Certains musulmans veulent vivre DE l’islam… mais peu veulent vivre POUR l’islam

Voici l’une des nombreuses perles de notre noble et cher frère en Allah, Alex (Histislam), que notre Seigneur a rappelé à Lui lundi 8 juin 2026 :

Certains musulmans veulent vivre DE l’islam… mais peu veulent vivre POUR l’islam
Or nous ne sommes rien DANS l’islam… car nous ne sommes rien SANS l’islam

Qu’Allah étende Sa vaste miséricorde sur notre frère Alex (1989 – 2026) et lui accorde le plus haut degré du Paradis

LA MISÉRICORDE D’ALLAH ENVERS LA FAIBLESSE DE SES SERVITEURS ÉPROUVÉS

photo_2024-12-27 03.12.20

Jacob عليه السلا avait la certitude que le soulagement [de son Seigneur] allait venir et il connaissait parfaitement la nature de l’épreuve. Pourtant, cela ne l’a pas empêché de ressentir de la tristesse. 

La douleur de la séparation qu’il portait au fond de lui n’a aucunement entaché sa satisfaction envers son Seigneur, ni sa confiance en Sa sagesse. 

Cependant, Jacob était un être humain : il faiblissait, souffrait, s’attristait et ressentait de l’amertume ainsi que de la solitude face à l’absence de celui qu’il aimait. 

Allah nous pardonne ce qui peut résulter de cette faiblesse et ne nous en tient pas rigueur. Bien plus, Il l’estime, récompense ceux qui l’endurent, et soulage Ses serviteurs et Ses proches alliés. 

En effet, Allah soulagea Marie عليها السلام alors qu’elle souffrait des douleurs de l’accouchement. Quand vint le moment le plus douloureux, elle souhaita même ne jamais avoir existé, malgré toutes les bonnes nouvelles qu’on lui avait annoncées. 

{Une voix s’éleva alors vers elle : « Ne sois pas triste. Par la grâce de ton Seigneur, un ruisselet se trouve à tes pieds. Tire vers toi le tronc du palmier qui laissera tomber sur toi des dattes fraîches.} [Maryam, v.24 – 25]. 

Allah ne l’a ni blâmée ni reprimandée pour cela. 

Lorsque Moïse عليه السلام prit la direction de Madyan, errant seul, craintif et pensif, Allah mit sur son chemin quelqu’un pour le rassurer : {« Tu n’as plus rien à craindre. Tu es sauvé de ce peuple injuste. »} [Al-Qasas, v.25]. 

Puis, Allah lui adressa la parole et lui montra les signes manifestes de Sa force, de Sa domination et de Sa puissance. Il lui ordonna ensuite de se rendre auprès de Pharaon et de ne pas céder à la peur. Il lui annonça enfin qu’Il le soutiendra et sera toujours avec lui. 

Cependant, en dépit de tout cela, en voyant la magie des sorciers, Moïse ressentit au fond de lui de la peur. Allah pardonna sa faiblesse et le rassura une nouvelle fois : {« Ne crains rien. C’est toi qui vas triompher. »} [Tâ-hâ, v.68].

Allah ne le blâma pas ni ne le punit pour la peur qu’il ressentit, malgré tout ce qu’il avait pu voir et entendre [de la part de son Seigneur]. 

Comme Allah est miséricordieux à notre égard !

Que Sa longanimité et Sa douceur sont immenses !

كان يعقوب موقنًا بالفرج، عالمًا بالبلاء، ولكن ذلك لم يمنع حزنه..

ولا قدح ما وجد في نفسه من ألم الفرقة في رضاه عن ربه وثقته في حكمته، 

ولكنه بشرٌ؛ يضعُف ويتألم ويحزن، ويجد مرارة الفقد، ويستوحش بفقد الحبيب،

والله يرحم فينا هذا الضعف، ولا يؤاخذنا عليه، بل يقدّره ويثيب عليه، ويسري عن عباده وأوليائه المقربين؛ 

فسرّى عن مريم عليها السلام لما وجدت ألم المخاض وجاءت اللحظة الحاسمة فتمنت أن لم تكن شيئًا رغم ما بُشرت به « فَنَادَىٰهَا مِن تَحۡتِهَاۤ أَلَّا تَحۡزَنِی قَدۡ جَعَلَ رَبُّكِ تَحۡتَكِ سَرِیࣰّا، وَهُزِّي إِلَيْكِ بِجِذْعِ النَّخْلَةِ تُسَاقِطْ عَلَيْكِ رُطَبًا جَنِيًّا » ولم يعنفها ولم يوبخها..! 

ولما توجه موسى تلقاء مدين هائمًا على وجهه خائفًا شاردًا وحيدًا سخّر له من يُطمئنه « لا تَخَفْ نَجَوْتَ مِنَ الْقَوْمِ الظَّالِمِينَ »،

ثم بعد أن كلمه ربه، وأراه الآيات الباهرة الدالة على قوته وقهره وعزته وأمره بالتوجه إلى فرعون ونهاه عن الخوف وبشره بتأييده ومعيته مع ذلك كله لما رأى موسى صنيع السحرة أوجس في نفسه خيفةً، فرحم الله ضعفه وأعاد عليه « لَا تَخَفۡ إِنَّكَ أَنتَ ٱلۡأَعۡلَىٰ »، فلم ينهره، ولم يعاقبه لما وجد في نفسه من الخوف بعد كل ما رأى وسمع..! 

فما أرحم الله بنا، 

وما أعظم حلمه ورأفته..!

La sorcellerie : dangers, prévention et remèdes – Chaykh ‘Abd Al-Mouhsin ibn Mouhammad Al-Qâsim (livre pdf)

Capture d’écran 2024-07-24 à 10.59.17

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Introduction

Louange à Allah, Seigneur des mondes. Qu’Allah couvre d’éloge et salue notre Prophète Mouhammad, sa famille et tous ses compagnons.

En plus d’être un danger mortel pour la religion, la sorcellerie est également un fléau destructeur des relations sociales et familiales.

Eloignées de leur Seigneur, insatisfaites du décret divin à leur égard ou en faveur d’autrui, le cœur consumé par la jalousie, certaines personnes se tournent alors vers les sorciers, les devins et les voyants. Elles pensent à tort pouvoir atteindre leurs vils objectifs par leur biais, mais ceux-ci ne font que corrompre leur croyance.

J’ai intitulé ce livre :  « La sorcellerie : dangers, prévention et remèdes. » J’y avertis les musulmans du danger que représentent les sorciers, les devins et ceux qui font appel à leurs services. Cet essai est également une mise en garde à l’encontre de ceux qui – corrompant ainsi leur croyance s’efforcent d’ensorceler autrui. Enfin, les victimes de sorcellerie y trouveront non seulement réconfort et consolation, mais également des méthodes pour dissiper le sort dont elles souffrent et le rendre inopérant.

Je demande à Allah de faire en sorte que cette épître soit bénéfique, d’éloigner les musulmans des agissements des

sorciers et autres charlatans, et de retourner les stratagèmes de leurs ennemis contre eux-mêmes.

Qu’Allah couvre d’éloge et salue Mouhammad, sa famille et tous ses compagnons.

Dr. ‘Abd Al-Mouhsin ibn Mouhammad Al-Qâsim

Imâm et Orateur de la Noble Mosquée du Prophète

La sorcellerie : dangers, prévention et remèdes. (pdf)

Tables des matières

Conseil à celui qui sème la discorde entre les savants et les étudiants

Quel est votre conseil pour celui qui sème la discorde entre les savants voulant les diviser et qui délaisse l’apprentissage de la science ?

Cette question provient d’un pays arabe.

Nous disons que ce genre d’agissements ressemble à ceux des hypocrites. Celui qui monte les étudiants en science entre eux, les divise et fait naître entre eux de l’animosité, cela ressemble aux agissements des hypocrites. Ce sont eux qui agissent de la sorte, mais le croyant véridique ne fait pas de telles choses. Le croyant véridique cherche à faire naître l’affection et l’amitié entre les musulmans.

Mais celui dont la seule préoccupation est untel et untel, les on-dit, cataloguer les gens et juger untel… un tel individu est loin d’obtenir la réussite, c’est même un manque de réussite.

D’ailleurs, tu ne trouves dans sa science aucune bénédiction ; la bénédiction de sa science lui est arrachée. Tu trouves aussi de la dureté dans son cœur ; tu le vois privé de la saveur de l’adoration et de la réussite.

Le musulman doit aimer pour ses frères musulmans ce qu’il aime pour lui-même ; tout comme il déteste pour eux ce qu’il déteste pour lui-même. Il doit se comporter avec eux avec des comportements de croyant, en particulier avec les étudiants en science et les prêcheurs. Il doit avoir une bonne opinion d’eux et s’écarter de tout ce qui peut faire naître de la haine et de l’animosité entre les musulmans.

Ce genre d’agissement n’est pas le comportement des croyants. Celui qui commet cela ressemble aux hypocrites dans leurs comportements.

Nous demandons à Allah de nous en préserver. Ce sont eux qui cherchent à corrompre les musulmans, à faire naître la haine et l’animosité entre eux.

Celui qui fait cela doit craindre Allah et se repentir à Allah car cela ressemble aux agissements des hypocrites. Qu’il aime pour ses frères ce qu’il aime pour lui-même ! Qu’il prenne sous son aile ses frères croyants ! Et qu’il les traite avec des comportements de croyant !

Chaykh Sa’d Al-Khathlân

Traduit par le Cœur des Croyants

Leçons à tirer de la sourate de Yoûsouf à propos de la jalousie

2015_5_25_17_0_51_153

Yoûsouf عليه السلام a été éprouvé par la jalousie de ses frères à son égard, lorsqu’ils dirent :

{Quand ceux-ci dirent : « Yoûsouf (Joseph) et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes nombreux. Notre père est vraiment dans un tort évident} [S.12, v.8]

Ils les ont jalousés en raison de la préférence que leur portait leur père, et c’est pour cette raison que Ya’qoûb عليه السلام dit à Yoûsouf :

{Ô mon fils, ne raconte pas ta vision à tes frères car ils comploteraient contre toi, le Diable est certes, pour l’homme, un ennemi déclaré.} [S.12, v.5]

Ensuite, ils ont été injustes envers lui en envisageant de la tuer, en le jetant dans le puit et en le vendant comme esclave à des gens qui l’ont emmené vers une terre de mécréance, devenant ainsi la propriété d’un peuple mécréant.

Ensuite, Yoûsouf عليه السلام a été éprouvé – après avoir subi une injustice – par celle qui l’appelait à la fornication, s’offrant à lui et utilisant tous les moyens pour l’obtenir. Mais il s’en défendit fermement et choisit la prison plutôt que la fornication et le châtiment de ce monde plutôt que la colère d’Allah. Là encore, il subit une injustice, cette fois de celle qui l’avait aimé par passion et mauvais dessein. Cette femme amoureuse l’a donc aimé en raison d’une passion à son égard, cette passion ne pouvant être soignée qu’à condition qu’il accepte ses avances.

Ses frères l’ont détesté au point de le jeter dans le puit et d’en faire un esclave sans qu’il l’ait choisi. Ils l’ont arraché à la liberté pour lui passer les chaînes de la servitude illégale sans qu’il puisse choisir. Et (cette femme) l’a contraint à choisir d’être emprisonné et écroué, mais volontairement cette fois-ci. Cette seconde épreuve était donc plus importante car la patience y résultait d’un choix et était accompagnée de crainte d’Allah, alors (qu’avec ses frères) il dut supporter leur injustice avec patience, car celle-ci fait partie des malheurs qui, si l’on ne les supporte pas noblement dès lors qu’ils se produisent, font ressembler l’être humain à une bête de somme qui n’a d’autre choix que d’endurer ce qu’on lui fait subir. La patience dont a fait preuve Yoûsouf dans le seconde épreuve est donc meilleure que la première, c’est pour cela que Yoûsouf a dit :

{Pour celui qui craint [son Seigneur] et patiente, Allah ne fait pas perdre la récompense des bienfaisants.} [S.12, v.90]

De même pour tout croyant qui est persécuté pour sa foi et auquel on demande de renier sa foi, de désobéir ou de transgresser – et, s’il ne le fait pas, est châtié et persécuté – et qui choisit la persécution plutôt que de laisser se religion, en étant jeté en prison ou chassé de son pays, comme cela est arrivé aux Mouhâjirîn qui ont préféré laisser leur pays plutôt que leur religion et qui ont été persécutés pour cela.

Source : « Les maladies du cœur » du chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah, éditions Tawbah, p.63 – 64.

Un cœur renversant le cours de le bataille

Il se peut qu’un cœur pénètre le champ de bataille retournant ainsi l’écrasante défaite en une victoire éclatante. Surtout si ce cœur est du même genre que celui d’Aboû Talhah رضي الله عنه dont le Prophète صلى الله عليه وسلم attesta : « Le rugissement d’Aboû Talhah au sein de l’armée est meilleur que 1000 hommes. »[1] Seul son rugissement vaut 1000 hommes… alors qu’en serait-il avec son épée ?! N’a-t-il pas atteint cela uniquement par le biais de son cœur et de ce qu’il recèle ? N’est-ce pas le fruit de sa bravoure, son intrépidité, sa fermeté face à l’ennemi et sa foi qui sont tous des œuvres du cœur ?

Qu’Allah lui fasse miséricorde, c’est comme si son acte avait expliqué la parole d’Ibn Al-Jawzî : « L’homme brave vêtit son cœur par-dessus son armure, alors que le peureux le vêtit sous son armure. » Il entra par cela dans le groupe que le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم désigna par sa parole : « La meilleure compagnie est de 4 individus ; le meilleur escadron est de 400 soldats ; la meilleure armée est de 4000 soldats ; et jamais 12000 hommes ne seront vaincus à cause de leur petit nombre. »   

Quant à la dernière partie du hadîth « et jamais 12000 hommes ne seront vaincus à cause de leur petit nombre », elle indique que la défaite d’une telle armée n’est pas dû à leur faible nombre, mais à cause des cœurs de leurs soldats. Avez-vous compris maintenant ce qui a causé l’avilissement de la communauté, sa faiblesse, le déclin de sa détermination et son retard sur toutes les autres nations ?

Et inversement, un cœur peut également transformer la victoire de la communauté en une profonde défaite. Car une seule maladie, comme la faiblesse [de la foi], est suffisante pour qu’une poignée de juifs ne dépassant pas, en million, les doigts des deux mains, domine une communauté qui a pourtant atteint plus d’un milliard et demi de musulmans.

En réalité, nos cœurs sont nos armes véritables et décisives dans notre combat contre l’ennemi. C’est la raison pour laquelle les cœurs ont été et resteront toujours la cible principale des flèches empoisonnées de l’ennemi. Et ce, pour y disséminer le poison et propager le mal, et qu’ils demeurent éternellement jetés dans les passions et les souhaits, laissant ainsi le portail de la communauté grande ouverte aux assauts ennemis après que le drapeau blanc de la reddition ait été hissé. Et la parole de notre Messager صلى الله عليه وسلم vient renforcer cela : « La rectitude des premières générations de l’Islam était dans l’ascétisme et la certitude, quant aux derniers, ils périront à cause de l’avarice et du faux-espoir. » Et, comme tu le constates, ce ne sont pas des œuvres émanant des membres mais bien du cœur. Connais donc la valeur de ton cœur, donne-lui le droit qu’il mérite et soucis toi de lui Ô toi qui est insouciant de la plus précieuse chose que tu possèdes ! La victoire de la communauté provient d’un cœur et sa défaite d’un autre, dans lequel des deux se trouve le tien ?

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

[1] Rapporté par le compagnon Anas Ibn Mâlik, rendu authentique par chaykh Al-Albânî dans « Sahîh Al-Jâmi' »

Lire la suite

L’empathie de notre frère turc pour ses frères musulmans

Il est l’endroit qu’Allah regarde

Il est, parmi les cœurs, celui qui ressemble à une tombe dont l’apparence est ornée et fleurie, alors que son intérieur est en décomposition et mort. Ou encore à l’image d’une demeure obscure sur le toit de laquelle se trouve une lampe éclairante, tandis que son intérieur est plongé dans les ténèbres.
D’ailleurs, le Prophète ﷺ a dit : « Certes, Allah ne regarde ni vos apparences ni vos biens, mais Il regarde plutôt vos œuvres et vos cœurs. »[1]

Assurément, voici l’éminente place qu’occupe la vie du cœur, même lorsque les ventres sont vides (pris par la faim) et les vêtements usés.
Ce hadîth met en évidence le fait que le cœur est l’endroit sur lequel se porte le regard du Seigneur.
Ainsi, il n’y a aucun bénéfice à ce que l’apparence soit bonne lorsque l’intérieur est corrompu.

Qu’il est étonnant celui dont la préoccupation [première] est son apparence et son attrait extérieur ! Tu le vois laver ses vêtements, se parfumer, nettoyer son corps et l’assainir, s’embellir autant qu’il le peut, afin que personne n’y voit le moindre défaut ; alors qu’il ne se soucie guère de ce que contient son cœur – l’endroit qu’observe Le Créateur – ni de sa purification et de son ornement, afin que son Seigneur n’y voie aucune souillure, aucun mal, et qu’aucune créature n’y prenne Sa place.

Il existe aussi une autre signification de ce hadîth qu’a évoquée Ibn Al-Jazarî رحمه الله : « Le regard, ici, renvoie à la préférence, la miséricorde et la clémence. Car le regard est, en réalité, une marque d’amour, alors que détourner le regard indique l’aversion et le rejet. »

Médite ce qui suit et saisis l’importance du cœur :

Un acte accompli peut, en apparence, relever de la désobéissance, alors que son auteur en est récompensé : comme celui qui prononce une parole de mécréance sous la contrainte, alors que son cœur demeure serein dans la foi, ou celui qui boit une boisson enivrante sans le savoir.
À l’inverse, un acte peut revêtir l’apparence de la bienfaisance alors que son auteur est voué au Feu : tel celui qui s’est fait tué sur le champ de bataille pour que les gens louent sa bravoure ; ou celui qui dépense ses richesses dans le bien afin que les gens vantent sa générosité ; ou encore celui qui récite le Coran afin d’attirer les regards…

Par conséquent,  dans toutes ces situations, le cœur est soit au banc des accusés, soit inscrit dans le conseil d’honneur.

Pêcheur et innocent !!

Médite la parole du Prophète ﷺ : « Si un péché (ou un mal) est commis sur Terre, celui qui y assiste et le réprouve est comme celui qui n’y a pas assisté ; tandis que celui qui n’y assiste pas mais l’agrée est comme s’il y avait assisté [et ne l’avait pas réprouvé]. »[2]

Gloire et pureté à Allah ! Un homme absent de la scène du crime se retrouve pourtant parmi les premiers accusés, et son nom est inscrit au rang des pêcheurs.
Et un autre, qui a directement assisté au crime et l’a vu de ses propres yeux, se voit pourtant déclaré innocent !
La cause de tout ceci réside exclusivement dans le cœur qui a été sauvé en réprouvant [le mal] ou a péché en l’agréant.

Ce hadîth contient à la fois une bonne annonce et un avertissement :

– Une bonne annonce pour celui qui est contraint d’être présent en un lieu où Allah est désobéi, sans pouvoir réprouver ce mal ni par la main ni par la parole, et n’est même pas dans la capacité de quitter cet endroit ; par conséquent, il incombe au cœur d’accomplir ce qui lui est obligatoire en s’opposant au blâmable.

– Et un avertissement pour celui dont Allah a voulu le bien, mais qui ne choisit que le mal ; celui qu’Il a voulu préserver des actes blâmables, mais qui refusa (cette préservation) pour s’y souiller ; ou encore celui qu’Allah a éloigné de l’endroit du péché, mais qui s’y rendit par son cœur et son âme ; il fut ainsi puni au même titre que celui qui l’a commis.

Tel est le cœur lorsqu’il fornique ! Oui, il fornique. Et malgré la dureté de ce terme pour l’âme, il est pourtant employé par celui qu’Allah a décrit comme étant compatissant et miséricordieux envers les croyants ﷺ. Et parmi sa miséricorde et sa bienveillance à l’égard de sa communauté le fait qu’il nous ait explicitement mis en garde contre cette fornication [du cœur] : « La fornication du cœur est le faux espoir »[3].

Le Chaykh Ahmad ‘Abd Ar-Rahmân Al-Bannâ رحمه الله a dit : « ‘’La fornication du cœur est le faux espoir’’, signifie que le cœur désire la réalisation de ce que l’âme convoite parmi les passions[4]. »

Le cœur possède, à l’instar des membres, des acquisitions (bonnes ou mauvaises) et des œuvres. Et Allah سبحانه وتعالى a informé qu’Il jugera ce qu’ont acquis les cœurs par la récompense ou le châtiment. Il dit : {Allah vous tient rigueur pour ce que vos cœurs ont voulu.} [Sourate Al-Baqarah, v.225]

Le hadîth suivant témoigne également de l’œuvre du cœur et du fait qu’Allah demandera des comptes au serviteur quant à celui-ci : « Lorsque deux musulmans s’affrontent à l’épée et que l’un tue l’autre, le tueur et le tué sont tous deux dans le Feu. Quelqu’un demanda : Ô Messager d’Allah ! Pour le tueur cela est clair, mais pourquoi le tué ? Il répondit : Car il désirait ardemment tuer son adversaire. »[5]

Par conséquent, ce musulman (le tué) entre dans le Feu en raison d’une œuvre émanant de son cœur ; il ne périt que par celle-ci.

L’apparent et le caché :

Oui, l’état du cœur est fondamental. Ainsi, si l’apparence extérieure [du corps] est conforme à l’intérieur, cela atteste de la véracité de ce qui réside dans le cœur. Mais si elle le contredit, cela prouve la fausseté de ce qui s’y trouve.

De même, la validité et l’acceptation de l’apparence auprès d’Allah dépendent du cœur. Quant aux gens, ils ne sont chargés que de considérer l’apparence [d’autrui] et de juger selon celle-ci, tandis qu’Allah se charge de ce qui est caché [dans les cœurs].

Dès lors, l’objectif des deux attestations[6] est d’adresser un message concret à l’humanité en attestant de l’Islam de celui qui les prononce, tandis qu’Allah est le Seul à être parfaitement informé de ce qui est imperceptible et enfoui dans les cœurs. En effet, les hypocrites ont prononcé les deux attestations : leur sang est devenu prohibé ici-bas, mais leur demeure finale sera le plus bas degré de l’Enfer, en raison de ce que renfermaient leurs cœurs.

Observez enfin le lien existant entre l’apparent et le caché dans le parole du Très-Haut : {Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi. »} [Sourate Âli ‘Imrân, v.31]. En effet, l’amour d’Allah dans le cœur implique nécessairement le suivi des membres. S’il en est autrement, alors cet amour n’est que prétention, mensonge et imposture.

[1] Sahîh Ibn Mâjah, n°3359 authentifié par Chaykh Al-Albânî
[2] Sahîh Al-Jâmi’, n°689 jugé bon par Chaykh Al-Albânî
[3] Mousnad Imam Ahmad n°67779, authentifié par Ahmad Châkir (et Mouslim rapporte un hadîth similaire dans son Sahîh n°2657)
[4] Bien sûr, celles qui sont blâmables et illicites (Note du Traducteur)
[5] Sahîh Al-Boukhârî n°31, Sahîh Mouslim n°2888
[6] « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah Seul et que Mouhammad est Son messager. » (Note du traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

Lire la suite

Sa purification est la condition d’entrée [au Paradis]

La troisième chose montrant l’importance du cœur est que l’entrée au Paradis est conditionnée par sa purification.

C’est pour cela qu’Allah blâma ceux dont les cœurs sont mauvais : {Voilà ceux dont Allah n’a pas voulu purifier les cœurs. Ils seront couverts d’ignominie ici-bas, et dans l’au-delà un châtiment immense leur est réservé.} [Al-Mâidah, v.41]

Et ce verset est une preuve irréfutable que celui qui ne purifie pas son cœur subira inévitablement une ignominie ici-bas et un châtiment immense dans l’au-delà.

Voilà pourquoi Allah سبحانه وتعالى a interdit le Paradis à celui qui a dans son cœur le poids d’un atome de mal. Le Prophète ﷺ a dit : « N’entrera pas au Paradis celui qui a en son cœur le poids d’un atome d’orgueil. »[1]

Personne n’y entrera donc jusqu’à ce que son cœur devienne entièrement bon et pur, et ce, car le Paradis est la demeure des bons. Et c’est ainsi qu’il leur sera dit lorsqu’ils se trouveront à ses portes : {« Puisque vous avez été bons [sur terre], entrez au Paradis où vous demeurerez éternellement !».} [Az-Zoumar, v.73]

À eux seuls, les Anges annonceront la bonne nouvelle : {Ceux dont les Anges prennent l’âme alors qu’ils sont bons (exempts de tout polythéisme) et auxquels ils disent : « Que le salut soit sur vous ! Entrez au Paradis en récompense de ce que vous faisiez ».} [An-Nahl, v.32]

Ibn Al-Qayyim رحمه الله  a dit : « Le mauvais n’entrera pas le Paradis, ni celui possédant un brin de mal. Ainsi, quiconque se sera purifié ici-bas et aura rencontré Allah absout et sain de toute impureté y entrera sans aucune gêne.
Quant à celui qui, ici-bas, ne se sera pas purifié, si son impureté était majeure tel le mécréant, alors il n’y entrera nullement ; mais si son impureté a été acquise, [tels les péchés du cœur et des membres que commet le musulman,] il y entrera qu’après avoir été nettoyé de celle-ci dans le feu de l’Enfer. Quant à certains croyants, lorsqu’ils auront traversé le pont As-Sirât, ils seront arrêtés sur le pont Qantarah, situé entre le Paradis et l’Enfer, où ils se feront corriger et débarrasser de ce qu’il leur reste d’impuretés qui les empêchent d’accéder au Paradis. A ceux-là, il ne leur a pas été prescrit d’entrer en Enfer, mais une fois qu’ils auront été lavés et nettoyés de ces souillures restantes, alors l’entrée au Paradis leur sera accordée. »

Et c’est dans ce but qu’est venu l’ordre clair adressé au Prophète ﷺ : {Purifie tes vêtements [de toute souillure].} [Al-Mouddaththir, v.4]

Ibn Al Qayyim a dit : « La majorité des exégètes parmi les Pieux Prédécesseurs (As-salafs) et ceux qui les ont suivis sont d’avis que le sens voulu par « vêtements » désigne, ici, le cœur ; et que la signification de la purification correspond à la réforme des actes et des nobles comportements et caractères. »

La plus grande impureté :

Allah le Très Haut a dit : {Les polythéistes ne sont que souillure.} [At-Tawbah, v.28]

Il سبحانه وتعالى emploie ici une forme nominale – « najas – نَجَسٌ » (souillure) – afin d’en accentuer la portée. C’est comme s’ils en représentaient l’essence même, car les souillures internes (cachées) doivent être évitées en premier lieu ; et y a-t-il plus impur que le polythéisme ?!

Dès lors, les impuretés du cœur, outre le fait qu’elles constituent des turpitudes ici-bas, sont destructrices dans l’au-delà.

Mais il existe une autre signification à cela : à savoir que la purification et l’impureté ne sont pas restreintes à l’apparence ; car le polythéiste peut porter de beaux vêtements ou être propre, alors que son cœur est souillé.

C’est d’ailleurs ce qu’ont adopté les quatre grandes écoles juridiques en affirmant que le mécréant n’est pas une souillure en lui-même, car Allah nous a rendu licite leurs nourritures[2]. Cela est également confirmé par les actes et les paroles du Prophète ﷺ. En effet, il mangeait et buvait dans leurs récipients, y faisait ses ablutions, et fit même entrer des mécréants dans sa mosquée.

Nous pouvons également ajouter que les souillures dites « abstraites » ou incorporelles ne sont pas toutes du même niveau, elles diffèrent. Et elles n’ont pas comme seuls endroits les cœurs des mécréants ; bien au contraire, elles peuvent aussi se trouver dans le cœur des musulmans. Ainsi, la colère, l’orgueil, la jalousie, et les autres maladies du cœur sont aussi des souillures.

Et si le Prophète ﷺ a certes dit : « Les Anges n’entre pas une maison où se trouvent un chien ou une image »[3], Aboû Hâmid Al-Ghazâlî رحمه الله a médité ce hadîth sous un angle qui peut sembler, au premier abord, loin de son sens apparent, mais qui indique en réalité une signification tout à fait pertinente. Il dit :

« Le cœur est [semblable à] une maison. C’est la demeure des Anges, le lieu où ils laissent leurs traces et l’endroit où ils s’y établissent ; tandis que les mauvaises caractéristiques telles que la colère, la passion, la haine, la jalousie, l’orgueil, la vanité et leurs semblables ne sont que des chiens qui aboient. Comment les Anges pourraient-ils y entrer alors que la maison est remplie de chiens ?!

Quant à la lumière de la science, Allah le Très Haut ne l’envoie dans le cœur que par l’intermédiaire des Anges : {Quand Allah s’adresse à un homme, Il ne le fait que par révélation, ou derrière un voile, ou par l’envoi d’un [ange] messager qui lui révèle, par Sa permission, ce qu’Allah veut.} [Sourate Ach-Choûrâ, v.51]

Ainsi, aucune science clémente et bénéfique n’est envoyée au cœur sans que les Anges, chargés de cette mission, ne s’en chargent. Or, ce sont des êtres sains, purifiés et innocents de toute caractéristique détestable ; ainsi, ils ne considèrent que ce qui est bon, et, parmi les trésors de la miséricorde d’Allah qu’ils détiennent, ils ne résident que ce qui est bon et pur. »

[1] Sahîh Mouslim, N°91
[2] Sauf les animaux sacrifiés (Note du traducteur)
[3] Sahîh Al-Boukârî, n°4002

Source originale : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction : Le Cœur des Croyants)

Lire la suite

Conférence : « La réforme des Cœurs » (Vidéo) – Chaykh Aboû Islâm Sâlih Tâhâ

Conférence en deux parties donnée par le Chaykh Aboû Islâm Sâlih Tâhâ رحمه الله sur la réforme des cœurs.