La course vers les bonnes œuvres

La course vers les bonnes œuvres 

Sermon prononcé le vendredi 6 du mois de Rajab, en l’an 1447 de l’hégire, dans la Mosquée Prophétique.

Toutes les louanges appartiennent à Allah. Nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Muhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

Allah créa les créatures dans le but de L’adorer seul. Il fit de cette demeure un champ de labour pour l’au-delà et un lieu de compétition dans l’obéissance à Allah. Il recommanda de se hâter d’accomplir les œuvres de bien et de se rapprocher de Lui. Cependant, se concurrencer dans les œuvres de bien est une chose encore plus élevée que le simple fait de les accomplir. En effet, se concurrencer implique d’accomplir l’œuvre et de la parfaire de la meilleure des façons. Et cela exprime un aspect bien plus fort de la servitude. Les âmes nobles tirent évidemment profit de cette compétition ; elles cherchent à se rattraper et à devancer les autres. C’est là le signe d’une résolution éminente, d’une âme élevée et d’une ressemblance aux gens vertueux.

S’empresser d’accomplir de bonnes œuvres est l’une des meilleures qualités par lesquelles l’individu est loué, car cela indique la ferme volonté du serviteur d’obéir à Allah et de L’aimer. Les Prophètes عليهم السلام se sont hâtés de satisfaire Allah. Mûsâ عليه السلام a dit :

{« Quant à moi, Seigneur, je me suis hâté pour T’être agréable. »} [Tâ-Hâ, v.84].

Un jour, notre Prophète Muhammad ﷺ dirigea la prière de ses Compagnons. À peine avait-il terminé qu’il se leva aussitôt et, enjambant les rangs, se dirigea vers les appartements de certaines de ses épouses. Les fidèles s’inquiétèrent de son empressement. Constatant, à son retour, leur étonnement, il les rassura en disant : « Je me suis souvenu qu’il y avait chez nous de l’or destiné à l’aumône – ; j’ai donc donné l’ordre qu’il soit distribué de crainte qu’il n’accapare mon esprit. » (Rapporté par Al-Bukhârî).

Le Très-Haut nous informa que l’une des caractéristiques des croyants des communautés précédentes était la suivante :

{Ils incitent les autres à la vertu, condamnent le vice et s’empressent d’accomplir les bonnes œuvres.} [Âlu ‘Imrân, v.114].

Allah ordonna à notre communauté de s’empresser d’obtenir le pardon d’Allah et Son Paradis. Il dit en effet :

{Empressez-vous vers les œuvres qui vous vaudront le pardon de votre Seigneur et un jardin aussi large que les cieux et la terre.} [Âlu ‘Imrân, v.133].

Il nous incita à rivaliser pour l’obtenir :

{Empressez-vous vers le pardon de votre Seigneur et un jardin aussi large que le ciel et la terre.} [Al-Hadîd, v.21].

Les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ se hâtaient de rechercher l’amour d’Allah et de Son Messager. Lorsque le Prophète ﷺ dit : « Je confierai l’étendard à un homme qui aime Allah et Son Messager, et qu’Allah et Son Messager aiment, et par lequel Allah accordera la victoire » (Consensus d’Al-Bukhârî et Muslim), Sahl رضي الله عنه relata ensuite : « Les musulmans passèrent la nuit à s’interroger sur l’identité de cet homme. Le lendemain matin, ils se rendirent auprès du Prophète ﷺ, chacun espérant être désigné comme porte-drapeau. »

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⚠️🔥Il s’en prend à un Compagnon du Prophète ﷺ – Chaykh Sa‘îd Al-Kamalî

Lorsque Anas se trouvait à Bassora, Al-Hajjâj venait d’être nommé gouverneur de l’Irak.
Anas se rendit auprès de lui – Anas était l’une des grandes figures de Bassora, l’un de ses hommes éminents et un compagnon du Messager d’Allah ﷺ. Il entra, salua l’émir, et celui-ci lui rétorqua :
« Hé, hé, ô Ounays (petit Anas) ! » – il le disait sur un ton de mépris. « Par Allah, je t’extirperai jusqu’à la racine. Je t’arracherai comme on arrache une tumeur. Je t’enserrerai comme on enserre les branches épineuses de l’acacia et je te dépouillerai comme on dépouille le lézard. »

Anas dit alors :
« Est-ce bien moi que vise l’émir – qu’Allah le réforme ? »
Il répondit :
« C’est toi que je vise ! Qu’Allah te rende sourd ! »

Anas dit alors :
« C’est à Allah que nous appartenons, et c’est à Lui que nous retournerons. »

Il sortit. Certains de ceux qui l’accompagnaient lui demandèrent pourquoi il n’avait rien répondu.
Il répondit :
« Si je ne craignais pas pour mes enfants après ma mort, je lui aurais tenu des paroles après lesquelles il ne m’aurait jamais laissé en vie. »

Anas écrivit ensuite une lettre à ‘Abd Al-Malik ibn Marwân, le calife de l’époque :

« D’Anas ibn Malik à ‘Abd al-Malik ibn Marwân, Émir des croyants.

Ceci étant dit : Al-Hajjâj m’a fait entendre des paroles indécentes et m’a adressé des propos ignobles, alors que je n’en étais pas digne. Empêche-le de me nuire, car j’ai servi personnellement le Messager d’Allah ﷺ et lui ai tenu compagnie.

Que les salutations et la miséricorde d’Allah soient sur toi. »

Lorsque ‘Abd al-Malik ibn Marwân lut la lettre, il entra dans une colère violente et écrivit à Al-Ḥajjâj :

De ‘Abd al-Malik ibn Marwân, Émir des croyants, à Al-Hajjâj ibn Yoûsouf.

Ceci étant dit : Tu n’es qu’un serviteur que le pouvoir a enivré, au point d’avoir transgressé toute limite et laissé parler ta folie des grandeurs, dépassant ta condition et commettant un odieux blasphème.

Qu’Allah te maudisse, ô esclave aux yeux et à la vue étroits, aux joues flasques ! As-tu oublié la condition de tes aïeux à Taïf ? – Il lui rappelle sa condition précédente. Tu es un émir, mais hier, qu’étais-tu ? – As-tu oublié la condition de tes aïeux à Taïf lorsqu’ils transportaient les pierres sur leurs épaules et creusaient les puits de leurs mains ?

Tu as oublié ce que tu étais, toi et tes aïeux, marqués par la bassesse, la vilenie et la faiblesse.

Par Allah, j’ai eu la ferme intention de te saisir comme le lion saisit le renard ou le faucon le lièvre.

Tu t’es attaqué à un homme parmi les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ : tu n’as ni accepté sa bienfaisance, ni passé outre son offense. Quelle audace méprisable envers le Seigneur – exalté soit-Il – et quel mépris envers l’engagement !

Par Allah, si les Juifs et les Chrétiens voyaient un homme ayant rencontré ‘Ouzayr ou le Messie, ils l’honoreraient, le respecteraient et le révéreraient.

Or voici Anas ibn Mâlik ! Il a servi le Messager d’Allah ﷺ, qui lui informait de choses personnelles et le consultait dans ses affaires. Et il est l’un des derniers de ses Compagnons encore en vie parmi nous.

Lorsque cette lettre te parviendra, sois pour lui plus soumis que ses sandales et ses chaussettes à ses pieds. Sinon, une flèche funeste et fatale te sera décochée en mon nom.

{Chaque annonce devra s’accomplir en son temps. Bientôt vous saurez.} [S.6, v.67]. »

Que pensez-vous qu’Al-Hajjâj ait fait après une telle lettre ?

Il se rendit auprès d’Anas ibn Mâlik, s’humilia devant lui et se réforma à son égard par la suite.

Traduction : Le Cœur des Croyants

Lire d’un point de vue islamique, l’immense calamité qui touche les G@z@ ouis 🇵🇸

Comment pouvons-nous lire d’un point de vue islamique, l’immense calamité qui touche les Gazaouis ?

🎙️Par le chaykh palestinien : Jihâd Al-‘Âyich

Attention à l’insouciance !

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Attention à l’insouciance !

Sermon prononcé le vendredi 20 du mois de Mouharram, en l’an 1446 de l’hégire, dans la Mosquée Prophétique.

Toutes les louanges appartiennent à Allah. Nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Mouhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

Allah envoya Ses Messagers afin que les gens sortent des ténèbres vers la lumière. Ainsi, quiconque répond favorablement à leur appel quittera les ténèbres pour la lumière du chemin menant à la guidée. Mais quiconque s’y refuse demeurera dans les ténèbres de l’ignorance et de l’insouciance à l’égard de son âme et de sa complétude.

L’insouciance concernant la religion et la Demeure finale est à l’origine de tous les maux et l’une des plus grandes maladies du cœur. Elle prive le serviteur du bien de cette vie mondaine et de l’au-delà, ainsi que de jouir des délices qui s’y trouvent. Tout manquement qui touche le serviteur n’est dû qu’à cette insouciance.

Allah سُبْحَانَهُ a pris l’engagement des fils d’Adam en les faisant témoigner qu’Allah est leur Seigneur et la seule divinité qu’ils adorent, afin qu’ils ne se justifient pas par leur insouciance. Allah le Très Haut dit :

وَإِذْ أَخَذَ رَبُّكَ مِنْ بَنِي آدَمَ مِنْ ظُهُورِهِمْ ذُرِّيَّتَهُمْ وَأَشْهَدَهُمْ عَلَى ‌أَنْفُسِهِمْ ‌أَلَسْتُ ‌بِرَبِّكُمْ﴿ ‌

﴾قَالُوا ‌بَلَى ‌شَهِدْنَا ‌أَنْ ‌تَقُولُوا ‌يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّا كُنَّا عَنْ هَذَا غَافِلِينَ

{Et lorsque ton Seigneur tira des reins des fils d’Adam leur descendance qu’Il fit témoigner : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » « Si, nous en témoignons », répondirent-ils. Vous ne pourrez donc arguer, le Jour de la résurrection, de votre insouciance.} [Al-A‘râf, v.172].

Allah le Très Haut révéla le noble Coran afin de couper court à cette forme de justification, Allah سُبْحَانَهُ dit :

وَهَذَا كِتَابٌ أَنْزَلْنَاهُ مُبَارَكٌ فَاتَّبِعُوهُ وَاتَّقُوا لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ﴿ 

﴾أَنْ تَقُولُوا إِنَّمَا أُنْزِلَ الْكِتَابُ عَلَى طَائِفَتَيْنِ مِنْ ‌قَبْلِنَا ‌وَإِنْ ‌كُنَّا ‌عَنْ ‌دِرَاسَتِهِمْ لَغَافِلِينَ

{Et voici un livre béni que Nous avons également révélé. Conformez-vous donc à ses enseignements et gardez-vous de transgresser ses commandements dans l’espoir d’être touchés par Notre grâce. Cela, afin que vous n’ayez pas à dire : « Le Livre n’a été révélé qu’à deux communautés avant nous, et nous étions beaucoup trop distraits pour songer à les étudier. »} [Al-An‘âm, v.155 – 156].

Allah a interdit à Son Messager ﷺ d’être parmi les insouciants :

﴾وَلَا تَكُنْ مِنَ الْغَافِلِينَ﴿ 

{Ne sois pas du nombre des insouciants.} [Al-A‘râf, v.205].

Le Prophète ﷺ cherchait protection contre l’insouciance en disant : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l’impuissance et la paresse, l’avarice et la décrépitude, la dureté du cœur et l’insouciance. (Allâhoumma innî a‘oûdhou bika mina-l-‘ajzi wa-l-kasali, wa-l-boukhli wa-l-harami, wa-l-qaswati wa-l-ghflah) » (Rapporté par Ibn Hibbân).

Allah a ordonné Son Messager ﷺ d’avertir les gens afin qu’ils ne soient pas rongés par les regrets en raison de leur insouciance :

﴾وَأَنْذِرْهُمْ يَوْمَ الْحَسْرَةِ إِذْ قُضِيَ الْأَمْرُ وَهُمْ فِي غَفْلَةٍ وَهُمْ لا يُؤْمِنُونَ﴿ 

{Avertis les hommes du Jour de tous les regrets, Jour où Notre arrêt sera prononcé mais que, dans leur insouciance, ils préfèrent aujourd’hui renier.} [Maryam, v.39].

Allah nous a informé de la proximité du Jour où les gens seront jugés dans le but qu’ils se réveillent de leur insouciance :

﴾اقْتَرَبَ لِلنَّاسِ حِسابُهُمْ وَهُمْ فِي غَفْلَةٍ مُعْرِضُونَ﴿

{Le jugement des hommes approche. Mais ces derniers, insouciants, se détournent de Nos avertissements.} [Al-Anbiyâ, v.1].

Le Très Haut blâma ceux qui ne connaissent que l’apparence de ce bas monde mais sont inattentifs à l’au-delà :

﴾يَعْلَمُونَ ‌ظَاهِرًا ‌مِنَ ‌الْحَيَاةِ ‌الدُّنْيَا ‌وَهُمْ ‌عَنِ ‌الْآخِرَةِ ‌هُمْ ‌غَافِلُونَ﴿‌

{Ils ne connaissent que les charmes apparents de cette vie et ne se soucient nullement de l’au-delà.} [Ar-Roûm, v.7].

Chaque communauté qui n’est plus avertie et dans laquelle le rappel ne se fait plus sombrera dans l’insouciance :

﴾لِتُنْذِرَ قَوْماً مَا أُنْذِرَ آباؤُهُمْ فَهُمْ غَافِلُونَ﴿‌

{Afin que tu avertisses un peuple dont les ancêtres n’ont pas été avertis, si bien qu’ils vivent dans l’insouciance.} [Yâ-sîn, v.6].

Allah nous a d’ailleurs informé que beaucoup sont inattentifs aux signes d’Allah :

﴾وَإِنَّ كَثِيراً مِنَ النَّاسِ عَنْ آياتِنا لَغَافِلُونَ﴿‌

{Nombre d’hommes restent cependant indifférents à Nos signes.} [Yoûnous, v.92].

Parmi les causes de l’insouciance, il y a l’amour et l’attachement à ce bas-monde en le préférant à l’au-delà :

ذَلِكَ بِأَنَّهُمُ اسْتَحَبُّوا الْحَياةَ الدُّنْيا عَلَى الْآخِرَةِ وَأَنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ *﴿‌

﴾أُولَئِكَ الَّذِينَ طَبَعَ اللَّهُ عَلَى قُلُوبِهِمْ وَسَمْعِهِمْ وَأَبْصَارِهِمْ وَأُولَئِكَ هُمُ الْغَافِلُونَ

{Cela parce qu’ils ont préféré cette vie à celle de l’au-delà. Et Allah ne saurait guider les mécréants. Voilà ceux dont Allah a scellé le cœur, l’ouïe et la vue, si bien qu’ils vivent dans l’insouciance.} [An-Nahl, v.107 – 108].

Certains sages ont dit : « Celui qui regarde ce bas monde sans tirer de leçon, la clairvoyance de son cœur s’effacera selon l’ampleur de cette insouciance. »

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« Quiconque s’humilie pour Allah, Allah l’élève. » – Fayiz Al-Kandarî

Allah a ordonné à Son Prophète ﷺ d’être modeste. Et notre Prophète ﷺ nous l’a également demandé. Il dit dans le hadith rapporté par ‘Iyâd dans l’authentique de Mouslim : « Allah m’a révélé que vous devez faire preuve d’humilité afin que nul ne bafoue les droits d’autrui, et que nul ne se vante devant autrui. »

Ainsi était le Messager d’Allah ﷺ. Il était humble et ne se vantait pas. Il a d’ailleurs dit, comme cela est rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim : « Ne dites pas que je suis meilleur que Moïse ! » C’est-à-dire : ne me préférez pas à lui et ne dites pas que Mouhammad ﷺ est meilleur que lui. Il est aussi unanimement rapporté : « Ne faites pas de préférence entre les Prophètes ! » Dire qu’untel est meilleur qu’untel ou qu’untel meilleur qu’untel.

C’est pourquoi le Prophète ﷺ a dit : « Quiconque prétend que je suis meilleur que Jonas ibn Mattâ a certes menti. » Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim. Ce n’est pas parce que Jonas a fait ce qu’il a fait, et que le poisson l’avala pour son attitude en droit d’être blâmée, que quelqu’un peut prétendre être meilleur que Jonas ibn Mattâ. « Quiconque prétend que je suis meilleur que Jonas ibn Mattâ a certes menti. »

Ainsi était la voie du Prophète ﷺ.

Lorsque le Prophète ﷺ a interdit de faire des préférences entre les Prophètes, il n’a pas limité cette interdiction à celle qui dénigre les autres Prophètes. C’est une parole de portée générale.

Ainsi, ce que certains nobles savants ont dit en affirmant que la préférence interdite est celle qui dénigre l’autre n’est bâtie sur aucune preuve.

Le hadith a donc une portée générale.

« Ne dites pas que je suis meilleur que Moïse ! », « Ne faites pas de préférence entre les Prophètes ! »

Cette généralité dans les paroles est le comportement des Prophètes. L’humilité. Délaisser les préférences en disant qu’untel est meilleur qu’untel.

Et quand le Prophète était comparé à un autre, que faisait-il ? Il se rabaissait lui-même ﷺ, alors qu’il est l’honoré et le noble, devant son frère prophète par humilité envers Allah.

Lorsqu’un homme s’adressa au Prophète : « Ô toi la meilleure créature ! » Il répondit : « Il s’agit plutôt d’Abraham. » Rapporté par Mouslim.

Tels sont ses nobles caractères ! Il préférait les autres à sa propre personne.

Et même dans ce qu’il nous informait à son sujet par ordre d’Allah, le Prophète ne se comparait à personne. Il ne nous a informé des faveurs qu’Allah lui a faites que parce qu’Allah lui a demandé de le faire, et sans se comparer à autrui. Comme sa parole rapportée dans le hadith par Mouslim : « Allah m’a pris pour ami intime, tout comme Il a pris Abraham pour ami intime. » Il n’a pas dit que lui était l’ami intime d’Allah et que les autres ne l’étaient pas. Non, il n’a pas dit cela.

Le Prophète ﷺ a aussi dit concernant la Wasîlah, dans l’authentique de Mouslim : « Elle est un rang élevé dans le Paradis qui ne convient qu’à un seul des serviteurs d’Allah, et j’espère être ce serviteur. » Il n’a pas dit que c’était lui, mais plutôt : « j’espère ». « Si quelqu’un demande la Wasîlah pour moi, mon intercession lui sera accordée. » Il n’a pas parlé avec la certitude, mais plutôt avec l’espérance : « et j’espère ».

Voilà comment il nous enseigne l’humilité !

Que mon âme lui soit donnée en rançon ﷺ.

Nous devons appliquer ce sens grandiose : quiconque s’humilie pour Allah, Allah l’élève.

Et par Allah, ceci est une preuve de la sincérité du Prophète ﷺ.

L’imam Ahmad avait dit à propos de l’autorité et de la renommée : « Les couronnes descendent du ciel pour être placées sur les têtes de ceux qui bougent leur tête comme ceci, comme ceci et comme ceci. » C’est-à-dire qu’ils ne veulent pas porter ces couronnes. Par les couronnes, l’imam Ahmad sous-entendait la renommée, le pouvoir et la supériorité. Il dit que tout cela émane d’Allah. C’est Lui qui élève untel, donne la puissance à untel et fait d’untel un homme de bien. « Les couronnes descendent du ciel pour être placées sur la tête de ceux qui bougent leur tête comme ceci. » C’est-à-dire qu’ils ne veulent pas qu’elles soient sur leurs têtes. Pourquoi ? Car ils estiment qu’ils n’en sont pas dignes, par humilité et modestie.

Et comme ils se sont humiliés pour Allah, Allah les a honorés.

Et c’est parce qu’ils ont bougé la tête comme ceci et comme ceci, en éloignant leur tête des couronnes, que ces dernières se sont posées sur la tête de ces hommes.

Quiconque s’humilie pour Allah, Allah l’élève.

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Les œuvres durant les dix jours de Dhoû-l-Hijjah

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Les œuvres durant les dix jours de Dhoû-l-Hijjah

Sermon prononcé le vendredi 5 du mois de Dhoû-l-Hijjah, en l’an 1444 de l’hégire, dans la Mosquée Prophétique.

Toutes les louanges appartiennent à Allah, nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que notre Prophète Mouhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses Compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

Les périodes de grands biens se renouvellent pour les serviteurs par la grâce d’Allah et Son immense générosité. À peine un rite se termine qu’une autre adoration lui fait suite, afin que les serviteurs puissent se laver de leurs péchés et s’élever en degrés.

Nous voilà maintenant dans dix jours bénis ; les meilleurs jours et les plus méritoires, les plus nobles mais aussi les plus importants. Allah jura par eux en disant :

{وَٱلۡفَجۡرِ * وَلَيَالٍ عَشۡرٖ}

{Par l’aube ! Et par les dix nuits !} [Al-Fajr, v.1 – 2].

Masroûq رحمه الله a dit : « Il s’agit des dix jours où se trouve le jour du sacrifice. Ce sont les meilleurs jours de l’année. » Ils font également partie des jours sacrés d’Allah et du dernier mois qu’Allah a déterminé dans Sa parole :

{ٱلۡحَجُّ أَشۡهُرٞ مَّعۡلُومَٰتٞۚ}

{Le pèlerinage se déroule en des mois déterminés.} [Al-Baqarah, v.197].

Ka‘b رحمه الله a dit : « Le mois sacré qu’Allah aime le plus est celui de Dhoû-l-Hijjah, et ce qu’Il aime le plus de ce mois sont les dix premiers jours. » Ses journées sont meilleures que celles des dix derniers jours de Ramadan. Le Prophète ﷺ a dit : « Les meilleurs jours d’ici-bas sont les dix jours de Dhoû-l-Hijjah. » (Rapporté par Ibn Hibbân). Chaykh Al-Islâm رحمه الله a dit : « Les journées des dix [premiers] jours de Dhoû-l-Hijjah sont meilleures que les dix dernières journées de Ramadan. Cependant, les dix dernières nuits de Ramadan sont meilleures que les dix premières nuits de Dhoû-l-Hijjah. »

Le mérite des dix jours de Dhoû-l-Hijjah est dû aux principales adorations que l’on retrouve à l’instar de la prière, du jeûne, de l’aumône et du pèlerinage. Cela ne se présente dans aucune autre période.

Le fait que les nuits et les jours se différencient dans le mérite, cela incite le serviteur à tirer profit du bien qui s’y trouve. Et l’une des manières de profiter de ces dix jours est de multiplier les œuvres pieuses. En effet, l’œuvre pieuse accomplie durant ces dix jours est meilleure que la même œuvre accomplie le reste du temps. Le Prophète ﷺ a dit : « “Il n’y a pas de jours où les œuvres pieuses sont meilleures que pendant ces jours.” Les Compagnons s’exclamèrent : “Pas même le combat dans le sentier d’Allah ?” Il répondit : “Pas même le combat dans le sentier d’Allah, excepté un homme qui part seul au combat avec ses biens, et n’en revient pas.” » (Rapporté par Al-Boukhârî). Ibn Rajab رحمه الله a dit : « Ce hadith indique que les œuvres accomplies durant les dix [premiers] jours de Dhoû-l-Hijjah sont plus aimées auprès d’Allah que les œuvres accomplies le reste des jours, sans aucune exception. » Les pieux prédécesseurs redoublaient d’efforts dans les œuvres pieuses durant cette période. « Lorsqu’entraient les dix jours de Dhou-l-Hijjah, Sa‘îd ibn Joubayr رحمه الله faisait tellement d’efforts qu’il était très difficile de faire la même chose. »

L’une des faveurs d’Allah qui témoigne de Sa générosité, est la multitude d’adorations que l’on peut accomplir tout au long de ces jours. Parmi elles, il y a le fait d’évoquer Allah en abondance. Allah سُبْحَانَهُ dit :

{وَيَذۡكُرُواْ ٱسۡمَ ٱللَّهِ فِيٓ أَيَّامٖ مَّعۡلُومَٰتٍ}

{Afin de mentionner le nom d’Allah en des jours déterminés.} [Al-Hajj, v.28].

Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما dit en commentaire : « Il s’agit des dix premiers jours de Dhoû-l-Hijjah. » Mentionner Allah سُبْحَانَهُ en ces jours est l’une des meilleures adorations, le Prophète ﷺ dit en effet : « Il n’y a pas de jours, où l’on œuvre, qui sont aussi grandioses et autant aimés auprès d’Allah que ces dix jours. Alors multipliez-y le Tahlîl (dire : Lâ Ilâha Illa Allah), le Takbîr (Dire : Allahou Akbar) et le Tahmîd (Dire : Al-Hamdoulillah). » (Rapporté par Ahmad). An-Nawawî رحمه الله a dit : « Il est recommandé de multiplier les formules d’évocation durant ces dix jours, plus que dans les autres. Tout comme il est davantage recommandé de le faire le jour de ‘Arafat que le reste des dix jours. » Et la meilleure évocation que l’on puisse faire est de réciter le Livre d’Allah ; il est en effet un guide et une lumière évidente [pour l’humanité].

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En route vers le bonheur – Chaykh ‘Abd Al-Mouhsin ibn Mouhammad Al-Qâsim (livre pdf)

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Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Introduction

Louange à Allah, Seigneur de la Création. Prière et paix sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

Voici différents thèmes, présentés de manière succincte, qui aideront le lecteur à cheminer vers le bonheur. Je l’ai intitulé : En route vers le bonheur et me suis inspiré, dans sa composition, des ouvrages écrits à ce sujet par les savants de référence, à l’image d’Ibn Al-Qayyim dans Al-Fawâïd ou Badâi‘ Al-Fawâïd, d’Ibn Al-Jawzi dans le livre intitulé Sayd Al-Khâtir, ou encore d’Ibn Hazm dans Mudâwât An-Nufûs.

Veuille Allah le rendre utile aux lecteurs et à son auteur dans l’au-delà.

Prière et paix sur notre Prophète Muhammad, sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

Dr ‘Abd Al-Muhsin ibn Muhammad Al-Qâsim

Imam et prêcheur à la Mosquée du Prophète.


La réalité du bonheur

Tous les hommes rêvent de bonheur et aspirent à pouvoir un jour y goûter. Tous cherchent le bonheur, mais rares sont ceux qui l’atteignent. En dépit de leurs différences, de la diversité des voies empruntées, des buts recherchés, des langues parlées, de leurs races et de leurs mœurs, de leurs désirs et de leurs ambitions, les hommes s’accordent sur une chose : la recherche éperdue du bonheur. Tous aspirent à une existence heureuse et paisible, loin des peines et des souffrances de la vie, loin des tristesses et des angoisses du quotidien.

Or, le bonheur est une faveur du Seigneur Tout Miséricordieux qu’Il accorde à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Certains donc se délectent du bonheur, tandis que d’autres en sont privés et se contentent d’en rêver. Et seul celui qu’Allah assiste est guidé vers le bonheur et emprunte les voies qui mèneront à la félicité, tout en se détournant des chemins qui s’en écartent et le conduisent au malheur.

En route vers le bonheur (pdf)

L’invocation – Chaykh ‘Abd Al-Mouhsin ibn Mouhammad Al-Qâsim (livre Pdf)

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Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Introduction

La louange tout entière appartient à Allah, Seigneur des mondes. Que la prière et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Mouhammad, sa famille ainsi que l’ensemble de ses compagnons.

Allah a créé les djinns et les hommes pour qu’ils L’adorent, et l’une des faveurs d’Allah sur Ses créatures est qu’Il diversifia les adorations. Parmi elles, il y a les adorations du cœur, comme placer sa confiance en Allah et Le craindre, mais aussi les adorations apparentes à l’instar de la prière et de l’aumône obligatoire. Cependant, l’invocation est le cœur et l’essence même de l’adoration ; le rang qu’elle occupe au sein de la religion est donc immense. Les textes religieux sont nombreux à mettre en avant son statut, à inciter [les croyants] à celle-ci et à exposer ses bonnes manières.

Elle est une adoration dont les serviteurs ne peuvent se passer, quels que soient leur situation et leur rang. Quiconque voue son invocation exclusivement pour Allah et se conforme à la Sounnah de son Prophète ﷺ aura alors accompli une grande adoration et son invocation sera plus susceptible d’être exaucée. Mais quiconque trébuche en négligeant l’invocation d’Allah le Très Haut, outrepassant ses limites ou en s’attachant à un autre qu’Allah aura alors perdu une grande adoration, sans que rien de ce qu’il recherchait n’ait pu se concrétiser et il s’expose à la menace d’Allah.

De par l’importance de l’invocation et le besoin qu’ont les serviteurs de celle-ci, j’ai rédigé, dans ce livre, plusieurs chapitres dont le thème est que personne n’est digne d’être invoqué excepté Allah. J’ai intitulé ce livre : « L’invocation ».

Je demande à Allah que ce livre soit voué sincèrement pour Son Visage et qu’Il le rende profitable à Ses serviteurs.

Que la prière d’Allah et Son salut soient sur notre Prophète Mouhammad, ainsi que sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

Dr. ‘Abd Al-Mouhsin ibn Mouhammad ibn Al-Qâsim

Imam et conférencier de la Noble Mosquée Prophétique

J’ai achevé ce livre le 20 Saqar 1444 de l’hégire.

L’invocation (pdf)

La réalité de l’Islam est de ne vouer l’œuvre qu’à Allah seul

La religion qu’Allah a agréée pour toute la création, du début à sa fin, est l’Islam. Tous les Prophètes vinrent avec celle-ci et tous les Messagers brandirent son étendard. Allah le Très Haut dit :

إِنَّ ٱلدِّينَ عِندَ ٱللَّهِ ٱلۡإِسۡلَٰمُۗ

{La seule religion acceptée par Allah est l’Islam.} [Âlou ‘Imrân, v.19].

Elle consiste à se tourner exclusivement vers Allah et se soumettre à Lui en Le reconnaissant comme seigneur, maître, agenceur de ce monde et en Le reconnaissant comme divinité que l’on adore sans rien Lui associer. Elle est le monothéisme pure (Al-Hanîfiyyah), la religion de notre père Ibrâhîm :

ثُمَّ أَوۡحَيۡنَآ إِلَيۡكَ أَنِ ٱتَّبِعۡ مِلَّةَ إِبۡرَٰهِيمَ حَنِيفٗاۖ وَمَا كَانَ مِنَ ٱلۡمُشۡرِكِينَ

{Puis Nous t’avons révélé de suivre la religion d’Ibrâhîm qui vouait un culte exclusif à Allah et qui n’était point du nombre des polythéistes.} [An-Nahl, v.123].

Cette religion [repose] sur un dogme et une législation, une science et des œuvres ainsi qu’une apparence que le for intérieur vient confirmer.

La parole « point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah (Lâ Ilâ Illa Allah) » est la base et le fondement de cette religion, son début et sa fin, sa cause et son but, elle est sa coupole à travers laquelle se trouvent sa complétude et sa beauté. Sa signification est pour ses termes ce que l’âme est pour le corps ; on ne peut tirer profit d’un corps dépourvu d’âme.

Dire cette parole sans croire en son sens n’est d’aucune utilité pour celui qui la prononce.

Elle est une parole qui englobe la religion tout entière. Quiconque la prononcera en connaissant sa signification, en œuvrant avec ce qu’elle implique et en lui donnant ses droits aura alors concrétisé l’unicité (At-Tawhîd). Quant à celui qui aura concrétisé l’unicité de la manière qu’Allah a prescrite, il entrera au Paradis sans jugement ni châtiment.

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La croyance islamique simplifiée – Dr. Ahmad ibn ‘Abd Ar-Rahmân Al-Qâdî (Livre pdf)

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La louange est à Allah. Nous le louons, nous sollicitons son aide, nous implorons son pardon et auprès d’Allah nous nous réfugions contre les maux de nos propres personnes et contre les conséquences néfastes de nos actions. Celui qu’Allah guide sur la voie droite, personne ne peut l’en écarter et celui qu’il égare ne trouvera personne pour le guider.

Je témoigne qu’il n’y a pas de dieu qui soit à juste titre vénéré hormis Allah, unique et sans associé. Il est – pureté à lui – celui qui dit :

{C’est lui qui envoya parmi les illettrés un messager issu d’eux, qui leur récite ses versets, qui les purifie et leur enseigne le livre et la sagesse, or avant cela ils étaient vraiment dans un égarement manifeste} [Al-Joumou‘a, v.2].

Je témoigne également que Mouḥammad est son serviteur et son messager, tel qu’en l’envoyant, Allah s’est montré immensément bon envers ses serviteurs. En effet, il dit :

{Allah a été bienfaisant envers les croyants en leur envoyant un messager issu d’eux, qui leur récite ses versets, qui les purifie et leur enseigne le livre et la sagesse, or avant cela ils étaient vraiment dans un égarement manifeste.} [Âl `Imrân, v.164].

Allah envoya Mouḥammad ﷺ comme messager et avec lui, la bonne direction (al-houdâ) et la religion de vérité (dîn al-ḥaqq), pour délivrer les gens des ténèbres et les faire entrer dans la lumière, pour les sortir de l’égarement évident et qu’ils rejoignent la parfaite [grâce divine d’être guidé dans la] bonne direction (al-houdâ), laquelle apporte aux fors intérieurs l’apaisement, et aux cœurs, la sérénité. Or, la bonne direction (al-houdâ), c’est la science bénéfique. Et la religion de vérité (dîn al-ḥaqq) c’est l’œuvre pie. C’est sur ces deux fondements importants qu’est bâtie la vie d’épanouissement et de plénitude.

Allah a mis dans son Livre Immuable absolument tout ce dont les hommes ont besoin concernant leurs croyances, leurs pratiques cultuelles, leurs transactions, leurs relations mutuelles et interpersonnelles, et leurs conduites morales. La sunna pure, quant à elle, est venue pour préciser ce qui est vague, éclaircir ce qui est équivoque, et détailler ce qui est général, et ceci conformément à la parole du Prophète ﷺ : « J’ai reçu le Livre et, avec lui, ce qui lui est semblable » (Rapporté par Aboû Dâwoûd).

La croyance islamique (`aqîda) est le fondement essentiel sur lequel repose cette religion. Elle est sa base et le secret de son dynamisme et de sa supériorité sur toute autre religion, ceci en raison de ce qu’elle recèle de spécificités uniques, dont celles-ci :

1. Le tawḥîd (l’unicité / l’exclusivité) : c’est-à-dire le fait de consacrer/vouer exclusivement son adoration à Allah, exalté soit-il, et de suivre uniquement le Prophète ﷺ [en tant que guide et modèle].

2. Le tawqîf (le fait de se restreindre/se limiter aux textes, à la révélation) : en effet, elle possède une source divine. À son sujet, on n’outrepasse pas le Qour’ân (le Coran) et le hadith. Elle ne procède pas d’une réflexion personnelle ni ne résulte d’un raisonnement analogique.

3. Elle s’accorde avec la saine nature dont Allah a doté originellement les hommes, ceci avant que les diables ne les emportent.

4. Elle s’accorde avec la saine raison, une raison non altérée par les ambiguïtés et les passions.

5. L’étendue [son caractère général et englobant] : en effet, elle ne laisse aucun aspect en rapport avec la création, la vie et l’homme, sans le clarifier.

6. La cohérence intrinsèque, puisque ses différentes parties se confirment mutuellement. Ses divers éléments ne comportent donc entre eux ni contradiction ni inharmonie.

7. L’éloignement des extrêmes : en effet, elle est la référence de la modération, tenant une position intermédiaire entre excès et manque, contrairement à nombre d’opinions [humaines].

Ces spécificités ont produit les fruits suivants:

1. Le fait de réaliser la totale soumission au Seigneur des créatures et de se libérer de l’asservissement à la créature.

2. Le fait de concrétiser l’obéissance au messager du Seigneur de la création et de s’affranchir de l’hérésie et des adeptes de l’innovation.

3. Le repos intérieur et la sérénité du cœur par le fait d’être constamment lié au Créateur, sage et suprême pourvoyeur.

4. Le fait d’être spirituellement convaincu, intellectuellement cohérent, et épargné de la contradiction et de la superstition.

5. La satisfaction des besoins de l’esprit et du corps et le fait que croyance et comportement se complètent mutuellement.

Les savants de la religion n’ont eu de cesse de concentrer leur attention sur la croyance et de déployer tous leurs efforts pour l’enseigner et l’affermir, écrivant sur ce sujet des œuvres concises ou des commentaires volumineux, quelquefois pour présenter dans ses grandes lignes la croyance des prédécesseurs, d’autres fois pour éclaircir une question particulière, et d’autres fois encore en riposte à ceux qui suivent les passions arbitraires et les innovations menant à l’égarement.

J’ai eu l’idée de rendre accessibles les questions de croyance et de les organiser dans le même ordre que celui que le Prophète ﷺ a utilisé pour évoquer les six sources de la croyance citées dans le célèbre hadith de Jibrîl, et ce en me basant uniquement sur les textes des deux révélations : le Livre Immuable et la sounna authentique. Je cite à l’occasion de chacune des sources les éléments qui s’y rapportent. Ensuite, je mentionne ceux qui s’égarèrent à ce sujet et je leur réplique sans trop m’appesantir. Cette présentation de la croyance se caractérise finalement par un volume intermédiaire : ni long ni succinct. Elle se distingue par la clarté et la simplicité, afin que tout un chacun parmi les musulmans puisse en tirer profit et atteindre l’objectif consistant à comprendre globalement et suffisamment la croyance qu’avaient les prédécesseurs, avec une expression simple et dans un ordre objectif. Je l’ai intitulée :

La croyance islamique simplifiée, tirée du Livre Immuable et de la sunna authentique. (lien pdf)

Je prie Allah pour faire de ce travail une œuvre exclusivement consacrée à lui et bénéfique pour ses serviteurs. Qu’Allah accorde miséricorde et bénédictions à notre prophète Mouḥammad ainsi qu’à sa famille et tous ses Compagnons.

Rédigé par:

Dr Aḥmad ibn `Abdurraḥmân al-Qâḍî, Faculté de charia et d’études islamiques, département de `aqîda Université d’al-Qaṣîm

La table des matières du livre :

  • Introduction
  • Préface
  • La croyance islamique simplifiée, tirée du Livre Immuable et de la sunnah authentique
  • La croyance en Allah
  • Le croyance aux Anges
  • La croyance aux Livres
  • La croyance aux Messagers
  • La croyance au Jour Dernier
  • La croyance au Destin
  • Le Qur’ân
  • La vision
  • La réalité de la foi
  • L’autorité du chef musulman et l’unité de la communauté
  • Les Compagnons [du Prophète ﷺ]
  • Les alliés [et amis d’Allah]
  • Sources de référence pour l’établissement des vérités et des preuves
  • Compléments à la croyance
  • La religion et la voie

Les récits prophétiques traitant de la moralité – Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq ibn ‘Abd Al-Mouhsin Al-Badr (Livre pdf)

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Louange à Allah, le Seigneur des mondes. J’atteste qu’il n’y a de divinité (digne d’adoration) qu’Allah, Seul et sans associé ; Et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et Messager -Qu’Allah prie sur lui et lui adresse les salutations, ainsi qu’à sa Famille et l’ensemble de ses Compagnons-.

Suite à quoi, voici une série profitable sur les narrations Prophétiques (ahâdîth) abordant les nobles caractères (al-akhlâq). Je l’ai présentée au cours d’assises quotidiennes pendant le mois béni de Ramadan de l’année 1441 de l’Hégire sur la chaine « assounna annabawiyya ». Par la grâce d’Allah, elle a été bien accueillie par l’auditoire et de nombreuses personnes ont souhaité l’imprimer et la partager afin de diversifier (les voies et moyens) d’en tirer avantage.

J’ai entamé sa préparation le jeudi 23 du mois de cha’bân et elle fut achevée le samedi 23 du mois béni de Ramadan.

J’implore Allah, le Généreux, d’en maximiser le profit, d’en faire (une œuvre) consacrée exclusivement à Lui, de l’agréer du meilleur agrément ; Il est, certes, Celui qui entend à la perfection, Celui qui est tout proche et qui répond. Que la prière et le salut d’Allah soient sur Son serviteur et Messager, notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa Famille et ses Compagnons au grand complet.

Ecrit par

‘abdourrazzâq ibn ‘abdil mouhsin al-badr

Les récits prophétiques de la moralité (lien pdf)

La table des matières du livre : 

Introduction

  1. Le bon comportement
  2. La piété filiale 
  3. La piété filiale (suite)
  4. Manquer de respect aux parents
  5. Le maintien des liens de parenté
  6. La clémence envers les enfants
  7. Les droits du voisin
  8. Prise en charge des orphelins
  9. Les droits des travailleurs
  10. La production du bien
  11. Les droits de la fraternité confessionnelle
  12. Le croyant ne jette pas le discrédit, ni ne maudit abondamment
  13. La concorde entre nous
  14. Pardonner aux gens 
  15. Ne te mets pas en colère
  16. Blâme de la médisance, la calomnie et la raillerie
  17. La pudeur
  18. Rendre visite au malade
  19. Bien s’occuper des épouses
  20. Interagir avec les petits 
  21. La douceur envers les animaux
  22. L’attitude à tenir sur la route
  23. L’attitude du compagnon
  24. Les comportements de l’étudiant en théologie
  25. Les bons gestes pour le repas
  26. La manière de faire ses besoins et de se vêtir
  27. La conduite du commerçant musulman
  28. L’attitude à avoir dans les « Maisons d’Allah »
  29. L’attitude à voire en montant (dans un véhicule) et en voyageant 
  30. Règles relatives à la purification de l’âme

Conclusion

Qu’Allah récompense de la meilleure façon notre frère traducteur : Aboû Bakr Ducouret حفظه الله