Pourquoi réformer son foyer ?

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D’abord, pour protéger sa propre personne, ainsi que sa famille de l’Enfer et du châtiment du Feu : (Ô vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par de Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande et faisant strictement ce qu’on leur ordonne) [Sourate 66, verset 6]

De plus, il faut mentionner l’importance de la responsabilité du chef de famille devant Allah le jour du Jugement. Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Certes Allah interrogera tout responsable sur ce dont il était responsable : l’a t-il mené à bien ou à mal ? Jusqu’à ce que l’homme soit questionné à propos des membres de sa famille. » [Sahîh Al-Jâmi’, n°1775, et As-Sisilah AsSahîhah n°1636]

Par ailleurs, le foyer est le lieu approprié pour protéger sa personne, éviter les maux et les éviter aux gens. C’est également l’abri légitime vers lequel il faut se tourner en période de troubles. Le Prophète  صلى الله عليه و سلم dit : « Heureux est celui qui retient sa langue, se contente de rester chez lui et pleure pour sa faute. » [Sahîh A-Jâmi’ n°3824]

Dans un autre hadîth, il  صلى الله عليه و سلم dit : « Quiconque pratique l’une de ces cinq choses sera sous la protection d’Allah : celui qui rend visite à un malade, celui qui est sort en expédition, celui qui est entré chez son dirigeant pour le soutenir et le respecter, ou celui qui est resté chez lui de sorte que les gens soient à l’abri de ses méfaits et lui des leurs. » [Ahmad, t.5, p.241]

« Le salut de l’homme lors du trouble réside dans le fait de rester chez lui. » [Sahîh Al-Jâmi’ n°3543 et les termes sont ceux des Sounan d’aboutir ‘Âsim n°1021 qui l’authentifie]

En effet, le musulman vivant à l’étranger peut saisir l’utilité d’une telle chose, quand il est incapable de changer de nombreuses attitudes blâmables.
Ainsi, il peut trouver un refuge dans lequel il se protège de l’acte et du regard illicites et préserve sa femme de l’exhibition ainsi que ses enfants de la mauvaise fréquentation.

En outre, les gens passent la plupart de leur temps à l’intérieur de leurs maisons, notamment lorsqu’il fait trop chaud ou trop froid et lorsqu’il pleut, ainsi qu’au début et en fin de journée, et également quand ils rentrent de leur travail ou de l’école.
Il faut donc que ces moments soient utilisés pour accomplir des actes d’adoration, sans quoi, ils seraient voués aux péchés.

Plus important encore, l’attention prêtée au foyer est considérée comme le facteur principal dans la fondation d’une société musulmane. Car la société se compose de l’ensemble des foyers constituant ses éléments de base. Ces derniers abritent des personnes qui forment une société.
Et si l’élément de base est bon, notre société sera solide en suivant les commandements divins, forte face aux ennemi d’Allah, et sera une source de bien et immunisée le mal.
Ainsi, de ce foyer musulman émergeront les piliers de la réforme tels que le prédicateur exemplaire, le chercheur de la science, le combattant sincère, l’épouse pieuse, la mère éducatrice et le reste des réformateurs.

Si ce sujet est d’une telle importance et si nos foyers renferment de nombreux méfaits et grandes négligences, ainsi que l’insouciance et le manquement, une question fondamentale se pose : quels sont les moyens nécessaires à la réforme des foyers ?

Note du site Le Coeur des Croyants : Nous vous invitons à consulter le petit épître (cité ci-dessous) qui est entièrement dédié à répondre à cette question très importante.

Source : « Comment réformer ma famille », Chaykh Mouhammad Al-Mounajjid, Al-Hadîth éditions

Se cacher à la vue des autres : « Récits de l’homme voilé et de l’homme du tunnel. »

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Le Jihâd est l’une des occasions où l’on peut s’attendre à voir ces comportements ostentatoires et dénués de sincérité. Cacher son identité de façon à ne pas être reconnu fut l’une des manifestations de la sincérité observée chez les pieux Anciens. Voici quelques histoires qui l’illustrent :

« ‘Abda Ibn Soulaymân a dit : « Nous prîmes part à une expédition avec ‘Abd-Allah Ibn Al-Moubârak chez les Byzantins et rencontrâmes l’ennemi. Quand les deux armées se firent face, un homme du rang adverse sortit et appela à un duel. Un homme musulman s’engagea, le poursuivit, le transperça et l’élimina. Puis, un autre guerrier du rang ennemi lança le défi, l’homme musulman s’avança encore une fois et le vainquit. La même scène se produisit et un troisième combattants adverse subit le même sort. Éblouis par cette bravoure, les gens affluèrent en masse vers l’homme pour connaître son identité, mais ne le purent, car il avait voilé son visage. »

‘Abda ajoute : « J’étais parmi ceux qui tentaient de connaître l’identité de ce combattant musulman, j’ai tiré par le bout le tissu recouvrant son visage et l’ai soulevé. C’était ‘Abd-Allah Ibn Al-Moubârak. Il m’adressa des reproches pour avoir dévoilé son visage : « Aboû ‘Amr ! C’est toi qui me dénonces ! » [Târîkh Baghdâd, t.10, p.167]

Le récit de l’homme du tunnel :

« Un jour, lors d’une expédition, les musulmans assiégèrent une forteresse et éprouvèrent beaucoup de difficulté à s’en emparer, sous le coup des flèches ennemies. Un guerrier creusa, de sa propre initiative, un tunnel grâce auquel il put pénétrer dans la citadelle, neutraliser les gardiens et ouvrir les portes. Ainsi, les musulmans réussirent à s’introduire dans le bastion et à le conquérir. Mais cet homme demeura inconnu. Le chef de l’armée musulmane, Maslama, voulut connaître l’auteur de cet acte héroïque pour le récompenser, mais l’homme préféra rester dans l’anonymat. Constatant que ce dernier ne se présentait pas, le chef des troupes insista et réitéra sa demande. Un homme se présenta de nuit et posa comme condition à Maslama de ne jamais chercher l’auteur de cet acte héroïque s’il lui dévoilait son identité. Maslama accepta, et l’homme lui déclina son identité. Après cela, Maslama disait : « Ô Seigneur ! Ressuscite-moi avec l’homme du tunnel ! » [Boustân Al-Khatîb, p.24]

[…]

Source : « La sincérité », Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Editions Al-Hadîth