📖 « Simplification des fondements de la croyance pour les gens du commun »
✒️‘Abdoullâh ibn Soulaymân Âlou Mahannâ
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Simplification des fondements de la croyance pour les gens du commun (lien pdf)
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📖 « Simplification des fondements de la croyance pour les gens du commun »
✒️‘Abdoullâh ibn Soulaymân Âlou Mahannâ
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Simplification des fondements de la croyance pour les gens du commun (lien pdf)
🎙Par le chaykh palestinien Jihâd Al-‘Âyich
🌹Un magnifique rappel sur la fraternité islamique🌹
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Toutes les louanges appartiennent au Seigneur de l’univers. Que la prière et le salut d’Allah soient sur notre maître Mouhammad, ainsi que sa famille et l’ensemble de ses Compagnons.
Ceci étant dit :
Dans cette conférence, chers frères, nous ne parlerons pas des j**** qui se sont opposés à nous. Nous parlerons plutôt de certains musulmans qui nous ont abandonnés.
Et ceci nous rappelle le hadith du Prophète ﷺ : « Il y aura toujours un groupe de ma communauté sur la vérité qui sera victorieux. Ceux qui les abandonneront ou s’opposeront à eux ne leur causeront aucun préjudice. Et ce, jusqu’à ce que l’ordre d’Allah vienne. »
Comme l’a évoqué le Prophète ﷺ dans de nombreuses autres versions de ce hadith et dans d’autres termes.
Nous parlerons donc de ceux qui ont abandonné les musulmans, de ceux qui ont secouru et soutenu les j****, de ceux qui ont endossé avant son heure le rôle de l’arbre Gharqad (Nitraria).
Nous disons à ceux qui ont vendu leur religion pour seulement quelques biens mondains, dans le but de secourir les j**** ; à ceux qui ont abandonné Jérusalem et la Mosquée d’où le Prophète fut élevé au ciel ; à ceux qui ont offert aux j**** les moyens d’acquérir de la force et de se protéger ; à tous ceux qui ont empêché les j**** de sombrer dans les abîmes : « Ne soyez pas comme l’arbre Gharqad derrière lequel les j**** se cachent ! »
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Des musulmans ont été grandement massacrés et des femmes ont été prises captives dans cette ville. Des évènements vraiment tragiques s’y sont produits.
En réalité, quiconque lit l’histoire islamique, notamment dans le contexte de la lutte contre les croisés au Châm ou en Andalousie, constatera que de nombreux drames et massacres ont probablement été encore plus violents que ceux perpétrés de nos jours contre les musulmans par les croisés et les sionistes. Et s’ils ne sont pas plus violents, alors ils sont semblables.
Je pense – et Allah est plus savant – que, sous certains aspects, les massacres qui se sont produits dans l’histoire étaient plus violents.
Dans l’histoire contemporaine que nous connaissons aujourd’hui, nous n’avons jamais entendu parler du meurtre de 70 000 musulmans au cours d’un seul évènement.
N’est-ce pas ?
Bien sûr, il y a eu des massacres où 4000, 5000, 7000 personnes, voire plus, ont été tuées. Parfois, avec la prolongation de la guerre, un grand nombre peut mourir. Mais en un seul évènement ? Nous n’en avons pas entendu parler dans notre histoire contemporaine.
Cela s’est produit lorsque les croisés sont entrés à Jérusalem : ils ont tué 70 000 musulmans.
Il y a aussi eu des exemples similaires dans l’histoire andalouse. Et peut-être qu’Allah nous permettra un jour de réaliser une série sur l’histoire de l’Andalousie avec cette approche axée sur la réforme.
Les massacres perpétrés et le nombres de musulmanes capturées dans l’histoire andalouse, lorsque les croisés envahissaient certains endroits, étaient vraiment désolants et douloureux.
Et même si tu ressens de la douleur face aux drames et aux massacres qui se sont produits à travers l’histoire, cette douleur reste moindre, car c’est de l’histoire ancienne.
Néanmoins, je me souviens encore de ce que j’ai pu ressentir en apprenant que de nombreuses femmes avaient été faites captives en Andalousie. Soubhana Allah, c’est comme si ce drame s’était produit aujourd’hui, tant il était terrible et d’une extrême violence.
Cette tragédie s’est donc passée, et elle fait désormais partie de l’histoire à travers laquelle l’individu tire des leçons et perçoit l’ampleur des épreuves pouvant frapper les musulmans lorsqu’ils se trouvent dans un état d’humiliation et d’avilissement général.
Si vous vous souvenez bien, j’avais évoqué un enseignement lié à la réforme dans un cours précédent. Nous avions dit que lorsque les calamités frappent les pays musulmans en période de faiblesse, leur impact est décuplé. En revanche, si elles surviennent en période de force et d’ascendance, aussi douloureuses soient-elles, leur impact reste limité. Et c’est exactement ce qui s’est produit à l’époque de Nour Ad-Dîn Az-Zankî, lorsque les croisés se dirigeaient vers l’Égypte. Oui, un événement tragique s’est produit où des musulmans ont été tués et des femmes ont été capturés à Bilbéis. Cependant, son impact est resté limité. Comment ça limité ? C’est-à-dire que la situation a pu être redressée. Des armées islamiques pouvaient être envoyées, des personnes étaient capables d’apporter de l’aide, une force était présente, et il y avait des gens qui se souciaient de l’Islam, qui pouvaient agir et faire quelque chose.
Et pour moi, ce point est l’une des leçons les plus cruciales concernant la réforme [de la Oummah] que l’on puisse tirer de l’histoire.
La véritable calamité ne réside pas dans l’ampleur du massacre ou du malheur. La véritable calamité est de savoir : peut-on se ressaisir, oui ou non ? Peut-on surmonter ce qui s’est passé ou non ? Peut-on se venger des auteurs de ce crime ou non ? Peut-il y avoir un événement qui apaisera les cœurs des croyants ou non ? C’est là toute la question.
Si le malheur survient en période de faiblesse et d’humiliation, alors c’est là que réside la plus grande calamité.
Le malheur frappe sans qu’il n’y ait de sursaut, puis un malheur encore plus grand s’ensuit, et ainsi de suite, sans que personne ne puisse réagir face à celui-ci, même si l’on pleure jusqu’au sang.
C’est pourquoi une immense récompense attend le croyant, ou le groupe de croyants, qui permettra à l’Islam de retrouver sa force. Cette récompense ne se limite pas uniquement à ce qu’ils ont fait eux même, mais elle s’étend aussi à toutes les répercussions positives qui découleront de cette force sur l’ensemble la communauté islamique.
C’est un immense bienfait qu’Allah accorde à tous ceux qui sont la cause du retour de la puissance de l’Islam et des musulmans.
Et c’est précisément ce qui s’est passé à l’époque de Noûr Ad-dîn Zankî.
Certes, les croisés ont fait ce qu’ils ont fait, mais les musulmans ont su se ressaisir.
Ainsi, peu de temps après le massacre de Bilbéis, les croisés ont été contraints de battre en retraite et n’ont pu poursuivre la colonisation de l’Égypte. D’ailleurs, ils n’ont plus réussi à envahir aucune autre ville par la suite. Pourquoi ? Car l’armée musulmane est arrivée. Asad Ad-dîn Chirko s’est rendu pour la troisième fois en Égypte, envoyé par Noûr Ad-dîn Zankî. Certes, Châwar avait promis aux musulmans certaines richesses, etc. Mais il avait également proposé 2 millions de dinars aux croisés [pour qu’ils n’envahissent pas l’Égypte]. Pourtant, cela ne les a pas arrêtés.
Mais l’idée est qu’il existait quelque chose qui pouvait les forcer à se plier, à s’arrêter et leur faire mal.
Mais si la situation n’est pas ainsi, alors il s’agit de la grande calamité évoquée par Ibn Al-Athîr : « Quelqu’un peut-il écrire sur la mort de l’Islam ? » Lorsque les Mongols et les Tatars sont arrivés, il ne les a pas qualifiés de calamité, mais a plutôt parlé de condoléances adressées l’Islam. « Je suis assis là à faire le deuil de l’Islam. » C’est-à-dire que personne ne réalisait ce qui se passait. Était-il possible qu’une telle chose se produise dans les pays musulmans ? Oui.
Supposons, par exemple, que l’avancée des Tatars se soit produite à l’époque de gloire de Mahmoûd ibn Soubouktikîn. Ce dernier, au minimum, les aurait retardés pendant une très longue période, bien plus longue que celle durant laquelle ils ont avancés.
Les butins de toute une vie (PDF)
Par le chaykh ‘Abd Al-‘Azîz ibn Mouhammad ibn ‘Abdillah As-Sadhân
Toutes les louanges appartiennent à Allah qui enseigna à travers le calame et enseigna à l’homme ce qu’il ignorait. Que les éloges et les salutations d’Allah soient sur celui à qui les paroles concises et pleines de sens ont été données, mais aussi sur ses émérites et vertueux Compagnons, ainsi que ceux qui auront emprunté leur voie, suivi leurs traces et participé à la propagation de la science par la parole ou la plume.
Ceci dit :
L’un des moyens de tirer profit de la science pour celui qui l’écrit, la lit et celui à qui elle parviendra, est d’en faciliter la présentation, à l’écrit ou à l’oral, car cela est plus à même d’être compris, mémorisé et transmis à autrui.
Je crois d’ailleurs que l’auteur de cette thèse, qui est un véritable butin dans son titre, son contenu et dans le style avec laquelle elle a été rédigée, a su remporter deux butins parmi les butins que l’on retrouve dans les compilations [de hadiths] :
Le premier : à ma connaissance, c’est un type de compilation encore jamais vu concernant les œuvres méritoires.
Le second : il a su réunir des informations qui étaient éparpillées et les classer. Il a également utilisé différentes couleurs pour sa thèse, selon le texte ; ce qui permet, sans aucun doute, au lecteur de mieux mémoriser les propos et les assimiler. D’ailleurs, je ne connais pas d’ouvrage hormis cette thèse, à mon humble connaissance, ayant emprunté cette méthodologie dans les œuvres méritoires.
Également, l’un des mérites de sa thèse est d’avoir veillé à rapporter les hadiths dont la chaîne de transmission est authentique ou bonne. Et c’est une bonne chose que l’auteur a faite ! En effet, nombreux sont ceux qui parlent ou écrivent à propos des œuvres méritoires en s’appuyant sur des hadiths faibles, voire mensongers.
Il est possible que la voie de certains savants du hadith permettant l’utilisation de hadiths faibles soit une justification pour ceux qui s’appuient sur ces hadiths faibles. Néanmoins, l’autre voie – la plus prudente et la meilleure – est de se contenter de ce qui est bon et authentique et de se passer du reste. Et quelle belle parole prononcée par l’imam du hadith, ‘Abdoullah ibn Al-Moubârak رحمه الله : « Il y a suffisamment de quoi s’occuper avec les hadiths authentiques pour se passer des hadiths faibles. »
En résumé, concernant cette thèse :
Elle contient plusieurs introductions et résultats, accompagnés de preuves et d’arguments, le tout ornée de différentes couleurs facilitant la mémorisation et la compréhension. Ceci concerne cette thèse.
Quant à l’auteur, il s’agit du professeur et docteur Mouhammad ibn ‘Abd Ar-Rahmân As-Soubayhîn, dont j’ai pu profiter de la science dans la langue arabe, la grammaire et, avant cela, dans ses bons comportements. C’est d’ailleurs lui qui est plus en droit de me présenter. Je considère que cette préface à son égard résulte de la bienfaisance de l’étudiant envers les enfants de son chaykh. En effet, son père était l’un de mes chouyoûkh à l’institut scientifique de Riyad, et j’ai pu tirer profit de sa science et ses conseils. Qu’Allah fasse que le Firdaws soit sa demeure finale ! Et qu’Il bénisse sa descendance et ses petits-enfants.
Avant de conclure :
Je propose au professeur et docteur Mouhammad d’élargir sa méthodologie et de réunir les hadiths, qu’il estime judicieux, concernant quatre piliers [de l’Islam] : la prière, l’aumône obligatoire, le jeûne et le pèlerinage, en rapportant les termes des hadiths et en clarifiant le type de récompense : expiation de péchés, élévation en degré, etc.
Pour conclure :
Qu’Allah récompense le professeur et docteur Mouhammad pour ses efforts et sa créativité. Je suis très optimiste quant au bénéfice tiré de sa thèse ! D’ailleurs, l’un des points qui permettra d’étendre ce bénéfice à un maximum de personnes, par la grâce d’Allah, est que son contenu traite des œuvres méritoires liées au dogme, à l’adoration et aux actes de bienséance, et montre ainsi l’immense faveur d’Allah le Très Haut dans des œuvres qu’Il a rendues faciles à accomplir. Ceci nous incitera donc à lire cette thèse, pour la science qu’elle renferme, et à œuvrer avec.
Je pense d’ailleurs que les signes de la réussite qu’Allah lui a écrite sont apparents à la fois dans l’écriture et la hiérarchisation de ces butins.
Je demande à Allah le Très Haut qu’Il fasse que les fruits de cette thèse soient des butins profitables pour son auteur ici-bas, dans sa vie intermédiaire et son au-delà. Mais aussi qu’Il lui accorde la même récompense que celui qui la lira, l’écoutera, la rapportera et la transmettra aux autres. Qu’Allah soit loué pour tous Ses bienfaits à travers lesquels les œuvres pieuses se terminent.
‘Abd Al-‘Azîz ibn Mouhammad ibn ‘Abdillah As-Sadhân
Les butins de toute une vie (PDF)

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Toutes les louanges appartiennent à Allah, Seigneur de l’univers. Que la prière et le salut soient sur notre Prophète Mouhammad, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses Compagnons.
Ceci dit :
L’évocation d’Allah figure parmi les adorations les plus grandioses, mais aussi parmi les plus faciles. Le serviteur a besoin de celle-ci bien plus encore que la nourriture et la boisson. Cette adoration satisfait le Tout Miséricordieux, repousse Satan, dissipe l’affliction et les soucis, et suscite le bonheur et la joie. Quiconque mentionne Allah سُبْحَانَهُ, Allah le mentionne également, l’aime et le rapproche de Lui.
L’individu qui se pare des actes de bienséance islamique s’embellit. En agissant ainsi, il se conforme aux textes religieux et fait preuve de noblesse. Ibn Sirîn رحمه الله a dit : « Les Compagnons apprenaient la bonne conduite de la même manière qu’ils apprenaient la science. »
L’étudiant en science est un exemple pour les autres. Il doit être le premier à se parer des actes de bienséance dans la vie de tous les jours et lors de ses interactions, mais aussi le premier censé évoquer constamment Allah, quelles que soient les situations qu’il traverse.
C’est en raison de l’importance des formules de rappel et des actes de bienséance que j’ai compilé plusieurs hadiths en tenant compte de leur authenticité. J’ai veillé à leur donner des titres, à les classer, et j’ai pris soin d’expliquer les mots difficiles. Je les ai divisés en deux parties : une sur les formules d’évocation et une autre sur les actes de bienséance, que j’ai fait tous deux précéder par des œuvres méritoires. J’ai intitulé cette épitre : « Les formules d’évocation et les actes de bienséance », qui est le premier des différents niveaux des « Épitres religieux de l’étudiant en science » (Moutoûn tâlibi-l-‘ilm).
J’implore Allah de rendre cette épitre profitable et d’en faire pour nous une provision le Jour de la Résurrection.
Que la prière d’Allah et Son salut soient sur notre Prophète Mouhammad, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses Compagnons.
Dr. ‘Abd Al-Mouhsin ibn Mouhammad ibn Al-Qâsim
Imam et orateur de la noble Mosquée Prophétique
Les formules d’évocation et les actes de bienséance (pdf)
La table des matières

Sermon prononcé le vendredi 20 du mois de Mouharram, en l’an 1446 de l’hégire, dans la Mosquée Prophétique.
Toutes les louanges appartiennent à Allah. Nous Le louons, Lui demandons Son aide et Son pardon. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre le mal qui est en nous-mêmes et contre celui de nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide nul ne peut l’égarer, quant à celui qu’Il égare nul ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, l’Unique, Celui qui n’a aucun associé. Et j’atteste que Mouhammad est le serviteur d’Allah et Son messager. Que la prière d’Allah soit sur lui, sa famille et ses compagnons, ainsi que Ses nombreux saluts.
Ceci dit :
Serviteurs d’Allah ! Craignez Allah d’une crainte véritable, que ce soit en secret ou en apparence.
Ô musulmans :
Allah envoya Ses Messagers afin que les gens sortent des ténèbres vers la lumière. Ainsi, quiconque répond favorablement à leur appel quittera les ténèbres pour la lumière du chemin menant à la guidée. Mais quiconque s’y refuse demeurera dans les ténèbres de l’ignorance et de l’insouciance à l’égard de son âme et de sa complétude.
L’insouciance concernant la religion et la Demeure finale est à l’origine de tous les maux et l’une des plus grandes maladies du cœur. Elle prive le serviteur du bien de cette vie mondaine et de l’au-delà, ainsi que de jouir des délices qui s’y trouvent. Tout manquement qui touche le serviteur n’est dû qu’à cette insouciance.
Allah سُبْحَانَهُ a pris l’engagement des fils d’Adam en les faisant témoigner qu’Allah est leur Seigneur et la seule divinité qu’ils adorent, afin qu’ils ne se justifient pas par leur insouciance. Allah le Très Haut dit :
وَإِذْ أَخَذَ رَبُّكَ مِنْ بَنِي آدَمَ مِنْ ظُهُورِهِمْ ذُرِّيَّتَهُمْ وَأَشْهَدَهُمْ عَلَى أَنْفُسِهِمْ أَلَسْتُ بِرَبِّكُمْ﴿
﴾قَالُوا بَلَى شَهِدْنَا أَنْ تَقُولُوا يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّا كُنَّا عَنْ هَذَا غَافِلِينَ
{Et lorsque ton Seigneur tira des reins des fils d’Adam leur descendance qu’Il fit témoigner : « Ne suis-Je pas votre Seigneur ? » « Si, nous en témoignons », répondirent-ils. Vous ne pourrez donc arguer, le Jour de la résurrection, de votre insouciance.} [Al-A‘râf, v.172].
Allah le Très Haut révéla le noble Coran afin de couper court à cette forme de justification, Allah سُبْحَانَهُ dit :
وَهَذَا كِتَابٌ أَنْزَلْنَاهُ مُبَارَكٌ فَاتَّبِعُوهُ وَاتَّقُوا لَعَلَّكُمْ تُرْحَمُونَ﴿
﴾أَنْ تَقُولُوا إِنَّمَا أُنْزِلَ الْكِتَابُ عَلَى طَائِفَتَيْنِ مِنْ قَبْلِنَا وَإِنْ كُنَّا عَنْ دِرَاسَتِهِمْ لَغَافِلِينَ
{Et voici un livre béni que Nous avons également révélé. Conformez-vous donc à ses enseignements et gardez-vous de transgresser ses commandements dans l’espoir d’être touchés par Notre grâce. Cela, afin que vous n’ayez pas à dire : « Le Livre n’a été révélé qu’à deux communautés avant nous, et nous étions beaucoup trop distraits pour songer à les étudier. »} [Al-An‘âm, v.155 – 156].
Allah a interdit à Son Messager ﷺ d’être parmi les insouciants :
﴾وَلَا تَكُنْ مِنَ الْغَافِلِينَ﴿
{Ne sois pas du nombre des insouciants.} [Al-A‘râf, v.205].
Le Prophète ﷺ cherchait protection contre l’insouciance en disant : « Ô Allah ! Je cherche refuge auprès de Toi contre l’impuissance et la paresse, l’avarice et la décrépitude, la dureté du cœur et l’insouciance. (Allâhoumma innî a‘oûdhou bika mina-l-‘ajzi wa-l-kasali, wa-l-boukhli wa-l-harami, wa-l-qaswati wa-l-ghflah) » (Rapporté par Ibn Hibbân).
Allah a ordonné Son Messager ﷺ d’avertir les gens afin qu’ils ne soient pas rongés par les regrets en raison de leur insouciance :
﴾وَأَنْذِرْهُمْ يَوْمَ الْحَسْرَةِ إِذْ قُضِيَ الْأَمْرُ وَهُمْ فِي غَفْلَةٍ وَهُمْ لا يُؤْمِنُونَ﴿
{Avertis les hommes du Jour de tous les regrets, Jour où Notre arrêt sera prononcé mais que, dans leur insouciance, ils préfèrent aujourd’hui renier.} [Maryam, v.39].
Allah nous a informé de la proximité du Jour où les gens seront jugés dans le but qu’ils se réveillent de leur insouciance :
﴾اقْتَرَبَ لِلنَّاسِ حِسابُهُمْ وَهُمْ فِي غَفْلَةٍ مُعْرِضُونَ﴿
{Le jugement des hommes approche. Mais ces derniers, insouciants, se détournent de Nos avertissements.} [Al-Anbiyâ, v.1].
Le Très Haut blâma ceux qui ne connaissent que l’apparence de ce bas monde mais sont inattentifs à l’au-delà :
﴾يَعْلَمُونَ ظَاهِرًا مِنَ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَهُمْ عَنِ الْآخِرَةِ هُمْ غَافِلُونَ﴿
{Ils ne connaissent que les charmes apparents de cette vie et ne se soucient nullement de l’au-delà.} [Ar-Roûm, v.7].
Chaque communauté qui n’est plus avertie et dans laquelle le rappel ne se fait plus sombrera dans l’insouciance :
﴾لِتُنْذِرَ قَوْماً مَا أُنْذِرَ آباؤُهُمْ فَهُمْ غَافِلُونَ﴿
{Afin que tu avertisses un peuple dont les ancêtres n’ont pas été avertis, si bien qu’ils vivent dans l’insouciance.} [Yâ-sîn, v.6].
Allah nous a d’ailleurs informé que beaucoup sont inattentifs aux signes d’Allah :
﴾وَإِنَّ كَثِيراً مِنَ النَّاسِ عَنْ آياتِنا لَغَافِلُونَ﴿
{Nombre d’hommes restent cependant indifférents à Nos signes.} [Yoûnous, v.92].
Parmi les causes de l’insouciance, il y a l’amour et l’attachement à ce bas-monde en le préférant à l’au-delà :
ذَلِكَ بِأَنَّهُمُ اسْتَحَبُّوا الْحَياةَ الدُّنْيا عَلَى الْآخِرَةِ وَأَنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الْكَافِرِينَ *﴿
﴾أُولَئِكَ الَّذِينَ طَبَعَ اللَّهُ عَلَى قُلُوبِهِمْ وَسَمْعِهِمْ وَأَبْصَارِهِمْ وَأُولَئِكَ هُمُ الْغَافِلُونَ
{Cela parce qu’ils ont préféré cette vie à celle de l’au-delà. Et Allah ne saurait guider les mécréants. Voilà ceux dont Allah a scellé le cœur, l’ouïe et la vue, si bien qu’ils vivent dans l’insouciance.} [An-Nahl, v.107 – 108].
Certains sages ont dit : « Celui qui regarde ce bas monde sans tirer de leçon, la clairvoyance de son cœur s’effacera selon l’ampleur de cette insouciance. »