Sache que lorsque Allah veut du bien pour un serviteur, Il l’éclaire sur ses défauts.

11870809_373230516219988_26233988473089508_n

Sache que lorsque Allah veut du bien pour un serviteur, Il l’éclaire sur ses défauts. Ainsi, celui dont la clairvoyance est complétée n’ignore pas ses défauts, et lorsque il les connaît, il peut y remédier. Mais, la plupart des gens ignorent leurs défauts, ils voient la paille dans l’œil de leur frère et non la poutre dans le leur.

Celui qui veut connaître ses défauts peut emprunter quatre voies :

La première consiste à s’asseoir devant un chaykh qui connaît les défauts de l’âme, pour qu’il l’informe de ses défauts et des voies pour y remédier. Mais cela est devenu très difficile à trouver à notre époque, ainsi, celui qui le rencontre tombe sur un médecin habille, et il ne convient pas qu’il le quitte.

La deuxième consiste à rechercher un ami sincère, clairvoyant et pieux qu’il considérera comme un surveillant de son âme, afin qu’il l’avertisse contre ce qui est réprouvable de ses caractères et actes. Le commandeur des croyants ‘Oumar Ibn Al Khattâb (رضي الله عنه) dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui nous fait cadeau de nos défauts. » De même, lorsque Salmân se présenta devant lui, il l’interrogea sur ses défauts, et il répondit : « J’ai entendu dire que tu réunis deux condiments à table et que tu possèdes deux habits : l’un pour la nuit et l’autre pour le jour. -T’est-il parvenu autre chose? -Non. -Pour ces deux choses, je m’en charge.«  ‘Oumar ne cessa de demander à Houdhayfah : « Suis-je parmi les hypocrites ? » Ceci car celui dont le degré de vigilance s’élève redouble d’accusation envers sa personne. Mais il est très difficile à notre époque de trouver un tel ami, car rares sont les amis qui renoncent à la complaisance, informent des défauts ou délaissent la jalousie, et cela ne dépasse pas ce qui est obligatoire. Les pieux prédécesseurs aimaient celui qui les informait de leur défauts, alors qu’aujourd’hui nous considérons généralement que l’homme le plus détestable est celui qui nous fait connaître nos défauts. C’est là une preuve de faiblesse de foi, car les mauvais caractères sont semblables aux scorpions. Si quelqu’un nous avertissait de la présence d’un scorpion sous le vêtement de l’un d’entre nous, nous prendrions cela comme une faveur, et nous emploierions à tuer le scorpion ; et personne n’ignore que les mauvais caractères sont plus nuisibles que le scorpion.

La troisième consiste à tirer profit de ce que disent ses ennemis pour connaître ses défauts, car l’œil courroucé dévoile les méfaits. Et il se peut que le profit tiré d’un ennemi querelleur qui rappelle les défauts soit plus grand que celui de l’ami complaisant qui cache les défauts.

La quatrième consiste à fréquenter les gens et éviter tout ce qu’on voit de détestable chez eux.

 

Source : L’esprit de l’Âme, éditions Tawbah. Photo : Sirat Al Mustaqim

« Expose ta personne au Livre d’Allah et tu sauras ce que tu as auprès d’Allah »

788295368

Soulaymân Ibn ‘Abd Al-Malik (1) arriva à Médine pour y passer trois jours. Il demanda : « Est-il ici un homme parmi ceux qui ont connu les compagnons du messager d’Allah qui puisse nous parler ? » On lui répondit qu’il y avait un homme du nom de Aboû Hâzim, il le fit mander, il se présenta.

Soulaymân lui dit :« Oh Aboû Hâzim ! Que signifie cette hostilité ?Quelle hostilité as-tu vu chez moi ?Tous les notables de Médine sont venus me voir et tu n’es pas venu ?Nous ne nous connaissions pas pour que je vienne te voir.

Le Chaykh dit vrai. Oh Aboû Hâzim ! Pourquoi répugnons nous la mort ?Parce-que vous avez bâti votre bas monde et détruit votre vie future. Vous répugnez donc de passer de la bâtisse à la ruine. Tu as dit vrai oh Aboû Hâzim ! Comment se présente-t-on devant Allah ? Le bienfaisant est semblable à l’absent qui rentre chez lui joyeux et content ; et le malfaisant à l’esclave en fuite qui revient auprès de son maître apeuré et triste. » Soulayman pleura et dit : « Malheur à moi, qu’avons nous auprès d’Allah, Aboû Hâzim ?Expose ta personne au Livre d’Allah et tu sauras ce que tu as auprès d’Allah.Oh Aboû Hâzim ! Comment parvenir à cette connaissance dans le livre d’Allah ? A sa parole : {Les pieux seront dans des délices, et les dépravés dans la Géhenne}. Oh Aboû Hâzim ! Où est la miséricorde d’Allah ?Dans Sa parole : {la miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants}.

Oh Aboû Hâzim ! Qui est le plus raisonnable des hommes ?Celui qui apprend la sagesse et l’enseigne aux gens.Qui est le plus sot des hommes ?Celui qui place son âme au service d’un homme injuste et troque ainsi sa vie future contre le bas monde d’autrui.Oh Aboû Hâzim ! Quelle est l’invocation la plus entendue ?L’invocation de ceux qui sont humbles devant Allah.Quelle est l’aumône la plus pure ?Celle de celui qui donne ce qui lui est difficile, alors qu’il possède peu

[…]

« Conseilles moi donc ! » Continue Soulaymân – Crains qu’Allah te vois là où il t’a interdit d’être, où qu’Il ne te trouve pas là où Il t’a commandé d’être. Oh Aboû Hâzim ! Invoques le bien en notre faveur. Oh Allah ! Si Soulaymân est Ton allié facilite lui la pratique du bien ; et s’il en est autrement, amènes le au bien !Servant ! Donnes moi cent dinars. Prends les Oh Aboû Hâzim ! Je n’en ai nul besoin. Moi et d’autres sommes égaux en cela, alors soit tu donnes à tous une aumône équivalente, soit je n’en ai aucun besoin, et je crains que cela soit en échange de ce que tu as entendu de mes propos. » Soulaymân sembla ravi par Aboû Hâzim.

(1) Il était Calife des Banî Oumayyah [Note du site Le Coeur des croyants]

Source : « L’esprit de l’âme », éditions Tawbah

Occupe-toi de ta personne

islam

… occupe-toi de ta personne, ou consacre-toi à autrui après que tu aies fini de t’occuper de toi-même. Mais prends garde à t’occuper de ce qui amende autrui avant de t’amender toi-même. Consacre-toi à amender ton for intérieur et à le purifier des caractères blâmables comme la cupidité, la jalousie, l’ostentation, et la fatuité, avant de chercher à amender ton apparence. (…) Si tu ne viens pas au bout de cela, ne t’occupes pas des obligations collectives, car parmi les hommes, nombreux sont ceux qui s’en chargent. Celui qui va à sa perte, tout en cherchant à amender autrui est stupide, il est semblable à celui qui voit des scorpions s’introduire sous son vêtement, et qui s’affaire pourtant à chasser les mouches autour d’autrui.

Source : « L’esprit de l’Âme », Editions Tawbah

 

« Il n’y a aucun bien chez untel »

images (4)

‘Awn ibn ‘AbdiLlah رحمه الله a dit : « Si l’un de vous venait à s’avilir, qu’il ne dise surtout pas : « Il n’y a aucun bien en moi. », car il y a en nous le Tawhîd. Mais qu’il dise plutôt : « J’ai eu peur que le mal qui est en moi ne provoque ma perte. » [Chou’ab Al-Îmâne de Al-Bayhaqy, 7159]

Et qu’il le dise encore moins pour rabaisser autrui. Malheureusement, c’est une parole qui court beaucoup sur la langue des gens lorsqu’ils dénigrent une personne. Pire encore, certains d’entre eux vont même jusqu’à jurer en disant : « Par Allah ! Il n’y a aucun chez untel. »

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Ibn ‘Abd Al-Mouhsin Al-‘Abbâd Al badr

فلان ما فيه خير

عن عون بن عبد الله رحمه الله قال : «إِذَا أَزْرَى أَحَدُكُمْ عَلَى نَفْسِهِ، فَلَا يَقُولَنَّ: مَا فِيَّ خَيْرٌ، فَإِنَّ فِينَا التَّوْحِيدَ، وَلَكِنْ لِيَقُلْ: قَدْ خَشِيتُ أَنْ يُهْلِكَنِي مَا فِيَّ مِنَ الشَّرِّ» . شعب الإيمان للبيهقي (7159).
ومن باب أولى أن لا يقول ذلك عند ازائه بغيره ، وكثيرا ما يجري هذا القول على ألسنة الناس عند إزرائهم بشخص ، بل بعضهم يقسم والله فلان ما فيه خير

Source : http://al-badr.net, traduit par Le Coeur des Croyants

Dans la prière se trouve l’apaisement et la sérénité

salat-desertDans la prière, il y a apaisement et bonheur, car la personne sent qu’elle se rapproche d’Allah -عز و جل – qui a dit :

{Dis : « En vérité, Allah égare qui Il veut et Il guide vers Lui celui qui se repent, ceux qui ont cru et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah ». N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs?} Ar-Ra’d 27-28

La prière tout entière est rappel et invocation. Le Messager d’Allah – صلى الله عليه و سلم – disait à Bilel – رضي الله عنه – : « Ô Bilel ! Fais l’appel à la prière, apaise-nous par elle. » Rapporté par Ahmad et Abu Dawud, authentifié par Al Albani. 

Il disait également – صلى الله عليه و سلم – : « Mon bonheur a été mis dans la prière » Rapporté par Ahmad.

Toi qui cherche la joie, l’apaisement de l’âme et le plus grand bonheur, tourne toi vers la prière avec présence d’esprit et humilité envers Allah comme la priait le Messager d’Allah – صلى الله عليه و سلم – avant nous et tu atteindras ton objectif. Si tu ne le fais pas, ne blâme que ta propre personne.

Source : « Comment purifier ton âme par la prière » de Husayn Al ‘Awâysha, édition Al-Hadith.