Qui est le « Petit Mouhammad » ? (N°552 : prisonnier à Guantanamo)

Source : Extrait de l’épisode n°9 de la série : (N°552 : prisonnier à Guantanamo)

Pour visionner la série dans sa totalité, cliquez sur le lien suivant : N°552 : prisonnier à Guantanamo

06 – Hadith n°6 : « Que l’un d’entre vous acquière un cœur reconnaissant »

Le sixième hadith : 

Thawbân – qu’Allah l’agrée – rapporte : « Lorsque le verset concernant l’or et l’argent fut révélé, les Compagnons demandèrent : “Alors, quelle richesse devons-nous acquérir ?” ‘Oumar répondit : “Je vais vous en informer.” Il pressa son dromadaire jusqu’à rattraper le Prophète , tandis que je le suivais. » Qui parle ici ? Thawbân. Pourquoi a-t-il suivi ‘Oumar ? Pour savoir ce que le Prophète ﷺ allait dire. « ‘Oumar répondit : “Je vais vous en informer.” Il pressa son dromadaire jusqu’à rattraper le Prophète , tandis que je le suivais. Il demanda “Ô Messager d’Allah ! Quelle richesse devons-nous acquérir ?” Il répondit : “Que l’un d’entre vous acquière un cœur reconnaissant, une langue qui mentionne Allah, et une épouse croyante qui l’aide dans les affaires de l’au-delà.” » Rapporté par Ahmad et Ibn Mâjah, et le hadith est authentique. 

Je vous pose maintenant la question. 

Thawbân dit dans le hadith : « Lorsque le verset concernant l’or et l’argent fut révélé, les Compagnons demandèrent : “Alors, quelle richesse devons-nous acquérir ?” »  

Quel est donc ce verset qui fut révélé concernant l’or et l’argent ? 

Qui veut répondre ?  

Ici vous avez déjà répondu. 

Oui ? 

{À ceux qui amassent l’or et l’argent, sans en consacrer une partie à la cause d’Allah, tu peux dès à présent annoncer un douloureux châtiment.} [S.9, v.34]. 

Les Compagnons ont eu peur. Pourtant, comme l’explique Ibn ‘Abbâs : « L’amassement désigne les richesses sur lesquelles l’aumône légale n’a pas été prélevée. » Autrement dit, si quelqu’un amassait de l’or et de l’argent, tout en s’acquittant de l’aumône obligatoire, il n’est pas compté parmi ceux qui amassent l’or et l’argent sans en consacrer une partie à la cause d’Allah, et n’est donc pas concerné par la menace mentionnée dans le verset.  

Néanmoins, en raison de la crainte profonde qui les habitait, lorsque cette menace fut révélée, les Compagnons se demandèrent : « Quelle richesse devons-nous alors acquérir ? L’or et l’argent étant dangereux, que pouvons-nous amasser ? Quelle richesse devons-nous acquérir ? Si la menace concerne l’or et l’argent, alors que pouvons-nous acquérir ? » ‘Oumar partit alors questionner le Prophète ﷺ. Mais la réponse qui lui fut donnée fut d’un tout autre ordre, une réponse totalement différente. Il répondit : « Que l’un d’entre vous acquière un cœur reconnaissant, une langue qui mentionne Allah, et une épouse croyante qui l’aide dans les affaires de l’au-delà. » Trois choses.  

L’explication de ce verset évoquée dans le Sahîh d’Al-Boukhârî, se trouve dans le chapitre : « Toute richesse dont on acquitte l’aumône obligatoire n’est pas une richesse amassée ». Puis Al-Boukhârî – qu’Allah lui fasse miséricorde – rapporte avec sa propre chaîne de transmission que Khâlid ibn Aslam a dit : « Nous sortîmes en compagnie de ‘Abdoullâh ibn ‘Oumar – qu’Allah les agrée – lorsqu’un bédouin demanda : “Explique-moi la parole d’Allah : {À ceux qui amassent l’or et l’argent, sans en consacrer une partie à la cause d’Allah.} [S.9, v.34].” Ibn ‘Oumar – qu’Allah les agrée – répondit : « Ceux qui les amassent et n’en prélèvent pas l’aumône obligatoire, alors malheur à eux ! Ce verset a été révélé avant que l’aumône obligatoire ne soit légiférée. Une fois l’aumône obligatoire prescrite, Allah en fit une purification pour les richesses. » Rapporté par Al-Boukhârî. 

La parole : « Quelle richesse devons-nous acquérir ? », met en évidence la vitesse avec laquelle les Compagnons se conformaient, leur réaction lorsque la Révélation descendait, ainsi que leur désir de réformer immédiatement leur condition. 

Qu’est-ce qui peut nous sauver ? Que faire ? Comment changer ? Il existe une menace concernant l’or et l’argent : où devons-nous aller prendre nos richesses ? Que doit-on accomplir ? 

Les Compagnons ont donc questionné au sujet des richesses : « Quelle richesse devons-nous acquérir ? » Le Prophète ﷺ les orienta alors d’acquérir un cœur reconnaissant, une langue qui mentionne Allah et une épouse croyante qui aide dans les affaires de l’au-delà. 

Lire la suite

La course vers les bonnes œuvres

La course vers les bonnes œuvres 

Sermon prononcé le vendredi 6 du mois de Rajab, en l’an 1447 de l’hégire, dans la Mosquée Prophétique.

Toutes les louanges appartiennent à Allah. Nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Muhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.

Ceci dit :

Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.

Ô musulmans :

Allah créa les créatures dans le but de L’adorer seul. Il fit de cette demeure un champ de labour pour l’au-delà et un lieu de compétition dans l’obéissance à Allah. Il recommanda de se hâter d’accomplir les œuvres de bien et de se rapprocher de Lui. Cependant, se concurrencer dans les œuvres de bien est une chose encore plus élevée que le simple fait de les accomplir. En effet, se concurrencer implique d’accomplir l’œuvre et de la parfaire de la meilleure des façons. Et cela exprime un aspect bien plus fort de la servitude. Les âmes nobles tirent évidemment profit de cette compétition ; elles cherchent à se rattraper et à devancer les autres. C’est là le signe d’une résolution éminente, d’une âme élevée et d’une ressemblance aux gens vertueux.

S’empresser d’accomplir de bonnes œuvres est l’une des meilleures qualités par lesquelles l’individu est loué, car cela indique la ferme volonté du serviteur d’obéir à Allah et de L’aimer. Les Prophètes عليهم السلام se sont hâtés de satisfaire Allah. Mûsâ عليه السلام a dit :

{« Quant à moi, Seigneur, je me suis hâté pour T’être agréable. »} [Tâ-Hâ, v.84].

Un jour, notre Prophète Muhammad ﷺ dirigea la prière de ses Compagnons. À peine avait-il terminé qu’il se leva aussitôt et, enjambant les rangs, se dirigea vers les appartements de certaines de ses épouses. Les fidèles s’inquiétèrent de son empressement. Constatant, à son retour, leur étonnement, il les rassura en disant : « Je me suis souvenu qu’il y avait chez nous de l’or destiné à l’aumône – ; j’ai donc donné l’ordre qu’il soit distribué de crainte qu’il n’accapare mon esprit. » (Rapporté par Al-Bukhârî).

Le Très-Haut nous informa que l’une des caractéristiques des croyants des communautés précédentes était la suivante :

{Ils incitent les autres à la vertu, condamnent le vice et s’empressent d’accomplir les bonnes œuvres.} [Âlu ‘Imrân, v.114].

Allah ordonna à notre communauté de s’empresser d’obtenir le pardon d’Allah et Son Paradis. Il dit en effet :

{Empressez-vous vers les œuvres qui vous vaudront le pardon de votre Seigneur et un jardin aussi large que les cieux et la terre.} [Âlu ‘Imrân, v.133].

Il nous incita à rivaliser pour l’obtenir :

{Empressez-vous vers le pardon de votre Seigneur et un jardin aussi large que le ciel et la terre.} [Al-Hadîd, v.21].

Les Compagnons du Messager d’Allah ﷺ se hâtaient de rechercher l’amour d’Allah et de Son Messager. Lorsque le Prophète ﷺ dit : « Je confierai l’étendard à un homme qui aime Allah et Son Messager, et qu’Allah et Son Messager aiment, et par lequel Allah accordera la victoire » (Consensus d’Al-Bukhârî et Muslim), Sahl رضي الله عنه relata ensuite : « Les musulmans passèrent la nuit à s’interroger sur l’identité de cet homme. Le lendemain matin, ils se rendirent auprès du Prophète ﷺ, chacun espérant être désigné comme porte-drapeau. »

Lire la suite

L’explication complète de la Sourate At-Talâq (le Divorce) enfin disponible

Le Cœur des Croyants vous présente l’explication complète de la sourate At-Talâq (Le divorce) par le Chaykh Khâlid Ismâ’îl Mousabbah (Qu’Allah le préserve et le récompense).

Nous vous demandons humblement de ne pas nous oublier dans vos invocations.

Qu’Allah nous compte parmi les véridiques et gens sincères

Partie n°1 :

Partie n°2 :

Partie n°3 :

Partie n°4 :

Partie n°5

« Abû Bakr le Véridique, le meilleur des Compagnons et le plus en droit au califat » – Chaykh Muhammad ibn ‘Abd Ar-Rahmân ibn Qâsim (pdf)

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Introduction

Toutes les louanges appartiennent à Allah, Seigneur de l’univers. Que la prière et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses Compagnons.

Ceci dit :

Les communautés et les peuples n’ont de cesse d’évoquer leurs grandes figures et leurs personnalités importantes, s’inspirant ainsi de leur vie et suivant leurs exemples. Les meilleures créatures sont les Messagers d’Allah, puis les Compagnons de notre Prophète Muhammad ﷺ. Les Compagnons ont un grand mérite sur chaque croyant ; et le mérite de tout bien dont jouissent les musulmans en termes de foi, de science, d’adoration et de bonheur, revient tout d’abord à Allah, puis à la bénédiction de ce que les Compagnons ont pu accomplir en transmettant la religion.

Le plus complet des Compagnons, le meilleur, le plus érudit d’entre eux, le plus brave et le premier à s’empresser d’accomplir le bien est Abû Bakr le Véridique, ‘Abdullâh ibn ‘Uthmân ibn ‘Âmir Al-Qurachî رضي الله عنه.

En raison de l’immense mérite d’Abû Bakr I et de son haut rang en Islam, mon père رحمه الله a compilé les éléments dispersés de sa biographie dans l’ouvrage du Chaykh Al-Islâm : « Minhâju-s-sunnah an-nabawiyyah », et l’a intitulé : « Abû Bakr le Véridique, le meilleur des Compagnons et le plus en droit au califat ».

Mon père رحمه الله a fourni de grands efforts pour réaliser cet ouvrage. Mais ce qui l’a grandement aidé à publier ce livre, après la grâce d’Allah, est sa profonde connaissance des œuvres de Chaykh Al-Islâm. Mon père a dit dans l’introduction[1] : « Cette recherche – portant sur les mérites du Véridique et sa légitimité au califat – est dispersée dans l’ouvrage « Al-manhâj » ; on ne peut l’obtenir dans sa totalité que si l’on a lu le livre en entier, et ceci est une chose ardue qui nécessite du temps. En effet, Ibn Taymiyyah رحمه الله n’a pas rédigé ce livre dans le but de traiter des mérites d’Abû Bakr, mais il ne l’a écrit que pour réfuter un auteur rafidite, en reprenant ses expressions et ses objections. »

Mon père رحمه الله a expliqué dans l’introduction de son livre la raison de celui-ci, il dit : « Mon objectif premier est que le musulman ait une connaissance complète du mérite d’Abû Bakr le Véridique et de sa légitimité au califat après la mort du Messager d’Allah ﷺ. » Mon père fit imprimer le livre de son vivant, qui reçut un bon accueil.

En raison de l’importance du sujet traité, mais aussi pour exécuter la recommandation que mon père m’avait faite – oralement et par écrit – en me demandant d’examiner ses livres et de les publier, j’ai voulu réaliser son souhait pour ce livre. Il avait écrit dans son introduction : « J’aimerais que ce livre, ou un autre similaire, soit présent dans chaque foyer musulman. » Je l’ai alors examiné et réimprimé pour qu’il soit publié sous sa plus belle apparence, comme le désirait mon père رحمه الله.

J’implore Allah de rendre ce livre aussi bénéfique que son original, de récompenser de la meilleure manière les savants musulmans et de nous réunir dans les Jardins de la félicité.

Que la prière d’Allah et Son salut soient sur notre Prophète Muhammad, ainsi que sa famille et l’ensemble de ses Compagnons.

Dr. ‘Abd Al-Muhsin ibn Muhammad Al-Qâsim

Imam et prêcheur de la noble Mosquée Prophétique

J’ai achevé l’écriture de ce livre le treize du mois de Safar de l’an mille quatre-cent-quarante-cinq de l’hégire prophétique,
à la Mosquée Prophétique.

[1] (p.98).

Abû Bakr le Véridique, le meilleur des Compagnons et le plus en droit au califat (pdf)

Les quarante hadiths palestiniens – préparé par le chaykh Jihâd Al-‘Âyich

Les quarante hadiths palestiniens (pdf)

Sommaire

 

« Simplification des fondements de la croyance pour les gens du commun » – ‘Abdoullâh ibn Soulaymân Âlou Mahannâ (pdf)

📖 « Simplification des fondements de la croyance pour les gens du commun »

✒️‘Abdoullâh ibn Soulaymân Âlou Mahannâ

🔽🔽🔽

Simplification des fondements de la croyance pour les gens du commun (lien pdf)

Aperçu :

 

[Exhortation] Ne soyez pas comme l’arbre Gharqad ! – Chaykh Jihâd Al-‘Âyich

📽 « [Exhortation] Ne soyez pas comme l’arbre Gharqad ! »

🎙Par le chaykh palestinien Jihâd Al-‘Âyich

🌹Un magnifique rappel sur la fraternité islamique🌹

Transcription :

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Toutes les louanges appartiennent au Seigneur de l’univers. Que la prière et le salut d’Allah soient sur notre maître Mouhammad, ainsi que sa famille et l’ensemble de ses Compagnons.

Ceci étant dit :

Dans cette conférence, chers frères, nous ne parlerons pas des j**** qui se sont opposés à nous. Nous parlerons plutôt de certains musulmans qui nous ont abandonnés.

Et ceci nous rappelle le hadith du Prophète ﷺ : « Il y aura toujours un groupe de ma communauté sur la vérité qui sera victorieux. Ceux qui les abandonneront ou s’opposeront à eux ne leur causeront aucun préjudice. Et ce, jusqu’à ce que l’ordre d’Allah vienne. »

Comme l’a évoqué le Prophète ﷺ dans de nombreuses autres versions de ce hadith et dans d’autres termes.

Nous parlerons donc de ceux qui ont abandonné les musulmans, de ceux qui ont secouru et soutenu les j****, de ceux qui ont endossé avant son heure le rôle de l’arbre Gharqad (Nitraria).

Nous disons à ceux qui ont vendu leur religion pour seulement quelques biens mondains, dans le but de secourir les j**** ; à ceux qui ont abandonné Jérusalem et la Mosquée d’où le Prophète fut élevé au ciel ; à ceux qui ont offert aux j**** les moyens d’acquérir de la force et de se protéger ; à tous ceux qui ont empêché les j**** de sombrer dans les abîmes : « Ne soyez pas comme l’arbre Gharqad derrière lequel les j**** se cachent ! »
Lire la suite

La véritable calamité n’est pas l’ampleur du massacre – Chaykh Ahmad As-Sayyid

Des musulmans ont été grandement massacrés et des femmes ont été prises captives dans cette ville. Des évènements vraiment tragiques s’y sont produits.

En réalité, quiconque lit l’histoire islamique, notamment dans le contexte de la lutte contre les croisés au Châm ou en Andalousie, constatera que de nombreux drames et massacres ont probablement été encore plus violents que ceux perpétrés de nos jours contre les musulmans par les croisés et les sionistes. Et s’ils ne sont pas plus violents, alors ils sont semblables.

Je pense – et Allah est plus savant – que, sous certains aspects, les massacres qui se sont produits dans l’histoire étaient plus violents.

Dans l’histoire contemporaine que nous connaissons aujourd’hui, nous n’avons jamais entendu parler du meurtre de 70 000 musulmans au cours d’un seul évènement.

N’est-ce pas ?

Bien sûr, il y a eu des massacres où 4000, 5000, 7000 personnes, voire plus, ont été tuées. Parfois, avec la prolongation de la guerre, un grand nombre peut mourir. Mais en un seul évènement ? Nous n’en avons pas entendu parler dans notre histoire contemporaine.

Cela s’est produit lorsque les croisés sont entrés à Jérusalem : ils ont tué 70 000 musulmans.

Il y a aussi eu des exemples similaires dans l’histoire andalouse. Et peut-être qu’Allah nous permettra un jour de réaliser une série sur l’histoire de l’Andalousie avec cette approche axée sur la réforme.

Les massacres perpétrés et le nombres de musulmanes capturées dans l’histoire andalouse, lorsque les croisés envahissaient certains endroits, étaient vraiment désolants et douloureux.

Et même si tu ressens de la douleur face aux drames et aux massacres qui se sont produits à travers l’histoire, cette douleur reste moindre, car c’est de l’histoire ancienne.

Néanmoins, je me souviens encore de ce que j’ai pu ressentir en apprenant que de nombreuses femmes avaient été faites captives en Andalousie. Soubhana Allah, c’est comme si ce drame s’était produit aujourd’hui, tant il était terrible et d’une extrême violence.

Cette tragédie s’est donc passée, et elle fait désormais partie de l’histoire à travers laquelle l’individu tire des leçons et perçoit l’ampleur des épreuves pouvant frapper les musulmans lorsqu’ils se trouvent dans un état d’humiliation et d’avilissement général.

Si vous vous souvenez bien, j’avais évoqué un enseignement lié à la réforme dans un cours précédent.  Nous avions dit que lorsque les calamités frappent les pays musulmans en période de faiblesse, leur impact est décuplé. En revanche, si elles surviennent en période de force et d’ascendance, aussi douloureuses soient-elles, leur impact reste limité. Et c’est exactement ce qui s’est produit à l’époque de Nour Ad-Dîn Az-Zankî, lorsque les croisés se dirigeaient vers l’Égypte. Oui, un événement tragique s’est produit où des musulmans ont été tués et des femmes ont été capturés à Bilbéis. Cependant, son impact est resté limité. Comment ça limité ? C’est-à-dire que la situation a pu être redressée. Des armées islamiques pouvaient être envoyées, des personnes étaient capables d’apporter de l’aide, une force était présente, et il y avait des gens qui se souciaient de l’Islam, qui pouvaient agir et faire quelque chose.

Et pour moi, ce point est l’une des leçons les plus cruciales concernant la réforme [de la Oummah] que l’on puisse tirer de l’histoire.

La véritable calamité ne réside pas dans l’ampleur du massacre ou du malheur. La véritable calamité est de savoir : peut-on se ressaisir, oui ou non ? Peut-on surmonter ce qui s’est passé ou non ? Peut-on se venger des auteurs de ce crime ou non ? Peut-il y avoir un événement qui apaisera les cœurs des croyants ou non ? C’est là toute la question.

Si le malheur survient en période de faiblesse et d’humiliation, alors c’est là que réside la plus grande calamité.

Le malheur frappe sans qu’il n’y ait de sursaut, puis un malheur encore plus grand s’ensuit, et ainsi de suite, sans que personne ne puisse réagir face à celui-ci, même si l’on pleure jusqu’au sang.

C’est pourquoi une immense récompense attend le croyant, ou le groupe de croyants, qui permettra à l’Islam de retrouver sa force. Cette récompense ne se limite pas uniquement à ce qu’ils ont fait eux même, mais elle s’étend aussi à toutes les répercussions positives qui découleront de cette force sur l’ensemble la communauté islamique.

C’est un immense bienfait qu’Allah accorde à tous ceux qui sont la cause du retour de la puissance de l’Islam et des musulmans.

Et c’est précisément ce qui s’est passé à l’époque de Noûr Ad-dîn Zankî.

Certes, les croisés ont fait ce qu’ils ont fait, mais les musulmans ont su se ressaisir.

Ainsi, peu de temps après le massacre de Bilbéis, les croisés ont été contraints de battre en retraite et n’ont pu poursuivre la colonisation de l’Égypte. D’ailleurs, ils n’ont plus réussi à envahir aucune autre ville par la suite. Pourquoi ? Car l’armée musulmane est arrivée. Asad Ad-dîn Chirko s’est rendu pour la troisième fois en Égypte, envoyé par Noûr Ad-dîn Zankî. Certes, Châwar avait promis aux musulmans certaines richesses, etc. Mais il avait également proposé 2 millions de dinars aux croisés [pour qu’ils n’envahissent pas l’Égypte]. Pourtant, cela ne les a pas arrêtés.

Mais l’idée est qu’il existait quelque chose qui pouvait les forcer à se plier, à s’arrêter et leur faire mal.

Mais si la situation n’est pas ainsi, alors il s’agit de la grande calamité évoquée par Ibn Al-Athîr : « Quelqu’un peut-il écrire sur la mort de l’Islam ? » Lorsque les Mongols et les Tatars sont arrivés, il ne les a pas qualifiés de calamité, mais a plutôt parlé de condoléances adressées l’Islam. « Je suis assis là à faire le deuil de l’Islam. » C’est-à-dire que personne ne réalisait ce qui se passait. Était-il possible qu’une telle chose se produise dans les pays musulmans ? Oui.

Supposons, par exemple, que l’avancée des Tatars se soit produite à l’époque de gloire de Mahmoûd ibn Soubouktikîn. Ce dernier, au minimum, les aurait retardés pendant une très longue période, bien plus longue que celle durant laquelle ils ont avancés.

Les butins de toute une vie – Dr. Mouhammad ibn ‘Abd Ar-Rahmân As-Soubayhîn (Livre PDF)

Les butins de toute une vie (PDF)

Préface

Par le chaykh ‘Abd Al-‘Azîz ibn Mouhammad ibn ‘Abdillah As-Sadhân 

Toutes les louanges appartiennent à Allah qui enseigna à travers le calame et enseigna à l’homme ce qu’il ignorait. Que les éloges et les salutations d’Allah soient sur celui à qui les paroles concises et pleines de sens ont été données, mais aussi sur ses émérites et vertueux Compagnons, ainsi que ceux qui auront emprunté leur voie, suivi leurs traces et participé à la propagation de la science par la parole ou la plume.

Ceci dit :

L’un des moyens de tirer profit de la science pour celui qui l’écrit, la lit et celui à qui elle parviendra, est d’en faciliter la présentation, à l’écrit ou à l’oral, car cela est plus à même d’être compris, mémorisé et transmis à autrui.

Je crois d’ailleurs que l’auteur de cette thèse, qui est un véritable butin dans son titre, son contenu et dans le style avec laquelle elle a été rédigée, a su remporter deux butins parmi les butins que l’on retrouve dans les compilations [de hadiths] :

Le premier : à ma connaissance, c’est un type de compilation encore jamais vu concernant les œuvres méritoires.

Le second : il a su réunir des informations qui étaient éparpillées et les classer. Il a également utilisé différentes couleurs pour sa thèse, selon le texte ; ce qui permet, sans aucun doute, au lecteur de mieux mémoriser les propos et les assimiler. D’ailleurs, je ne connais pas d’ouvrage hormis cette thèse, à mon humble connaissance, ayant emprunté cette méthodologie dans les œuvres méritoires.

Également, l’un des mérites de sa thèse est d’avoir veillé à rapporter les hadiths dont la chaîne de transmission est authentique ou bonne. Et c’est une bonne chose que l’auteur a faite ! En effet, nombreux sont ceux qui parlent ou écrivent à propos des œuvres méritoires en s’appuyant sur des hadiths faibles, voire mensongers.

Il est possible que la voie de certains savants du hadith permettant l’utilisation de hadiths faibles soit une justification pour ceux qui s’appuient sur ces hadiths faibles. Néanmoins, l’autre voie – la plus prudente et la meilleure – est de se contenter de ce qui est bon et authentique et de se passer du reste. Et quelle belle parole prononcée par l’imam du hadith, ‘Abdoullah ibn Al-Moubârak رحمه الله : « Il y a suffisamment de quoi s’occuper avec les hadiths authentiques pour se passer des hadiths faibles. »

En résumé, concernant cette thèse :

Elle contient plusieurs introductions et résultats, accompagnés de preuves et d’arguments, le tout ornée de différentes couleurs facilitant la mémorisation et la compréhension. Ceci concerne cette thèse.

Quant à l’auteur, il s’agit du professeur et docteur Mouhammad ibn ‘Abd Ar-Rahmân As-Soubayhîn, dont j’ai pu profiter de la science dans la langue arabe, la grammaire et, avant cela, dans ses bons comportements. C’est d’ailleurs lui qui est plus en droit de me présenter. Je considère que cette préface à son égard résulte de la bienfaisance de l’étudiant envers les enfants de son chaykh. En effet, son père était l’un de mes chouyoûkh à l’institut scientifique de Riyad, et j’ai pu tirer profit de sa science et ses conseils. Qu’Allah fasse que le Firdaws soit sa demeure finale ! Et qu’Il bénisse sa descendance et ses petits-enfants.

Avant de conclure :

Je propose au professeur et docteur Mouhammad d’élargir sa méthodologie et de réunir les hadiths, qu’il estime judicieux, concernant quatre piliers [de l’Islam] : la prière, l’aumône obligatoire, le jeûne et le pèlerinage, en rapportant les termes des hadiths et en clarifiant le type de récompense : expiation de péchés, élévation en degré, etc.

Pour conclure :

Qu’Allah récompense le professeur et docteur Mouhammad pour ses efforts et sa créativité. Je suis très optimiste quant au bénéfice tiré de sa thèse ! D’ailleurs, l’un des points qui permettra d’étendre ce bénéfice à un maximum de personnes, par la grâce d’Allah, est que son contenu traite des œuvres méritoires liées au dogme, à l’adoration et aux actes de bienséance, et montre ainsi l’immense faveur d’Allah le Très Haut dans des œuvres qu’Il a rendues faciles à accomplir. Ceci nous incitera donc à lire cette thèse, pour la science qu’elle renferme, et à œuvrer avec.

Je pense d’ailleurs que les signes de la réussite qu’Allah lui a écrite sont apparents à la fois dans l’écriture et la hiérarchisation de ces butins.

Je demande à Allah le Très Haut qu’Il fasse que les fruits de cette thèse soient des butins profitables pour son auteur ici-bas, dans sa vie intermédiaire et son au-delà. Mais aussi qu’Il lui accorde la même récompense que celui qui la lira, l’écoutera, la rapportera et la transmettra aux autres. Qu’Allah soit loué pour tous Ses bienfaits à travers lesquels les œuvres pieuses se terminent.

‘Abd Al-‘Azîz ibn Mouhammad ibn ‘Abdillah As-Sadhân

Les butins de toute une vie (PDF)

Le résumé des butins de toute une vie :