Allah est Le Seul a détenir les remèdes du coeur

Allah le Très Haut a dit  : (Que celui qui pense qu’Allah ne secourra pas [Son Messager] ici-bas ni dans l’au-delà attache une corde à son plafond et se pende, puis qu’il la coupe, et qu’il voie si son acte apaisera sa rage !) [Sourate Al-Hajj, v. 15] 

Ce verset décrit un groupe parmi les hypocrites dont les cœurs se sont remplis de rage à l’encontre du Messager d’Allah ﷺ, de sa grandeur et de sa victoire.
À ceux-là, Allah leur dit  : Assurément, Allah secourt Son Messager ici-bas et dans l’Au-delà. Ainsi, celui qui pense – parmi ses envieux et ses ennemis – qu’Allah ne le secourra pas, et que cela l’irrite de voir notre Prophète triompher conformément à la promesse qu’Allah lui a faite, alors qu’il examine profondément ses capacités et déploie tous ses efforts pour retirer de son cœur la rage qu’il contient. Même si cette rage le pousse à l’extrême, au point d’attacher une corde au toit de sa maison pour se pendre, qu’il regarde alors si cela peut apaiser la colère qui habite sa poitrine …
Non, par Allah, il ne guérira pas ! Cette rage ne le quittera point et sa maladie perdurera aussi longtemps qu’Allah le voudra.

Allah est donc Le Seul à guérir les poitrines et à enlever le mal des cœurs.

Et cela signifie que  :

  • Si tu ressens de l’affliction, de la tristesse, du désespoir ou de l’amertume, détiens-tu toute la puissance planétaire pour changer cet état, ne serait-ce du poids d’un atome  ?
  • Si la vie d’ici-bas toute entière t’était offerte et mise à tes pieds, mais que ton cœur est rempli de chagrin et d’anxiété, vas-tu pouvoir te délecter d’une quelconque chose de ta vie mondaine ?!
  • Si le cœur se noie dans le doute, les ambiguïtés, la déviance et l’incertitude, quelqu’un ici-bas est-il en mesure d’arracher ce mal de ta poitrine si ton Seigneur ne l’a pas décrété  ?
  • Lorsque tu vois qu’un bienfait mondain est accordé à un autre que toi, sans qu’il ne te touche, et que tu te mettes alors à l’observer jalousement, en l’enviant, que tu laisses ta langue s’adonner à des propos haineux à son encontre et que ton cœur se remplit de rancœur envers lui ; qui peut te purifier de ce dont tu es atteint si ce n’est Allah  ?!
  • Si ton cœur s’attache à une passion, s’en imprègne et penche vers un péché en étant épris de celui-ci, qui d’autre que ton Seigneur peut redresser ton cœur chaviré et raviiver ta saine nature  ?
  • Si ton cœur éprouve de la répugnance pour un acte d’obéissance et lui devient pénible, et qu’il se lasse de l’accomplir au point d’être proche de le délaisser, qui donc peut te le faire aimer et te rapprocher de lui si ce n’est Celui qui nous a fait aimer la foi et l’a embellie dans nos cœurs  ?

C’est ce que comprit Moutarrif Ibn ‘Abd-Allah رحمه الله lorsqu’il cessa de regarder ses œuvres, reconnut l’ampleur de son impuissance et de sa faiblesse, et attribua la grâce toute entière à Allah Seul en disant  : « Si mon cœur était retiré puis placé dans ma main gauche, et que l’on déposait de bonnes actions dans la main droite, puis que je les rapprochais l’une de l’autre, je ne pourrais rien faire entrer dans mon cœur tant qu’Allah, le Majestueux, ne l’aura pas décrété. »  

A tous les malades  : 

L’homme, s’il le désire, peut bouger sa jambe, baisser son bras et le remonter, mais peut-il en faire autant avec son cœur  ?! Oh que non par Allah  !! Comment peux-tu interagir avec un cœur sans posséder une quelconque autorité sur lui  ?! Que personne n’a d’emprise sur lui excepté Allah ?! Et dont tu ignores tout de ses secrets, son essence et que personne ne les connait si ce n’est Allah  ?! Que tous ceux qui souhaitent guérirent leur cœur sans demander l’assistance de leur Seigneur sachent que leur maladie n’ira qu’en s’aggravant.

  • Sache et dis à tous ceux qui demandent la guérison à autre qu’Allah  : Ô combien votre perte est immense  ! 
  • Sache et dis à tous ceux qui se sont postés devant toutes les portes sauf celle d’Allah  : Ô combien sera long votre avilissement ! 
  • Sache et dis à tous ceux qui placent leurs espoirs en autre que Sa grâce  : Ô combien vos espérances sont vaines  ! 
  • Sache et dis à tous ceux qui œuvrent pour autre que Lui  : Ô combien votre cheminement est égarement  ! 

Qui peut s’interposer entre toi et le remède, et t’empêcher d’accomplir des actes d’obéissance  ?! Qui est Celui qui change la sécurité en peur et la lâcheté en bravoure ?! Et qui est Celui qui rend l’aversion amour et l’amour aversion  ?!

Mon frère, ton remède est auprès de Lui, ne le cherche donc pas chez quelqu’un d’autre. Et ta guérison est entre Ses Mains, ne fatigue donc pas les médecins avec toi.

Il n’est rien qu’Allah ne possède parmi Ses Trésors, et pourtant, te voilà trompé à mendier à la porte de ceux qui ne détiennent absolument rien  !!

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Le cancer

La plus difficile des maladies est de ne pas la connaître ; plus difficile encore est de ne pas savoir que tu es malade ; et plus difficile encore est le fait que tu refuses d’écouter la recommandation du médecin. Ces trois choses se réunissent dans les maladies du cœur.

La maladie du cœur est cachée, et celui qui en est atteint peut l’ignorer ; c’est pourquoi il la néglige. Les maladies du cœur sont le cancer de l’âme. Leur danger réside dans le fait qu’elles sont semblables à une maladie sournoise qui se faufile vers toi sans que tu ne la sentes. Ici, il n’y a ni température qui augmente, ni tension qui grimpe, ni hémorragie douloureuse, ni blessure alarmante ; c’est pourquoi la médecine (traditionnelle), en ce cas, n’est d’aucune utilité.

Ibn Al-Qayyim رحمه الله nous a dit  : « Le cœur d’un individu peut tomber malade et son état peut s’aggraver sans qu’il ne s’en rende compte. Cela est dû à la préoccupation qu’il a de ce bas-monde et au fait qu’il ne s’enquiert pas de l’état de son cœur ni des causes permettant d’atteindre sa salubrité. 
Pire encore, son cœur peut mourir sans qu’il ne le ressente. Le signe de cela est que les blessures des péchés ne lui causent aucune douleur, et que son ignorance du Livre et de la Sounnah ne l’afflige pas. 
S’il y avait encore de la vie dans son cœur, il ressentirait de la douleur face au péché ou à son ignorance de la vérité ; et l’intensité de cette souffrance serait proportionnelle à la vie qui s’y trouve.

Or, une blessure n’inflige aucune douleur à un mort. »

Ce qui rend la maladie du cœur bien plus dangereuse que celle du corps, c’est que son châtiment est éternel après la mort et ne cesse jamais, contrairement à la maladie du corps qui, elle, prend fin avec la mort. C’est aussi ce qui rend l’intérêt porté aux maladies du cœur indispensable et qu’il est prioritaire de se hâter à les guérir.

Assurément, toute maladie qui touche le corps de l’homme dans cette vie d’ici mondaine est pour lui une source de récompense. Mais si une maladie du cœur atteint ce dernier, elle n’est alors que péché et perdition dans cette vie d’ici-bas et après la mort. Si tu entrais dans une bataille et que l’ennemi apparent te tuait et te ôtait la vie, tu serais mort martyr. Mais si c’est l’ennemi intérieur qui prenait le dessus sur toi par les armes des ambiguïtés et des passions, tu serais alors mort banni [de la miséricorde d’Allah].

Et il y a une immense différence auprès d’Allah entre un martyr et un banni, une très grande différence.

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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