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أمة الله و عبد الله
Categories: La Croyance AuthentiqueTags: Allah, anges, cours religieux, croyance, foi, islam, le coeur des croyants, le destin, le Jour dernier, livres, messagers, piliers, tawhid, zad
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Étiquette : Allah
Quelle est l’oeuvre pieuse ?
D’abondantes larmes
Ô mon frère malade… Si les larmes peuvent t’aider[1], alors pleure. Mais si ce n’est pas le cas alors force-toi ; car il n’y a rien de semblable aux larmes pour illustrer la vie du cœur. Et récoltera [les fruits] de sa culture le Jour de la Résurrection celui qui aura arrosé la terre de son cœur avant le regret. Mais que vas-tu récolter si tu es privé de larmes ?
– Ceux dont le cœur est vivant pleurent de désir et de désespoir : ‘Abd Al-Wâhid Ibn Zayd a dit :
-
- Ô mes frères ! Ne pleurez-vous donc pas par désir de rencontrer Allah ? N’est-ce pas que celui qui pleure par désir de rencontrer son maître, ce dernier ne le privera pas de le voir .[2]
- Ô mes frères ! Ne pleurez-vous donc pas par peur du Feu ? N’est-ce pas que celui qui pleure par effroi du Feu, Allah le protégera de lui.
- Ô mes frères ! Ne pleurez-vous donc pas par peur de la soif le Jour de la Résurrection ? N’est-ce pas que celui qui pleure pour cela, sera abreuvé le Jour de la Résurrection.
Ô mes frères ! Ne pleurez-vous donc pas ? Bien sûr que oui… pleurez pour [le bienfait] de l’eau fraîche durant ces jours d’ici-bas, peut-être qu’Allah vous en abreuvera lorsque vous serez dans l’enceinte des saints avec le meilleur des commensaux[3] parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux… et quels bons compagnons que ceux-là. » Puis il se mit à pleurer jusqu’à s’évanouir.
– Il se peut qu’il pleure à cause de l’appel à la prière : lorsqu’Aboû Zakariyyâ An-Nachhalî entendait l’appel à la prière son visage changeait de couleur, laissait échapper des larmes et pleurait. On lui demanda la cause de cela, il répondit : « Je le compare (l’appel à la prière) au hurlement du Jour où tout sera exposé. » Puis il s’évanouit.
– Il se peut qu’il pleure à cause des ablutions : lorsque ‘Atâ As-Soulaymî terminait ses ablutions il frémissait et tremblait, puis il pleurait abondamment. On lui en demanda la cause, il répondit : « Je vais certes accomplir une chose immense… Je vais me tenir debout devant Allah عز وجلّ ».
– Il pleure ses péchés : Houdhayfah Al-Mar’achî vit un homme qui pleurait, il lui demanda : « Qu’est-ce qui te fait pleurer mon garçon ? » Il dit : « Je me suis rappelé des péchés que j’avais commis, j’ai alors pleuré. » Houdhayfah se mit à pleurer puis s’exclama : « Oui ô mon frère ! Ce sont les péchés que l’on doit pleurer. » Puis il prit sa main et s’éloignèrent en pleurant.
– Il pleure car son sort [au moment de la mort] le préoccupe : Mouhsin Ibn Moûsâ a dit : « J’étais avec Soufiân Ath-Thawrî sur le chemin de La Mecque, et je vis qu’il pleurait beaucoup. Je lui ai donc demandé : « Ô ‘Abd-Allah, ces pleurs sont-ils causés par la peur des péchés ? » C’est alors qu’il prit de sa sacoche un morceau de bois qu’il lança et dit : « Certes, mes péchés sont à mes yeux plus méprisables que ce bout de bois ; en revanche j’ai peur que l’on me dépossède de l’unicité (At-Tawhîd).«
Toutefois, il y a parmi les gens celui qui a les yeux secs ; il n’arrive pas à pleurer malgré que son cœur soit habité par la crainte d’Allah. Inversement, on trouve parmi eux celui qui est sensible, très émotif et qui pleure rapidement même si cette émotion n’est pas accompagnée d’une œuvre pieuse ou d’une crainte constante. Et si nous devions préférer l’un de ces deux cas, alors nous disons : les pleurs du cœur sont plus importants et plus élevés, car les pleurs sont une attestation que le cœur est vivant. Néanmoins cette attestation peut parfois être mensongère si elle n’a pas été accompagnée d’un acte. Quant aux pleurs du cœur et sa crainte, elle est une attestation indéniable de la vie qui s’y trouve, elle n’accepte en aucun cas la falsification.
Les pleurs du bien aimé ﷺ :
Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit : « Il pleurait parfois par miséricorde envers le défunt ; parfois par inquiétude et compassion pour sa communauté ; parfois par crainte d’Allah ; ou parfois quand il écoutait le Coran. C’était des pleurs soucieux, d’amours et de respect accompagnés de la peur et de la crainte [d’Allah]. Lorsque son fils Ibrâhîm mourût, ses yeux versèrent des larmes par miséricorde à son égard. Il ﷺ dit d’ailleurs : « L’œil pleure, le cœur est triste, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. Quant à nous, Ô Ibrâhîm, [ta séparation] nous chagrine. »[4] Il pleura également lorsqu’il vit l’âme quitter l’une de ses filles. Il pleura aussi lorsqu’Ibn Mas’oûd lui lut la sourate An-Nisâ et qu’il s’arrêta à Sa parole : (Qu’en sera-t-il lorsque, de chaque communauté, Nous ferons venir un témoin et que Nous te ferons venir comme témoin contre eux ?) (An-Nisâ, v.41). Il pleura quand ‘Outhmân Ibn Madh’oûm رضي الله عنه décéda ; il pleurait quand le soleil s’éclipsait et qu’il priait la prière de l’éclipse… il se mettait à pleurer et à haleter dans sa prière en disant : « Ô Seigneur, Tu m’as fais la promesse de ne pas les châtier tant que je suis parmi eux et qu’ils te demandent pardon, et nous Te demandons pardon. »[5] Il pleura aussi lorsqu’il s’assit auprès de la tombe de l’une de ses filles. Et il pleurait par moment lorsqu’il priait la nuit.
Les pleurs sont de différentes sortes :
- Les pleurs liés à la miséricorde et la douceur
- Les pleurs liés à la peur et la crainte
- Les pleurs d’amour et de désir
- Les pleurs de joie et de réjouissance
- Les pleurs de désolation lorsqu’une difficulté touche une personne et qu’elle n’arrive pas à la supporter
- Les pleurs liés à la tristesse
- Les pleurs de panique et de faiblesse
- Les pleurs hypocrites : c’est le fait que l’œil pleure alors que le cœur est endurci. Celui qui en est touché montre l’humilité alors qu’il fait partie des gens les plus dures.
- Les pleurs empruntés et rémunérés : tels ceux de la femme qui pleure en contre-patrie d’un salaire. Elle est telle que l’a décrite ‘Oumar Ibn Al-Khattâb رضي الله عنه : « Elle vend ses larmes et elle pleure la tristesse d’un autre »
- Les pleurs d’empathie : le fait qu’un homme voient des gens pleurer à propos d’une chose qui leur est arrivée, alors il pleure avec eux. Pourtant il ne sait pas pourquoi ils pleurent, mais il les voit pleurer alors il pleure. »
[1] T’aident dans ta foi et l’adoration d’Allah … (Note du traducteur)
[2] Et Allah est plus digne de cet exemple (Note du traducteur)
[3] Le commensal est un compagnon de table. Et le terme arabe, qui est ici نُدَمَاء désigne plus particulièrement un compagnon avec qui l’on partage un verre. (Note du traducteur)
[4] Sahîh Mouslim, n°9621
[5] Sahîh Ibn Hibbân, n°2827
Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)
La douceur de la langue
Selon Aboû Hourayrah رضي الله عنه le Prophète ﷺ a dit : « Certes, le croyant prononce une parole digne de la satisfaction d’Allah, sans lui accorder de l’importance (لا يُلْقِي لَهُ بَالاً) et voilà qu’Allah l’élève en degré à cause d’elle. »[1]
Le terme « Al-Bâl – البَال », en arabe, désigne le cœur. Médite sa parole : « sans lui accorder de l’importance ». Cette parole sort malgré elle sans qu’il n’ait réellement réfléchi, ni médité et sans qu’il ne l’ait fait passer dans son cœur. Malgré cela il prononce une parole bonne et pure ; car tout récipient abreuve de ce dont il contient, et ne se répand du jardin de roses que leur odeur.
Celui dont le cœur est vivant goûte toute parole présente dans son cœur avant de les prononcer. Ainsi si elle est douce, il saura que son goût dans l’Au-Delà est encore plus doux, c’est pourquoi il la prononcera. Mais si elle est amère, il saura que son goût dans l’Au-Delà est bien plus amère, alors il se taira.
Écoute [ce qu’est] la pureté d’un cœur qu’aucune autre pureté ne peut égaler. Un cœur pur est similaire à l’eau pure ; à l’origine l’eau est pure et elle purifie [celui qui l’utilise] à l’instar du cœur pur qui purifie les cœurs autour de lui. Ce cœur est celui de ‘Abd-Allah Ibn ‘Awn dont Khârijah Ibn Mous’ab dit à son sujet : « J’ai accompagné ‘Abd-Allah pendant 24 ans, et je n’ai pas connaissance que les Anges lui aient écrit une quelconque faute. »
Qu’importe le fait que le diable le provoque avec une partie de son armée, ses ruses et que se réunissent contre lui tous ses alliés, ils ne réussiront jamais [dans leur entreprise]. Selon Bakkâr Ibn Mouhammad et Ibn Qa’nab : « Ibn ‘Awn n’était pas quelqu’un de colérique, mais si une chose le mettait en colère il disait : « Qu’Allah te bénisse. »
Un jour, un servant d’Ibn ‘Awn vint à lui en disant : « J’ai crevé l’œil de la chamelle. » Il répondit : « Qu’Allah te bénisse. » Le servant dit alors : « Je t’ai dit que j’avais crevé son œil et toi tu me dis « Qu’Allah te bénisse ?! » Il dit : « Je dis… te voilà libre pour la face d’Allah. » Qu’elle est donc cette éducation ?! Qu’elle est cette pureté ?! Et qu’elle combat [a-t-il fournie] pour avoir hérité ce niveau élevé de magnanimité, de bonnes paroles et cette splendide piété au point de devenir un exemple pour les autres, l’aspiration de tout vertueux et le plus grand souhait des gens sincères de son temps et de tout temps ?!
Enfin, Mou’âdh Ibn Mou’âdh a dit : « Plus d’un compagnon de Yoûnous Ibn ‘Oubayd m’ont raconté cela : « Je ne connais pas un homme qui, depuis 20 ans, n’aspire pas à vivre un jour tels que ceux vécus par Ibn ‘Awn mais sans jamais y parvenir. Et ça ne se résume pas au fait que la personne se taise et ne parle pas… au contraire. Elle parle mais sans tomber dans l’erreur à l’instar d’Ibn ‘Awn. »
Mais il n’est pas le seul à être sur le ring, de nombreuses autres personnes [aux cœurs purs] le concurrencent. Il y a parmi eux Al-Foudayl qui a voulu parfumer nos langues et embellir nos paroles à sa manière si particulière, et avec son style convaincant en disant : « Les bonnes actions que te donne ton ennemi sont plus nombreuses que ceux qui proviennent de ton ami. » On lui demanda : « Et comment cela Ô Aboû ‘Alî ?!« – Il répondit : « Certes, lorsque l’on t’évoque auprès de ton ami, il dit : « Qu’Allah le guérisse. » Mais si l’on t’évoque auprès de ton ennemi, il conjecture sur toi nuit et jour ; et ce pauvre individu te donne de ses bonnes actions. Donc s’il t’est évoqué alors ne dis pas : « Ô Allah, anéantis-le »… Non ! Invoque plutôt Allah : « Ô Allah réforme-le » … « Ô Allah fais le revenir à la vérité ».
Et Allah te récompensera pour ce dont tu auras invoqué. Car celui qui dit à une personne « Ô Allah, anéantis-le » aura répondu à la demande du diable (Ach-Chaytân). En effet, ce dernier souhaite la perdition de la créature.[2]«
Que la miséricorde d’Allah soit sur ceux ayant de tels cœurs. Et certes a dit vrai celui qui les décrivit par sa parole : « Assurément, il y a parmi les hommes celui qui est à l’image d’un manuscrit ; il se peut qu’il ait [des pages] manquantes, des déchirures ou que ses extrémités aient été touchés et détériorés par de l’huile[3], pourtant il est le plus précieux et le plus cher car il n’y a qu’un seul exemplaire, pas deux. »
Le Messager est notre modèle :
Pourquoi chercher loin alors que se trouve devant nous le meilleur des exemples, notre Prophète ﷺ ? Jâbir Ibn Soumarah رضي الله عنه a rapporté de lui : « Le Messager d’Allah ﷺ gardait longtemps le silence et riait peu. »[4] Et malgré son silence, s’il s’exprimait il ne sortait [de sa bouche] que le nectar, l’odeur suave, le remède et la guérison. C’est de la sorte que le Messager d’Allah ﷺ décrivit le croyant : « Le croyant est comme l’abeille ; elle ne mange que de bonnes choses, et ne laisse (ne produit) que de bonnes choses. »[5]
Ibn Al-Athîr a dit : « Quant à la ressemblance présente entre les deux, [croyant et abeille], on trouve :
-
- L’intelligence de l’abeille et sa perspicacité
- Ses préjudices sont très minimes
- Elle est un être faible
- Elle est profitable
- Elle se suffit de peu
- Elle accomplit de nuit son objectif[6]
- Elle s’écarte de ce qui est malpropre
- Elle ne mange que ce qui est bon
- Elle ne mange pas de la récolte des autres
- Sa maigreur
- Elle obéit à son émir. »
Un morceau d’or pur, exempt de tout défaut ; il n’y a pas d’atome étranger à celui de l’or. Il n’y a donc ni falsification, ni impureté, ni pigmentation, ni mutation ; mais c’est un or parfaitement robuste et pur. Tu ne trouves pas même l’infime trace d’impureté que le feu aurait séparer. Et cette description vient approuver celle faite par le Messager d’Allah ﷺ concernant le croyant : « Le croyant est comme un lingot d’or ; si [le feu] souffle sur lui, il rougit ; et s’il est pesé, son poids ne diminue pas. »[7]
[1] Sahîh Al-Boukhârî, n°6478
[2] Allah dit : (Satan dit : « Par Ta puissance ! Je les fourvoierai tous.) (Sâd, v.82) (Note du traducteur)
[3] L’huile présente dans les lampes anciennes et qui aurait pu toucher accidentellement le manuscrit. (Note du traducteur)
[4] Sahîh Al-Jâmi’ n°4822, jugé bon par Chaykh Al-Albânî
[5] Sahîh Al-Jâmi’ n°5846, jugé bon par Chaykh Al-Albânî
[6] Tout comme le croyant qui concrétise son objectif de vouloir plaire à Allah en priant la nuit, s’occupant de sa famille, aidant les autres etc. (Note du traducteur)
[7] Sahîh Al-Jâmi’ n°5846, jugé bon par Chaykh Al-Albânî
Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)
Récitation de la sourate « At-Taghâboun » (La Grande Perte) – Chaykh Ahmed Mouhammad ‘Âmir (Vidéo)
3 histoires nigériennes (Vidéos)
Le coeur de celui qui appelle à Allah
Louange à Allah Seigneur des Mondes. Que la prière et le salut soient sur notre Prophète Mouhammad ﷺ, sa famille et l’ensemble de ses compagnons.
Ceci dit,
En réalité nous avons besoin dans le domaine du prêche (Ad-Da’wah) et autre, de revivifier nos coeurs.
Et c’est la foi qui les fait revivre. La foi se traduit par la parole, l’oeuvre et la croyance. La foi est suivie par les oeuvres pieuses. Elle est un bienfait immense.
{Il a prescrit la foi dans leurs coeurs} [S.58, v.22]
Elle est un don émanant d’Allah : {Mais Allah vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos coeurs} [S.49, v.7]
Cette foi est la bonne conduite du coeur, et le corps sera bon si le coeur l’est.
Il y a avec la rectitude de l’intérieur la rectitude de l’apparence, tout comme la corruption de l’intérieur conduit à la corruption de l’apparence. « N’est-ce-pas qu’il y a dans le corps un morceau de chair qui, s’il est bon, alors tout le corps le sera. »
Il faut que nos coeurs soient sains. Qu’on y trouve l’amour d’Allah, Sa crainte, la sincérité pour Lui, la pudeur vis-à-vis de Lui, la confiance totale en Lui, la peur et la crainte, l’humilité, l’espoir et L’aimer.
Ces choses-là sont à la base de notre réussite dans le prêche à Allah de manière certaine. Et pour que nous ayons un impact dans le coeur de ceux que nous prêchons, il faut que ces choses-là se trouvent d’abord dans nos coeurs.
Mon frère, lorsqu’il y a dans ton coeur la croyance en Allah, l’amour d’Allah, le cheminement vers Lui ; quand tu t’abaisses pour Lui, que tu reviens à Lui, que tu te conformes à ce qu’Il ordonne en espérant Sa récompense et craignant Son châtiment. Ceci est une [véritable] intention. « Certes Allah ne regarde pas vos apparences ni vos biens, mais Il regarde vos coeurs et vos oeuvres. » Ceci est la vie du coeur. Il n’y aura pas de salut le Jour de Résurrection si ce n’est par cela. {Le jour où ni les biens, ni les enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui vient à Allah avec un coeur sain.} [S.26, v.88-89]
Que sont nombreux les maux qui détruisent les âmes ! Et cela même entre les prêcheurs. N’y a t-il pas parfois de la jalousie entre eux? De la haine ? De l’orgueil ? L’amour du pouvoir et de la vie d’ici-bas ?
Ces maladies font du mal aux autres car le coeur n’est pas salubre.
Et le Prophète ﷺ disait parmi ses invocations : « Je Te demande un coeur sain. »
Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit : « N’est-ce pas par ce que contient le cœur du croyant et celui de l’hypocrite, comme oeuvre, que nous pouvons les distinguer ? »
L’adoration du coeur est plus importante, plus variée et plus durable que celle des membres, elle est la base.
Les oeuvres ne se différencient pas par leurs apparences et leur quantité, mais elles se distinguent par la base présente dans le coeur.
Lorsque nous avons foi en Lui, la sincérité pour Lui, la confiance en Lui, Son amour, la peur de Lui et l’espoir, la véracité, la conformité, l’acceptation, la certitude, la patience et la reconnaissance… qui sont des grandes oeuvres du coeur, par Allah, nos âmes se réformeront. Parmi les invocations du Prophète ﷺ on trouve : « Ô Allah place dans mon coeur une lumière ! » « Ô Allah je cherche protection auprès de Toi contre un coeur qui ne craint pas ! » « Ô Toi qui retourne les coeurs, raffermis mon coeur sur Ta religion. » « Ô Toi qui oriente les cœurs ! Oriente nos cœurs sur Ton obéissance ! »
Ces oeuvres du coeur entraîne l’humilité par laquelle les gens que l’on prêche nous aimeront. Les oeuvres du coeur permettent également la réussite dans notre prêche, ainsi Allah ouvrira pour nous les coeurs et les âmes [des autres]. Et elles permettront aux autres de mieux accepter [notre prêche], ainsi ils prendront de nous et la graine que l’on aura semer germera par la permission d’Allah.
Ceci est une recommandation générale. Nous demandons à Allah qu’elle soit bénéfique et que vous le soyez également.
Nous Lui demandons de nous pardonner nos fautes passées et futurs, ceux que nous avons caché et ceux commis au grand jour, et de reformer nos coeurs. Et qu’Il nous accorde la réussite dans notre prêche sur Son sentier. Qu’Il nous mette sur la voie juste et le bon chemin, le chemin dont Allah a comblé de faveur parmi les prophètes, les martyrs et les pieux. Et quels bons compagnons que ceux-là !
Source : Traduit par Le Coeur des Croyants
Le frissonnement des cœurs vivants
L’œil voit ce qui l’entoure… mais s’il venait à repérer une chose prohibée, alors un cœur vivant ne permettra jamais à ces pensées de l’atteindre.
Et bien que l’oreille écoute, si ce qui est entendu est illicite elle tremblera de peur. Elle placera immédiatement une barrière et une cloison impénétrables entre elle et ce qui provoque la colère d’Allah.
Si celui qui détient un tel cœur prend place dans une assise où l’illicite s’immisce vers lui, il l’apercevra alors immédiatement ; puis sans plus attendre, il se faufilera pour quitter [ce lieu][1] s’il n’est pas parvenu à changer [le blâmable] et à y faire face. Voilà ce qui est à l’origine de la salubrité de ce cœur et le signe de sa purification, Allah Le Très Haut a dit : (Lorsqu’une suggestion (طَائِفٌ) de Satan effleure ceux qui craignent [Allah], ils se rappellent [la rétribution d’Allah) et redeviennent clairvoyants.) (Al-A’râf, v.201)
Médite Sa parole : (effleure ceux qui craignent [Allah]), elle indique que le coup qui leur est porté n’est pas fort. Cela est dû à leur retour immédiat vers Allah qui les protège du diable dès qu’il commence à lancer ses suggestions. Car les pensées sataniques en entrainent d’autres ; si on les néglige, peu de temps ne passe avant qu’elles ne deviennent des désirs. Puis ceux-ci deviendront une volonté qui elle-même deviendra une détermination. Et cette détermination se transformera en un acte.
Médite également Sa parole : (suggestion)[2], c’est comme si les mauvaises suggestions circumambulaient et tournaient autour d’eux sans qu’elles ne puissent les pénétrer, ni les impacter à cause de la puissance de leurs cœurs et l’éveil de leur foi. Ils sont semblables à ceux dont les suggestions sataniques (littéralement : fantaisies) tournent autour d’eux sans qu’elles n’arrivent à les pousser à l’acte.
Quant au terme arabe « Tâif – طائِفٌ », il est aussi attribué à celui qui marche autour d’un endroit et qui attend l’autorisation pour y entrer. Donc Allah compara la suggestion [du diable], dès qu’elle se présente à quelqu’un, à une personne qui réside dans un endroit sans pouvoir s’y installer.
[1] Ceci est la traduction littérale du terme تسلل خارجا qu’utilisa l’auteur ; mais il conviendrait de dire : « puis il quittera (ce lieu) sans plus attendre. » Car, lorsque le cœur réprouve une chose, cela se voit sur l’apparence. Il quittera donc cette assise pour que les gens voient les traces de sa réprobation. Et Allah est plus savant (Note du traducteur)
[2] En arabe, le terme est ٌطائف. Il est bien plus précis que celui proposé par la traduction du sens en français. En effet, l’origine de ce mot est طافَ qui signifie le fait de tourner autour de quelque chose. Ainsi, on comprend que c’est une suggestion qui tourne autour de l’individu. (Note du traducteur)
Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)




