La faiblesse du malade


Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit  : «Le corps du malade est plus vulnérable que le corps de celui qui est en bonne santé. La moindre chaleur, le moindre froid, un simple mouvement ou toute chose similaire peuvent lui porter préjudice. Il en va de même pour le cœur malade qui s’affecte à la moindre ambiguïté et passion car si elles se présentent à lui il ne pourra les repousser  ; alors que le cœur sain et fort, même si se heurte à lui plus fort que cela, pourra les repousser de par la force et la bonne santé dont il dispose. » 

Par conséquent, celui qui est malade du cœur, n’importe quel souffle de vent ou tempête de sable atteindront ses points vitaux, toute passion ou obstacle qui le frôlent provoqueront sa tourmente, il tombera dans le piège le plus apparent que lui tend le diable, et il se précipitera vers la plus simple des ruses de son ennemi. La cause de tout cela est la faiblesse de son cœur et l’effondrement de son système immunitaire.

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

قال ابن القيِّم
 » ولما كان البدن المريض يؤذيه ما لا يؤذي الصحيح من يسير الحر والبرد والحركة ونحو ذلك ، فكذلك القلب إذا كان فيه مرض آذاه أدنى شيء من الشبهة أو الشهوة ، حيث لا يقدر على دفعهما إذا وردا عليه ، والقلب الصحيح القوي يطرقه أضعاف ذلك وهو يدفعه بقوته وصحته  » .
فمريض القلب أي نفحة هواء أو هبة تراب تصيبه في مقتل ، وأي شهوة عابرة أو زلة تتسبب في فتنته ، وأعرى فخ للشيطان يسقط فيه ، وأسهل مكيدة لعدوه يسارع إليها ، والسبب في ذلك كله ضعف قلبه وانهيار أجهزة المناعة لديه.

Les vertueux emplis de crainte

Praying Imam

‘Alî رضي الله عنه dit : « J’ai pu connaître certains Compagnons de l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم, et je ne vois personne qui leur ressemble. Par Allah ! Au petit matin, ils étaient ébouriffés, poussiéreux, pâles. Entre leurs yeux, il y avait comme les marques des pattes de chèvre. Ils passaient leur nuit à réciter le Livre d’Allah, tantôt debout sur leurs pieds, tantôt prosternés sur leurs fronts. A chaque évocation d’Allah, ils se balançaient tel un arbre oscillant par un jour de tempête. Par Allah ! Des larmes chaudes se détachaient de leurs yeux pour rouler sur leurs vêtements et les humecter. Par Allah ! Comme s’ils avaient passé leur nuit dans l’insouciance ! » [Hilyat Al-Awliyâ, t.1, p.76]

Source : « La crainte », Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Editions Al-Hadîth