La notoriété d’ici-bas, et la renommée dans l’au-delà

Regarde comment des cœurs ont élevé des gens qui étaient autrefois des esclaves et des domestiques, et élevé leurs souvenirs par-dessus les nuages.

Par Allah  ! Si leurs cœurs n’avaient pas été purs et sincères, Allah aurait très certainement anéanti leur renommée, disséminé leur science et fait disparaître leur histoire  ; ou bien, Il aurait pu décréter que toutes ces choses-là (renommée, science et histoire) se soient associées au mal et au mauvais.

Mais voici le cœur vivant ; celui qui continu de battre même après la mort de son hôte, dont le bon souvenir et la noble histoire ne cessent d’être évoqués.

C’est cela qu’évoqua Al-Amîr Chawqî رحمه الله en disant  :

«  Il y a deux sortes de gens  : Les morts alors qu’ils sont en vie,

Puis d’autres sous terre, mais vivant.  »

Ibn Abî Laylâ رحمه الله a dit  : «  ‘Îsâ Ibn Moûsâ, qui était injuste et un nationaliste arabe très chauviniste, m’a questionné  : «  Qui était l’érudit de Al-Basrah  ?  »
«  Al-Hasan Ibn Abî Al-Hasan[1]  » répondis-je

«  Et qui d’autre  ?  »
«  Mouhammad Ibn Sîrîn [2] »

«  Et qui étaient-ils  ?  »
«  Tous deux furent esclaves.[3] »

Puis il demanda  : «  Qui était l’érudit de La Mecque  ?  »
«  ‘Atâ Ibn Abî Rabâh[4], Moujâhid Ibn Jabr[5], Sa’îd Ibn Joubayr[6] et Soulaymân Ibn Yasâr[7].  » répondis-je
«  Et qui étaient-ils  ?  »
«  Des esclaves  »

Son visage se mit à changer de couleur, puis il demanda  : «  Qui était l’érudit parmi les gens de Qoubâ (Médine)  ?  »
«  Rabî’ah Ar-Ra°y[8] et Ibn Abî Az-Zinâd[9].  »
«  Qui étaient-ils  ?  »
«  Ils faisaient partie des esclaves.  »

Le changement de couleur de son visage s’intensifia sous l’effet de la colère, puis il dit : « Qui était l’érudit du Yémen  ?  »
«  Tâwoûs Ibn Kaysân[10], son fils et Hammâm Ibn Mounabbih[11].  »
«  Et qui étaient ceux-là  ?  »
«  Ils faisaient partie des esclaves.  »

Dès lors, les veines de son cou se gonflèrent puis il s’assit et dit  : «  Et qui est l’érudit du Khourâsân  ?  »
«  ‘Atâ Ibn ‘Abd-Allah Al-Khourâsânî.[12]  »
«   Et qui était ce ‘Atâ  ?  »   
«  Un esclave.  »

Sa fureur ne fit que grandir, puis il demanda  : «  Qui était l’érudit de la péninsule arabique  ?  »
«  Maymoûn Ibn Mihrân.[13]  »
«  Et qui était-il  ?  »
«  Un esclave  »

Il soupira bruyamment, puis il dit  : «  Qui était l’érudit de Koûfah  ?  »
Par Allah ! Si je n’avais pas eu peur de lui, je lui aurais dit « Al-Hakam Ibn ‘Ouyaynah [14] et ‘Ammâr Ad-Douhnî [15] » mais j’ai vu qu’il était mauvais, alors je lui ai dit  : «  Ibrâhîm[16] et Ach-Cha’bî[17].  »
«  Et qui étaient-ils  ?  »
«  Deux arabes.  »

Il s’exclama  alors : «  Allahou Akbar  ! » Puis il s’apaisa.  »

Quelles œuvres prodigieuses ont-ils accomplis  !! Des  esclaves plus nobles que des maîtres ; une vigueur et une détermination à percer les montagnes. Des personnalités évidentes même si l’ignorant les voit comme les plus bas de la société. Des rois dans l’Au-delà même s’ils ne trouvèrent pas de quoi subvenir à leur faim [ici-bas].

Et le secret se cachant derrière tous ceci, c’est le cœur.

Comment le fait qu’ils ne soient maintenant que poussières, qu’ils aient quitté leur notoriété [après la mort], qu’ils ne possédaient rien [de cette vie mondaine] peut-il leur nuire alors qu’ils furent les médecins et les remèdes pour les gens, et qu’ils avaient des cœurs remplies de foi ?!

Et Iqbâl fût véridique lorsqu’il conclut  :

«  C’est en se conformant à l’ordre [d’Allah et Son Messager] que s’élève celui qui est au plus bas [de la société],

Et que périt le rebelle, même s’il est au plus haut.  »

[1]Plus connu sous le nom d’Al-Hasan Al-Basrî, il fût l’esclave de Zayd Ibn Thâbit Al-Ansârî. (Note du traducteur)
[2]Il fût l’esclave d’Anas Ibn Mâlik qui le libéra. (Note du traducteur)
[3]En arabe, le terme مَوْلى à de nombreuses significations. Quant aux livres qui évoquent la vie de nos nombreux savants musulmans à travers l’histoire islamique, le sens le plus souvent voulu par ce terme est : « l’affranchie de ou l’esclave libéré de ». Et comme vous le voyez, certains de ces savants-là, en plus d’avoir été des esclaves, son non-arabe au grand dam de ‘Issa Ibn Moussa. (Note du traducteur)
[4]Faqîh et savant dans le hadîth, il fait partie des plus grands Tâbi’în et Fouqahâ, il fût esclave de la tribu de Qouraych puis fût libéré. (Note du traducteur)
[5]Il faisait partie des Tâbi’în, grand savant du Coran et grand exégète, il fût esclave de As-Sânib Ibn Abî As-Sânib Al-Makhzoûmî. (Note du traducteur)
[6]Tâbi’î, il était esclave de la tribu de Banî Asad à Koûfah. (Note du traducteur)
[7]Faqîh, savant et moufti de Médine. Il fût l’esclave de la mère des croyants Maymoûnah Al-Hilâliyah رضي الله عنها (Note du traducteur)
[8]Il est l’imam, le mouftî de Médine, l’érudit de son époque, Rabî’ah Ibn Abî ‘Abd-Ar-Rahmân Farroûkh At-Taymî Al-Madanî plus connu sous le nom de Rabî’ah Ar-Ra°y, il fût l’esclave de Âli Al-Mounkadir. (Note du traducteur)
[9]Il est le fils du grand faqîh et Tâbi’î ‘Abd-Allah Abou ‘Abd Ar-Rahmân Ibn Dhakouân qui fût l’esclave de Ramlah Bint Chaybah Ibn Rabî’ah. (Note du traducteur)
[10]Il faisait partie des Tâbi’în, Hâfidh et grand érudit du Yémen, il fût l’esclave de Bouhayr Ibn Raysân Al-Houmayrî, et avait également des origines perses. (Note du traducteur)
[11]Il était un Tabi’î, rapporteur de hadîth d’origine perse à San’â. (Note du traducteur)
[12]Il faisait partie des grands Mouhadithîn, il fût l’esclave d’Al-Mouhalib Ibn Abî Safrah Al-Azdî. (Note du traducteur)
[13]Il était parmi les Tâbi’în, grand érudit de la péninsule arabique et mouftî, il fut affranchi par une femme appartenant au Banî Nasr Ibn Mou’âwiyah à Koûfah. (Note du traducteur)
[14]Il serait plutôt Al-Hakam Ibn ‘Outaybah, grand érudit de Koûfah, il fût l’esclave de la tribu Kindah. (Note du traducteur)
[15]L’imam et mouhaddith Aboû Mou’âwiyah, ‘Ammar Ibn Mou’âwiyah Ibn Aslam Al-Bajalî Ad-Douhanî de Koufah. (Note du traducteur)
[16]Il est Ibrâhîm Ibn Yazîd Ibn Al-Aswad Ibn ‘Amr Ibn Rabî’ah Ibn Hârithah Ibn Sa’d Ibn Mâlik Ibn An-Nakha’ An-Nakha’î Al Yaman’î puis Al-Koûfî, Faqîh et un Tâbi’î de Koûfah.
[17]Il est ‘Âmir Ibn Charâhîl Ibn ‘Abd Dhî Kibâr, Aboû ‘Amr Al-Hamdânî, Faqîh et Mouhaddith parmi les Tâbi’în, il est né sous le califat de ‘Oumar Ibn Al-Khattâb. (Note du traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Message d’avertissement

Le Prophète ﷺ a dit  : «  La première chose qui sera retirée des gens est l’humilité.  »[1]

Ce hadîth mentionne le fait que la science des cœurs déclinera submergée par l’afflux des sciences mondaines. Quant aux secrets et bénéfices [de la science des cœurs], ils périront et s’en iront sous cet encombrement [mondain]. De surcroît, la corruption des cœurs est la première corruption à avoir touché la terre après la mort du Prophète ﷺ afin qu’elle soit un signe illustrant la souillure interne [du corps], et la contradiction existante entre l’apparence et le for intérieur.

Cette contradiction est la base de toute corruption. Les cœurs se consument par la mort des âmes ; les gens arabes lisent le Coran, [pourtant révélé en leur langue], comme s’ils étaient des non-arabes. C’est pourquoi il n’y a ni compréhension, ni méditation et ni conformité avec celui-ci. La communauté s’est préoccupée, du moins si elle l’a vraiment été, de l’apparence des adorations en délaissant les sens initiaux qu’elles recèlent, et elle s’est focalisée sur leurs piliers en négligeant leurs objectifs réels. La fausseté augmente même si elle est habillée par l’étoffe du Coran.

Le Prophète ﷺ a dit : « La plupart des hypocrites de ma communauté sont les lecteurs (dont leur intention n’est pas sincère).  »[2] 

C’est lorsque l’hypocrisie apparait dans une communauté que tu vois des choses ahurissantes. Elles ne concernent pas uniquement notre époque, mais également celle de ceux qui sont bien plus sains et intègres que nous ; et ces choses ne se sont pas seulement répandues parmi les gens de la masse, mais également parmi ceux qui ont mémorisé le Livre d’Allah.

An-Nawawî رحمه الله a dit : « Je ne crains pour ma personne que les lecteurs et les gens de science. » Il fut désapprouvé pour ces paroles, mais il dit : « Ce n’est pas moi qui dit cela, mais c’est Ibrâhîm An-Nakha’î. » 

‘Atâ a dit : « Prenez garde aux lecteurs[3] et prenez garde à moi-même ; car si je devais contredire la personne que j’affectionne le plus sur un sujet tel que le fruit de la grenade, en disant qu’elle est douce et lui de dire qu’elle est amer, je ne serais pas à l’abri qu’il me dénonce à un Sultan injuste pour m’exécuter. » 

Et Al-Foudayl رحمه الله a dit à son fils : « Prenez une maison loin des lecteurs ! Qu’y a-t-il entre moi et le peuple  ?! S’il apparait de moi une erreur, ils me tuent, mais s’il provient de moi une bonne action, ils me jalousent. » 

Cela n’est-il pas dû à la corruption et la souillure du for intérieur ?! Et même si Allah guide par l’intermédiaire de leur science des milliers de personnes, cela ne les protégera aucunement du châtiment d’Allah du moment que leurs cœurs ont été corrompus.

Le Messager d’Allah ﷺ nous a mis en garde contre ce que nous venons de citer ; ainsi ‘Oumar Ibn Al-Khattâb rapporte de lui la parole suivante : « Certes ce que je crains le plus pour ma communauté est l’hypocrite éloquent. »  [4]

Al-Mounâwî رحمه الله a dit en expliquant [ce hadîth]  : « C’est-à-dire celui qui détient l’art de s’exprimer et de convaincre mais qui, en réalité, possède un cœur ignorant et qui ignore la réalité des œuvres. 
Il prit la science telle une fonction par laquelle il recherche le prestige, la belle apparence et par laquelle il s’enorgueillit et se pavane. Il appelle les gens à Allah alors que lui-même Le fuit, et il porte en aversion les défauts d’autrui alors qu’il commet pire que cela. 
Il montre aux gens la dévotion et la piété alors que c’est avec de grands péchés qu’il se présente devant son Seigneur.   
S’il se retrouve seul face à un péché il s’y précipite [à le commettre] tel un loup parmi les loups, à la différence qu’il est revêtu d’un vêtement. 
Voilà ici contre quoi Le Législateur a mis en garde, afin que ce type d’individu ne te trompe pas par la douceur de ses paroles, ni ne te brûle par le feu de sa désobéissance et ni ne te tue par l’odeur fétide de son for intérieur et son cœur.  » 

Et la raison pour laquelle ‘Oumar رضي الله عنه évoqua ce hadîth fut à cause de la venue d’Al-Ahnaf Ibn Qays رحمه الله qui était un notable de Bassora connue pour sa moralité, son éloquence et ses qualités d’orateurs. ‘Oumar le retint alors prisonnier pendant une année. Tous les jours et toutes les nuits il alla le voir, et à chaque foi il ne vit de lui que ce dont il aime et agrée. Un jour ‘Oumar le convoqua et lui demanda  : « Sais-tu pourquoi je t’ai retenu prisonnier ?  » Al-Ahnaf répondit  : « Non . »  ‘Oumar dit alors  : « Le Messager d’Allah ﷺ nous a dit que  – Puis il évoqua le hadîth précédant (Certes ce que je crains le plus ) -. » Et il ajouta  : « J’ai crains le fait que tu sois un hypocrite éloquent, et le Messager d’Allah ﷺ nous a mis en garde contre lui. Mais maintenant [après ce que j’ai vu, aimé et agréé de toi] j’espère que tu es un [véritable] croyant. Tu peux regagner ta contrée.  »  

[1] Sahîh Al-Jâmi’ n°2576 authentifié par Chaykh Al-Albânî
[2] Sahîh Al-Jâmi’ n°1203 authentifié par Chaykh Al-Albânî
[3] Cela inclut également les gens de science (Note du traducteur)
[4] Sahîh Al-Jâmi’ n°1554, authentifié par Chaykh Al-Albânî

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Récitation de la sourate « Al-Qalam » [La Plume] (Lecture As-Soûsî) – Chaykh ‘Abd Ar-Rachîd As-Soûfî (Vidéo)

Les relations conjugales

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Premier sermon :

Louange à Celui qui a créé et agencé harmonieusement, qui a décrété et guidé. Je Le loue, gloire à Lui, pour Ses bienfaits qui sont indénombrables, et j’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah, Seul sans associé, Celui qui a créé les 2 éléments du couple, mâle et femelle, d’une goutte de sperme éjaculé. Et j’atteste que Mouhammad est Son serviteur et Son messager, l’élu, que les prières d’Allah et le salut soient sur lui ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

Ceci dit,

Craignez Allah serviteurs d’Allah. Et sachez que le bienheureux est celui dont la préoccupation est son Seigneur et le malheureux celui dont l’âme suit ses passions. Craignez Allah, car avec sa crainte se purifient les âmes et se réforment les œuvres, Allah a dit : {Quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses} [Sourate 65, verset 4]

Abdoul Mou’taz رحمه الله a dit : “Délaisse les péchés, les petits et les grands, ceci est la crainte; et sois comme celui qui marche sur des épines et craint ce qu’il voit. Ne négligez pas les petits (péchés), car les montagnes sont faites de petits cailloux”

Mes nobles bien-aimés, notre sujet aujourd’hui est un sujet très important, à cause de ce que l’on voit comme nombreux problèmes conjugaux à notre époque. Notre Seigneur – تبارك وتعالى – nous comble de bienfaits et nous rappelle par Ses versets qui montrent Ses faveurs et Sa bienfaisance. Il dit donc : {Et parmi Ses signes Il a créé pour vous, de vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la miséricorde. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent.} [Sourate 30, verset 21]

Allah nous informe dans ce noble verset d’un bienfait immense dont Il a comblé ses serviteurs.  N’est-ce pas que c’est la relation entre les époux ? Par laquelle se crée l’amitié, et par laquelle se réalise le bonheur, et dont découle la cohabitation et la tranquillité dans cette vie (d’ici-bas), comme l’a dit Allah dans un autre verset : {C’est Lui qui vous a créé d’un seul être dont Il a tiré son épouse, pour qu’il trouve de la tranquillité auprès d’elle.} [Sourate 7, verset 189] L’épouse est un foyer pour l’époux, et l’époux est un foyer pour elle. La relation conjugale se construit donc sur l’affection et la miséricorde. {Il a mis entre vous de l’affection et de la miséricorde.} [Sourate 30, verset 21]

Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما a dit : “L’affection c’est l’amour des époux l’un envers l’autre et la miséricorde c’est la crainte (par compassion) de le blesser ou lui causer un tort”

Ensuite regarde la description éloquente du coran dans la parole d’Allah : {Elles sont un vêtement pour vous et vous un vêtement pour elles.} [Sourate 2, verset 187] Qu’est-ce qui est le plus proche de ton corps ? C’est certes ton vêtement. Et qu’est-ce qui embellit ton apparence ? C’est certes ton vêtement. Et qu’est-ce qui t’es essentiel et cache ta nudité ? C’est certes ton vêtement.

Cela signifie donc que la femme est pour l’homme sa parure, sa protection, et sa beauté, et inversement. {Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations} [Sourate 2, verset 228]

Puis écoutez la parole d’Allah : {Et comportez-vous convenablement envers elles. Si vous avez de l’aversion envers elles durant la vie commune, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose où Allah a déposé un grand bien .} [Sourate 4, verset 19]

Et écoutez la parole du prophète صلى الله عليه وسلم : « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante, », c’est à dire qu’un croyant ne haïsse pas une croyante. Avons-nous assez méditer ce verset et ce hadith avant de se lancer dans le divorce ?

Le meilleur des hommes صلى الله عليه وسلم a dit : “Qu’un croyant ne déteste pas une croyante, s’il déteste un de ses comportements il sera satisfait par un autre de ses comportements”.

L’homme doit donc fermer les yeux sur certains manquements et défauts (de l’épouse). Et la femme doit aussi fermer les yeux sur certains manquements et des défauts (de l’époux). Et il faut que la base reste ! Et c’est quoi la base ? Gloire à Allah. Qu’est-ce que la base ?! C’est l’union, l’intimité, l’affection et l’amour.  Et cet amour couvre de son ombre les divergences et les problèmes de cette vie qui ne sont plus qu’un nuage d’été éphémère.

Et c’est comme cela que les choses reviennent à la base, car la base est plus établie en l’homme que ses états d’âmes éphémères. L’amour et l’affection : ceci est la base, le fondement. Et ceci, Ô serviteur d’Allah, le prophète صلى الله عليه وسلم nous l’as montré dans son excellent comportement envers ses épouses. Ecoutez, qu’Allah vous bénisse, notre mère ‘Âicha رضي الله عنها dit : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, m’appelait pour manger avec lui alors que j’étais en période de menstrues. Il prenait en main un os encore couvert de viande et me conjurait de le prendre. Je mangeais la viande qu’il y avait, puis le reposait, il le reprenait et mettait sa bouche à l’endroit où j’avais mis ma bouche, sur l’os. Puis il demandait de l’eau à boire, et me conjurait de boire avant lui à la coupe. Je la prenais et en buvais, puis je la reposais ; alors, il la prenait et en buvait, posant ses lèvres à l’endroit où j’avais posé les miennes, sur la coupe. »

Il faisait cela pour montrer l’amour qu’il avait pour elle, et pour la rendre heureuse, il cajolait son épouse pour la rendre heureuse, et il lui montrait la grandeur de son amour ! Qui de nous a déjà fait cela même une seul fois ? Qui de nous a déjà appliqué cette sounnah ? Ô Allah couvre nous et ne nous dévoile pas.

C’est pour cela que lorsque les gens se sont éloignés de cette miséricorde, et lorsque se sont perdus la miséricorde et l’amour dans la vie conjugale, la vie est devenue sèche. Les maisons des musulmans sont devenues dépourvues de miséricorde et de tendresse qui font partie des choses essentielles au couple. Et pourquoi toute cette sécheresse ? Pourquoi cette dureté du cœur ? Et avec qui ? Avec la personne la plus proche de toi. Ecoute Ô le noble époux, la parole du meilleur époux صلى الله عليه وسلم qui avait les meilleures épouses, il dit : « Le meilleur d’entre vous est… » Qui est le meilleur des hommes? Celui qui frappe? Celui qui insulte ? Celui qui méprise ? C’est lui le meilleur des hommes ?! « Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur avec sa femme et je suis le meilleur avec mes femmes ».

Ô Allah accorde-nous une victoire évidente, Ô Allah apprends-nous notre religion, fais-nous comprendre notre religion. Ô Allah accorde nous le meilleur des comportements Ô Seigneur de l’univers. Réunis nos cœurs et les cœurs de nos épouses.

Deuxième sermon :

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Les catégories de péchés

Sache que l’homme possède de nombreux caractères et attributs, mais les sources des péchés sont au nombre de quatre :

La première concerne les caractères de seigneurie qui suscite l’orgueil, la fierté, l’amour des louanges et éloges, l’arrogance, la recherche de domination, et autre. Ce sont là des péchés destructeurs, mais certains les négligent et ne les considèrent pas comme des péchés.

La deuxième concerne les caractères sataniques qui donnent naissance à la jalousie, la transgression, la ruse, la tromperie, la machination, la fraude, l’hypocrisie, l’incitation à la corruption et autre.

La troisième concerne les caractères bestiaux qui donnent naissance à l’avidité, et à l’attachement à assouvir les désirs du ventre et du sexe qui entraînent la fornication, l’homosexualité, le vol et le fait de s’adonner aux vanités de ce bas-monde pour satisfaire les désirs.

La quatrième concerne les caractères de prédation qui donnent naissance à la colère, la haine, l’agression des gens par le meurtre, les coups, et l’accaparement de leurs biens.

Ces caractères évoluent dans la nature humaine. Ainsi c’est le caractère bestial qui domine en premier, puis il est suivi du caractère de prédation, et lorsque ces deux caractères sont réunis, ils utilisent la raison en ce qui concerne les caractères sataniques, comme la ruse, la tromperie, le stratagème, puis ce sont les caractères de seigneurie qui dominent.

Ce sont la les fondements et sources des péchés, puis, les péchés jaillissent de ces sources vers les membres : certains dans le cœur, comme la mécréance, l’innovation, l’hypocrisie et la dissimulation du mal ; d’autres dans l’ouïe, la langue, le ventre et le sexe, les mains et les pieds ; et d’autre encore dans tout le corps. Il n’est pas nécessaire de le détailler, tant cela est clair.

Ensuite les péchés se subdivisent entre ceux qui se rapportent aux droits des êtres humains et ce qui est entre le serviteur et son Seigneur. Ce qui se rapporte aux droits des serviteurs est plus grave, quant à ce qui est entre le serviteur et son Seigneur, le pardon y est plus espéré et escompté, sauf s’il s’agit de polythéisme, qu’Allah nous en préserve, car il n’est pas pardonné. […]

Autre division : sache que les péchés se divisent entre mineurs et majeurs. Il est de nombreuses divergences à ce sujet, et les hadiths diffèrent sur le nombre de péchés majeurs. Les hadiths authentiques les mentionnant sont au nombre de cinq :

Le premier est le hadith d’Aboû Hourayrah  رضي الله عنه qui rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :  «  Écartez vous des sept qui mènent à la perdition ! « . Ils ont dit: Quels sont ces choses ? Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit:  » L’association à Allah, la sorcellerie, tuer une âme qu’Allah a interdit sans droit, manger l’usure, manger l’argent de l’orphelin, fuir le jour de la bataille et accuser injustement de fornication les croyantes chastes et insouciantes « .
[Al Boukhârî (6857) et Mouslim (89)]

Le deuxième est le hadith de ‘Abd Allah Ibn Mas’oûd  رضي الله عنه qui dit : « Ô Messager d’Allah ! Qu’elle est le plus grand péché? -Que tu donnes un égal à Allah, alors que c’est Lui qui t’a créé. -Et ensuite? -Que tu tues ton enfant de crainte qu’il ne partage ta nourriture. -Et ensuite? -Que tu commettes l’adultère avec l’épouse de ton voisin. »[Al Boukhâri (4702) et Mouslim (86)]

Le troisième est le hadith de ‘Abd Allah Ibn ‘Amr رضي الله عنه qui rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم dit : « Les péchés majeurs sont l’association à Allah et le non-respect de la piété filiale. » [Al Boukhârî (6870)]

Le quatrième est la hadith est le hadith : « Voulez-vous que je vous indique le plus grand péché majeur? C’est le mensonge – ou il dit : le faux témoignage. » [Al Boukhârî (5977) et Mouslim (88)]

Le cinquième est le hadith d’Aboû Bakr رضي الله عنه qui rapporte que le Prophète صلى الله عليه وسلم dit, lorsqu’on mentionna les péchés capitaux en sa présence : « L’association à Allah, et le non-respect de la piété filiale. -Puis, alors qu’il était accoudé, il se mit assis et dit : Et le faux témoignage.Et il ne cessa de la répéter, au point que nous nous disions : si seulement il s’était tu » [Al Boukhârî (2654) et Mouslim (87)]

Les savants ont tenu à ce sujet de nombreux avis, mais les hadiths mentionnant les péchés majeurs n’indiquent pas qu’ils soient mentionnés exhaustivement. Le Législateur a peut-être voulu cette indétermination, afin que les gens craignent les péchés. Les hadith permettent néanmoins de connaître les catégories de péchés majeurs, et les plus graves d’entre eux.

Quant aux plus minimes des péchés mineurs, il n’est aucun moyen de les connaître.

Les savants ont parlé du nombre de péchés majeurs, ainsi on rapporte que pour Ibn Mas’oûd رضي الله عنه ils étaient au nombre de quatre, et pour Ibn ‘Oumar رضي الله عنه au nombre de sept. Lorsqu’on rapportait à Ibn ‘Abbâs رضي الله عنه qu’Ibn ‘Oumar estimait qu’ils étaient au nombre de sept il disait : « ils sont plus proches de soixante-dix que de sept. » De même Aboû Sâlih rapporte d’Ibn ‘Abbâs : « Les péchés majeurs sont ceux qui exigent l’application d’une peine légale en ce bas-monde. » Pour Ibn Mas’oûd, les péchés majeurs figurent au début de la sourate An-Nissâ jusqu’à la Parole d’Allah :

 {Si vous évitez les grands péchés qui vous sont interdits, Nous effacerons vos méfaits de votre compte, et Nous vous ferons entrer dans un endroit honorable (le Paradis).} [Sourate 4, v.31]

Sa’îd Ibn Joubayr رضي الله عنه et d’autres ont été d’avis que cela englobe tout péché pour la pratique duquel Allah a menacé de l’Enfer.

Aboû Tâlib Al-Makkî dit : « Les péchés majeurs sont au nombre de dix-sept, que j’ai retenus de ce qui a été rapporté :

  • Quatre concernent le cœur : le polythéisme, l’obstination dans le péché, le fait de désespérer de la miséricorde d’Allah, et l’assurance contre la ruse d’Allah. 
  • Quatre concernent la langue : le faux témoignage, l’accusation mensongère portée à l’encontre des femmes chastes, le faux serment délibéré, et la sorcellerie. 
  • Trois concernent le ventre : la consommation d’alcool, l’accaparement dans droit des biens de l’orphelin, et la consommation de l’usure. 
  • Deux concernent le sexe : l’adultère et l’homosexualité. 
  • Un concerne les pieds : la fuite au combat. 
  • Un concerne l’ensemble du corps : le non-respect de la piété filiale. »

Cela peut être augmenté ou diminué, car le fait de frapper et châtier l’orphelin est plus grave que la consommation de ses biens. Et Allah est plus savant.

Source : « L’Esprit de L’âme », éditions Tawbah

Les grandes lignes de la sourate Al-Kahf (La caverne)

Source : Cours religieux (chaîne Youtube)

Sourate Al-Baqarah [La Vache] (v.124-141) – L’érudit et grand savant chaykh ‘Abd Ar-Rahmân Al-Barrâk حفظه الله

Récitation apaisante de l’érudit et grand savant, chaykh ‘Abd Ar-Rahmân Al-Barrâk حفظه الله تعالى le 27 Ramadan de l’année 1436 hégirienne.

Ô Allah je t’ai dit … et Tu m’as dit

Ô Allah, je t’ai dit « Je souffre ! »
Tu m’as dit : {Et Allah aime les endurants} [Sourate 3, verset 146]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je suis épuisé ! »
Tu m’as dit : {Allah n’impose à aucune âme une charge supérieure à sa capacité} [Sourate 2, verset 286]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je ne sais plus quoi faire !»
Tu m’as dit : {Implorez-Moi, Je vous exaucerai ![Sourate 40, verset 60]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je me sens seule ! »
Tu m’as dit : {Allah nous suffit, Il est notre meilleur garant} [Sourate 3, verset 173]

Ô Allah, je t’ai dit : « Personne ne sait ce que porte mon cœur ! »
Tu m’as dit : {Et Allah s’interpose entre l’Homme et son cœur !} [Sourate 8, verset 24]

Ô Allah, je t’ai dit : « C’est impossible ! »
Tu m’as dit : {Implorez-Moi, Je vous exaucerai !} [Sourate 40, verset 60]

Ô Allah, je t’ai dit : « Je désespère ! »
Tu m’as dit : {Ne désespérez pas de la Miséricorde d’Allah} [Sourate 39, verset 53]

Ô Allah, je t’ai dit : « Donne-moi de l’espoir ! »
Tu m’as dit : {Avec la difficulté, il y a certes une facilité} [Sourate 94, verset 5]

Ô Allah, je t’ai dit « Ne m’oublie pas ! »
Tu m’as dit : {Souvenez-vous de Moi, Je Me souviendrai de vous} [Sourate 2, verset 152]

Récitation de la sourate « Al-Wâqi’ah » (L’Évènement) – Oustâdh Zâmirî

Récitation de la sourate « Âli ‘Imrâne » [La famille d’Imrâne] (v.190-195) – Chaykh ‘Abd Al-‘Azîz Al-‘Asîrî