04 – Hadîth n°4 : « La foi du serviteur sera droite lorsque son cœur le sera »

Le quatrième hadîth :

Anas Ibn Mâlik رضي الله عنه  a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La foi du serviteur sera droite lorsque son cœur le sera ; et son cœur ne sera droit que lorsque sa langue le sera. »

Rapporté par Ahmad et c’est un hadîth authentique.

Ce hadîth met en évidence que la droiture de la langue est un signe de la foi.

Concernant notre sujet, le hadîth montre que la droiture et les œuvres du cœur ont des répercussions sur la foi, et qu’une diminution de la foi affaiblit la droiture [de la personne] et que l’effet de la langue sur le cœur, qu’il soit droit ou corrompu, est évident.

La rectitude de la langue agit sur celle du cœur.

Autrement dit, celui qui combat sa langue pour la cause d’Allah pour ne dire que du bien et qu’aucun mal ne sorte de sa bouche, alors son cœur sera juste et droit.

Et bien que le cœur soit le roi des membres [du corps], s’il ne les réglemente pas, il ne sera pas droit. Il doit réglementer les membres. Car s’il ne le fait pas et les laisse s’égarer c’est lui-même qui se corrompra.

« La foi du serviteur sera droite lorsque son cœur le sera ; et son cœur ne sera droit que lorsque sa langue le sera. »

Donc la plus grande chose dont il faut se soucier pour la rectitude [de la personne] après celle du cœur, c’est la droiture de la langue. Car elle est l’interprète du cœur, celle qui s’exprime en son nom et qui extériorise ce qu’il contient.

Voilà pourquoi le Prophète ﷺ ordonna que le cœur et la langue soient droits. La relation entre eux est évidente pour celui qui la médite.

« La foi du serviteur sera droite lorsque son cœur le sera ; »

La foi ne sera droite que lorsque le cœur sera réformé et rempli de l’amour d’Allah, l’amour de Son obéissance et qu’il répugne le fait de Lui désobéir. Les cœurs ne seront réformés et bons que lorsque s’y ancreront la connaissance d’Allah, de Ses Noms et Ses Attributs, de Sa grandeur, Son amour, Sa crainte et la peur de Lui, l’espoir de ce qu’Il possède et la pleine confiance en Lui … Ceci est la véritable Unicité (At-Tawhîd). Donc les cœurs ne seront bons que lorsqu’ils se rempliront de tout cela.

Quant à sa parole ﷺ « et son cœur ne sera droit que lorsque sa langue le sera », elle est une preuve que si la langue déviait et n’était pas sur la droiture, cela aurait un impact sur la rectitude du cœur. Puis les effets se manifesteraient à travers les membres, et le serviteur se retrouverait alors abandonné.

D’ailleurs, ce sujet est si déconcertant qu’un hadîth très déroutant est venu dans ce sens. Il est vraiment troublant. Quel est-il ?

Aboû Sa’îd Al-Khoudrî a rapporté du Prophète ﷺ qu’il dit : « Lorsque le fils d’Âdam se lève le matin » et cela se passe chaque matin, quotidiennement, mais nous ne le ressentons pas. « Lorsque le fils d’Âdam se lève le matin, tous les membres de son corps se soumettent à la langue » c’est le texte même du hadîth.

« Lorsque le fils d’Âdam se lève le matin, tous les membres de son corps se soumettent à la langue » Que veut dire : « se soumettent (toukaffîr) à la langue ? »

L’explication est dans le hadîth : « et lui disent : « Crains Allah nous concernant, car nous dépendons de toi. Si tu fais preuve de rectitude, alors nous serons droits, mais si tu dévies alors nous dévierons également. »

Rapporté par At-Tirmidhî et rendu bon par Al-Albânî

C’est un hadîth incroyable. On le répète.

« Lorsque le fils d’Âdam se lève le matin, tous les membres de son corps se soumettent à la langue et lui disent : « Crains Allah nous concernant, car nous dépendons de toi. Si tu fais preuve de rectitude, alors nous serons droits, mais si tu dévies alors nous dévierons également. »

Cela veut dire que les membres se soumettent à la langue, s’humilient et intercèdent auprès d’elle. Voici la signification.

Évidemment, quand nous nous réveillons le matin nous ne ressentons pas cela. Est-ce que tu ressens que : « Chaque matin il y a deux Anges qui disent : « Ô Allah, donne la ruine à celui qui ne dépense pas et accorde une compensation à celui qui dépense. » ? [Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim]

Tu ne les entends pas, mais c’est une vérité avérée. Chaque matin, les membres du corps de l’individu répètent ces propos : « Lorsque le fils d’Âdam se lève le matin, tous les membres de son corps se soumettent à la langue et lui disent : « Crains Allah nous concernant, car nous dépendons de toi. »

Regarde la façon dont les membres exhortent la langue chaque matin ! On sait cela par le biais de la révélation et le texte même du hadîth. Les membres accourent vers la langue, la supplient, lui demandent et intercèdent auprès d’elle en disant : « Crains Allah nous concernant, » c’est une exhortation ! « Crains Allah nous concernant, car nous dépendons de toi. Si tu fais preuve de rectitude, alors nous serons droits, mais si tu dévies alors nous dévierons également. »

Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit : « Les membres se soumettent à la langue car elle est le messager du cœur, » Vous voyez ? Donc là nous avons le cœur qui est le roi. D’accord ? Et la langue le ministre. Ibn Al-Qayyim a dit : « Les membres se soumettent à la langue car elle est le messager du cœur, son interprète et l’intermédiaire entre le cœur et les membres. Quant à leur parole « car nous dépendons de toi. » c.à.d. que notre salut et notre perdition dépendent de toi. C’est pourquoi ils dirent : « Si tu fais preuve de rectitude, alors nous serons droits, mais si tu dévies alors nous dévierons également. » [Al-Fawâid d’Ibn Al-Qayyim]

Et parmi les propos de certains sages :

« La langue de la personne est une subordonnée du cœur. »

Il se peut que beaucoup ne tombent pas dans la fornication, ni l’alcool, ni ne volent, ni ne commettent d’autres péchés majeurs, cependant ils n’évitent pas les péchés de la langue, en particulier la médisance et ses semblables. Voilà pourquoi les pieux prédécesseurs disaient : « Le plus dur des scrupules concerne la langue. » Le plus difficile des scrupules concerne la langue.

Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit : « Et ce qui est étonnant, c’est la facilité qu’a l’homme à ne pas manger l’illicite, ni de commettre l’injustice, ni l’adultère et le vol, ni de boire de l’alcool, ni de regarder ce qui est prohibé, etc. » c.à.d. que ces choses-là lui sont faciles à délaisser, en effet pour certains cela est facile. « Mais il lui est très difficile de contrôler l’agissement de sa langue. » Ibn Al-Qayyim poursuit : « À tel point que tu vois quelqu’un connu pour sa religiosité, son ascétisme et son adoration dire des mots qui provoquent la colère d’Allah sans même y prêter attention. À cause d’un seul mot, il chute d’une distance plus grande encore que celle qu’il y a entre l’est et l’ouest. » Ibn Al-Qayyim continue : « Combien de gens tu vois s’abstenir des turpitudes et de l’injustice mais leur langue ne cesse de parler sur l’honneur des gens vivants et des morts, sans prêter attention à ce qu’ils disent. » [Ad-Dâ wa As-Dawâ d’Ibn Al-Qayyim]

C’est pourquoi lorsque l’on questionna Ibn Al-Moubârak رحمه الله : « Quel est le scrupule le plus dur à acquérir ? » Il répondit : « Celui de la langue. »

Par conséquent, la relation qu’il y a entre la droiture de la langue et celle du cœur est évidente.

Et parmi les leçons que l’on tire de ce hadîth dans la série « Les quarante hadîths sur les œuvres du cœur » : celui qui veut veiller à la réforme de son cœur doit impérativement réformer sa langue. Celui qui veut réformer son cœur doit contrôler sa langue. Et celui qui désire la rectitude de son cœur doit faire preuve de scrupule quant à sa langue et la tenir à cause du lien évident qu’il y a entre eux.

Traduit par le Coeur des Croyants

03 – Hadîth n°3 : « Ô Toi qui retournes les cœurs »

Le troisième hadîth est celui qu’a rapporté Anas رضي الله عنه en disant : « Le Prophète ﷺ avait pour habitude de dire fréquemment : « Ô Toi qui retournes les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion ! » Anas dit : nous dîmes : « Ô Messager d’Allah ! Nous avons cru en toi (ton message et ta prophétie) et en ce que tu as apporté (Le Coran, La Sounnah), as-tu [quand même] peur pour nous ? »

Le Prophète ﷺ disait : « Ô Toi qui retournes les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion ! » Anas dit : Nous dîmes : « Ô Messager d’Allah ! Nous avons cru en toi et en ce que tu as apporté, as-tu [quand même] peur pour nous ? »

Il répondit : « Oui ! En effet, les cœurs sont entre deux doigts parmi les doigts d’Allah qu’Il retourne ».

Mais d’où provient cette peur ?

Il est impératif que nous ayons peur des actes d’Allah, car parmi Ses actes il y a le retournement des cœurs. Donc l’origine de cette peur est que parmi les actes d’Allah il y a le fait qu’Il retourne les cœurs. Si quelqu’un te demande : « Comment la méditation des Noms et Attributs d’Allah peut-elle amener quelqu’un à craindre Le Seigneur de l’univers ? »

Tu lui réponds : « En voici un exemple ! »

Méditer un des actes d’Allah qu’est l’orientation des cœurs, le changement [d’état] des cœurs et le retournement des cœurs, est à lui seul suffisant pour que la personne ait peur qu’Allah lui retourne le sien.

Le Prophète ﷺ dit : « Oui ! En effet, les cœurs sont entre deux doigts parmi les doigts d’Allah qu’Il retourne ».

Rapporté par Ahmad.

Le Prophète ﷺ demandait souvent d’être raffermi : « Ô Toi qui retournes les cœurs […] »

Bon, il n’a pas dit : « Ô Toi qui raffermis les cœurs ». Regarde, il n’a pas dit : « Ô Toi qui raffermis les cœurs, raffermis mon cœur ! » mais plutôt : « Ô Toi qui retournes les cœurs, raffermis mon cœur ». Bien qu’Allah soit Celui qui raffermit les cœurs !

Quant à la raison, les savants ont dit : « Cela est dû aux nombreux changements [d’états] qui s’y produisent. » C’est-à-dire qu’à cause des nombreux retournements et changements que subit le cœur dans la réalité, il fit cette invocation : « Ô Toi qui retournes les cœurs ».

Sachant que – mes frères – d’un autre point de vue, le retournement peut être un bien. Car s’Il le retourne du faux vers le vrai, de l’égarement à la guidée, de la désobéissance vers l’adoration, de l’innovation à la Sounnah, du polythéisme au monothéisme pur (At-Tawhîd), de la mécréance à l’Islam, alors ce retournement aurait été dans l’intérêt de la personne. Donc il y a dans le retournement [des cœurs] la peur et l’espoir.

« Ô Toi qui retournes les cœurs […] » C’est-à-dire qu’il y a 2 choses auxquelles se rattache celui qui invoque Allah : la peur et l’espoir.

La crainte qu’Allah lui retourne le cœur vers le mal et le faux, vers l’égarement et l’innovation ; et l’espoir qu’Il le retourne vers le bien et le raffermisse sur cela. C’est pourquoi il dit : « Ô Toi qui retournes les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion ».

{Et sachez qu’Allah s’interpose entre l’homme et son cœur} [S.8, v.24]

Le Prophète ﷺ jurait le plus par : « Non, par Celui qui retourne les cœurs. » Rapporté par Al-Boukhârî n°7391.

La puissance agissant sur le retournement des cœurs est immense. Celui qui médite la question du retournement du cœur constatera que la force de Celui qui le retourne est colossale. Pourtant c’est une chose qui est cachée, qui est à l’intérieur [de la personne]. Toi par exemple, si tu avais un enfant ou un frère qui est égaré et que tu veuilles le guider sur le droit chemin, tu vas t’y impliquer pendant très longtemps. Puis tu diras : « Par Allah – les frères – je n’ai pas réussi à le guider ! Il délaisse la prière et refuse de prier, il consomme de la drogue et refuse de la délaisser. » Tu diras : « J’en ai été incapable. » Alors qu’en un instant Allah fit que les sorciers de Pharaon basculent de l’état de sorciers, mécréants, à celui de martyrs et pieux. Oui ou non ?! {Aussitôt, les sorciers tombèrent prosternés disant : « Nous croyons au Seigneur de l’univers. »} [S.26, v.46-47]

Dans ce laps de temps ils acquirent à la fois l’unicité d’Allah (At-Tawhîd), la compréhension et la fermeté. Puis Pharaon les menaça et fit ce qu’il fit : {Je vous couperai très certainement la main d’un côté et le pied du côté opposé et vous ferai tous crucifier}. [S.26, v.49]

Ils rétorquèrent en jurant : {Par Celui qui nous a créés ! Décrète donc ce que tu as à décréter} [S.20, v.72].  Et ils répliquèrent aux menaces : {Tes décrets ne touchent que cette présente vie.} [S.20, v.72]

Puis ils exhortèrent Pharaon et devinrent ainsi des prêcheurs. C’est une chose qui s’est produite en une fraction de seconde. Regarde le miracle divin sur la créature !

{Nous détournerons leurs cœurs et leurs yeux [de la guidée] ; parce qu’ils n’ont pas cru la première fois} [S.6, v.110].

[Dans son authentique] Al-Boukhârî رحمه الله a dit : « Chapitre : Celui qui retourne les cœurs et la parole d’Allah : {Nous détournerons leurs cœurs et leurs yeux} » afin de montrer la dangerosité de la chose.

Concernant sa parole ﷺ : « Ô Toi qui retournes les cœurs » Ar-Râghib a dit : « Retourner quelque chose, c’est le changer d’un état à un autre. Le retournement (At-Taqlîb) signifie orienter quelque chose, et le retournement d’Allah sur les cœurs et les opinions, c’est les orienter d’un avis à un autre. »

Quant à celui que le vent des ambiguïtés et des passions emporte, son cœur qui était sur la droiture est soudainement épris d’un amour passionnel pour une femme et… trop tard ! La grande catastrophe ! Il est parti dans le monde de la perversion, celui de l’amour passionnel. C’est fini !

Un jour, j’avais exhorté une personne qui était tombée dans l’amour passionnel. Je lui ai dit : « Ô mon frère, fait ceci et cela ! Mon frère, il y a aussi des invocations. Ce cœur est l’endroit où se loge l’amour passionnel, dis : « Ô Allah, place dans mon cœur une lumière (Noûrâh) ! »

Il répondit : « Ô Chaykh, c’est comme ça qu’elle s’appelle, Noûrah. »  Effectivement j’ai connu cette histoire avec quelqu’un.

Les savants ont défini l’amour passionnel (Al-‘Ichk) comme étant : « l’agitation d’un cœur vide. »

Vide de quoi ? Vide de l’amour d’Allah. Car si on y trouvait l’amour d’Allah, il ne serait pas parti dans monde de l’amour passionnel.

Quant aux ambiguïtés, parlons-en ! Regarde, quelqu’un est sur la droiture, sur la voix des pieux prédécesseurs et soudainement tu le vois avec je ne sais qui : les libéraux, les laïques et ceux qui ont fait prédominer la raison sur les Textes, et les exemples sont nombreux. Aujourd’hui il y en a qui disent aux gens : « nous étions … puis nous sommes devenus. » Et certains regrettent en disant : « C’est fini, nous sommes égarés. » D’autre persistent et disent : « Au contraire nous sommes bien guidés. » {Et ils pensent qu’ils sont bien-guidés !} [S.7, v.30], c’est Allah qui dit cela. Voilà le danger, le premier cas est plus facile à prêcher ; mais le second, {et ils pensent qu’ils sont bien-guidés !}.

Tu viens pour le conseiller mais il te rétorque : « c’est toi qui t’es trompé ! » C’est cela le retournement des cœurs.

Allah عز وجل s’est Lui-même chargé de la question des cœurs des serviteurs.

SoubhânAllah ! Les savants ont évoqué qu’Allah n’a pas confié aux Anges la tâche de retourner les cœurs, mais c’est Lui-même qui s’en occupe. Par exemple, les Anges invoquent pour les gens, n’est-ce pas ? Les Anges écrivent leurs actions et les protègent {Il [l’homme] a des Anges qui se relaient} [S.13, v.11]. Les Anges interagissent avec nous sur de nombreux plans, mais concernant le retournement des cœurs en particulier, les savants disent qu’Allah ne leur a pas confié cette tâche. Autrement dit, Allah n’envoie pas un Ange pour retourner le cœur de quelqu’un, c’est Lui – Exalté soit-Il – qui le fait.

« Raffermis mon cœur sur Ta religion ! »

Et parmi ce qu’ont évoqué les savants à ce sujet, As-San’ânî رحمه الله a dit : « Car le cœur est le dépôt des secrets ; des secrets que nul ne connait hormis Allah. » Même les Anges ignorent certaines choses.

« Raffermis mon cœur sur Ta religion ! » : Fais qu’il soit ferme sur Ta religion ! Et qu’il ne fléchisse pas, ni ne dévie ! Tout le monde a besoin de cette invocation, qui est l’invocation de ceux qui sont enracinés dans la science… Exactement. {Seigneur ! Ne fais pas dévier nos cœurs après que Tu nous aies guidés ; et accorde-nous Ta miséricorde} [S.3, v.8]

Cette invocation nous montre que même les Prophètes ont besoin d’être raffermis. {Et si Nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais bien failli t’incliner quelque peu vers eux.} [S.17, v.74]

Quant à la parole d’Anas رضي الله عنه : Nous dîmes : « Ô Messager d’Allah ! Nous avons cru en toi et en ce que tu as apporté, as-tu [quand même] peur pour nous ? »

Les Compagnons constatèrent que le Prophète ﷺ faisait cette invocation et que la communauté avait bien plus besoin de la faire ; ils lui posèrent donc la question pour [l’intérêt] de la communauté, par respect [envers le Prophète]. Il leur répondit : « Oui ! » : « J’ai peur pour vous. » Et il justifia cela en disant : « Oui ! En effet, les cœurs sont entre deux doigts parmi les doigts d’Allah qu’Il retourne. » De la foi à la mécréance et de la mécréance à la foi, de l’obéissance à la désobéissance et de la désobéissance à l’obéissance, et ainsi de suite.

Et ce retournement émane de Sa Sagesse et de Son Équité.

Mais Allah n’égare pas celui qui ne veut pas l’égarement. C’est-à-dire {Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers.} [S.29, v.69], {Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs} [S.61, v.5]

Il est primordial de savoir que le retournement des cœurs de la guidée vers l’égarement, de la foi à la mécréance, de l’unicité au polythéisme et de l’obéissance à la désobéissance se réalise par La Sagesse d’Allah et Son Équité.

Ce n’est pas comme ce que prétendent les ignorants qui pensent qu’obéir à Allah n’est d’aucun profit, même si cela dure longtemps. C’est avoir une mauvaise opinion d’Allah, et c’est une dangereuse accusation à Son encontre. Mais au contraire, Allah n’égare pas celui qui veut la guidée de par Sa miséricorde. Le serviteur qui veut la guidée Allah ne l’égare pas. {Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers.}, cependant : {Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs}.
Leur désire du mal, c’est ça qui fut la cause du retournement qu’Allah leur décréta. Et Allah ne retourne pas [le cœur] d’un obéissant d’un lieu de prière vers les bars, ni celui d’un monothéiste de l’unicité (At-Tawhîd) au polythéisme et qu’Il retourne de la foi vers la mécréance, alors que le serviteur désire le bien, l’obéissance, la religion, la foi, l’unicité et la guidée. Jamais ! Car Allah est Le Très Reconnaissant (Ach-Chakoûr). Comment peut-Il dévier Son serviteur qui désire la guidée ?! Comment peut-Il égarer Son serviteur qui veut l’unicité (At-Tawhîd), la foi et l’obéissance ?! C’est impossible. Cependant si le serviteur désire l’égarement, Allah le punira. Personne ne s’égare sans motif. Celui qui dévie alors soit sûre que […] Aujourd’hui, avec toutes les nombreuses dérives que l’on voit chez une partie des gens – nous demandons à Allah de nous raffermir – certaines personnes sont arrivées au stade de la mécréance. Personne ne dévie sans une cause émanant d’elle-même, ça n’existe pas. Quand une ambiguïté (Choubhah) se présente à lui, il la suit ; et lorsque c’est une passion (Chahwah), il l’enfourche. Mais quelqu’un qui désire la mosquée puis il se retrouve en boite de nuit ?! C’est impossible, alors que lui veut se rendre à la mosquée. Mais si, sur le chemin, son regard va à droite et à gauche, c’est fini ! C’est le serviteur qui s’est fait du tort à lui-même. {Et quant aux Thamoûd, Nous les guidâmes} : Nous leur envoyâmes un Messager et leur exposâmes [Nos preuves], {mais ils ont préféré l’aveuglement à la guidée} [S.41, v.17].

C’en est fini. C’est d’eux que provienne la calamité. Allah عز وجل traite les gens selon leurs actes et les récompense selon leurs œuvres. Et le bienfaiteur ne craint pas de la part d’Allah l’injustice, ni la frustration [par la réduction de sa récompense] : {Et quiconque aura fait de bonnes œuvres tout en étant croyant, ne craindra ni injustice ni frustration.} [S.20, v.112]

{On ne méconnaîtra pas son effort, et Nous le lui inscrivons [à son actif]} [S.21, v.94]

{En vérité, Allah ne laisse pas perdre la récompense des bienfaiteurs} [S.9, V.120]

{Certes, Allah ne lèse personne, fût-ce du poids d’un atome. S’il est une bonne action, Il la double, et accorde une grosse récompense de Sa part} [S.4, V.40]

Mais si Allah descend un châtiment, Il ne le fait qu’à cause de la rébellion du serviteur contre Lui, et de son désir à vouloir faire le mal. Et si maintenant ô serviteur d’Allah, tu t’es assuré de cela, alors connais la [réelle] justice d’Allah sur Ses serviteurs, et qu’Il ne les châtie qu’à cause de leur mécréance, leur désobéissance et leur rébellion. {Nous saisîmes donc chacun pour son péché : Il y en eut sur qui Nous envoyâmes un ouragan ; il y en eut que le Cri sinistre saisit ; il y en eut que Nous fîmes engloutir par la terre ; et il y en eut que Nous noyâmes. Cependant, Allah n’est pas tel à leur faire du tort ; mais ils se sont faits du tort à eux-mêmes} [S.29, v.40]

C’est pourquoi nul n’entrera en Enfer le Jour de la Résurrection qu’après être certain qu’il mérite le Feu. Personne n’entrera en Enfer alors qu’il doute, c’est-à-dire de penser qu’il ne le mérite peut-être pas. {Et ils dirent : « Si nous avions écouté ou raisonné, nous ne serions pas parmi les gens de la Fournaise. » Ils ont reconnu leur péché. Que les gens de la Fournaise soient anéantis à jamais !} [S.67, v.10-11]. Et {Ils dirent : « Malheur à nous ! Nous étions vraiment injustes. » Telle fut leur lamentation jusqu’à ce que Nous les eûmes moissonnés et éteints} [S.21, v.14-15].

Quand Noûh (Noé) عليه السلام demanda à Son Seigneur de sauver son fils, Il l’informa qu’Il le noiera à cause de ses mauvaises œuvres, du fait qu’il commit un acte infâme et de sa mécréance. Allah n’a pas dit : « Je ne l’ai noyé que par Ma simple Volonté sans aucune raison émanant de sa part, ni de péché. » Non ! Même cela ne se dit pas… C’est-à-dire le fait de dire qu’Allah ne punisse que par Sa seule Volonté sans aucun motif émanant du serviteur, mais simplement parce qu’Allah le désire.

Cela ne se dit pas. Allah décréta cela car c’est le serviteur qui l’a voulu. Allah décréta le châtiment et le fit descendre car c’est le serviteur qui l’a voulu.

Allah سبحانه وتعالى dit concernant les croyants : {Et ceux qui seront tués dans le chemin d’Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions. Il les guidera et améliorera leur condition. Et les fera entrer au Paradis qu’Il leur a fait connaître.} [S.47, v.4-6] Et Il dit : {Quant à ceux qui se mirent sur la bonne voie, Il les guida encore plus et leur inspira leur piété} [S.47, v.17]. Car Allah est Le Très Reconnaissant (Ach-Chakoûr).

Par conséquent, le retournement des cœurs ne s’accomplit que par sagesse émanant du Très Haut ; et s’Il dévie le cœur d’une personne ce n’est qu’une rétribution conforme à l’intention de ce serviteur dont le cœur désira le mal.

Ibn Kathîr رحمه الله a dit dans son explication de la parole d’Allah où Ya’qoûb (Jacob) dit à ses fils : {« Ô mes fils, certes Allah vous a choisi la religion : et ne mourrez qu’en étant Soumis [à Allah] !»} [S.2, v.132] Que veut dire {et ne mourrez qu’en étant Soumis [à Allah] !} ? Il dit : « Accrochez-vous à l’Islam lorsque vous êtes en bonne santé et dans vos moments d’aisance pour que vous puissiez mourir musulman. Car Le Très Généreux (Al-Karîm) – il désigne par cela Allah – a fait de Son habitude – dans ce qu’Il décrète pour la créature – de par Sa Générosité, que celui qui vit sur une chose mourra sur celle-ci, et que celui qui meure sur une chose sera ressuscité sur celle-ci. Nous cherchons refuge auprès d’Allah de ne pas mourir sur l’Islam ». Tafsîr d’Ibn Kathîr

Nous implorons Allah d’orienter nos cœurs vers Sa religion.

 

02 – Hadîth n°2 : « Tel un seul coeur qu’Il dirige »

Le deuxième hadîth:

‘Abd Allah Ibn ‘Amr Ibn Al-‘Âs rapporte qu’il a entendu le Prophète ﷺ dire : « Certes, tous les cœurs des enfants d’Âdam sont entre deux doigts parmi les doigts du Tout Miséricordieux, tel un seul cœur qu’Il dirige comme bon Lui semble. Puis le Messager d’Allah ﷺ ajouta : « Ô Toi qui orientes les cœurs, oriente nos cœurs vers Ton obéissance ».

Rapporté par Mouslim.

Ce hadîth vient confirmer l’importance de s’intéresser aux affaires du cœur, à ses actes, et, en particulier, à invoquer Allah pour qu’Il oriente les cœurs vers l’obéissance.

Il met aussi en évidence que le retournement du cœur est une chose dangereuse et qu’il convient de prêter attention à la dangerosité du retournement du cœur. Car le basculement de la clairvoyance à l’état d’aveugle, de la guidée à celui de l’égarement et de l’obéissance à la désobéissance est une catastrophe majeure. Et tous les êtres humains sont concernés par ce danger. C’est-à-dire le fait que le Prophète ﷺ dise, alors qu’il est le Prophète : « Ô Toi qui orientes les cœurs, oriente mon cœur » « Affermis mon cœur », il y a en cela une grande leçon pour la communauté : « Vous, vous êtes en-dessous du Messager d’Allah ﷺ. Pourtant, il veillait à dire cette invocation pour que son cœur soit sain et bon, tout en sachant qu’Allah l’a secouru et lui a pardonné ses péchés, passés et futurs ; par conséquent, quelle doit être votre attitude vis-à-vis de cette invocation ? »

Bien entendu, il y a dans le hadîth l’affirmation d’un attribut parmi les attributs d’Allah que les Jahmiyyah[1] [et leurs semblables] ont nié. Lequel ? Oui ? L’attribut des doigts. Quant à l’attribut de la main [et des doigts], nous les affirmons à Allah – Le Très Haut – et ce de la manière convenant à Sa grandeur et Sa majesté. Les gens de la Sounnah affirment cela tout comme l’ont affirmé le Prophète ﷺ, les Compagnons, les Suiveurs (At-Tâbi’oûn), et les grands imams de la guidée.

On questionna l’imam Ach-Châfi’î رحمه الله concernant les attributs d’Allah et la position qu’il convient d’adopter les concernant, il répondit : « Allah – Le Très Haut – possède des Noms et des Attributs qui sont mentionnés dans Son Livre, et Son Prophète ﷺ en a informé sa communauté. […] Et Il possède un doigt selon la parole du Prophète ﷺ : « Tous les cœurs sont entre deux doigts parmi les doigts du Tout Miséricordieux. »

Chaykh ‘Abd Al-‘Azîz Ibn Bâz رحمه الله a dit : « Le hadîth est clair. Il affirme [l’attribut] des doigts à Allah d’une façon qui Lui sied, mais aussi le fait qu’Allah gèrent les affaires et tournent les cœurs avec Sa Main comme Il le veut. »

Évidemment, l’argument qu’avancent ceux qui nient les doigts (parmi les sectes d’Ahl Al-Kalâm) est faux. Ils prétendent qu’affirmer les doigts à Allah revient à Le faire ressembler à Sa créature.

Demande-lui à cette personne [ach’ariyyah ou mâtourîdiyyah][2] : Affirmes-tu l’ouïe à Allah ? Lui affirmes-tu la vue ? Il te répondra : « oui » Nous lui disons : « alors pourquoi ici il n’y aurait pas le fait de faire ressembler Allah à Ses créatures ? Que l’ouïe et la vue [d’Allah] soient comme celles des créatures ? Nie-les ! Interprète-les ou change leur sens ! Trouve leurs une signification ! » Il dira : « non », nous lui disons : « d’accord, quelle est la différence ? Si tu affirmes l’ouïe et la vue, alors affirme le visage ! Affirme les doigts ! Affirme la main ! Où est le problème ? » Mais ces gens-là ne comprennent pas.

Sa parole ﷺ : « tel un seul cœur qu’Il dirige comme bon Lui semble. » montre le pouvoir d’Allah sur Ses serviteurs et le contrôle qu’Il détient sur Sa créature. Mais aussi que ces cœurs présents dans leurs corps, cachés à l’intérieur, Allah – Le Très Haut – a certes le pouvoir sur eux en les retournant alors qu’ils sont dans le corps de leur propriétaire. Il les retourne alors qu’ils sont dans leurs corps. Quelle force immense que de retourner et changer l’état du cœur !

Et le retournement [du cœur] signifie : [son changement d’état] de la droiture vers l’égarement, et de l’égarement à la droiture. Et ainsi de suite.

Gloire et pureté à Celui qui retourne les cœurs ! Il y déposa des secrets cachés [de tous] (les œuvres du cœur). Il oriente les cœurs là où Il veut عز وجل. Il les fait vivre ou bien ils meurent ; Il les fortifie, les stimule, ou alors ils sont inertes, etc.

Et si nous sommes certains qu’Allah – Le Très Haut – oriente les cœurs de Ses serviteurs, alors il convient pour raffermir les cœurs sur le bien et qu’ils soient tournés vers l’obéissance que les serviteurs se dirigent vers le Créateur de ces cœurs et vers Celui qui les oriente. C’est pourquoi le Prophète ﷺ conclut le hadîth par une invocation.

Il débuta le hadîth par une information (Khabar), quelle est-elle ? « Certes, tous les cœurs des enfants d’Âdam sont entre deux doigts parmi les doigts du Tout Miséricordieux ». Ceci est une information. Et il conclut le hadîth par une invocation : « Ô Toi qui orientes les cœurs, oriente nos cœurs vers Ton obéissance ».

Ce hadîth incite les cœurs à se tourner vers Celui qui les oriente pour qu’Il soit leur allié.

[1] Les Jahmiyyah font partie des sectes d’Ahl Al-Kalâm.

Parmi les fondements d’Ahl Al-Kalâm le fait qu’ils s’appuient sur la raison et leurs points de vue dans les sujets de la croyance, quitte à rejeter les textes authentiques qui contredisent leurs passions.
Ainsi, ils ont de nombreux égarements notamment dans les Noms et Attributs d’Allah. Certains plus graves que d’autres.

On dénombre 5 grandes sectes parmi Ahl Al-Kalâm :
1 – Les Jahmiyyah
2 – Les Mou’tazilah
3 – Les Koullâbiyyah
4 – Les Achâ’irah
5 – Les Mâtourîdiyyah

Parmi les éagrements des Jahmiyyah, le fait qu’ils ont nié tous les Noms et Attributs d’Allah. (Note du traducteur)

[2] Ici, Chaykh Al-Mounajjid ne visait pas les jahmiyyah car ils nient tous les Noms et Attributs, mais il visait ceux qui ont été mis entre crochets, car ces-derniers affirment les Noms d’Allah mais ils n’affirment que 7 attributs (ou plus selon la secte et leurs divergences internes) dont l’ouïe et la vue. Ils ont nié les attributs à titre informatifs (tels que le visage, la main, etc.), les attributs d’actions et de volonté (tels que que l’établissement sur le Trône, la venue, la descente, etc.) soit en les interprétant par la raison sans aucune preuve légiférée, soit en déléguant à Allah la connaissance de leurs significations.

Alors qu’Ahl As-Sounnah affirment ce qu’Allah s’est affirmé pour Lui-même ou que le Prophète Lui a affirmé, en affirmant leurs significations telles qu’elles sont venus dans la langue arabe, mais sans anthropomorphisme (c’est-à-dire sans chercher à faire ressembler Allah à la créature). Par exemple : Allah possède un visage et nous savons ce que cela veut dire dans la langue arabe, mais nous ignorons tout de son « comment »… car Allah dit {Rien ne Lui est semblable, et c’est Lui l’Audient, l’Omniscient} (Note du traducteur)

Solliciter la reconnaissance des gens

Lorsque le musulman rend un service à son frère, il ne convient pas d’attendre sa reconnaissance, mais il lui sied a contrario d’attendre la rétribution et la récompense divines. Que son frère ne le remercie pas ne signifie point qu’il n’a pas réalisé son objectif, sauf si celui-ci est la gratitude des gens, auquel cas il est un homme d’ostentation qui cherche la bonne réputation. Demandons à Allah le salut et la sauvegarde.

Mieux encore, les savants ont mentionné que dans le cas où l’on sait que celui qui rend service cherche les éloges, il ne convient pas au bénéficiaire de l’en remercier ou de le louer, car demander la reconnaissance est une injustice. Or, il nous est interdit de prêter main forte à l’injustice.[1]

[1]Al-Adhkâr d’An-Nawawî, p.105

Source : « La gratitude » du chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Al-Hadîth éditions

Prier Allah avec ferveur et être humble devant Lui

En effet, plus le serviteur est humble devant Allah عز وجل, plus il est proche de Lui. C’est la raison pour laquelle le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Là où le serviteur est le plus proche de son Seigneur, c’est lorsqu’il est prosterné. Multipliez donc les invocations [lors de la prosternation]. » [Rapporté par Mouslim, n°482]

Parce que la prosternation est une position d’humilité et de soumission plus que les autres postures dans la prière, lorsque le serviteur pose son front – qui est la partie la plus élevée de son corps – au sol, il devient le plus proche possible de son Seigneur.

Ibn Al-Qayyim رحمه الله met de belles paroles dans la bouche de celui qui se repent et s’humilie devanter Allah : « Par Allah, quelle belle parole que celle prononcée par celui qui est dans une telle situation : « Je T’implore par Ta Puissance et mon humiliation de m’accorder miséricorde. Je T’implore par Ta Force et ma faiblesse, par Ton autorité et mon infériorité. Voilà mon front menteur et pécheur entre Tes mains. Tes serviteurs en dehors de moi sont nombreux. Il n’y a ni refuge, ni abris qu’auprès de Toi. Je T’implore en tant que pauvre. Et je Te supplie en tant que soumis et humilié. Et je T’invoque en tant que craintif et infirme. Je T’adresse l’importation de celui qui s’est soumis et s’est humilié à Toi, dont les yeux ont versé leurs larmes pour Toi et dont le coeur s’est abaissé… »

Lorsque le serviteur prononcé de tels mots en priant son Seigneur avec ferveur; il verra sa foi augmenter et augmenter encore.

Manifester sa dépendance vis à vis d’Allah participe à renforcer la foi. Allah عز وجل nous a en effet informés de notre besoin et notre dépendance de Lui et dit : {Ô gens ! Vous êtes les indigents qui avez besoin d’Allah, et c’est Allah, Lui, qui se dispense se tout et Il est Digne de louange.} [Sourate Fâtir, v.15]

Source : « Comment augmenter ma foi » du noble Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Al-Hadîth éditions

Celui (ou celle) qui défend l’honneur de ses frères et soeurs

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Celui qui défend l’honneur de son frère, Allah éloignera le Feu de son visage le Jour de la Résurrection. » (Rapporté et authentifié par At-Tirmidhî)