Le muslim est le frère du muslim

fraternité« Ne vous enviez pas, n’élevez pas les prix des marchandises pour encourager les autres à le faire, ne vous détestez pas les uns des autres, ne faites pas de ruses les uns contre les autres, et n’établissez pas de marchés sur celui d’un autre.
Soyez des frères, vous les fidèles d’Allah.
Le muslim est le frère du muslim, il ne lui porte pas d’injustice, ne le trahit pas, et ne l’humilie pas.
La piété est ici – et il montra sa poitrine trois fois – Il suffira au muslim comme malheur, d’humilier son frère muslim.
Tout ce qui appartient au muslim est interdit au muslim : son sang, ses biens et sa dignité »

Rapporté par Mouslim

Les épreuves d’ici bas

épine

Abou Bakr – رضي الله عنه – rapporte :

« J’étais chez le Messager d Allah – صلى الله عليه و سلام – quand ce verset fut révélé:

{Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d’Allah, ni allié ni secoureur} [Sourate 4, verset 23]

Il me dit:

« Ô Abou Bakr! Veux-tu que je te récite un verset que je viens de recevoir ?

Certes oui, répondis-je. Il me le récita.
En l’entendant, je sentis que mon échine fut brisée et j’essayai de m’étirer.

Qu’as-tu ô Abou Bakr ? me demanda-t-il.

Ô Messager d Allah! Qui donc d’entre nous n’a pas commis de mal?
Serons-nous rétribués pour tout ce que nous avons perpétré?

Quant à toi, ô Abou Bakr , et aux croyants, vous en serez punis dans le bas-monde jusqu’à ce que vous arriviez au jour de la résurrection exempts de tout péché.
Les autres, Allah leur réunit tous leurs péchés pour en être châtiés dans l’au-delà ».

[Rapporté par At-Tirmidhî et Al-Moundhir].

Dans une autre version, et après la révélation du verset précité, Abou Bakr رضي الله عنه s’interrogea:

-« Ô Messager d Allah! Comment pourra-t-on alors se réformer ?
Car nous serons châtiés pour tout mal que nous aurons fait ?

Qu Allah te pardonne ô Abou Bakr, lui répondit-il.
Ne tombes-tu pas malade ? Ne peines-tu pas ? Ne te chagrines-tu pas ?
Ne rencontres-tu pas de pénurie et de fatigue ?
N’es-tu pas atteint, parfois par de calamités ? »

Certes oui, répliqua Abou Bakr .
Et le Prophète صلى الله عليه و سلم de conclure:

« Ce sont vos châtiments dans le bas monde ».
[Rapporté par Ahmad, Al-Hakîm et d’autres]

Source : http://www.convertistoislam.fr/

N’est-ce pas que c’est le cœur ?

Coeur

Extrait du hadith An-Nawawi n°6

أَلاَ وَإِنَّ فِي الجَسَدِ مُضْغَةً , إِذَا صَلَحَتْ صَلَحَ الجَسَدُ كُلُّهُ , وَ إِذَا فَسَدَتْ فَسَدَ الجَسَدُ كُلُّهُ , أَلاَ وَ فِي القَلْبُ

N’est-ce pas qu’il y a dans le corps humain un morceau de chair –mudgha – qui, s’il est bon, tout le corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ? N’est-ce pas que c’est le cœur ? 

Al Boukhâri (n°52), Mouslim (n°1599)

Explication de Chaykh ‘Outhaymine – رحمه الله – : 

– La plaque tournante de la bonté et de la mauvaiseté [de l’homme] est le cœur.
De ce fait, à l’homme d’entretenir constamment son cœur jusqu’à le mettre sur
le chemin de rectitude.

– La corruption de l’aspect extérieur de l’homme est un indicatif de la corruption
de son intérieur, le Prophète – صلى الله عليه و سلام – a en effet dit : « s’il est bon, tout le
corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ».

Explication de Chaykh ‘Abd Al-Mouhsin Al ‘Abbâd – حفظه الله – :

Le terme « moudghah » désigne un  bout de viande que l’on peut mâcher, cela montre l’importance du cœur dans le corps. Il est le roi des membres sains ou corrompus, selon l’état du cœur.

[…] Dans les enseignements de ce hadith :

– L’importance du cœur. L’état des membres est subordonné à celui du cœur : sain ou corrompu.

– La corruption des actes extérieurs [commis par les membres] est un signe de la corruption de l’état intérieur [du cœur].

Source : http://www.hadithdujour.com/coran/CHARH-40-HADITHS-NAWAWI.pdf et Commentaires 40 hadiths An-Nawawi écrit par Cheikh ‘Abd Al Mouhsin Al ‘Abbad, édition DAR AL MUSLIM