Annoncez-donc la bonne nouvelle aux étrangers (al ghurabâ)

Le Cœur des Croyants (2)

Aboû Hourayrah – رضي الله عنه – rapporte que le Messager d’Allah – صلى الله عليه و سلم – a dit : « L’Islam a commencé en étant considéré comme quelque chose d’étrange et redeviendra quelque chose d’étrange. Annoncez-donc la bonne nouvelle aux étrangers (al ghurabâ), à savoir ceux qui rétablissent ce que les gens ont corrompus. » [Rapporté par Mouslim et Ibn Majah] et on trouve également un rajout dans d’autres versions selon les gens du Hadith, on lui demanda :  « Qui sont ces étrangers, Ô Messager d’Allah ? ». Il répondit : « Ceux qui corrigent ma Sounna (tradition prophétique) après qu’elle ait été corrompue par les gens qui sont venus après moi. » Et dans une autre narration, il répondit à la même question: « Ils sont un petit groupe de gens pieux qui vivent parmi une population majoritairement corrompue. Ceux qui s’opposent à eux sont plus nombreux que ceux qui les suivent ».


Chaykh Salih Ibn Fawzan Ibn ‘Abdillah Al-Fawzan dans l’Explication de « La parole de l’unicité »  a dit : « Le vrai islam est  étrange de nos jours. Les gens prétendent certes, pratiquer l’islam.  Le nombre de musulmans s’élève à plus d’un milliard aujourd’hui. Mais le vrai islam est étrange (aux yeux des gens). Si ce fameux milliard portait l’islam authentique, aucun adversaire dans le monde ne pourrait lui résister. Les ennemis, qui sont pourtant les frères des singes et des porcs, et qui furent frappés par l’humiliation et l’avilissement, ont la main mise aujourd’hui sur les pays musulmans. À la bataille de Badr, les partisans du Prophète  (صلى الله عليه و سلم) étaient environ 310. Qu’ont-ils réussi à faire ? Le nombre des Compagnons était infime à comparer de tous les habitants de la terre. Cela ne les a pas empêchés de conquérir de grands territoires et de provoquer la chute des empires perse et romain. Ils se trouvèrent à la tête du monde, car ils adhéraient à l’islam authentique. Ils ne se contentaient pas de prétendre appartenir à cette religion. »

Avons-nous perdu les gens au nom du Tawhid

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Question :

Qu’Allah soit bienfaisant envers vous. Que dites-vous sur une personne qui dit »Nous avons perdu les gens au nom du tawhid. » ?

Réponse :

Ceci est une erreur. Le tawhid réunit les cœurs, unit les rangs et fait de la communauté une seule communauté. Nous ne pouvons être une seule communauté que si nous unifions Allah et que nous lui vouons un culte sincère.

Allah تعالى a dit :

وَدُّوا لَوْ تُدْهِنُ فَيُدْهِنُونَ


« Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu’ils transigent avec toi. »

C’est-à-dire que les polythéistes aimeraient que tu délaisses le tawhid et que tu ne montres pas ton désaveu du polythéisme ainsi ils te flatteront et t’aimeront.

Mais non, il est plutôt obligatoire d’élever le tawhid et de l’extérioriser, et peu importe qui est satisfait ou mécontent de cela.

Cheikh Abdul’Aziz Ibn ‘Abdillah Ali Cheikh

Traduit et publié par daralhadith-sh.com

La miséricorde fait partie de la foi (Al-Imâne)

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A chaque fois que la foi (Al-Imâne) d’une personne augmente sa miséricorde envers ses frères augmente également. Ainsi, l’intensité de sa miséricorde résulte de la puissance de sa foi alors que sa faiblesse est causée par la fragilisation de celle-ci. Et ceci est apparent dans sa parole صلى الله عليه و سلم : « L’exemple des croyants dans leur amour mutuel et leur miséricorde les uns envers les autres est comme l’exemple du corps ».

Et cela car notre Dieu qui est Le Seul en droit d’être adoré et vers qui nous nous tournons, est Très miséricordieux et Il aime ceux qui le sont. Et notre religion est une religion de miséricorde, notre prophète صلى الله عليه و سلم est un prophète de miséricorde, et notre livre, le Coran, est un livre de miséricorde, et Allah a décrit Ses serviteurs croyants comme étant « {miséricordieux entre eux.}. (Sourate 48, verset 29)

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al Badr – حفظه الله –

الرحمة من الإيمان

Les gens face à la Vérité

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Dans la recherche de la vérité, les gens sont de deux catégories :

  • Une catégorie qui désire la vérité, la demande et qui, lorsqu’elle l’atteint, se réjouie et l’accueille par l’acceptation et l’agrément.
  • Et une autre catégorie qui éprouve de la répugnance pour celle-ci et qui ne cherche pas à l’atteindre. Et si certaines choses de la vérité lui étaient exposées, elle se chargerait de les repousser.

Chacun de ces deux groupes possède une caractéristique qui lui est propre. Ad-Dârimî – رحمه الله – a dit dans son livre « La réfutation des Jahmyyah » :
« Celui qui veut l’anormalité plutôt que la vérité suivra les propos singuliers (qui contredisent les textes religieux) des hommes de science et s’attachera à leurs lapsus et erreurs.
Quant à celui qui désire la vérité suivra de leurs paroles ce qui est le plus répandu et il retournera à leurs avis majoritaires. »

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al Badr – حفظه الله –

حال الناس مع الحق

الناس في تحري الحق وطلبه قسمان : قسم يريده ويطلبه وإذا ظفر به فرح وتلقاه بالقبول، وقسم آخر نفسه عازفة عن الحق وغير مقبلة عليه وإذا عرض له شيء من الحق تكلف في رده، ولكلٍّ منهما علامة، قال الدارمي رحمه الله في كتابه الرد على الجهمية: «الَّذِي يُرِيدُ الشُّذُوذَ عَنِ الْحَقِّ ، يَتَّبِعُ الشَّاذَّ مِنَ قَوْلِ الْعُلَمَاءِ ، وَيَتَعَلَّقُ بِزَلَّاتِهِمْ ، وَالَّذِي يَؤُمُّ الْحَقَّ فِي نَفْسِهِ يَتَّبِعُ الْمَشْهُورَ مِنْ قَوْلِ جَمَاعَتِهِمْ ، وَيَنْقَلِبُ مَعَ جُمْهُورِهِمْ».

عبد الرزاق البدر حفظه الله

Source : al-badr.net (traduit par le site le cœur des croyants.)

Les gens du Paradis

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D’après Aboû Hourayrah (qu’Allah l’agrée), le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Certes le premier groupe qui va rentrer dans le paradis sera à l’image de la lune, la nuit où elle est pleine, puis ceux qui les suivront seront plus lumineux que l’étoile la plus lumineuse du ciel.
Ils n’urineront pas, ne feront pas leurs besoins, ne cracheront pas et ne se moucheront pas. Leurs peignes seront en or, leur transpiration sera du musc, leur encensoir sera de bois.
Leurs épouses seront les houris, leurs comportements seront comme celui d’un seul homme, ils seront à l’image de leur père Adam, 60 coudées dans le ciel ».
(Rapporté par Al-Boukhârî dans son Sahih n°3327 et Mouslim dans son Sahih n°2834)

Et dans une autre version rapportée par Al-Boukhârî dans son Sahih n°3245 et Mouslim dans son Sahih n°2834, il y a l’ajout suivant: « Chacun d’entre eux aura deux épouses, elles seront tellement belles que l’on pourra voir la moelle de leurs jambes à travers la chair. Il n’y aura pas de divergences ni de haine entre eux, ils seront comme le coeur d’un seul homme. Ils feront les louanges d’Allah le matin et le soir ».

Qu’Allah nous agrée parmi eux.

Description de notre bien-aimé (ﷺ)

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La nuit de la Hijra, le Prophète -صلى الله عليه و سلام-, accompagné de Abou Bakr -رضي الله عنه- et du serviteur de ce dernier ‘Amir Ibn Fouhayra, se sont dirigés vers la tente de Oum Ma’bad qui y était assise.
Quand le Prophète -صلى الله عليه و سلام- lui a demandé s’il pouvait lui acheter de chez elle de la viande ou du lait, elle n’a rien trouvé chez elle de cela et a dit :

« Par Allah, si nous avions quelque chose, je vous l’aurais donné« .

Alors le Prophète -صلى الله عليه و سلام- a regardé autour de lui et a vu dans un coin de sa tente une chèvre toute maigre.

Le Prophète -صلى الله عليه و سلام- dit alors à Oum Ma’bad:
– «Ne donne-t-elle point du lait?»

– «Elle est trop malade pour cela».

– «Me permets-tu de la traire?»

– «Si tu vois qu’elle peut te donner du lait, vas-y», répondit la femme.

Le Prophète -صلى الله عليه و سلام-  appela la chèvre qui s’approcha de lui.

Il essuya ses mamelles de sa main, cita le nom d’Allah et pria pour elle.
La chèvre écarta les pattes et donna une grande quantité de lait au point de remplir un seau entier.
Il donna ensuite à boire à Oum Ma’bad, puis à ses compagnons et fut le dernier à se désaltérer en disant:
«Celui qui donne à boire aux gens devra se désaltérer en dernier».

Puis il a trait une deuxième fois la chèvre et laissa à Oum Ma’bad en disant :
« Garde ceci pour Abou Ma’bad quand il reviendra ».

Peu de temps après, quand son mari revint, il s’étonna de trouver du lait et demanda :
« D’où vient ce lait Oum Ma’bad, car il n’y a rien qui donne du lait à la maison, et la chèvre est improductive. »
Elle dit alors : « Par Allah, ce n’est que la visite d’un homme béni »
Il lui demanda : « Décris-le moi, Oum Ma’bad ».

C’est ainsi qu’elle dit :

« Il était incroyablement lumineux et de grande beauté.

Il avait un visage splendide.

Son ventre ne bombait pas, sa tête n’était pas petite, elle avait des traits fins et harmonieux.

Il avait des yeux attirants noirs vifs fin arqués par des sourcils continus.

Sa voix était cassée.

Le blanc de ses yeux était très blanc et le noir, très noir, donnant l’impression d’avoir du khol, ses sourcils s’affinaient, avec un petit duvet entre eux.

Il avait un joli cou mince.

Quand il se taisait, il impressionnait, et quand il parlait, il dominait et accroîssait l’émerveillement, son élocution était très agréable, claire et concise, jamais superflue, au point qu’on aurait dit que des perles sortaient de sa bouche.

De loin, il était le plus beau et le plus merveilleux des hommes, et de près, le meilleur.

Sa taille était moyenne, ni trop grande au point de forcer l’élévation du regard, ni trop petite au point d’exiger l’abaissement des yeux.

Il était telle une jolie ramure entre deux, mais la plus plaisante des trois à regarder ».

« Il était toujours entouré par ses Compagnons qui prenaient soin de lui.

A chaque fois qu’il prononçait quelque chose, les auditeurs l’écoutaient avec une attention passionnée et chaque fois qu’il donnait un ordre, ils rivalisaient d’ardeur pour l’exécuter.

Il était servi et entouré, mais jamais renfrogné ni critiqueur ».

Rapporté par al bayhaqi
[extrait de Zad Al-Ma’ad d’ibn al qayyim]

Ibn kathir cite qu’Abou Ma’bad dit alors :

« Par Allah, c’est ce qouraychite qui est recherché, et si je le voyais, certes, je le suivrais et je ne manquerai pas de trouver un chemin vers lui. »

Puis, ils émigrèrent, sa femme et lui, à Médine et se convertirent.

Source : http://www.toutpourlemusulman.fr/

Les cinq prières sont comparables à une rivière

RiviereRouge2Abou Hourayra رضي الله عنه a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلام dire : « Imaginez qu’une rivière passe devant la porte de l’un d’entre vous et que celui-ci s’y lave cinq fois par jour, pensez vous qu’après cela il lui resterait la moindre saleté?

Ils dirent : « Non, il ne lui resterai aucune saleté ».

Il dit : « Telle est l’image des cinq prières quotidiennes, c’est par elles qu’Allah efface les péchés ». Al-Boukhâri, Mouslim

Selon Jâbir رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلام a dit :« Les cinq prières sont comparables à une rivière d’eau abondante coulant devant la porte de l’un de vous et où il se lave cinq fois par jour ». Mouslim 

Les catégories de l’amour

hfgdfEt l’amour est de quatre catégories :

1) L’amour idolâtre : C’est l’amour que dénonça Allah dans le verset : « Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah. Quand les injustes verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu’Allah est dur en châtiment!… [166] Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés!
[167] Et les suiveurs diront: « Ah! Si un retour nous était possible! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués! » -Ainsi Allah leur montra leurs actions; source de remords pour eux; mais ils ne pourront pas sortir du Feu. » Sourate 2 versets 165 à 167

2) L’amour du mensonge et des menteurs, et la haine de la vérité et des véridiques : ceci est une caractéristique des hypocrites.

3) L’amour naturel, c’est l’amour des richesses et des enfants. Tant qu’elle ne détourne pas de l’obéissance d’Allah et n’amène pas à violer Ses interdictions, alors elle est permise.

4) L’amour des monothéistes et la haine des idolâtres : c’est la plus solide branche de la Foi, et la plus grande adoration qu’un serviteur voue à son Seigneur.

Chaykh Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb