– «Me permets-tu de la traire?»

– «Si tu vois qu’elle peut te donner du lait, vas-y», répondit la femme.

Le Prophète -صلى الله عليه و سلام-  appela la chèvre qui s’approcha de lui.

Il essuya ses mamelles de sa main, cita le nom d’Allah et pria pour elle.
La chèvre écarta les pattes et donna une grande quantité de lait au point de remplir un seau entier.
Il donna ensuite à boire à Oum Ma’bad, puis à ses compagnons et fut le dernier à se désaltérer en disant:
«Celui qui donne à boire aux gens devra se désaltérer en dernier».

Puis il a trait une deuxième fois la chèvre et laissa à Oum Ma’bad en disant :
« Garde ceci pour Abou Ma’bad quand il reviendra ».

Peu de temps après, quand son mari revint, il s’étonna de trouver du lait et demanda :
« D’où vient ce lait Oum Ma’bad, car il n’y a rien qui donne du lait à la maison, et la chèvre est improductive. »
Elle dit alors : « Par Allah, ce n’est que la visite d’un homme béni »
Il lui demanda : « Décris-le moi, Oum Ma’bad ».

C’est ainsi qu’elle dit :

« Il était incroyablement lumineux et de grande beauté.

Il avait un visage splendide.

Son ventre ne bombait pas, sa tête n’était pas petite, elle avait des traits fins et harmonieux.

Il avait des yeux attirants noirs vifs fin arqués par des sourcils continus.

Sa voix était cassée.

Le blanc de ses yeux était très blanc et le noir, très noir, donnant l’impression d’avoir du khol, ses sourcils s’affinaient, avec un petit duvet entre eux.

Il avait un joli cou mince.

Quand il se taisait, il impressionnait, et quand il parlait, il dominait et accroîssait l’émerveillement, son élocution était très agréable, claire et concise, jamais superflue, au point qu’on aurait dit que des perles sortaient de sa bouche.

De loin, il était le plus beau et le plus merveilleux des hommes, et de près, le meilleur.

Sa taille était moyenne, ni trop grande au point de forcer l’élévation du regard, ni trop petite au point d’exiger l’abaissement des yeux.

Il était telle une jolie ramure entre deux, mais la plus plaisante des trois à regarder ».

« Il était toujours entouré par ses Compagnons qui prenaient soin de lui.

A chaque fois qu’il prononçait quelque chose, les auditeurs l’écoutaient avec une attention passionnée et chaque fois qu’il donnait un ordre, ils rivalisaient d’ardeur pour l’exécuter.

Il était servi et entouré, mais jamais renfrogné ni critiqueur ».

Rapporté par al bayhaqi
[extrait de Zad Al-Ma’ad d’ibn al qayyim]

Ibn kathir cite qu’Abou Ma’bad dit alors :

« Par Allah, c’est ce qouraychite qui est recherché, et si je le voyais, certes, je le suivrais et je ne manquerai pas de trouver un chemin vers lui. »

Puis, ils émigrèrent, sa femme et lui, à Médine et se convertirent.

Source : http://www.toutpourlemusulman.fr/

N’est-ce pas que c’est le cœur ?

CoeurExtrait du hadith An-Nawawi n°6

أَلاَ وَإِنَّ فِي الجَسَدِ مُضْغَةً , إِذَا صَلَحَتْ صَلَحَ الجَسَدُ كُلُّهُ , وَ إِذَا فَسَدَتْ فَسَدَ الجَسَدُ كُلُّهُ , أَلاَ وَ فِي القَلْبُ

N’est-ce pas qu’il y a dans le corps humain un morceau de chair –mudgha – qui, s’il est bon, tout le corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ? N’est-ce pas que c’est le cœur ? 

al Bukhâri (n°52), Muslim (n°1599)

Explication de Cheikh Otheimine – رحمه الله – : 

– La plaque tournante de la bonté et de la mauvaiseté [de l’homme] est le cœur.
De ce fait, à l’homme d’entretenir constamment son cœur jusqu’à le mettre sur
le chemin de rectitude.

– La corruption de l’aspect extérieur de l’homme est un indicatif de la corruption
de son intérieur, le Prophète – صلى الله عليه و سلام – a en effet dit : « s’il est bon, tout le
corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ».

Explication de Cheikh ‘Abdel Al Muhsin Al ‘Abbad – حفظه الله – :

Le terme « mudgha » désigne un  bout de viande que l’on peut mâcher, cela montre l’importance du cœur dans le corps. Il est le roi des membres sains ou corrompus, selon l’état du cœur.

[…] Dans les enseignements de ce hadith :

– L’importance du cœur. L’état des membres est subordonné à celui du cœur : sain ou corrompu.

– La corruption des actes extérieurs [commis par les membres] est un signe de la corruption de l’état intérieur [du cœur].

Source : http://www.hadithdujour.com/coran/CHARH-40-HADITHS-NAWAWI.pdf et Commentaires 40 hadiths An-Nawawi écrit par Cheikh ‘Abdel Al Muhsin Al ‘Abbad, édition DAR AL MUSLIM

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