Notions sur le polythéisme sous forme de question

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Quel est le péché le plus grave et le plus énorme auprès d’Allah?

C’est le fait d’associer à Allah [Chirk], car Allah dit : {L’association à [Allah] est vraiment une énorme injustice} [Sourate 31, verset 13], et lorsque l’on demanda au Prophète – صلى الله عليه و سلم – quel péché était le plus grave, il répondit: « C’est le fait de donner à Allah un associé alors que c’est Lui t’a crée. » [Rapporté par Al-Bukhâry et Muslim]

Combien y a t-il de sortes d’association à Allah?

Il y en deux : L’association majeure et l’association mineure

Premièrement : L’association majeure qui exclut celui qui la commet de l’Islam et à qui Allah – عز و جل – ne pardonne pas. Allah dit : {Certes Allah ne pardonne pas qu’on lui donne quelque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut} [Sourate 4, verset 48]. Elle a quatre catégories : Lire la suite

Accrochez-vous au Coran

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Abou Shourayh Al Khazzâ’iy rapporte que le Messager d’Allah – صلى الله عليه و سلم – a dit :

« Réjouissez-vous et annoncez la bonne nouvelle, n’attestez-vous pas qu’il n’y a pas de divinité sauf Allah et que je suis le Messager d’Allah ?  » Il répondirent : Biensûr.

Il – صلى الله عليه و سلم – dit : « Ce Coran là est une corde dont l’une des extrémités est dans la Main d’Allah et l’autre entre vos mains ; accrochez-vous au Coran et vous ne vous égarerez jamais et ne serez jamais anéantis. »

AsSahîha (713)

Annoncez-donc la bonne nouvelle aux étrangers (al ghurabâ)

Le Cœur des Croyants (2)

Aboû Hourayrah – رضي الله عنه – rapporte que le Messager d’Allah – صلى الله عليه و سلم – a dit : « L’Islam a commencé en étant considéré comme quelque chose d’étrange et redeviendra quelque chose d’étrange. Annoncez-donc la bonne nouvelle aux étrangers (al ghurabâ), à savoir ceux qui rétablissent ce que les gens ont corrompus. » [Rapporté par Mouslim et Ibn Majah] et on trouve également un rajout dans d’autres versions selon les gens du Hadith, on lui demanda :  « Qui sont ces étrangers, Ô Messager d’Allah ? ». Il répondit : « Ceux qui corrigent ma Sounna (tradition prophétique) après qu’elle ait été corrompue par les gens qui sont venus après moi. » Et dans une autre narration, il répondit à la même question: « Ils sont un petit groupe de gens pieux qui vivent parmi une population majoritairement corrompue. Ceux qui s’opposent à eux sont plus nombreux que ceux qui les suivent ».


Chaykh Salih Ibn Fawzan Ibn ‘Abdillah Al-Fawzan dans l’Explication de « La parole de l’unicité »  a dit : « Le vrai islam est  étrange de nos jours. Les gens prétendent certes, pratiquer l’islam.  Le nombre de musulmans s’élève à plus d’un milliard aujourd’hui. Mais le vrai islam est étrange (aux yeux des gens). Si ce fameux milliard portait l’islam authentique, aucun adversaire dans le monde ne pourrait lui résister. Les ennemis, qui sont pourtant les frères des singes et des porcs, et qui furent frappés par l’humiliation et l’avilissement, ont la main mise aujourd’hui sur les pays musulmans. À la bataille de Badr, les partisans du Prophète  (صلى الله عليه و سلم) étaient environ 310. Qu’ont-ils réussi à faire ? Le nombre des Compagnons était infime à comparer de tous les habitants de la terre. Cela ne les a pas empêchés de conquérir de grands territoires et de provoquer la chute des empires perse et romain. Ils se trouvèrent à la tête du monde, car ils adhéraient à l’islam authentique. Ils ne se contentaient pas de prétendre appartenir à cette religion. »

Avons-nous perdu les gens au nom du Tawhid

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Question :

Qu’Allah soit bienfaisant envers vous. Que dites-vous sur une personne qui dit »Nous avons perdu les gens au nom du tawhid. » ?

Réponse :

Ceci est une erreur. Le tawhid réunit les cœurs, unit les rangs et fait de la communauté une seule communauté. Nous ne pouvons être une seule communauté que si nous unifions Allah et que nous lui vouons un culte sincère.

Allah تعالى a dit :

وَدُّوا لَوْ تُدْهِنُ فَيُدْهِنُونَ


« Ils aimeraient bien que tu transiges avec eux afin qu’ils transigent avec toi. »

C’est-à-dire que les polythéistes aimeraient que tu délaisses le tawhid et que tu ne montres pas ton désaveu du polythéisme ainsi ils te flatteront et t’aimeront.

Mais non, il est plutôt obligatoire d’élever le tawhid et de l’extérioriser, et peu importe qui est satisfait ou mécontent de cela.

Cheikh Abdul’Aziz Ibn ‘Abdillah Ali Cheikh

Traduit et publié par daralhadith-sh.com

La miséricorde fait partie de la foi (Al-Imâne)

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A chaque fois que la foi (Al-Imâne) d’une personne augmente sa miséricorde envers ses frères augmente également. Ainsi, l’intensité de sa miséricorde résulte de la puissance de sa foi alors que sa faiblesse est causée par la fragilisation de celle-ci. Et ceci est apparent dans sa parole صلى الله عليه و سلم : « L’exemple des croyants dans leur amour mutuel et leur miséricorde les uns envers les autres est comme l’exemple du corps ».

Et cela car notre Dieu qui est Le Seul en droit d’être adoré et vers qui nous nous tournons, est Très miséricordieux et Il aime ceux qui le sont. Et notre religion est une religion de miséricorde, notre prophète صلى الله عليه و سلم est un prophète de miséricorde, et notre livre, le Coran, est un livre de miséricorde, et Allah a décrit Ses serviteurs croyants comme étant « {miséricordieux entre eux.}. (Sourate 48, verset 29)

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al Badr – حفظه الله –

الرحمة من الإيمان

Les gens face à la Vérité

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Dans la recherche de la vérité, les gens sont de deux catégories :

  • Une catégorie qui désire la vérité, la demande et qui, lorsqu’elle l’atteint, se réjouie et l’accueille par l’acceptation et l’agrément.
  • Et une autre catégorie qui éprouve de la répugnance pour celle-ci et qui ne cherche pas à l’atteindre. Et si certaines choses de la vérité lui étaient exposées, elle se chargerait de les repousser.

Chacun de ces deux groupes possède une caractéristique qui lui est propre. Ad-Dârimî – رحمه الله – a dit dans son livre « La réfutation des Jahmyyah » :
« Celui qui veut l’anormalité plutôt que la vérité suivra les propos singuliers (qui contredisent les textes religieux) des hommes de science et s’attachera à leurs lapsus et erreurs.
Quant à celui qui désire la vérité suivra de leurs paroles ce qui est le plus répandu et il retournera à leurs avis majoritaires. »

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al Badr – حفظه الله –

حال الناس مع الحق

الناس في تحري الحق وطلبه قسمان : قسم يريده ويطلبه وإذا ظفر به فرح وتلقاه بالقبول، وقسم آخر نفسه عازفة عن الحق وغير مقبلة عليه وإذا عرض له شيء من الحق تكلف في رده، ولكلٍّ منهما علامة، قال الدارمي رحمه الله في كتابه الرد على الجهمية: «الَّذِي يُرِيدُ الشُّذُوذَ عَنِ الْحَقِّ ، يَتَّبِعُ الشَّاذَّ مِنَ قَوْلِ الْعُلَمَاءِ ، وَيَتَعَلَّقُ بِزَلَّاتِهِمْ ، وَالَّذِي يَؤُمُّ الْحَقَّ فِي نَفْسِهِ يَتَّبِعُ الْمَشْهُورَ مِنْ قَوْلِ جَمَاعَتِهِمْ ، وَيَنْقَلِبُ مَعَ جُمْهُورِهِمْ».

عبد الرزاق البدر حفظه الله

Source : al-badr.net (traduit par le site le cœur des croyants.)

Description de notre bien-aimé (ﷺ)

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La nuit de la Hijra, le Prophète -صلى الله عليه و سلام-, accompagné de Abou Bakr -رضي الله عنه- et du serviteur de ce dernier ‘Amir Ibn Fouhayra, se sont dirigés vers la tente de Oum Ma’bad qui y était assise.
Quand le Prophète -صلى الله عليه و سلام- lui a demandé s’il pouvait lui acheter de chez elle de la viande ou du lait, elle n’a rien trouvé chez elle de cela et a dit :

« Par Allah, si nous avions quelque chose, je vous l’aurais donné« .

Alors le Prophète -صلى الله عليه و سلام- a regardé autour de lui et a vu dans un coin de sa tente une chèvre toute maigre.

Le Prophète -صلى الله عليه و سلام- dit alors à Oum Ma’bad:
– «Ne donne-t-elle point du lait?»

– «Elle est trop malade pour cela».

– «Me permets-tu de la traire?»

– «Si tu vois qu’elle peut te donner du lait, vas-y», répondit la femme.

Le Prophète -صلى الله عليه و سلام-  appela la chèvre qui s’approcha de lui.

Il essuya ses mamelles de sa main, cita le nom d’Allah et pria pour elle.
La chèvre écarta les pattes et donna une grande quantité de lait au point de remplir un seau entier.
Il donna ensuite à boire à Oum Ma’bad, puis à ses compagnons et fut le dernier à se désaltérer en disant:
«Celui qui donne à boire aux gens devra se désaltérer en dernier».

Puis il a trait une deuxième fois la chèvre et laissa à Oum Ma’bad en disant :
« Garde ceci pour Abou Ma’bad quand il reviendra ».

Peu de temps après, quand son mari revint, il s’étonna de trouver du lait et demanda :
« D’où vient ce lait Oum Ma’bad, car il n’y a rien qui donne du lait à la maison, et la chèvre est improductive. »
Elle dit alors : « Par Allah, ce n’est que la visite d’un homme béni »
Il lui demanda : « Décris-le moi, Oum Ma’bad ».

C’est ainsi qu’elle dit :

« Il était incroyablement lumineux et de grande beauté.

Il avait un visage splendide.

Son ventre ne bombait pas, sa tête n’était pas petite, elle avait des traits fins et harmonieux.

Il avait des yeux attirants noirs vifs fin arqués par des sourcils continus.

Sa voix était cassée.

Le blanc de ses yeux était très blanc et le noir, très noir, donnant l’impression d’avoir du khol, ses sourcils s’affinaient, avec un petit duvet entre eux.

Il avait un joli cou mince.

Quand il se taisait, il impressionnait, et quand il parlait, il dominait et accroîssait l’émerveillement, son élocution était très agréable, claire et concise, jamais superflue, au point qu’on aurait dit que des perles sortaient de sa bouche.

De loin, il était le plus beau et le plus merveilleux des hommes, et de près, le meilleur.

Sa taille était moyenne, ni trop grande au point de forcer l’élévation du regard, ni trop petite au point d’exiger l’abaissement des yeux.

Il était telle une jolie ramure entre deux, mais la plus plaisante des trois à regarder ».

« Il était toujours entouré par ses Compagnons qui prenaient soin de lui.

A chaque fois qu’il prononçait quelque chose, les auditeurs l’écoutaient avec une attention passionnée et chaque fois qu’il donnait un ordre, ils rivalisaient d’ardeur pour l’exécuter.

Il était servi et entouré, mais jamais renfrogné ni critiqueur ».

Rapporté par al bayhaqi
[extrait de Zad Al-Ma’ad d’ibn al qayyim]

Ibn kathir cite qu’Abou Ma’bad dit alors :

« Par Allah, c’est ce qouraychite qui est recherché, et si je le voyais, certes, je le suivrais et je ne manquerai pas de trouver un chemin vers lui. »

Puis, ils émigrèrent, sa femme et lui, à Médine et se convertirent.

Source : http://www.toutpourlemusulman.fr/

La jeune fille et le lait

Lait

D’après Abd Allah ibn Zayd ibn Aslam رضي الله عنه , son grand père a dit qu’il était en compagnie de ‘Umar ibn al Khattab رضي الله عنه alors qu’il effectuait l’une de ses rondes de nuit à Médine. S’étant senti fatigué, il s’appuya contre un mur. Cela se passait au coeur de la nuit. Et à ce moment là, ils entendirent une femme de l’autre côté du mur, dire à sa fille :

« Lèves toi, prends ce lait et mélange le avec de l’eau. 

Mère, répondit la fille, n’es tu pas au courant du décret promulgué aujourd’hui par le Commandant des croyants ? 

-Et quel fut son décret ? lui demanda sa mère.

– Il a ordonné à quelqu’un d’annoncer au gens qu’il était interdit de vendre le lait mêlé d’eau. » répondit la fille.

« Chère fille, tu es dans un endroit où ‘Umar ne pourrait te voir. Lève-toi donc et ajoute de l’eau à ce lait.

– Mère! Si ‘Umar ne sait pas ce que nous faisons, le Seigneur de ‘Umar, Lui, sait. Par Allah, je trouve inadmissible d’obéir à Mon Seigneur en public et de Lui désobéir quand je suis toute seule. » […]

Suite à cela, ‘Umar convoqua ses fils et leur dit : « si l’un d’entre vous a besoin d’une épouse, je suis prêt à le marier. Et sachez que si votre père avait encore envie de femmes, personne d’entre vous ne l’aurait devancer pour épouser la jeune fille qu’il vous propose. » […] ‘Âsim lui dit : « Je n’ai point d’épouse et je voudrais bien que tu me maries avec elle. »

‘Umar convoqua la jeune fille et la maria à ‘Âsim. Plus tard, ce couple engendrera une fille qui sera la mère du calife ‘Umar ibn Abd Al ‘Azîz. 

« Ce récit illustre, l’éveil de conscience que l’islam a enraciné dans l’esprit de cette jeune fille musulmane. Si elle fut pieuse et dans le droit chemin, en privé comme en public, c’est parce-qu’elle avait la certitude qu’Allah était avec elle en permanence, et qu’Il écoutait tous ces dires et observait tous ces actes. Telle fut la foi authentique donc l’effet fut l’ascension de cette jeune fille au degré de la haute bienfaisance _ al ihsân. Allah, d’ailleurs, l’en a récompensé en l’honorant par ce mariage béni, puisque dans sa descendance il y eut, ‘Umar ibn Abd Al ‘Azîz رضي الله عنه, le Cinquième Calife Bien Guidé. » (1)

(1) La personnalité de la Musulmane, Dr Mohammed Ali al-Hachimi.