01 Ce qu’il y a entre la mort et la vie intermédiaire (Al-Barzakh)

Nombreuses sont les tentations et les distractions de cette vie d’ici-bas ! Elles ont détourné les gens de la plus grande réalité, celle de la mort et de ce qui vient après.

La personne prend conscience de son insouciance lorsque que lui vient la mort.

Le Très Haut a dit : {[Puis], l’agonie de la mort viendra en toute vérité, et on lui dira : « Voici [la mort] que tu fuyais ! »} [S.50, v.19]

Quant à l’agonie de la mort, ce sont ses souffrances et ses difficultés qui recouvrent la personne et qui l’emportent sur sa raison.

Les diables viennent au mourant pour tenter de l’égarer afin qu’il meure sur une mauvaise fin. Et ne sera ferme que celui qu’Allah aura raffermi.

Le Très Haut a dit : {Allah affermit les croyants par une parole ferme, dans la vie présente et dans l’au-delà, tandis qu’Il égare les transgresseurs. Et Allah fait ce qu’Il veut.} [S.14, v.27]

C’est pourquoi le Prophète ﷺ invoquait par cela : « Et je cherche refuge auprès de Toi contre le fait que le Diable me terrasse lors de la mort. »

Al-Khattâbî a dit : « Sa demande de refuge contre le terrassement du Diable lors de la mort signifie contre le fait qu’il prenne le dessus sur lui quand il quittera cette vie d’ici-bas, afin de l’égarer et de faire obstacle entre lui et le repentir. »

Ensuite, l’Ange de la mort et ses assistants viennent à la personne pour prendre son âme.

L’âme du croyant sera retirée avec douceur et délicatesse, et les Anges lui annonceront la bonne nouvelle de la miséricorde d’Allah à son égard.

Le Très Haut a dit : {Ceux qui disent : « Notre Seigneur est Allah ! » puis se tiennent sur la voie droite, les Anges descendent sur eux [et leur disent] : « Ne craignez-rien et ne soyez point affligés ! Réjouissez-vous [d’entrer] au Paradis qui vous était promis.} [S.41, v.30]

C’est-à-dire que les Anges descendent sur eux lors de la mort en leur disant : {Ne craignez-rien} de ce que vous allez rencontrer dans l’Au-delà. {Et ne soyez point affligés} pour ce que vous avez laissé sur terre comme famille et biens. Ils leur font la bonne annonce de la disparition du mal et de l’obtention du bien.

Quant au mécréant et à l’hypocrite, les Anges leur annonceront la nouvelle du châtiment, ils saisiront leurs âmes avec force et brutalité, et les portes du ciel ne seront pas ouvertes pour leurs âmes.

Le Très Haut a dit : {Ceux qui démentent Nos signes et s’en détournent avec orgueil, les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes} [S.7, v.40]

Lorsque l’on porte le mort sur sa civière, il parle. Soit avec la bonne nouvelle, ou soit avec le regret.

Le Prophète ﷺ a dit : « Lorsque le défunt sera posé sur la civière et que les hommes le porteront sur leurs épaules, s’il était quelqu’un de vertueux, il dira : « Faites-moi avancer ! » Mais s’il n’était pas de vertueux, il dira : « Malheurs à moi ! Où me conduisent-ils ? » Toute la création entend les paroles du défunt excepté l’être humain. S’il les entendait, il serait foudroyé. » Rapporté par Al-Boukhârî.

Une fois déposé dans sa tombe, deux Anges viendront à lui pour le questionner sur son Seigneur, sa religion et son Prophète.

Alors prépare-toi à répondre à ces questions à travers la foi, les œuvres pieuses et la fermeté sur ces deux choses.

Al-Hassan Al-Basrî رحمه الله a dit : « Allah n’a pas laissé de terme déterminé pour l’œuvre du croyant hormis la mort. » Puis il lut : {Et adore ton Seigneur jusqu’à ce que te vienne la mort.} [S.15, v.99] 

Traduit par le Cœur des Croyants

Les œuvres du cœur sont les plus importantes et les plus précieuses

L’œuvre du cœur a un statut grandiose et un rang supérieur dans l’enceinte de la foi. C’est pourquoi les savants ont dit que l’œuvre du cœur est plus importante que celle des membres, Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit  :

« Quant à celui qui observe la Législation dans ses sources, le Livre d’Allah et la Sounnah, connaitra le lien reliant les œuvres des membres à celles du cœur. Les actes du corps ne sont d’aucun profit sans ceux du cœur, et ces derniers sont bien plus obligatoires pour le serviteur que ne le sont les œuvres des membres. N’est-ce pas par ce que contient le cœur du croyant et celui de l’hypocrite que nous pouvons les distinguer  ? Et celui qui désire embrasser l’Islam, ne le fait-il pas d’abord par un acte du cœur avant celui des membres ?

L’adoration du cœur est plus importante que celle des membres, mais aussi plus variée et plus constante. Elle est donc obligatoire à chaque instant.  » 

Il dit à un autre endroit  رحمه الله : «  L’œuvre du cœur est l’âme et le noyau de l’adoration ; si les actes des membres venaient à la perdre, ils seraient tel un corps mort dépourvu d’âme.  » 

Et il dit également  : «  Connaître les jugements relatifs au cœur est plus fondamental que ceux relatifs aux membres car ils correspondent à la base, alors que ceux des membres, à ses branches.  » 

Voilà pourquoi ceux qui accordent une grande attention au cœur, [en plus des membres], précèdent constamment ceux qui n’accordent d’importance qu’aux membres  : «  Ainsi, le serviteur clairvoyant doté d’une grande ambition, d’une grande ardeur, d’une sincérité et d’une intention correcte est celui qui parcourra, avec peu d’œuvre, une distance bien plus grande que celui qui en est dénué, qui n’obtiendra que fatigue et dont le voyage lui sera pénible. 

En effet, l’ambition et l’amour enlève la sensation d’épuisement et facilite le cheminement. De plus, le fait d’avancer et de précéder [les autres] vers Allah l’Exalté ne peut se faire qu’avec ambition, sincérité, volonté et ferveur. 

Par conséquent, l’ambitieux devancera, malgré sa retenue, celui dont les œuvres sont plus nombreuses. Mais si tous deux ont la même ambition, c’est alors celui qui aura le plus d’œuvres qui devancera l’autre.  »

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Message d’avertissement

Le Prophète ﷺ a dit  : «  La première chose qui sera retirée des gens est l’humilité.  »[1]

Ce hadîth mentionne le fait que la science des cœurs déclinera submergée par l’afflux des sciences mondaines. Quant aux secrets et bénéfices [de la science des cœurs], ils périront et s’en iront sous cet encombrement [mondain]. De surcroît, la corruption des cœurs est la première corruption à avoir touché la terre après la mort du Prophète ﷺ afin qu’elle soit un signe illustrant la souillure interne [du corps], et la contradiction existante entre l’apparence et le for intérieur.

Cette contradiction est la base de toute corruption. Les cœurs se consument par la mort des âmes ; les gens arabes lisent le Coran, [pourtant révélé en leur langue], comme s’ils étaient des non-arabes. C’est pourquoi il n’y a ni compréhension, ni méditation et ni conformité avec celui-ci. La communauté s’est préoccupée, du moins si elle l’a vraiment été, de l’apparence des adorations en délaissant les sens initiaux qu’elles recèlent, et elle s’est focalisée sur leurs piliers en négligeant leurs objectifs réels. La fausseté augmente même si elle est habillée par l’étoffe du Coran.

Le Prophète ﷺ a dit : « La plupart des hypocrites de ma communauté sont les lecteurs (dont leur intention n’est pas sincère).  »[2] 

C’est lorsque l’hypocrisie apparait dans une communauté que tu vois des choses ahurissantes. Elles ne concernent pas uniquement notre époque, mais également celle de ceux qui sont bien plus sains et intègres que nous ; et ces choses ne se sont pas seulement répandues parmi les gens de la masse, mais également parmi ceux qui ont mémorisé le Livre d’Allah.

An-Nawawî رحمه الله a dit : « Je ne crains pour ma personne que les lecteurs et les gens de science. » Il fut désapprouvé pour ces paroles, mais il dit : « Ce n’est pas moi qui dit cela, mais c’est Ibrâhîm An-Nakha’î. » 

‘Atâ a dit : « Prenez garde aux lecteurs[3] et prenez garde à moi-même ; car si je devais contredire la personne que j’affectionne le plus sur un sujet tel que le fruit de la grenade, en disant qu’elle est douce et lui de dire qu’elle est amer, je ne serais pas à l’abri qu’il me dénonce à un Sultan injuste pour m’exécuter. » 

Et Al-Foudayl رحمه الله a dit à son fils : « Prenez une maison loin des lecteurs ! Qu’y a-t-il entre moi et le peuple  ?! S’il apparait de moi une erreur, ils me tuent, mais s’il provient de moi une bonne action, ils me jalousent. » 

Cela n’est-il pas dû à la corruption et la souillure du for intérieur ?! Et même si Allah guide par l’intermédiaire de leur science des milliers de personnes, cela ne les protégera aucunement du châtiment d’Allah du moment que leurs cœurs ont été corrompus.

Le Messager d’Allah ﷺ nous a mis en garde contre ce que nous venons de citer ; ainsi ‘Oumar Ibn Al-Khattâb rapporte de lui la parole suivante : « Certes ce que je crains le plus pour ma communauté est l’hypocrite éloquent. »  [4]

Al-Mounâwî رحمه الله a dit en expliquant [ce hadîth]  : « C’est-à-dire celui qui détient l’art de s’exprimer et de convaincre mais qui, en réalité, possède un cœur ignorant et qui ignore la réalité des œuvres. 
Il prit la science telle une fonction par laquelle il recherche le prestige, la belle apparence et par laquelle il s’enorgueillit et se pavane. Il appelle les gens à Allah alors que lui-même Le fuit, et il porte en aversion les défauts d’autrui alors qu’il commet pire que cela. 
Il montre aux gens la dévotion et la piété alors que c’est avec de grands péchés qu’il se présente devant son Seigneur.   
S’il se retrouve seul face à un péché il s’y précipite [à le commettre] tel un loup parmi les loups, à la différence qu’il est revêtu d’un vêtement. 
Voilà ici contre quoi Le Législateur a mis en garde, afin que ce type d’individu ne te trompe pas par la douceur de ses paroles, ni ne te brûle par le feu de sa désobéissance et ni ne te tue par l’odeur fétide de son for intérieur et son cœur.  » 

Et la raison pour laquelle ‘Oumar رضي الله عنه évoqua ce hadîth fut à cause de la venue d’Al-Ahnaf Ibn Qays رحمه الله qui était un notable de Bassora connue pour sa moralité, son éloquence et ses qualités d’orateurs. ‘Oumar le retint alors prisonnier pendant une année. Tous les jours et toutes les nuits il alla le voir, et à chaque foi il ne vit de lui que ce dont il aime et agrée. Un jour ‘Oumar le convoqua et lui demanda  : « Sais-tu pourquoi je t’ai retenu prisonnier ?  » Al-Ahnaf répondit  : « Non . »  ‘Oumar dit alors  : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a dit que  – Puis il évoqua le hadîth précédant (Certes ce que je crains le plus ) -. » Et il ajouta  : « J’ai crains le fait que tu sois un hypocrite éloquent, et le Messager d’Allah ﷺ nous a mis en garde contre lui. Mais maintenant [après ce que j’ai vu, aimé et agréé de toi] j’espère que tu es un [véritable] croyant. Tu peux regagner ta contrée.  »  

[1] Sahîh Al-Jâmi’ n°2576 authentifié par Chaykh Al-Albânî
[2] Sahîh Al-Jâmi’ n°1203 authentifié par Chaykh Al-Albânî
[3] Cela inclut également les gens de science (Note du traducteur)
[4] Sahîh Al-Jâmi’ n°1554, authentifié par Chaykh Al-Albânî

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Il est l’endroit qu’Allah regarde

Il est, parmi les cœurs, celui qui ressemble à une tombe dont l’apparence est ornée et fleurie, alors que son intérieur est en décomposition et mort. Ou encore à l’image d’une demeure obscure sur le toit de laquelle se trouve une lampe éclairante, tandis que son intérieur est plongé dans les ténèbres.
D’ailleurs, le Prophète ﷺ a dit : « Certes, Allah ne regarde ni vos apparences ni vos biens, mais Il regarde plutôt vos œuvres et vos cœurs. »[1]

Assurément, voici l’éminente place qu’occupe la vie du cœur, même lorsque les ventres sont vides (pris par la faim) et les vêtements usés.
Ce hadîth met en évidence le fait que le cœur est l’endroit sur lequel se porte le regard du Seigneur.
Ainsi, il n’y a aucun bénéfice à ce que l’apparence soit bonne lorsque l’intérieur est corrompu.

Qu’il est étonnant celui dont la préoccupation [première] est son apparence et son attrait extérieur ! Tu le vois laver ses vêtements, se parfumer, nettoyer son corps et l’assainir, s’embellir autant qu’il le peut, afin que personne n’y voit le moindre défaut ; alors qu’il ne se soucie guère de ce que contient son cœur – l’endroit qu’observe Le Créateur – ni de sa purification et de son ornement, afin que son Seigneur n’y voie aucune souillure, aucun mal, et qu’aucune créature n’y prenne Sa place.

Il existe aussi une autre signification de ce hadîth qu’a évoquée Ibn Al-Jazarî رحمه الله : « Le regard, ici, renvoie à la préférence, la miséricorde et la clémence. Car le regard est, en réalité, une marque d’amour, alors que détourner le regard indique l’aversion et le rejet. »

Médite ce qui suit et saisis l’importance du cœur :

Un acte accompli peut, en apparence, relever de la désobéissance, alors que son auteur en est récompensé : comme celui qui prononce une parole de mécréance sous la contrainte, alors que son cœur demeure serein dans la foi, ou celui qui boit une boisson enivrante sans le savoir.
À l’inverse, un acte peut revêtir l’apparence de la bienfaisance alors que son auteur est voué au Feu : tel celui qui s’est fait tué sur le champ de bataille pour que les gens louent sa bravoure ; ou celui qui dépense ses richesses dans le bien afin que les gens vantent sa générosité ; ou encore celui qui récite le Coran afin d’attirer les regards…

Par conséquent,  dans toutes ces situations, le cœur est soit au banc des accusés, soit inscrit dans le conseil d’honneur.

Pêcheur et innocent !!

Médite la parole du Prophète ﷺ : « Si un péché (ou un mal) est commis sur Terre, celui qui y assiste et le réprouve est comme celui qui n’y a pas assisté ; tandis que celui qui n’y assiste pas mais l’agrée est comme s’il y avait assisté [et ne l’avait pas réprouvé]. »[2]

Gloire et pureté à Allah ! Un homme absent de la scène du crime se retrouve pourtant parmi les premiers accusés, et son nom est inscrit au rang des pêcheurs.
Et un autre, qui a directement assisté au crime et l’a vu de ses propres yeux, se voit pourtant déclaré innocent !
La cause de tout ceci réside exclusivement dans le cœur qui a été sauvé en réprouvant [le mal] ou a péché en l’agréant.

Ce hadîth contient à la fois une bonne annonce et un avertissement :

– Une bonne annonce pour celui qui est contraint d’être présent en un lieu où Allah est désobéi, sans pouvoir réprouver ce mal ni par la main ni par la parole, et n’est même pas dans la capacité de quitter cet endroit ; par conséquent, il incombe au cœur d’accomplir ce qui lui est obligatoire en s’opposant au blâmable.

– Et un avertissement pour celui dont Allah a voulu le bien, mais qui ne choisit que le mal ; celui qu’Il a voulu préserver des actes blâmables, mais qui refusa (cette préservation) pour s’y souiller ; ou encore celui qu’Allah a éloigné de l’endroit du péché, mais qui s’y rendit par son cœur et son âme ; il fut ainsi puni au même titre que celui qui l’a commis.

Tel est le cœur lorsqu’il fornique ! Oui, il fornique. Et malgré la dureté de ce terme pour l’âme, il est pourtant employé par celui qu’Allah a décrit comme étant compatissant et miséricordieux envers les croyants ﷺ. Et parmi sa miséricorde et sa bienveillance à l’égard de sa communauté le fait qu’il nous ait explicitement mis en garde contre cette fornication [du cœur] : « La fornication du cœur est le faux espoir »[3].

Le Chaykh Ahmad ‘Abd Ar-Rahmân Al-Bannâ رحمه الله a dit : « ‘’La fornication du cœur est le faux espoir’’, signifie que le cœur désire la réalisation de ce que l’âme convoite parmi les passions[4]. »

Le cœur possède, à l’instar des membres, des acquisitions (bonnes ou mauvaises) et des œuvres. Et Allah سبحانه وتعالى a informé qu’Il jugera ce qu’ont acquis les cœurs par la récompense ou le châtiment. Il dit : {Allah vous tient rigueur pour ce que vos cœurs ont voulu.} [Sourate Al-Baqarah, v.225]

Le hadîth suivant témoigne également de l’œuvre du cœur et du fait qu’Allah demandera des comptes au serviteur quant à celui-ci : « Lorsque deux musulmans s’affrontent à l’épée et que l’un tue l’autre, le tueur et le tué sont tous deux dans le Feu. Quelqu’un demanda : Ô Messager d’Allah ! Pour le tueur cela est clair, mais pourquoi le tué ? Il répondit : Car il désirait ardemment tuer son adversaire. »[5]

Par conséquent, ce musulman (le tué) entre dans le Feu en raison d’une œuvre émanant de son cœur ; il ne périt que par celle-ci.

L’apparent et le caché :

Oui, l’état du cœur est fondamental. Ainsi, si l’apparence extérieure [du corps] est conforme à l’intérieur, cela atteste de la véracité de ce qui réside dans le cœur. Mais si elle le contredit, cela prouve la fausseté de ce qui s’y trouve.

De même, la validité et l’acceptation de l’apparence auprès d’Allah dépendent du cœur. Quant aux gens, ils ne sont chargés que de considérer l’apparence [d’autrui] et de juger selon celle-ci, tandis qu’Allah se charge de ce qui est caché [dans les cœurs].

Dès lors, l’objectif des deux attestations[6] est d’adresser un message concret à l’humanité en attestant de l’Islam de celui qui les prononce, tandis qu’Allah est le Seul à être parfaitement informé de ce qui est imperceptible et enfoui dans les cœurs. En effet, les hypocrites ont prononcé les deux attestations : leur sang est devenu prohibé ici-bas, mais leur demeure finale sera le plus bas degré de l’Enfer, en raison de ce que renfermaient leurs cœurs.

Observez enfin le lien existant entre l’apparent et le caché dans le parole du Très-Haut : {Dis : « Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi. »} [Sourate Âli ‘Imrân, v.31]. En effet, l’amour d’Allah dans le cœur implique nécessairement le suivi des membres. S’il en est autrement, alors cet amour n’est que prétention, mensonge et imposture.

[1] Sahîh Ibn Mâjah, n°3359 authentifié par Chaykh Al-Albânî
[2] Sahîh Al-Jâmi’, n°689 jugé bon par Chaykh Al-Albânî
[3] Mousnad Imam Ahmad n°67779, authentifié par Ahmad Châkir (et Mouslim rapporte un hadîth similaire dans son Sahîh n°2657)
[4] Bien sûr, celles qui sont blâmables et illicites (Note du Traducteur)
[5] Sahîh Al-Boukhârî n°31, Sahîh Mouslim n°2888
[6] « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah Seul et que Mouhammad est Son messager. » (Note du traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Les catégories de l’amour

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L’amour est de quatre catégories :

1) L’amour idolâtre : C’est l’amour que dénonça Allah dans le verset : « Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah. Quand les injustes verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu’Allah est dur en châtiment!… [166] Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés ! [167] Et les suiveurs diront : « Ah ! Si un retour nous était possible! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués ! » -Ainsi Allah leur montra leurs actions; source de remords pour eux; mais ils ne pourront pas sortir du Feu. » Sourate 2 versets 165 à 167.

2) L’amour du mensonge et des menteurs, et la haine de la vérité et des véridiques : ceci est une caractéristique des hypocrites.

3) L’amour naturel, c’est l’amour des richesses et des enfants. Tant qu’il ne détourne pas de l’obéissance d’Allah et n’amène pas à violer Ses interdictions, alors il est permis.

4) L’amour des monothéistes et la haine des idolâtres : c’est la plus solide branche de la Foi, et la plus grande adoration qu’un serviteur voue à son Seigneur.

Chaykh Mouhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb