Où est Allah ? أين الله؟

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Les textes du Coran, de la Sounna authentique, les paroles des compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée), le consensus des savants montrent qu’Allah est élevé au dessus de Ses créatures. Il est au dessus des cieux, au dessus de Son trône.

LES TEXTES DU CORAN

Il y a différents types de preuves dans le Coran qui montrent cette croyance.
Nous allons nous contenter d’en citer cinq.

1. Allah a informé dans sept versets du Coran qu’Il s’est établi au dessus de Son trône qui est la plus élevée de Ses créatures

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Le Miséricordieux s’est établi au dessus du trône}.
(Sourate Tâhâ n°20, verset 5)

قال الله تعالى : الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى
(سورة طه ٥)

Les 6 autres versets qui sont similaires dans le Coran sont les suivants :
sourate Al-A’râf n°7 verset 54,
sourate Younous n°10, verset 3,
sourate Ar-Ra’d n°13 verset 3,
sourate Al-Fourqân n°25 verset 59,
sourate As-Sajdah n°32 verset 4
et sourate Al-Hadîd n°57 verset 4.

L’imam Al-Qourtoubî (mort en 671 du calendrier hégirien) a dit : « Personne parmi les pieux prédécesseurs n’a renié le fait qu’Allah s’est véritablement établi au dessus de Son trône et Allah a mentionné spécifiquement le trône pour cela car il est la plus grande de ses créatures ».
(Al-Jamî’ Li Ahkâm Al-Qourân vol 9 p.239)

2. Allah a informé qu’Il est au dessus du ciel

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Êtes-vous à l’abri que Celui qui est au dessus du ciel vous enfouisse dans la terre ? Et voici qu’elle tremble! Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au dessus du ciel envoie contre vous un ouragan de pierres? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement}.
(Sourate Al-Moulk n°67, versets 16 et 17)

قال الله تعالى : أَأَمِنتُم مَّن فِي السَّمَاء أَن يَخْسِفَ بِكُمُ الأَرْضَ فَإِذَا هِيَ تَمُورُ / أَمْ أَمِنتُم مَّن فِي السَّمَاء أَن يُرْسِلَ عَلَيْكُمْ حَاصِبًا فَسَتَعْلَمُونَ كَيْفَ نَذِيرِ 
(سورة الملك ١٦ و ١٧)

‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit concernant l’explication de ces versets {Êtes-vous à l’abri du châtiment de Celui qui est dans les cieux ?} : « Il s’agit d’Allah ».
(Zâd Al-Masîr Fî ‘Ilm At-Tafsîr de l’imam Ibn Al-Jawzî vol 8 p.322)

قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما في هذه الآية : أأمنتم عذاب من في السماء و هو الله
(زاد المسير في علم التفسير للإمام بن الجوزي ج ٨ ص ٣٢٢)

L’imam Ibn Jarir At-Tabarî (mort en 310 du calendrier hégirien) a dit dans l’explication du verset {Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au dessus du ciel} : « Il s’agit d’Allah ».
(Tafsîr At-Tabarî vol 23 p 129)

3. Allah a informé qu’Il est au dessus de Ses créatures

Allah a dit concernant les anges (traduction rapprochée du sens du verset) : {Ils craignent leur Seigneur au dessus d’eux et font ce qui leur est ordonné}.
(Sourate An-Nahl n°16, verset 50)

قال الله تعالى : يَخَافُونَ رَبَّهُم مِّن فَوْقِهِمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ
(سورة النحل ٥٠)

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Et c’est Lui le Dominateur au dessus de Ses serviteurs. C’est Lui le Sage, le Parfaitement Connaisseur}.
(Sourate Al-An’âm n°6, verset 18 )

قال الله تعالى : وَهُوَ الْقَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ وَهُوَ الْحَكِيمُ الْخَبِيرُ
(سورة الأنعام ١٨)

4. Allah a informé que certaines de Ses créatures montent vers Lui

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Les Anges ainsi que l’Esprit (*) montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans}.
(Sourate Al-Ma’ârij n°70, verset 4)

(*) C’est à dire l’ange Djibrîl.

قال الله تعالى : تَعْرُجُ الْمَلائِكَةُ وَالرُّوحُ إِلَيْهِ فِي يَوْمٍ كَانَ مِقْدَارُهُ خَمْسِينَ أَلْفَ سَنَةٍ 
(سورة المعارج ٤)

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Vers Lui monte la bonne parole}.
(Sourate Fâtir n°35, verset 10)

قال الله تعالى : إِلَيْهِ يَصْعَدُ الْكَلِمُ الطَّيِّبُ
(سورة فاطر ١٠)

5. Allah a informé que Moussa (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a appelé le pharaon vers la croyance qu’Allah est au dessus de Ses créatures

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Et Pharaon a dit : Ô Hâmân ! Bâtis-moi une tour : peut-être atteindrai-je les voies, les voies des cieux, et ainsi j’apercevrai la Divinité de Moussa mais je pense plutôt que celui-ci est un menteur}.
(Sourate Ghâfir n°40, versets 36 et 37)

قال الله تعالى : وَقَالَ فِرْعَوْنُ يَا هَامَانُ ابْنِ لِي صَرْحًا لَّعَلِّي أَبْلُغُ الأَسْبَابَ / أَسْبَابَ السَّمَاوَاتِ فَأَطَّلِعَ إِلَى إِلَهِ مُوسَى وَإِنِّي لَأَظُنُّهُ كَاذِبًا
(سورة غافر ٣٦ و ٣٧)

L’imam Ibn ‘Abd Al-Barr (mort en 463 du calendrier hégirien) a dit : « Ce verset montre que Moussa (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) affirmait que sa divinité était au dessus du ciel ».
(At-Tamhîd Limâ Fîl-Mouwata Min Al-Ma’âni Wal-Asânîd vol 7 p.133)

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Les grandes lignes de la sourate Al-Kahf (La caverne)

Source : Cours religieux (chaîne Youtube)

Sourate Al-Baqarah [La Vache] (v.124-141) – L’érudit et grand savant chaykh ‘Abd Ar-Rahmân Al-Barrâk حفظه الله

Récitation apaisante de l’érudit et grand savant, chaykh ‘Abd Ar-Rahmân Al-Barrâk حفظه الله تعالى le 27 Ramadan de l’année 1436 hégirienne.

Ô Allah je t’ai dit … et Tu m’as dit

Ô Allah, je t’ai dit « Je souffre ! »
Tu m’as dit : {Et Allah aime les endurants} [Sourate 3, verset 146]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je suis épuisé ! »
Tu m’as dit : {Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité} [Sourate 2, verset 286]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je ne sais plus quoi faire !»
Tu m’as dit : {Implorez-Moi, Je vous exaucerai !} [Sourate 40, verset 60]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je me sens seule ! »
Tu m’as dit : {Allah nous suffit, Il est notre meilleur garant} [Sourate 3, verset 173]

Ô Allah, je t’ai dit : « Personne ne sait ce que porte mon cœur ! »
Tu m’as dit : {Et Allah s’interpose entre l’Homme et son cœur !} [Sourate 8, verset 24]

Ô Allah, je t’ai dit : « C’est impossible ! »
Tu m’as dit : {Implorez-Moi, Je vous exaucerai !} [Sourate 40, verset 60]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je désespère ! »
Tu m’as dit : {Ne désespérez pas de la Miséricorde d’Allah} [Sourate 39, verset 53]

Ô Allah, je t’ai dit : « Donne-moi de l’espoir ! »
Tu m’as dit : {Avec la difficulté, il y a certes une facilité} [Sourate 94, verset 5]

Ô Allah, je t’ai dit « Ne m’oublie pas ! »
Tu m’as dit : {Souvenez-vous de Moi, Je Me souviendrai de vous} [Sourate 2, verset 152]

Récitation de la sourate « Al-Wâqi’ah » (L’Évènement) – Oustâdh Zâmirî

Récitation de la sourate « Âli ‘Imrâne » [La famille d’Imrâne] (v.190-195) – Chaykh ‘Abd Al-‘Azîz Al-‘Asîrî

L’étudiant en science et la lecture du Coran

Le hadîth qui fit perdre connaissance Aboû Hourayrah : « Les trois premières personnes pour lesquelles le Feu sera attisé »

Pile of old books with reading glasses on desk

D’après Aboû Hourayrah رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم  a dit : « Les premiers jugés le Jour de la Résurrection sont : un homme mort en martyr. On l’amènera et Allah عز و جل lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل  demandera : « Qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « J’ai combattu pour Toi jusqu’à mourir en martyr. » Il dira : « Tu as menti. Tu n’as combattu que pour qu’il soit dit [de toi]  : « Il est courageux ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette dans le Feu. Et un homme qui a étudié et enseigné la science [religieuse] et qui récitait le Coran. On l’amènera et Allah عز و جل lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل demandera : « Et qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « J’ai étudié et enseigné la science [religieuse] et j’ai récité le Coran pour Toi. » Il dira : « Tu as menti. Tu n’as étudié la science [religieuse] que pour qu’il soit dit [de toi] : « Il est savant », et tu n’as récité le Coran que pour qu’il soit dit : « Il récite le Coran ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette dans le Feu. Et un autre homme à qui Allah عز و جل a donné de larges richesses et toutes sortes de biens. On l’amènera et Allah lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل demandera : « Et qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « Je n’ai laissé aucun chemin dans lequel Tu aimes qu’on dépense son argent sans le dépenser pour Toi. » Il dira : « Tu as menti, tu n’as agi de la sorte que pour qu’il soit dit [de toi] : « Il est généreux ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette au Feu. » [Rapporté par Mouslim, n°1905]

Chaque fois qu’Aboû Hourayrah رضي الله عنه entreprenait de raconter ce hadîth, il perdait connaissance à cause de sa gravité.
Choufay Al-Asbahî a rapporté qu’il entra en ville un jour et trouva un homme entouré de gens. On lui dit que c’était Aboû Hourayrah. (Choufay nous relate) :
« Je m’approchai de lui jusqu’à me mettre devant lui alors qu’il racontait des hadîths aux gens. Lorsqu’il se tut et qu’il eu terminé, je lui dis avec insistance : « Je te prie de me raconter un hadîth du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم que tu as mémorisé et retenu ». Il me répondit : « Je le ferai. Je vais te faire part d’un hadîth que m’a raconté le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et que j’ai mémorisé et retenu. » Puis, il perdit légèrement connaissance avant de retrouver ses esprits et de dire : « Je vais t’entretenir d’un hadîth que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a raconté en aparté dans cette maison ». Ensuite, il ne tarda  pas à perdre de nouveau connaissance avant de retrouver rapidement ses esprits et de s’essuyer le visage. Il me dit alors : « Je vais t’entretenir d’un hadîth que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a raconté en aparté dans cette maison ». Puis, la même scène se produisit une troisième, puis une quatrième fois ; mais cette fois, il eut un fort malaise et tomba en avant sur son visage. Je dus le tenir longtemps contre moi. Quand il reprit connaissance, il me dit : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a dit … » et il me rapporta le précédent hadîth qu’il termina par : « Puis, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم me tapa sur le genou et me dit : « Ô Aboû Hourayrah ! Telles sont les trois premières catégories de personnes pour lesquelles le Feu sera attisé le Jour de la Résurrection. » [At-Tirmidhî n°2382 ; authentifié par Al-Albânî]

Source : « La sincérité », Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Editions Al-Hadîth

La douceur du Coran (Conférence – Vidéo)

Conférence du Chaykh Soulaymân Ar-Rouhaylî

Sache que lorsque Allah veut du bien pour un serviteur, Il l’éclaire sur ses défauts.

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Sache que lorsque Allah veut du bien pour un serviteur, Il l’éclaire sur ses défauts. Ainsi, celui dont la clairvoyance est complétée n’ignore pas ses défauts, et lorsque il les connaît, il peut y remédier. Mais, la plupart des gens ignorent leurs défauts, ils voient la paille dans l’œil de leur frère et non la poutre dans le leur.

Celui qui veut connaître ses défauts peut emprunter quatre voies :

La première consiste à s’asseoir devant un chaykh qui connaît les défauts de l’âme, pour qu’il l’informe de ses défauts et des voies pour y remédier. Mais cela est devenu très difficile à trouver à notre époque, ainsi, celui qui le rencontre tombe sur un médecin habille, et il ne convient pas qu’il le quitte.

La deuxième consiste à rechercher un ami sincère, clairvoyant et pieux qu’il considérera comme un surveillant de son âme, afin qu’il l’avertisse contre ce qui est réprouvable de ses caractères et actes. Le commandeur des croyants ‘Oumar Ibn Al Khattâb (رضي الله عنه) dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à un homme qui nous fait cadeau de nos défauts. » De même, lorsque Salmân se présenta devant lui, il l’interrogea sur ses défauts, et il répondit : « J’ai entendu dire que tu réunis deux condiments à table et que tu possèdes deux habits : l’un pour la nuit et l’autre pour le jour. -T’est-il parvenu autre chose? -Non. -Pour ces deux choses, je m’en charge.«  ‘Oumar ne cessa de demander à Houdhayfah : « Suis-je parmi les hypocrites ? » Ceci car celui dont le degré de vigilance s’élève redouble d’accusation envers sa personne. Mais il est très difficile à notre époque de trouver un tel ami, car rares sont les amis qui renoncent à la complaisance, informent des défauts ou délaissent la jalousie, et cela ne dépasse pas ce qui est obligatoire. Les pieux prédécesseurs aimaient celui qui les informait de leur défauts, alors qu’aujourd’hui nous considérons généralement que l’homme le plus détestable est celui qui nous fait connaître nos défauts. C’est là une preuve de faiblesse de foi, car les mauvais caractères sont semblables aux scorpions. Si quelqu’un nous avertissait de la présence d’un scorpion sous le vêtement de l’un d’entre nous, nous prendrions cela comme une faveur, et nous emploierions à tuer le scorpion ; et personne n’ignore que les mauvais caractères sont plus nuisibles que le scorpion.

La troisième consiste à tirer profit de ce que disent ses ennemis pour connaître ses défauts, car l’œil courroucé dévoile les méfaits. Et il se peut que le profit tiré d’un ennemi querelleur qui rappelle les défauts soit plus grand que celui de l’ami complaisant qui cache les défauts.

La quatrième consiste à fréquenter les gens et éviter tout ce qu’on voit de détestable chez eux.

 

Source : L’esprit de l’Âme, éditions Tawbah. Photo : Sirat Al Mustaqim