La jeune fille et le lait

Lait

D’après Abd Allah ibn Zayd ibn Aslam رضي الله عنه , son grand père a dit qu’il était en compagnie de ‘Umar ibn al Khattab رضي الله عنه alors qu’il effectuait l’une de ses rondes de nuit à Médine. S’étant senti fatigué, il s’appuya contre un mur. Cela se passait au coeur de la nuit. Et à ce moment là, ils entendirent une femme de l’autre côté du mur, dire à sa fille :

« Lèves toi, prends ce lait et mélange le avec de l’eau. 

Mère, répondit la fille, n’es tu pas au courant du décret promulgué aujourd’hui par le Commandant des croyants ? 

-Et quel fut son décret ? lui demanda sa mère.

– Il a ordonné à quelqu’un d’annoncer au gens qu’il était interdit de vendre le lait mêlé d’eau. » répondit la fille.

« Chère fille, tu es dans un endroit où ‘Umar ne pourrait te voir. Lève-toi donc et ajoute de l’eau à ce lait.

– Mère! Si ‘Umar ne sait pas ce que nous faisons, le Seigneur de ‘Umar, Lui, sait. Par Allah, je trouve inadmissible d’obéir à Mon Seigneur en public et de Lui désobéir quand je suis toute seule. » […]

Suite à cela, ‘Umar convoqua ses fils et leur dit : « si l’un d’entre vous a besoin d’une épouse, je suis prêt à le marier. Et sachez que si votre père avait encore envie de femmes, personne d’entre vous ne l’aurait devancer pour épouser la jeune fille qu’il vous propose. » […] ‘Âsim lui dit : « Je n’ai point d’épouse et je voudrais bien que tu me maries avec elle. »

‘Umar convoqua la jeune fille et la maria à ‘Âsim. Plus tard, ce couple engendrera une fille qui sera la mère du calife ‘Umar ibn Abd Al ‘Azîz. 

« Ce récit illustre, l’éveil de conscience que l’islam a enraciné dans l’esprit de cette jeune fille musulmane. Si elle fut pieuse et dans le droit chemin, en privé comme en public, c’est parce-qu’elle avait la certitude qu’Allah était avec elle en permanence, et qu’Il écoutait tous ces dires et observait tous ces actes. Telle fut la foi authentique donc l’effet fut l’ascension de cette jeune fille au degré de la haute bienfaisance _ al ihsân. Allah, d’ailleurs, l’en a récompensé en l’honorant par ce mariage béni, puisque dans sa descendance il y eut, ‘Umar ibn Abd Al ‘Azîz رضي الله عنه, le Cinquième Calife Bien Guidé. » (1)

(1) La personnalité de la Musulmane, Dr Mohammed Ali al-Hachimi. 

Les catégories de l’amour

hfgdfEt l’amour est de quatre catégories :

1) L’amour idolâtre : C’est l’amour que dénonça Allah dans le verset : « Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah. Quand les injustes verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu’Allah est dur en châtiment!… [166] Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés!
[167] Et les suiveurs diront: « Ah! Si un retour nous était possible! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués! » -Ainsi Allah leur montra leurs actions; source de remords pour eux; mais ils ne pourront pas sortir du Feu. » Sourate 2 versets 165 à 167

2) L’amour du mensonge et des menteurs, et la haine de la vérité et des véridiques : ceci est une caractéristique des hypocrites.

3) L’amour naturel, c’est l’amour des richesses et des enfants. Tant qu’elle ne détourne pas de l’obéissance d’Allah et n’amène pas à violer Ses interdictions, alors elle est permise.

4) L’amour des monothéistes et la haine des idolâtres : c’est la plus solide branche de la Foi, et la plus grande adoration qu’un serviteur voue à son Seigneur.

Chaykh Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb

L’éducation des enfants – Chaykha Oum ‘Abdillah Al-Wadi’iya

liv-080403-aa1L’éducation des enfants est quelque chose de complexe qui demande patience et savoir faire. Certains enfants demandent que l’on agisse avec eux avec douceur, et si l’on fait le contraire, ils s’obstineront. D’autres enfants demandent qu’on soit plus sévère avec eux, mais il ne faut pas que cette sévérité dépasse les limites de ce qui est tolérable. Si on dépasse ces limites, cela conduira l’enfant à s’obstiner et ne pas écouter les ordres de ses parents.

Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une bonne éducation (de nos enfants), et c’est une grande responsabilité qui pèse sur les épaules des parents, Allah dit :

{Ô vous les croyants, protégez-vous, ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les pierres.}

‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète -صلى الله عليه و سلام-  a dit :
« Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. L’imam est un berger et il est responsable de son troupeau. L’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son époux et elle est responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger qui a charge des biens de son maître et il est responsable de son troupeau. Ainsi, chacun d’entre vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau. » (Bukhari et Muslim). Lire la suite

Dans la prière se trouve l’apaisement et la sérénité

salat-desertDans la prière, il y a apaisement et bonheur, car la personne sent qu’elle se rapproche d’Allah -عز و جل – qui a dit :

{Dis : « En vérité, Allah égare qui Il veut et Il guide vers Lui celui qui se repent, ceux qui ont cru et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’Allah ». N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs?} Ar-Ra’d 27-28

La prière tout entière est rappel et invocation. Le Messager d’Allah – صلى الله عليه و سلم – disait à Bilel – رضي الله عنه – : « Ô Bilel ! Fais l’appel à la prière, apaise-nous par elle. » Rapporté par Ahmad et Abu Dawud, authentifié par Al Albani. 

Il disait également – صلى الله عليه و سلم – : « Mon bonheur a été mis dans la prière » Rapporté par Ahmad.

Toi qui cherche la joie, l’apaisement de l’âme et le plus grand bonheur, tourne toi vers la prière avec présence d’esprit et humilité envers Allah comme la priait le Messager d’Allah – صلى الله عليه و سلم – avant nous et tu atteindras ton objectif. Si tu ne le fais pas, ne blâme que ta propre personne.

Source : « Comment purifier ton âme par la prière » de Husayn Al ‘Awâysha, édition Al-Hadith.

Les 7 règles capitales de notre croyance

  • eb90cbff1904a5c9aefb033ddef4cddeTout ce qui est en accord avec le Livre et la Sunnah Authentique est accepté et tout ce qui est en opposition avec cela est rejeté

La première chose qui distingue Ahl Sunnah wal-Jamâ’a de tous les autres (groupes) est la méthodologie par laquelle ils acquièrent leurs sciences (de la religion) et la source de la Vérité dont ils tirent leurs croyances, concepts, actes d’adoration, affaires (avec les gens), leur mode de conduite et leurs manières.

La source de Science et Vérité dans toutes les branches diverses de la science pour Ahl As-Sunnah est le Livre d’Allah et la Sunnah de Son messager صلى الله عليه وسلم.

Aucune parole autre que la Parole d’Allah et aucune guidée autre que la guidée du messager صلى الله عليه وسلم ne prévaut.

  • Il n’y a personne qui est préservé de faire des erreurs (dans la religion) sauf le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم

Ahl Sunnah ne considère personne comme étant préservé de l’erreur en ce qui concerne la religion sauf le messager صلى الله عليه وسلم.

Les savants ne sont pas préservés de faire des erreurs, mais plutôt les paroles de chacun peuvent être acceptées ou rejetées sauf celles du messager صلى الله عليه وسلم. Lire la suite

Le muslim est le frère du muslim

fraternité« Ne vous enviez pas, n’élevez pas les prix des marchandises pour encourager les autres à le faire, ne vous détestez pas les uns des autres, ne faites pas de ruses les uns contre les autres, et n’établissez pas de marchés sur celui d’un autre.
Soyez des frères, vous les fidèles d’Allah.
Le muslim est le frère du muslim, il ne lui porte pas d’injustice, ne le trahit pas, et ne l’humilie pas.
La piété est ici – et il montra sa poitrine trois fois – Il suffira au muslim comme malheur, d’humilier son frère muslim.
Tout ce qui appartient au muslim est interdit au muslim : son sang, ses biens et sa dignité »

Rapporté par Mouslim

La beauté d’Allah

Allah-Connaître Allah -سبحانه و تعالى – par Sa beauté est une des connaissances les plus précieuses et c’est par elle que l’élite des créatures connait Allah. Toutes les créatures Le connaissent par le biais de l’un de Ses attributs. Mais ceux qui le connaissent le mieux sont ceux qui Le connaissent à travers Sa perfection, Sa magnificience, et Sa beauté – سبحانه و تعالى -.

Rien ne Lui ressemble, à tout point de vue. Et à supposer que toutes les créatures soient aussi belles que la plus belle des créatures, et que l’on compare leur beauté interne et externe à la beauté du Seigneur – سبحانه و تعالى -, cette comparaison serait aussi faible que le rapport existant entre la lueur fragile d’une lampe et la lumière éclatante du soleil.

Pour se figurer Sa beauté, il suffit de savoir que s’Il dévoilait Son visage, les lumières s’en dégageant brûleraient toutes les créatures que Son regard atteindrait.

Pour se faire une idée de sa beauté, Lire la suite

Les savants qui œuvrent sont plus indulgents…

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Un des salafs, Abu Zakariyya Yahya ibn Mu’adh ibn Ja’far al Razi a dit :

« Les savants qui œuvrent sont plus indulgents et plus compatissants envers la communauté de Mohammad – صلى الله عليه و سلام – que leurs pères et mères. » 

« Comment ? » s’enquit-on.

Il répliqua : « Parce que leur pères et mères les protège du feu de ce monde, alors que les savants les prémunissent du feu de l’au-delà et de ses terreurs. » 

Source : Histoires des Compagnons et des pieux prédécesseurs, Ibn Al Jawzi, édition Dar Al Muslim

Les épreuves d’ici bas

épine

Abou Bakr – رضي الله عنه – rapporte :

« J’étais chez le Messager d Allah – صلى الله عليه و سلام – quand ce verset fut révélé:

{Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d’Allah, ni allié ni secoureur} [Sourate 4, verset 23]

Il me dit:

« Ô Abou Bakr! Veux-tu que je te récite un verset que je viens de recevoir ?

Certes oui, répondis-je. Il me le récita.
En l’entendant, je sentis que mon échine fut brisée et j’essayai de m’étirer.

Qu’as-tu ô Abou Bakr ? me demanda-t-il.

Ô Messager d Allah! Qui donc d’entre nous n’a pas commis de mal?
Serons-nous rétribués pour tout ce que nous avons perpétré?

Quant à toi, ô Abou Bakr , et aux croyants, vous en serez punis dans le bas-monde jusqu’à ce que vous arriviez au jour de la résurrection exempts de tout péché.
Les autres, Allah leur réunit tous leurs péchés pour en être châtiés dans l’au-delà ».

[Rapporté par At-Tirmidhî et Al-Moundhir].

Dans une autre version, et après la révélation du verset précité, Abou Bakr رضي الله عنه s’interrogea:

-« Ô Messager d Allah! Comment pourra-t-on alors se réformer ?
Car nous serons châtiés pour tout mal que nous aurons fait ?

Qu Allah te pardonne ô Abou Bakr, lui répondit-il.
Ne tombes-tu pas malade ? Ne peines-tu pas ? Ne te chagrines-tu pas ?
Ne rencontres-tu pas de pénurie et de fatigue ?
N’es-tu pas atteint, parfois par de calamités ? »

Certes oui, répliqua Abou Bakr .
Et le Prophète صلى الله عليه و سلم de conclure:

« Ce sont vos châtiments dans le bas monde ».
[Rapporté par Ahmad, Al-Hakîm et d’autres]

Source : http://www.convertistoislam.fr/

N’est-ce pas que c’est le cœur ?

Coeur

Extrait du hadith An-Nawawi n°6

أَلاَ وَإِنَّ فِي الجَسَدِ مُضْغَةً , إِذَا صَلَحَتْ صَلَحَ الجَسَدُ كُلُّهُ , وَ إِذَا فَسَدَتْ فَسَدَ الجَسَدُ كُلُّهُ , أَلاَ وَ فِي القَلْبُ

N’est-ce pas qu’il y a dans le corps humain un morceau de chair –mudgha – qui, s’il est bon, tout le corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ? N’est-ce pas que c’est le cœur ? 

Al Boukhâri (n°52), Mouslim (n°1599)

Explication de Chaykh ‘Outhaymine – رحمه الله – : 

– La plaque tournante de la bonté et de la mauvaiseté [de l’homme] est le cœur.
De ce fait, à l’homme d’entretenir constamment son cœur jusqu’à le mettre sur
le chemin de rectitude.

– La corruption de l’aspect extérieur de l’homme est un indicatif de la corruption
de son intérieur, le Prophète – صلى الله عليه و سلام – a en effet dit : « s’il est bon, tout le
corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera ».

Explication de Chaykh ‘Abd Al-Mouhsin Al ‘Abbâd – حفظه الله – :

Le terme « moudghah » désigne un  bout de viande que l’on peut mâcher, cela montre l’importance du cœur dans le corps. Il est le roi des membres sains ou corrompus, selon l’état du cœur.

[…] Dans les enseignements de ce hadith :

– L’importance du cœur. L’état des membres est subordonné à celui du cœur : sain ou corrompu.

– La corruption des actes extérieurs [commis par les membres] est un signe de la corruption de l’état intérieur [du cœur].

Source : http://www.hadithdujour.com/coran/CHARH-40-HADITHS-NAWAWI.pdf et Commentaires 40 hadiths An-Nawawi écrit par Cheikh ‘Abd Al Mouhsin Al ‘Abbad, édition DAR AL MUSLIM