Ô Allah je t’ai dit … et Tu m’as dit

Ô Allah, je t’ai dit « Je souffre ! »
Tu m’as dit : {Et Allah aime les endurants} [Sourate 3, verset 146]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je suis épuisé ! »
Tu m’as dit : {Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité} [Sourate 2, verset 286]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je ne sais plus quoi faire !»
Tu m’as dit : {Implorez-Moi, Je vous exaucerai ![Sourate 40, verset 60]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je me sens seule ! »
Tu m’as dit : {Allah nous suffit, Il est notre meilleur garant} [Sourate 3, verset 173]

Ô Allah, je t’ai dit : « Personne ne sait ce que porte mon cœur ! »
Tu m’as dit : {Et Allah s’interpose entre l’Homme et son cœur !} [Sourate 8, verset 24]

Ô Allah, je t’ai dit : « C’est impossible ! »
Tu m’as dit : {Implorez-Moi, Je vous exaucerai !} [Sourate 40, verset 60]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je désespère ! »
Tu m’as dit : {Ne désespérez pas de la Miséricorde d’Allah} [Sourate 39, verset 53]

Ô Allah, je t’ai dit : « Donne-moi de l’espoir ! »
Tu m’as dit : {Avec la difficulté, il y a certes une facilité} [Sourate 94, verset 5]

Ô Allah, je t’ai dit « Ne m’oublie pas ! »
Tu m’as dit : {Souvenez-vous de Moi, Je Me souviendrai de vous} [Sourate 2, verset 152]

Nos Pieux prédécesseurs et le Noble Coran

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  • Ahmad Ibn Tha’labah rapporte : « J’ai entendu Salim Al-Khawwâs dire : Je récitais le Coran et n’y trouvais pas de suavité. J’ai donc dit à mon âme : « Récite-le comme si tu l’entendais du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم. » La suavité survint alors un peu. Je dis ensuite à mon âme : « Récite-le comme si tu l’entendais de Jibrîl عليه السلام lorsqu’il en informait le Prophète صلى الله عليه و سلم. » La suavité augmenta, puis je lui dis : « Récite-le comme si tu l’entendais d’Allah au moment où Il l’a prononcé », et la suavité de la récitation dépassa tout. » (As-Siyar 8/180)
  • Husayn Al-‘Unquzî rapporte : « Lorsque la mort vint à Ibn Idrîs, sa fille pleura, et il lui dit : Ô ma fille, pleure pas car, dans cette maison, j’ai récité intégralement le Coran quatre mille fois. » (As-Siyar 9/44)
  • ‘Abd Allah Ibn ‘Umar a dit : « On doit reconnaître l’adepte du Coran en sa nuit alors que les gens dorment, en sa journée alors que les gens se montrent insouciants, en sa tristesse alors que les gens se réjouissent, en ses pleurs alors que les gens rient, en son silence alors que les gens palabrent, et en son recueillement alors que les gens se pavanent. L’adepte du Coran doit pleurer, s’attrister, se montrer bienveillant, sage, et taciturne ;  et Il ne doit pas être rude, insouciant, criard et dur. » (Sifah As-Safwah 1/188)
  • Abû Al-‘Âliyah a dit : « Apprenez le Coran en ne dépassant pas cinq versets à la fois, car cela est meilleur pour la mémorisation, et Jibrîl descendait avec le Coran par lot de cinq verset. » (As-Siyar 4/211)
  • A-Hasan a dit : « Ceux qui récitent le Coran sont de trois catégories. Le premier est un homme qui en a fait une marchandise qu’il déplace d’une ville à une autre, cherchant ainsi ce qui est auprès des gens. Le deuxième est un homme qui a récité le Coran, mémorisé ses lettres, mais transgressé ses limites, l’utilisant pour s’introduire auprès des gouverneurs et se montrer arrogant face aux gens de sa contrée. On trouve la majeure partie de ce type d’hommes parmi les mémorisateurs du Coran ; puisse Allah ne pas multiplier leur nombre. Le troisième est un homme qui a récité le Coran et pleuré de ce qu’il connaît du remède du Coran, et qui l’applique sur le mal de son coeur. Ainsi, il veille pour Allah, ses yeux versent des larmes, la tristesse est sa compagne, il se pare du recueillement, et il persévère longuement dans son oratoire. C’est par lui qu’Allah fait descendre la pluie, survenir la victoire, et disparaître les calamités. Par Allah, ceux qui font partie de cette catégorie de mémorisateurs du Coran sont plus rares que le souffre rouge! » (Mawû’ah ibn Abî-d-Dunyâ 3/290)
  • Makhûl a dit : « Récite ce que le Coran t’interdit, et s’il ne t’interdit rien, alors tu ne le lis pas réellement. » (Al-Hilyah 2/180)
  • Yûnus Ibn Jubayr rapporte : « Nous avons accompagné Jundub Ibn ‘Abd Allah puis lui avons dit : « Adresse-nous une recommandation. » Il dit : « Je vous enjoins à la crainte d’Allah et au Coran, car il est la lumière de la nuit ténébreuse, et la guidée du jour. Mettez-le en pratique, quel que soient l’effort et l’indigence, et si une calamité survient donnez vos biens plutôt que vos personnes ; et si une calamité est plus grande encore, donnez vos biens et vos personnes plutôt que votre religion, car le dépouillé est celui qui est dépouillé de sa religion, et le spolié est celui qui est privé de sa religion. Il n’est aucune richesse après l’Enfer, et aucune indigence après le Paradis. L’enfer ne libère pas ses prisonniers et ne se passe pas de ses pauvres. » (Az-Zuhd li Ahmad 360)
  • Mujâhid rapporte : « Ibn ‘Umar accomplissait la prière lorsqu’il parvint à ce verset : «Vous ne parviendrez à la bonté que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez» il affranchit une servante qu’il voulait épouser, alors qu’il était encore dans la prière. » (Az-Zuhd li Ahmad 242)
  • Abû Hammâm rapporte : « J’ai demandé à ‘Îsâ Ibn Dâwud : Qu’est-ce que tu désires le plus en ce bas-monde? » Il pleura et dit : « J’aimerais que ma poitrine s’ouvre et que je puisse voir mon coeur et ce qu’y a produit le Coran. » Et lorsque ‘Îsâ récitait, il sanglotait au point que je dise : Son âme va sortir maintenant. » (Al-Mutamannîn 49)
  • Talq a dit : « L’homme qui a la plus belle voix lorsqu’il récite le Coran est celui qui, lorsqu’il récite, tu entends qu’il craint Allah سبحانه و تعالى. » (Az-Zuhd li Ahmad 217)
  • Ahmad Ibn Abî Al-Hawârî a dit : « Je récite parfois le Coran et vois un verset qui me fait perdre la raison. Je m’étonne de voir ceux qui mémorisent le Coran apprécier le sommeil et s’accommoder des préoccupations de ce bas-monde, alors qu’ils prononcent la Parole du Miséricordieux. S’ils comprenaient ce qu’ils récitent, en connaissaient le droit, s’en délectait et se plongeait dans la conversation, ils perdraient le sommeil de joie face à ce qu’on leur a accordé. » (Al-Hilyah 4/254)

Source : « Ainsi étaient nos Pieux prédécesseurs », éditions Tawbah.

La miséricorde fait partie de la foi (Al-Imâne)

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A chaque fois que la foi (Al-Imâne) augmente chez une personne sa miséricorde envers ses frères augmente également. Ainsi, l’intensité de sa miséricorde résulte de la puissance de sa foi alors que sa faiblesse est causée par la fragilisation de celle-ci. Et ceci est apparent dans sa parole صلى الله عليه و سلم : « L’exemple des croyants dans leur amour mutuel et leur miséricorde les uns envers les autres est comme l’exemple du corps, [si l’un de ses membres souffre, le corps entier souffre aussi de l’insomnie et de la fièvre] ».

Et cela car notre Dieu, qui est Le Seul en droit d’être adoré et vers qui nous nous tournons, est Très miséricordieux et Il aime ceux qui le sont. Et notre religion est une religion de miséricorde, notre prophète صلى الله عليه و سلم est un prophète de miséricorde, et notre livre, le Coran, est un livre de miséricorde, et Allah à décrit Ses serviteurs croyants comme étant « […]miséricordieux entre eux.[…] ». (Sourate 48, verset 29)

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al Badr – حفظه الله –

الرحمة من الإيمان

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