Entre le vie et la mort

Allah le Très haut a dit : (Celui qui était mort, que Nous ramenons à la vie, et que Nous dotons d’une lumière pour cheminer parmi les hommes, est-il semblable à celui qui erre dans les ténèbres sans pouvoir en sortir ?) (Al-An’âm, v.122)

Allah employa une parabole coranique pour désigner celui qu’Il a guidé après avoir été dans l’égarement. Il l’apparenta à un mort qu’Il fit revivre, à qui Il donna une lumière par laquelle il s’éclaire en marchant parmi les gens. Ainsi, il peut les distinguer et dissocier les bons des mauvais, qu’ils soient des gens proches de lui ou non. Il se déplace sans risquer de trébucher ou de tomber sur son visage. Il connait bien son chemin et aide les autres à l’emprunter, de même qu’il oriente et guide ceux dont les cœurs sont aveugles et désemparés. Cette personne est-elle semblable à celle qui reste dans l’égarement à vagabonder dans les ténèbres sans pouvoir s’en détacher et s’en débarrasser ?!

Et pour que tu comprennes correctement la différence, le contraste et la grande distance qu’il y a entre ces deux personnes, écoutes ce qu’ont dit Zayd Ibn Aslam et l’imam As-Souddî dans l’explication du verset : « (que Nous ramenons à la vie) : comme ‘Oumar رضي الله عنه, (est-il semblable à celui qui erre dans les ténèbres) : comme Abôu Jahl لعنه الله. » 

Il s’agit d’une différence comme celle des cieux et de la terre. Mais ce qui est authentique, pour ce verset, c’est qu’il a une portée générale pour tous les musulmans et mécréants, ou égarés et bien guidés[1] . Quant au terme : « la mort » (Al-Mawt), elle est l’une des dix appellations qu’Allah employa pour décrire les cœurs des mécréants dans le Coran.

L’imam Al-Qourtoubî رحمه الله a dit : « Les exégètes ont dit : « Allah le Très Haut a décrit le cœur des mécréants en dix termes : Le cachetage (Al-Khatm), le scellement (At-Tab’), le resserrement (Ad-Dîq), la maladie (Al-Marad), le recouvrement (Ar-Rayn)[2], la mort (Al-Mawt), la dureté (Al-Qasâwah), le détournement (Al-Insirâf), l’orgueil (Al-Hamiyyah) et le fait de nier (Al-Inkâr). Allah dit quant au fait de nier : (Leurs cœurs nient ceci (l’unicité d’Allah) et s’enorgueillissent.) (An-Nahl, v.22), Il dit concernant l’orgueil : (Tandis que le cœur des mécréants était animé d’un orgueil.) (Al-Fath, v.26), Il dit quant au détournement : (Puis ils se détournent. Qu’Allah détourne leurs cœurs, car ils ne veulent pas comprendre !) (At-Tawbah, v.127), Il dit quant à la dureté : (Malheur donc à ceux dont les cœurs sont endurcis à la mention d’Allah.) (Az-Zoumar, v.22) mais aussi : (Puis, en dépit de tout cela, vos cœurs se sont endurcis) (Al-Baqarah, v.74), concernant la mort Il dit : (Celui qui était mort, que Nous ramenons à la vie) (Al-An’âm, v.122) et aussi : (Ne répondent [à ton appel] que ceux qui entendent. Quant à ceux [dont le cœur] est mort, Allah les ressuscitera) (Al-An’âm, v.36), Il dit quant au recouvrement : (Il n’en est pas [tel qu’ils le prétendent] ! Ce sont plutôt leurs cœurs qui ont été recouverts par [les péchés] qu’ils ont commis.) (Al-Moutaffifîn, v.14), Il dit quant à la maladie : (Il y a dans leurs cœurs une maladie [de doute et d’hypocrisie]) (Al-Baqarah, v.10), Il dit quant au resserrement : (Quant à celui qu’Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et inaccessible [à la foi]) (Al-An’âm, v.125), Il dit quant au scellement : ([C’est pourquoi] leurs cœurs ont été scellés. Ils ne comprennent donc pas.) (At-Tawbah, v.87) et Il dit aussi : (C’est plutôt Allah qui a scellé leurs cœurs en raison de leur mécréance,) (An-Nisâ, v.155), et Il dit quant cachetage : (Allah a scellé leurs cœurs et leur ouïe.) (Al-Baqarah, v.7)« 

Opposément à l’appellation de « mort », Allah nomma ceux qui ont été tué dans Son sentier de « vivants ». Il nous a même interdit de les nommer « morts » dû à la vie présente dans leurs cœurs, Allah a dit :

(Ne dites pas de ceux qui sont tués sur le sentier d’Allah qu’ils sont morts. Au contraire ils sont vivants [auprès de leur Seigneur], mais vous ne le percevez pas.) (Al-Baqarah, v.154) 

Il nous a donc interdit que l’on donne au martyr l’appellation de « mort », car ce dernier est vivant durant sa vie et après sa mort.

Voilà pourquoi le Prophète ﷺ a dit concernant Talhah Ibn ‘Oubayd Allah رضي الله عنه alors qu’il était en vie : « Talhah fait partie de ceux qui ont atteint leur fin (de vie)[3]«  . Ainsi, celui dont le cœur est vivant, est vivant durant sa vie et après sa mort ; alors que celui dont le cœur est mort, est mort durant sa vie et après sa mort.

Quant au terme « martyr » (Ach-Chahîd), il indique que le cœur de celui qui tombe martyr est vivant. Car il croit en l’invisible, il en est même tellement certain qu’il en devient témoin[4] . Il voit de son cœur ce que les gens ne voient que lorsqu’ils sont morts, ainsi il sacrifie ce qu’il possède de plus cher. C’est pourquoi il est gratifié de l’attribut de la vie même après sa mort.

[1] Ici, il ne faut pas comprendre que Zayd Ibn Aslam et l’imam As-Souddî ont dit que ce verset visait exclusivement ‘Oumar et Aboû Jahl. Ils utilisèrent une méthode d’explication qui se nomme « L’explication par l’exemple » (tafsîr bil-Mithâl). À travers ces deux personnages, ils voulurent illustrer l’exemple de celui qui a été ramené à la vie après qu’il est été mort avec ‘Oumar, et l’exemple de celui qui resta dans l’égarement avec Abou Jahl. (Note du traducteur)
[2] C’est-à-dire recouvert de péchés. Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Lorsque le croyant commet un péché, un point noir se forme dans son coeur ; s’il se repent de son péché, s’en démarque et demande pardon, ce point noir disparaît de son coeur ; s’il persiste dans son péché, se point prend de l’ampleur jusqu’à envelopper tout son coeur. C’est là le « recouvrement » (Ar-Rân) dont Allah a parlé dans Son Livre : (Il n’en est pas [tel qu’ils le prétendent] ! Ce sont plutôt leurs cœurs qui ont été recouverts par [les péchés] qu’ils ont commis.) » (Note du traducteur)
[3] Il tomba martyr durant la bataille du chameau en l’an 36 de l’hégire, soit 25 ans après la mort du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم (Note du traducteur)
[4] Cela fait référence au hadîth de Jibrîl lorsqu’il demanda au Prophète ce qu’est Al-Ihsân (la bienfaisance) et qu’il lui répondit en disant : « Il consiste à ce que tu adores Allah comme si tu le voyais, car si toi tu ne le vois pas, certes Lui te voit. » (Note du traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

Lire la suite

Sa purification est la condition d’entrée [au Paradis]

La troisième chose montrant l’importance du cœur est que l’entrée au Paradis est conditionnée par sa purification.

C’est pour cela qu’Allah blâma ceux dont les cœurs sont mauvais : {Voilà ceux dont Allah n’a pas voulu purifier les cœurs. Ils seront couverts d’ignominie ici-bas, et dans l’au-delà un châtiment immense leur est réservé.} [Al-Mâidah, v.41]

Et ce verset est une preuve irréfutable que celui qui ne purifie pas son cœur subira inévitablement une ignominie ici-bas et un châtiment immense dans l’au-delà.

Voilà pourquoi Allah سبحانه وتعالى a interdit le Paradis à celui qui a dans son cœur le poids d’un atome de mal. Le Prophète ﷺ a dit : « N’entrera pas au Paradis celui qui a en son cœur le poids d’un atome d’orgueil. »[1]

Personne n’y entrera donc jusqu’à ce que son cœur devienne entièrement bon et pur, et ce, car le Paradis est la demeure des bons. Et c’est ainsi qu’il leur sera dit lorsqu’ils se trouveront à ses portes : {« Puisque vous avez été bons [sur terre], entrez au Paradis où vous demeurerez éternellement !».} [Az-Zoumar, v.73]

À eux seuls, les Anges annonceront la bonne nouvelle : {Ceux dont les Anges prennent l’âme alors qu’ils sont bons (exempts de tout polythéisme) et auxquels ils disent : « Que le salut soit sur vous ! Entrez au Paradis en récompense de ce que vous faisiez ».} [An-Nahl, v.32]

Ibn Al-Qayyim رحمه الله  a dit : « Le mauvais n’entrera pas le Paradis, ni celui possédant un brin de mal. Ainsi, quiconque se sera purifié ici-bas et aura rencontré Allah absout et sain de toute impureté y entrera sans aucune gêne.
Quant à celui qui, ici-bas, ne se sera pas purifié, si son impureté était majeure tel le mécréant, alors il n’y entrera nullement ; mais si son impureté a été acquise, [tels les péchés du cœur et des membres que commet le musulman,] il y entrera qu’après avoir été nettoyé de celle-ci dans le feu de l’Enfer. Quant à certains croyants, lorsqu’ils auront traversé le pont As-Sirât, ils seront arrêtés sur le pont Qantarah, situé entre le Paradis et l’Enfer, où ils se feront corriger et débarrasser de ce qu’il leur reste d’impuretés qui les empêchent d’accéder au Paradis. A ceux-là, il ne leur a pas été prescrit d’entrer en Enfer, mais une fois qu’ils auront été lavés et nettoyés de ces souillures restantes, alors l’entrée au Paradis leur sera accordée. »

Et c’est dans ce but qu’est venu l’ordre clair adressé au Prophète ﷺ : {Purifie tes vêtements [de toute souillure].} [Al-Mouddaththir, v.4]

Ibn Al Qayyim a dit : « La majorité des exégètes parmi les Pieux Prédécesseurs (As-salafs) et ceux qui les ont suivis sont d’avis que le sens voulu par « vêtements » désigne, ici, le cœur ; et que la signification de la purification correspond à la réforme des actes et des nobles comportements et caractères. »

La plus grande impureté :

Allah le Très Haut a dit : {Les polythéistes ne sont que souillure.} [At-Tawbah, v.28]

Il سبحانه وتعالى emploie ici une forme nominale – « najas – نَجَسٌ » (souillure) – afin d’en accentuer la portée. C’est comme s’ils en représentaient l’essence même, car les souillures internes (cachées) doivent être évitées en premier lieu ; et y a-t-il plus impur que le polythéisme ?!

Dès lors, les impuretés du cœur, outre le fait qu’elles constituent des turpitudes ici-bas, sont destructrices dans l’au-delà.

Mais il existe une autre signification à cela : à savoir que la purification et l’impureté ne sont pas restreintes à l’apparence ; car le polythéiste peut porter de beaux vêtements ou être propre, alors que son cœur est souillé.

C’est d’ailleurs ce qu’ont adopté les quatre grandes écoles juridiques en affirmant que le mécréant n’est pas une souillure en lui-même, car Allah nous a rendu licite leurs nourritures[2]. Cela est également confirmé par les actes et les paroles du Prophète ﷺ. En effet, il mangeait et buvait dans leurs récipients, y faisait ses ablutions, et fit même entrer des mécréants dans sa mosquée.

Nous pouvons également ajouter que les souillures dites « abstraites » ou incorporelles ne sont pas toutes du même niveau, elles diffèrent. Et elles n’ont pas comme seuls endroits les cœurs des mécréants ; bien au contraire, elles peuvent aussi se trouver dans le cœur des musulmans. Ainsi, la colère, l’orgueil, la jalousie, et les autres maladies du cœur sont aussi des souillures.

Et si le Prophète ﷺ a certes dit : « Les Anges n’entre pas une maison où se trouvent un chien ou une image »[3], Aboû Hâmid Al-Ghazâlî رحمه الله a médité ce hadîth sous un angle qui peut sembler, au premier abord, loin de son sens apparent, mais qui indique en réalité une signification tout à fait pertinente. Il dit :

« Le cœur est [semblable à] une maison. C’est la demeure des Anges, le lieu où ils laissent leurs traces et l’endroit où ils s’y établissent ; tandis que les mauvaises caractéristiques telles que la colère, la passion, la haine, la jalousie, l’orgueil, la vanité et leurs semblables ne sont que des chiens qui aboient. Comment les Anges pourraient-ils y entrer alors que la maison est remplie de chiens ?!

Quant à la lumière de la science, Allah le Très Haut ne l’envoie dans le cœur que par l’intermédiaire des Anges : {Quand Allah s’adresse à un homme, Il ne le fait que par révélation, ou derrière un voile, ou par l’envoi d’un [ange] messager qui lui révèle, par Sa permission, ce qu’Allah veut.} [Sourate Ach-Choûrâ, v.51]

Ainsi, aucune science clémente et bénéfique n’est envoyée au cœur sans que les Anges, chargés de cette mission, ne s’en chargent. Or, ce sont des êtres sains, purifiés et innocents de toute caractéristique détestable ; ainsi, ils ne considèrent que ce qui est bon, et, parmi les trésors de la miséricorde d’Allah qu’ils détiennent, ils ne résident que ce qui est bon et pur. »

[1] Sahîh Mouslim, N°91
[2] Sauf les animaux sacrifiés (Note du traducteur)
[3] Sahîh Al-Boukârî, n°4002

Source originale : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction : Le Cœur des Croyants)

Lire la suite

Conférence : « La réforme des Cœurs » (Vidéo) – Chaykh Aboû Islâm Sâlih Tâhâ

Conférence en deux parties donnée par le Chaykh Aboû Islâm Sâlih Tâhâ رحمه الله sur la réforme des cœurs.

Sache que lorsque Allah veut du bien pour un serviteur, Il l’éclaire sur ses défauts.

11870809_373230516219988_26233988473089508_n

Sache que lorsque Allah veut du bien pour un serviteur, Il l’éclaire sur ses défauts. Ainsi, celui dont la clairvoyance est complétée n’ignore pas ses défauts, et lorsque il les connaît, il peut y remédier. Mais, la plupart des gens ignorent leurs défauts, ils voient la paille dans l’œil de leur frère et non la poutre dans le leur.

Celui qui veut connaître ses défauts peut emprunter quatre voies :

La première consiste à s’asseoir devant un chaykh qui connaît les défauts de l’âme, pour qu’il l’informe de ses défauts et des voies pour y remédier. Mais cela est devenu très difficile à trouver à notre époque, ainsi, celui qui le rencontre tombe sur un médecin habille, et il ne convient pas qu’il le quitte.

La deuxième consiste à rechercher un ami sincère, clairvoyant et pieux qu’il considérera comme un surveillant de son âme, afin qu’il l’avertisse contre ce qui est réprouvable de ses caractères et actes. Le commandeur des croyants ‘Oumar Ibn Al Khattâb (رضي الله عنه) dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui nous fait cadeau de nos défauts. » De même, lorsque Salmân se présenta devant lui, il l’interrogea sur ses défauts, et il répondit : « J’ai entendu dire que tu réunis deux condiments à table et que tu possèdes deux habits : l’un pour la nuit et l’autre pour le jour. -T’est-il parvenu autre chose? -Non. -Pour ces deux choses, je m’en charge.«  ‘Oumar ne cessa de demander à Houdhayfah : « Suis-je parmi les hypocrites ? » Ceci car celui dont le degré de vigilance s’élève redouble d’accusation envers sa personne. Mais il est très difficile à notre époque de trouver un tel ami, car rares sont les amis qui renoncent à la complaisance, informent des défauts ou délaissent la jalousie, et cela ne dépasse pas ce qui est obligatoire. Les pieux prédécesseurs aimaient celui qui les informait de leur défauts, alors qu’aujourd’hui nous considérons généralement que l’homme le plus détestable est celui qui nous fait connaître nos défauts. C’est là une preuve de faiblesse de foi, car les mauvais caractères sont semblables aux scorpions. Si quelqu’un nous avertissait de la présence d’un scorpion sous le vêtement de l’un d’entre nous, nous prendrions cela comme une faveur, et nous emploierions à tuer le scorpion ; et personne n’ignore que les mauvais caractères sont plus nuisibles que le scorpion.

La troisième consiste à tirer profit de ce que disent ses ennemis pour connaître ses défauts, car l’œil courroucé dévoile les méfaits. Et il se peut que le profit tiré d’un ennemi querelleur qui rappelle les défauts soit plus grand que celui de l’ami complaisant qui cache les défauts.

La quatrième consiste à fréquenter les gens et éviter tout ce qu’on voit de détestable chez eux.

 

Source : L’esprit de l’Âme, éditions Tawbah. Photo : Sirat Al Mustaqim

« Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

1238051_599802660071463_696256036_n

Mouslim a rapporté (2642) selon Aboû Dharr رضي الله عنه qui a dit : « On a dit au Prophète صلى عليه و سلم : « Que penses-tu d’un homme qui accomplit des oeuvres de bien et qui lui vaut l’éloge des gens ? » Il répondit : « Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

 


Louange à Allah.

L’anticipation de la bonne nouvelle du croyant réside dans le fait qu’il accomplit une oeuvre vertueuse en ne la vouant exclusivement qu’à Allah, n’espérant que Son Visage, puis que des personnes l’apprennent ou le voit, se mettent à lui faire des éloges provoquant chez lui de la joie et [l’espoir que ce soit] l’annonce d’une bonne nouvelle.
Ceci est l’anticipation de la bonne nouvelle du croyant.

Elle a différentes formes, parmi elles :

  • La vision vertueuse qu’a le croyant lors de son sommeil, ou bien qu’une autre personne la voit pour lui.
  • Le fait qu’entre dans le coeur des gens de l’amour et de l’agrément à son égard.
  • Le fait qu’il ressente en son âme un repos et un épanouissement lors de l’accomplissement d’une oeuvre vertueuse.

Ainsi, cela, et tout ce qui y ressemble, sont des preuves de l’amour qu’Allah lui porte et de l’acceptation de son oeuvre. Allah lui octroie cette bonne nouvelle dans cette vie d’ici-bas par ces éloges-là, ce consentement et cet agrément qu’ont les gens pour lui. Et Il lui accordera dans l’Au-Delà une récompense abondante.

Al-Boukhârî a rapporté (3209) ainsi que Mouslim (2637) selon Aboû Hourayrah رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Si Allah aime un serviteur Il appelle Jibrîl et lui dit : « Certes Allah aime untel, aime-le donc ! » Ainsi Jibrîl l’aime et il appelle les gens des cieux : « Certes Allah aime untel, aimez-le donc ! » Ainsi les gens des cieux l’aiment. Puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement. »

At-Tirmidhî rapporta également ce hadîth (3161) en ajoutant : « Et cela correspond à la parole d’Allah : {À ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour.} [Sourate 19, Verset 96]

An-Nawawî رحمه الله a dit : « La signification de sa parole (Puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement.) est : Il lui est accordé l’amour dans les coeurs des gens et leur agrément, ainsi les coeurs pencheront vers lui et l’agréeront. Et il est venu dans une autre version (Puis il lui est accordé l’amour). » Fin de citation.

Ibn Kathîr رحمه الله a dit : « Le Très-Haut nous informe qu’Il fait germer dans les coeurs de Ses serviteurs vertueux l’amour des serviteurs croyants qui accomplissent de bonnes oeuvres. Et cela est un commandement qui doit immanquablement se passer, il est inévitable. » Fin de citation. [Tafsîr Ibn Kathîr 267/5, Fath Al-Qadîr (504/3)]

Mouslim a rapporté (2642) selon Aboû Dharr رضي الله عنه qui a dit : « On a dit au Prophète صلى عليه و سلم : « Que penses-tu d’un homme qui accomplit des oeuvres de bien et qui lui vaut l’éloge des gens ? » Il répondit : « Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

An-Nawawî رحمه الله a dit : « Les Savants ont dit que la signification de cette bonne nouvelle qui lui est hâté, dû au bien qu’il a accompli, est une preuve de l’agrément d’Allah le Très-Haut à son égard et Son amour. C’est pourquoi Il le fait aimé à la création comme cela fut évoqué précédemment dans le hadîth, puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement. Et tout cela se concrétise si les gens le louent sans qu’il n’ait voulu s’exposer à leurs éloges ; alors que s’il les recherchait cela aurait été condamnable et mauvais. »

Ibn Al-Jawzî رحمه الله a dit : « Et la signification de cela est que si Allah accepte l’oeuvre (de la personne) Il place alors dans les coeurs l’acceptation et l’éloge des gens à son égard. Ainsi, ce qu’Il a placé dans les coeurs est une bonne annonce pour cette personne. Tout comme le fait qu’Allah, lorsqu’Il aime un serviteur, Il le fait aimer à Sa créature qui sont les témoins d’Allah sur Terre » Fin de citation [Kachf Al-Mouchkil, p.245]

As-Souyoûtî رحمه الله a dit : « C’est-à-dire que cette bonne nouvelle anticipée est une preuve de la bonne nouvelle qui est, quant à elle, retardée jusqu’à l’Au-delà. » Fin de citation [Charh As-Souyoûtî ‘alâ Mouslim, 556/5]

Lire la suite

Notions sur le polythéisme sous forme de question

chirk

Quel est le péché le plus grave et le plus énorme auprès d’Allah?

C’est le fait d’associer à Allah [Chirk], car Allah dit : {L’association à [Allah] est vraiment une énorme injustice} [Sourate 31, verset 13], et lorsque l’on demanda au Prophète – صلى الله عليه و سلم – quel péché était le plus grave, il répondit: « C’est le fait de donner à Allah un associé alors que c’est Lui t’a crée. » [Rapporté par Al-Bukhâry et Muslim]

Combien y a t-il de sortes d’association à Allah?

Il y en deux : L’association majeure et l’association mineure

Premièrement : L’association majeure qui exclut celui qui la commet de l’Islam et à qui Allah – عز و جل – ne pardonne pas. Allah dit : {Certes Allah ne pardonne pas qu’on lui donne quelque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut} [Sourate 4, verset 48]. Elle a quatre catégories : Lire la suite