Le Cœur des Croyants vous présente l’explication complète de la sourate At-Talâq (Le divorce) par le Chaykh Khâlid Ismâ’îl Mousabbah (Qu’Allah le préserve et le récompense).
Nous vous demandons humblement de ne pas nous oublier dans vos invocations.
Qu’Allah nous compte parmi les véridiques et gens sincères
« Point bénéfique : l’âge de Khadîjah lorsqu’elle se maria avec le Prophète ﷺ.
Ce qui est connu de l’âge de la mère des croyants Khadîjah quand le Messager ﷺ l’épousa est 40 ans. Mais ce n’est pas authentique car cela a été rapporté par Al-Wâqidî qui est une personne que l’on délaisse [dans le hadîth].
Ibn ‘Asâkir a rapporté d’Ibn ‘Abbâs رضي الله عنهما qu’elle était âgée de 28 ans. C’est également ce que rapporta Aboû Ishâq et c’est ce qui est le plus correcte. D’autant plus qu’elle lui donna 2 garçons et 4 filles. Et le plus fréquent chez la femme c’est qu’elle devienne ménopausée à l’approche de la cinquantaine. »
L’explication du chaykh :
La mère des croyants Khadîjah رضي الله عنها est sa première épouse et la première personne de l’humanité à avoir cru en lui ﷺ. La première personne à avoir cru en lui c’est Khadîjah. C’était la première à s’être convertie parmi les hommes et les femmes, elle devança tout le monde.
Allah l’a dotée d’une sagacité, d’une sagesse et d’une opinion juste.
C’était aussi quelqu’un de riche, c’est pourquoi elle était convoitée par les gens de Qouraych.
Elle se maria une première fois mais son mari décéda. Elle se remaria une deuxième fois et son mari décéda également. Elle possédait également un commerce. Elle entendit parler du Prophète ﷺ et de sa loyauté. Elle lui proposa alors qu’il prenne une partie de sa marchandise en direction du Châm et c’est ce qu’il ﷺ fit.
Elle envoya avec lui son domestique Maysarah. Ce dernier vit du Prophète ﷺ d’étonnantes choses lors de ce voyage. Des faits étonnants dans ses transactions mais aussi dans d’autres choses. Comme le fait que les nuages le couvraient de leur ombre alors qu’il ﷺ se déplaçait.
Lorsque son domestique revint il lui raconta ce qu’il vit.
Le Prophète ﷺ lui plut immédiatement et elle désira se marier avec lui.
Le Prophète ﷺ avait aussi entendu parler d’elle, de sa saine raison et décida de se marier avec elle.
On divergea quant à l’âge de Khadîjah. Le Prophète ﷺ avait 25 ans mais on divergea pour celui de Khadîjah. Il est répandu qu’elle avait 40 ans mais cela n’a pas été rapporté par une chaîne de transmission authentique.
Quant à l’avis le plus juste, c’est ce qu’a rapporté Ibn ‘Asâkir et Aboû Ishâq que le Prophète ﷺ se maria avec elle alors qu’elle avait 28 ans. C’est le plus juste du point de vue de la chaîne de transmission, mais c’est aussi le plus juste du point vue de la réalité car elle accoucha de 2 garçons et de 4 filles. S’ils s’étaient mariés alors qu’elle avait 40 ans, elle n’aurait pas pu lui donner 6 enfants. Et le plus fréquent chez la femme qui entre dans la quarantaine c’est qu’elle se rapproche de la ménopause.
Donc le plus juste est ce qu’a rapporté Ibn ‘Abbâs que le Prophète ﷺ se maria avec elle alors qu’elle avait 28 ans.
Et parmi la grande sagesse d’Allah le fait qu’Il l’ait choisie pour le Prophète ﷺ. Elle l’a soutenu.
Lorsque le Prophète ﷺ fut envoyé et que Jibrîl lui soit apparu en disant : « Lis ! » Il lui répondit : « Je ne sais pas lire »,
« Lis ! » lui répéta-t-il
Il réitéra : « Mais je ne sais pas lire. »
C’est alors que Jibrîl le saisit et lui dit : {Lis, au Nom de Ton Seigneur qui a créé toute chose, qui a créé l’homme d’une adhérence.}[S.96, v.1-2]
Le Prophète ﷺ revint paniqué, car il avait pour habitude de s’isoler dans la grotte de Hirâ pour adorer Allah, il était donc tout seul.
Et c’est là que Jibrîl lui apparut, le prit et le serra. De plus cela se passait la nuit, car la révélation du Coran débuta la nuit.
Donc le Prophète ﷺ alla rejoindre Khadîjah en s’exclamant : « Couvrez-moi ! Couvrez-moi ! J’ai vraiment craint pour ma propre personne. » Elle répondit alors par sa célèbre phrase : « Oh non par Allah ! Allah ne t’humiliera jamais. » Puis elle évoqua les preuves de cela : « Tu maintiens les liens de parenté, tu soutiens les faibles et tu assistes les affligés. » C.à.d. que celui qui possède ses particularités, Allah ne peut l’humilier.
Parmi les choses démontrant sa sagacité le fait qu’elle soit partie avec lui auprès de son cousin Waraqah Ibn Nawfal qui était un savant chrétien.
Après que le Prophète ﷺ lui conta l’histoire il sut tout de suite qu’il était un Prophète, il s’exclama : « C’est l’Ange (An-Namoûs) qui apparaissait à Moûsa (Moïse). Si seulement je pouvais être jeune et fort lorsque ton peuple t’expulsera. » Le Prophète ﷺ lui demanda : « Vont-ils m’expulser ? »« Oui. » – Répondit-il – « Personne n’est venu avec la même chose que toi sans qu’il n’ait subi de désagrément. »
Une fois terminé, le Prophète ﷺ retourna chez lui.
Concernant Waraqah Ibn Nawfal, Ibn Al-Qayyim et plusieurs hommes de science affirment qu’il s’est converti, qu’il crut au Prophète ﷺ puis mourut.
Ils le considèrent comme un musulman et un compagnon, plusieurs demandèrent la miséricorde d’Allah pour lui, car il croyait en Allah et au Prophète ﷺ.
Khadîjah resta auprès du Prophète ﷺ et l’assista, c’est pourquoi il ne voulait pas prendre d’autre épouse, et ce jusqu’à ce qu’elle décéda. Bien qu’il se soit marié avec de nombreuses femmes par la suite, mais par considération envers elle, il ﷺ ne souhaita pas prendre d’autre épouse.
Il y a dans les deux Authentiques un hadîth qu’Aboû Hourayrah a rapporté où il dit : « Jibrîl se présenta au Prophète ﷺ lui disant : « Voilà Khadîjah qui va te rejoindre avec un récipient renfermant des condiments, de la nourriture ou de l’eau. Quand elle se présentera à toi, transmet-lui le salut (As-Salâm) de son Seigneur, et transmet-lui également le mien. Puis fais-lui la bonne annonce d’une maison faite de perles au Paradis exempt de tout bruit et de toute fatigue. »
Allah Akbar ! Y a-t-il une chose meilleure que cela ? Que l’on dise à une créature qu’Allah la salue ? Puis que Jibrîl la salue ?
C’est un honneur immense et une grande estime à l’égard de cette femme dû à son rang, car c’est une très grande femme. Elle resta auprès du Prophète ﷺ et le secourra. Qu’Allah puisse l’agréer.
D’ailleurs, lorsque le Prophète ﷺ voyait la sœur [de Khadîjah] il s’exclamait : « Voici Khadîjah ! » Il ﷺ la reconnaissait à sa façon de marcher. Et à chaque fois qu’il égorgeait une bête, il en offrait à ses amies.
‘Âichah a dit : « Par Allah, je n’ai jamais autant jalousé une personne que Khadîjah alors que je ne l’ai jamais vu. Mais je vis que le Prophète ﷺ l’évoquait fréquemment et qu’il lui faisait beaucoup d’éloges. Il disait : « Elle m’a donné des enfants. »
Qu’Allah l’agrée ainsi que l’ensemble de ses épouses.
Allah عز وجل a dit : (Le jour où ni richesses, ni enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui viendra à Allah avec un cœur sain.) [Sourate Ach-Chou’arâ, v.88-89]
Ainsi, ni la parole ne profite et ni l’œuvre n’intercède, mais c’est bien la salubrité du cœur qui est le fondement de toute réussite ; tout comme sa corruption qui est la base de tout mal.
Mais qu’est-ce qu’un cœur sain ?!
La réponse est qu’il est un cœur préservé de toute chose hormis l’adoration de son Seigneur.
Le Chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله a dit : « Le cœur sain et louable est celui qui veut le bien, non le mal ; et la complétude de cela réside dans le fait qu’il sache ce qu’est le bien [pour l’accomplir], et le mal [afin de s’en écarter]. Mais s’il ne connait pas le mauvais, alors ceci est un manquement de sa part et il est blâmé pour cela. »
Observe comment Allah a fait des biens et des enfants une richesse. Comme si cela signifiait « Ce jour-là, nul richesse ne profitera à quelqu’un hormis celle de celui qui se présentera devant Allah avec un cœur sain. »
Car la véritable richesse d’un homme réside dans sa religion par la salubrité de son cœur, et sa richesse mondaine se trouve dans les biens et les enfants.
Et c’est l’une des significations « d’un cœur sain » : sain de la tentation des biens et des enfants.
Mais un étudiant remarquable parmi ceux du Chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah expliqua le « cœur sain » de manière approfondie pour y enlever toute confusion et ambiguïté, et nous faire parvenir le sens voulu avec facilité ; ainsi Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit : « Le cœur sain est celui qui est sain du polythéisme, de la rancœur, la haine, la jalousie (Al-hasad), l’avarice, l’orgueil, l’amour de ce bas monde et l’amour du pouvoir. Qui est sain de toute chose l’éloignant d’Allah, de toute ambiguïté contredisant le Livre et la Tradition Prophétique (As-Sounnah), de toute passion s’opposant à Ses ordres et interdits, de toute volonté contestant celle d’Allah et tout obstacle pouvant l’écarter de Lui.
Tel est le cœur sain dans un paradis précipité[1] ici-bas, dans un paradis[2] dans le Barzakh[3] et dans un paradis le Jour Dernier.
Et la salubrité du cœur sera entièrement complète lorsque qu’il se sera préservé de 5 choses :
Du polythéisme, qui s’oppose à l’Unicité (At-Tawhîd)
De l’innovation, qui contredit la Sounnah
De la passion [des choses mondaines], qui contredit les obligations et interdictions [divines]
De l’insouciance, qui s’oppose à l’évocation [d’Allah]
De la passion [de toute croyance ou point de vue], qui s’oppose au détachement du cœur de toute chose [sauf d’Allah et Son Messager] et de la sincérité. »
Et voici ce qui est dit dans la sourate Qâf : ([Et on leur dira] : « Voilà ce qui vous a été promis pour celui qui revient incessamment [vers Allah] et respecte [les prescriptions divines], celui qui redoute le Tout Miséricordieux sans Le voir, et qui vient à Lui avec un cœur repentant.) [Verset 32-33]
Médite Sa parole dans la sourate Ach-Chou’arâ (qui vient) (أتى) et celle dans sourate Qâf (qui vient) (جاء), comme si ton Seigneur voulait te dire : « Viens vers Moi avec un cœur sain, porté à l’obéissance, pour te sauver de Mon châtiment et que tu obtiennes Mon agrément. »
Ainsi, Ô mon frère, toi seul est en mesure de venir avec un tel cœur, personne d’autre.
Et inversement, il se peut qu’un serviteur entre dans le Feu [de l’Enfer] à cause de son cœur tout comme cela est mentionné par le Très Haut : (Nous avons destiné beaucoup de djinns et d’hommes pour l’Enfer. Ils ont un cœur, mais ne comprennent pas.)[Sourate Al-A’râf, v.179]
De surcroît, la situation du serviteur dans sa tombe n’est que le reflet de l’état de son cœur dans cette vie mondaine. C’est ce qu’atteste Ibn Al-Qayyim رحمه الله dans son livre « Zâd Al-Ma’âd » en ajoutant : « L’état du cœur du serviteur dans la tombe est semblable à l’état du cœur dans la poitrine, que cela concerne les délices, le châtiment, le resserrement et l’épanouissement. »
[1] Correspondant à la quiétude et sérénité du cœur. (Note du traducteur)
[2] Correspondant aux délices de la tombe. (Note du traducteur)
[3] Al-barzakh désigne le temps qui sépare la mort d’une personne à sa résurrection le Jour Dernier. (Note du Traducteur)
Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)
« Lorsque tu observes cette petite fille afghane dominée par la fatigue et l’épuisement ne pouvant ainsi plus vendre sa marchandise par laquelle elle subsiste, puis que tu regardes tes enfants, tu te rends compte que tu as besoin tout le temps de remercier Allah. »
‘Âicha رضي الله عنها a rapporté que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Lorsqu’Allah veut du bien pour les membres d’un foyer , Il instaure chez eux la compassion. »[Ahmad, t.6, p.71. Voir Sahîh Al-Jâmi’, n°303]
Selon un autre version, il a dit صلى الله عليه و سلم : « Lorsqu’Allah aime les membres d’une famille, Il instaure chez eux la compassion. » [Sahîh Al-Jâmi’, n°1704]
C’est-à-dire que les uns deviendront compatissants envers les autres, ce qui constitue l’un des piliers du bonheur. Car la compassion est très utile entre conjoints et avec les enfants. Elle peut amener à des résultats irréalisables par la violence, conformément à la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم qui a dit : « Certes, Allah aime la compassion et donne par la compassion ce qu’Il ne donne par la violence ou par toute autre chose. » [Mouslim, n°2593]
Source : « Comment réformer ma famille », Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Al-Hadîth éditions
Sache que l’enfant est un dépôt confié à ses parents. Son coeur est une pierre précieuse à l’état brut qui accepte toute taille. Si on l’accoutume au bien, il grandit sur cela, et ses parents ainsi que son éducateur lui partagent la récompense ; et si on l’accoutume au mal, il grandit sur cela, et le péché pèse sur son tuteur.
Il convient donc de le préserver, l’éduquer, l’amender, lui apprendre les nobles caractères, le protéger des mauvaises fréquentations, ne pas l’accoutumer à l’aisance, et ne pas lui faire aimer les ornements et le luxe, afin qu’il ne perde pas son existence à les rechercher, une fois adulte.
[…] Lorsque apparaissent chez lui les signes du discernement, dont le premier est la pudeur, c’est une marque d’excellence qui annonce la perfection de l’esprit à la puberté, et il faut s’appuyer sur sa pudeur pour son éducation. Le premier caractère qui prédomine chez lui est l’avidité pour la nourriture. Il convient de lui apprendre les règles de bienséance du repas, et l’habituer à manger du pain seul à certains moments, afin qu’il ne s’accoutume pas aux condiments et les considèrent comme nécessaires. Il faut lui faire répugnée le fait de trop manger, en comparant celui qui le fait au bêtes. […] il faut lui interdit de fréquenter les enfants accoutumés dans l’aisance, puis il faut l’occuper à l’apprentissage du Coran, du hadîth, et des récits des meilleurs des hommes, afin de planter dans son cœur l’amour des pieux, et il ne faut pas lui faire mémoriser les poèmes qui évoquent la passion amoureuse.
Lorsque l’enfant manifeste un beau comportement et des actes louables, il faut l’honorer pour cela, le récompenser par ce qui lui fait plaisir et le féliciter en présence des gens. Si parfois il ne respecte pas cette attitude, il faut fermer les yeux et ne pas le dévoiler. Mais s’il récidive, on lui adresse des reproches en secrets et on lui fait craindre le regard d’autrui, sans lui adresser trop de reproches, car cela diminuerai chez lui l’effet de la réprimande, et il faut préserver la prestance dans les propos avec lui.
Source : L’esprit de l’Âme, éditions Tawbah. Photo : Sirat Al Mustaqim
Al Imâm Aboû Abdillâh Al Qourtoubî Al-Ansârî (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :
« Dans le Kitâb Al Bayân, Ad-Dânî rapporta d’après ‘Outhmân, Ibn Mas’oûd et Oubayy que le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم avait l’habitude de leur réciter 10 versets, et qu’ils ne passaient pas à [l’apprentissage et la méditation] d’autres versets jusqu’à ce qu’ils connaissent quelles étaient les œuvres à appliquer en rapport avec ces versets là. Nous devons donc à la fois apprendre le Coran et comment agir à travers lui en même temps.
On rapporte que As-Soulamî a dit : « Lorsque l’on apprenait 10 versets du Coran, nous n’en apprenions pas 10 autres tant que nous ne connaissions pas ce qu’ils contenaient en matière de licite et d’illicite (halâl waharâm), d’interdictions et d’injonctions. »
Dans Al-Mouwattâ, Mâlik rapporta qu’il entendit que ‘Abdou Llâh Ibn ‘Oumar mit 8 ans pour apprendre la Sourate Al-Baqarah (la Vache).
Dans son ouvrage [sur les noms des rapporteurs du hadîth qui ont transmis de la part de Mâlik], Ahmad Ibn ‘Alî Ibn Thâbit mentionna que Nâfi’ rapporta que Ibn ‘Oumar a dit : « ‘Oumar apprit Al-Baqarah en 12 ans. Lorsqu’il eut terminé, il sacrifia un chameau. »
Al-Anbarî rapporta que ‘Abdou Llâh Ibn Mas’oûd a dit : « Il était difficile pour nous de mémoriser les mots du Coran, mais facile pour nous de les appliquer. Après nous, viendra des gens pour qui il sera facile de mémoriser le Coran mais difficile de l’appliquer. »
On rapporte également que Ibn ‘Oumar a dit : « [Certains parmi] les meilleurs parmi les Compagnons du Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم, aux prémices de cette communauté, ne mémorisaient qu’une seule sourate du Coran, voir deux, mais ils reçurent cependant la grâce d’agir par le Coran. Les derniers parmi cette communauté, même des enfants ou des aveugles, réciteront le Coran, mais ils n’auront pas reçu la grâce de l’appliquer. »
Et on entendit Khalaf Ibn Hishâm Al Bazzar dire : « Je trouve que le Coran présent entre nos mains a été délaissé [du fait qu’on ne l’applique plus]. Ceci parce que on nous a enseigné que ‘Oumar Ibn Al Khattâb mit environ une dizaine d’années afin de mémoriser complètement la Sourate Al-Baqarah, et quand il l’eut mémorisée, il sacrifia un chameau afin de remercier Allah pour cela. Désormais, de nos jours, un jeune garçon s’assoit devant moi et récite un tiers du Coran sans omettre une seule lettre. Je ne peux que constater que le Coran est délaissé par nos actes [litt: par nos mains]. ». »
Fin de citation.
Source :Al-Jâmi’ li Ahkâm Il Qour°ân de l’Imâm Aboû ‘Abdi Llâh Al Qourtoubî Al-Ansârî (qu’Allah lui fasse miséricorde).
1) L’amour idolâtre : C’est l’amour que dénonça Allah dans le verset : « Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. Or les croyants sont les plus ardents en l’amour d’Allah. Quand les injustes verront le châtiment, ils sauront que la force tout entière est à Allah et qu’Allah est dur en châtiment!… [166] Quand les meneurs désavoueront les suiveurs à la vue du châtiment, les liens entre eux seront bien brisés! [167] Et les suiveurs diront: « Ah! Si un retour nous était possible! Alors nous les désavouerions comme ils nous ont désavoués! » -Ainsi Allah leur montra leurs actions; source de remords pour eux; mais ils ne pourront pas sortir du Feu. » Sourate 2 versets 165 à 167
2) L’amour du mensonge et des menteurs, et la haine de la vérité et des véridiques : ceci est une caractéristique des hypocrites.
3) L’amour naturel, c’est l’amour des richesses et des enfants. Tant qu’elle ne détourne pas de l’obéissance d’Allah et n’amène pas à violer Ses interdictions, alors elle est permise.
4) L’amour des monothéistes et la haine des idolâtres : c’est la plus solide branche de la Foi, et la plus grande adoration qu’un serviteur voue à son Seigneur.
L’éducation des enfants est quelque chose de complexe qui demande patience et savoir faire. Certains enfants demandent que l’on agisse avec eux avec douceur, et si l’on fait le contraire, ils s’obstineront. D’autres enfants demandent qu’on soit plus sévère avec eux, mais il ne faut pas que cette sévérité dépasse les limites de ce qui est tolérable. Si on dépasse ces limites, cela conduira l’enfant à s’obstiner et ne pas écouter les ordres de ses parents.
Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une bonne éducation (de nos enfants), et c’est une grande responsabilité qui pèse sur les épaules des parents, Allah dit :
{Ô vous les croyants, protégez-vous, ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les pierres.}
‘Abdullah ibn ‘Umar rapporte que le prophète -صلى الله عليه و سلام- a dit :
« Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. L’imam est un berger et il est responsable de son troupeau. L’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son époux et elle est responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger qui a charge des biens de son maître et il est responsable de son troupeau. Ainsi, chacun d’entre vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau. » (Bukhari et Muslim). Lire la suite →