Conseils aux époux – Dr. Soulaymân Ar-Rouhaylî (Vidéo)

Le cancer

La plus difficile des maladies est de ne pas la connaître ; plus difficile encore est de ne pas savoir que tu es malade ; et plus difficile encore est le fait que tu refuses d’écouter la recommandation du médecin. Ces trois choses se réunissent dans les maladies du cœur.

La maladie du cœur est cachée, et celui qui en est atteint peut l’ignorer ; c’est pourquoi il la néglige. Les maladies du cœur sont le cancer de l’âme. Leur danger réside dans le fait qu’elles sont semblables à une maladie sournoise qui se faufile vers toi sans que tu ne la sentes. Ici, il n’y a ni température qui augmente, ni tension qui grimpe, ni hémorragie douloureuse, ni blessure alarmante ; c’est pourquoi la médecine (traditionnelle), en ce cas, n’est d’aucune utilité.

Ibn Al-Qayyim رحمه الله nous a dit  : « Le cœur d’un individu peut tomber malade et son état peut s’aggraver sans qu’il ne s’en rende compte. Cela est dû à la préoccupation qu’il a de ce bas-monde et au fait qu’il ne s’enquiert pas de l’état de son cœur ni des causes permettant d’atteindre sa salubrité. 
Pire encore, son cœur peut mourir sans qu’il ne le ressente. Le signe de cela est que les blessures des péchés ne lui causent aucune douleur, et que son ignorance du Livre et de la Sounnah ne l’afflige pas. 
S’il y avait encore de la vie dans son cœur, il ressentirait de la douleur face au péché ou à son ignorance de la vérité ; et l’intensité de cette souffrance serait proportionnelle à la vie qui s’y trouve.

Or, une blessure n’inflige aucune douleur à un mort. »

Ce qui rend la maladie du cœur bien plus dangereuse que celle du corps, c’est que son châtiment est éternel après la mort et ne cesse jamais, contrairement à la maladie du corps qui, elle, prend fin avec la mort. C’est aussi ce qui rend l’intérêt porté aux maladies du cœur indispensable et qu’il est prioritaire de se hâter à les guérir.

Assurément, toute maladie qui touche le corps de l’homme dans cette vie d’ici mondaine est pour lui une source de récompense. Mais si une maladie du cœur atteint ce dernier, elle n’est alors que péché et perdition dans cette vie d’ici-bas et après la mort. Si tu entrais dans une bataille et que l’ennemi apparent te tuait et te ôtait la vie, tu serais mort martyr. Mais si c’est l’ennemi intérieur qui prenait le dessus sur toi par les armes des ambiguïtés et des passions, tu serais alors mort banni [de la miséricorde d’Allah].

Et il y a une immense différence auprès d’Allah entre un martyr et un banni, une très grande différence.

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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La faiblesse du malade

Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit  : « Étant donné que le corps malade est affecté par ce qui n’affecte pas le corps sain – tels qu’une légère chaleur, un léger froid, un simple mouvement ou des choses similaires –, il en va de même pour le cœur : lorsqu’il est malade, il est affecté par la moindre ambiguïté ou passion, car il est incapable de les repousser lorsqu’elles se présentent à lui. Quant au cœur sain et fort, il est confronté à des choses bien plus puissantes que cela, mais il les repousse grâce à la force et la bonne santé dont il dispose. » 

Par conséquent, le cœur malade sera atteint mortellement par le moindre souffle de vent ou la moindre bourrasque de sable ; la moindre passion passagère ou faux pas provoquera sa tourmente. Il tombera dans le piège le plus évident que lui tendra le diable et se précipitera vers la plus simple des ruses de son ennemi. La cause de tout cela est la faiblesse de son cœur et l’effondrement de son système immunitaire.

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

قال ابن القيِّم
 » ولما كان البدن المريض يؤذيه ما لا يؤذي الصحيح من يسير الحر والبرد والحركة ونحو ذلك ، فكذلك القلب إذا كان فيه مرض آذاه أدنى شيء من الشبهة أو الشهوة ، حيث لا يقدر على دفعهما إذا وردا عليه ، والقلب الصحيح القوي يطرقه أضعاف ذلك وهو يدفعه بقوته وصحته  » .
فمريض القلب أي نفحة هواء أو هبة تراب تصيبه في مقتل ، وأي شهوة عابرة أو زلة تتسبب في فتنته ، وأعرى فخ للشيطان يسقط فيه ، وأسهل مكيدة لعدوه يسارع إليها ، والسبب في ذلك كله ضعف قلبه وانهيار أجهزة المناعة لديه.

Il est la demeure de la foi et de la piété

Houdhayfah Ibn Al-Yamân  رضي الله عنه, l’expert des cœurs et gardien du secret confié par le Prophète ﷺ, a dit : «  Le Prophète nous a relaté deux événements ; j’ai vu le premier se réaliser, quant au second, j’attends qu’il se produise. Il nous a raconté que le dépôt (Al-Amânah) s’était enraciné dans le cœur des hommes, puis ils apprirent le Coran ainsi que la Sounnah. Ensuite, il nous informa de la manière dont le dépôt sera retiré en disant : « L’homme s’endormira un moment et le dépôt lui sera retiré de son cœur […] » 

Le « dépôt » (Al-Amânah) évoqué dans le hadîth correspond au même terme mentionné dans la parole du Très-Haut : (Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes le dépôt (Al-Amânah). Tous ont refusé de le porter et en furent effrayés. L’homme s’en est alors chargé, par injustice envers lui-même et par ignorance.) [Sourate Al-Ahzâb, v.72]  

Ici, le dépôt désigne la Foi.

Dans ce hadîth, le Prophète ﷺ nous informe que la Foi est la première chose qui fut déposée dans le cœur ; et cela fait référence à la saine nature sur laquelle naît le serviteur. Après quoi, cette Foi augmente par ce qu’elle acquiert à travers l’apprentissage du Coran et de la Tradition Prophétique (Sounnah). Et ce qui nous montre l’importance du dépôt (la Foi), c’est que lorsqu’il s’établit fermement dans le cœur du serviteur, celui-ci accomplit ce qu’on lui a ordonné et s’écarte de ce qui lui a été interdit, en toute conformité et soumission.

Quant au second événement [évoqué] dans le hadîth, le Prophète ﷺ a indiqué que la Foi est la première chose qui sera retirée du cœur.

Ainsi, l’augmentation de la Foi et sa diminution émanent du cœur : c’est de lui que jaillit le bien et que naît le mal.

Et si le cœur n’avait pour seule vertu que le fait d’être le réceptacle de la Foi, cela lui suffirait amplement. Mais il est également le réceptacle de la piété (At-Taqwâ). En effet, le Prophète ﷺ a dit : «  La piété se loge ici  », en désignant sa poitrine afin de signaler que son siège est le cœur, et lui seul.

Par conséquent, la piété ne se résume pas à une voix empreinte d’humilité, à des pleurs, ou encore au fait d’allonger la prosternation, ni à toute autre apparence dénuée de spiritualité et d’humilité. Elle est plutôt un secret intime déposé dans le cœur, dont Seul Allah a connaissance.

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Les obstacles

Il incombe à l’individu de prendre garde aux obstacles qui obstruent son cheminement vers Allah عز وجل et Son agrément. Ces obstacles sont aux nombres de trois : Le polythéisme, l’innovation religieuse et les pêchés sous toutes leurs formes.

Le traitement du polythéisme est la sincérité dans l’unification d’Allah عز وجل et de ne vouer l’adoration qu’à Lui seul. Celui de l’innovation religieuse est de s’attacher à la tradition prophétique (As-Sounnah) et de suivre la guidée du Prophète صلى الله عليه وسلم. Quant aux pêchés, il faut s’en écarter et s’en repentir sincèrement lorsque l’on en commet un.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr – حفظه الله –

العوائق

الواجب الحذر من العوائق التي تعوق المرء في سيره إلى الله وبلوغ رضوانه، وهي ثلاثة: الأول الشرك بالله، والثاني البدعة في دين الله، والثالث المعاصي بأنواعها ؛ أما عائق الشرك فالسلامة منه تتم بإخلاص التوحيد لله وإفراده جلّ وعلا بالعبادة . وأما عائق البدعة فالسلامة منه تكون بلزوم السنة والاقتداء بهدي النبي صلوات الله وسلامه عليه . وأما عائق المعصية فبمجانبتها وبالتوبة النصوح عند الوقوع في شيء منها.

Source : al-badr.net (traduit pas le site Le Cœur des Croyants.)

Il est le seul à être profitable

Allah عز وجل a dit : (Le jour où ni richesses, ni enfants ne seront d’aucune utilité, sauf celui qui se présentera (أَتَى) à Allah avec un cœur sain.) [Sourate Ach-Chou’arâ, v.88-89]

Ainsi, ni les paroles ne profitent ni les œuvre n’intercèdent ; c’est la salubrité du cœur qui est le fondement de toute réussite, tout comme sa corruption est à l’origine de tout mal.

Mais qu’est-ce qu’un cœur sain ?

La réponse est qu’il s’agit d’un cœur préservé de toute chose, excepté l’adoration de son Seigneur.

Le Chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله a dit : « Le cœur sain et louable est celui qui veut le bien, non le mal ; et la perfection de cela réside dans le fait de connaître le bien [afin de l’accomplir], et le mal [afin de s’en écarter]. Quant à celui qui ne connait pas le mal, cela constitue un manquement de sa part pour lequel il est blâmé. »

Médite comment Allah a considéré les biens et les enfants comme un symbole de richesse. Comme si cela signifiait : « Ce jour-là, nulle richesse ne profitera à qui que ce soit, hormis celle de celui qui se présentera devant Allah avec un cœur sain. »

En effet, la véritable richesse de l’homme réside dans sa religion, à travers la salubrité de son cœur, tandis que sa richesse ici-bas se trouve dans ses biens et ses enfants.

Ainsi, parmi les significations du « cœur sain » figure le fait d’être préservé de la tentation des biens et des enfants.

Cependant, l’un des éminents élèves du Chaykh Al-Islâm Ibn Taymiyyah expliqua en profondeur la signification du « cœur sain » afin d’en dissiper toute ambiguïté et d’en faciliter la compréhension. Ainsi, l’imam Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit : « Le cœur sain est celui qui est préservé du polythéisme, de la rancœur, de la haine, de la jalousie (Al-hasad), de l’avarice, de l’orgueil, de l’amour de ce bas monde et de l’amour du pouvoir. Le cœur sain est donc préservé de tout ce qui l’éloigne d’Allah, de toute ambiguïté contredisant le Livre et la Tradition Prophétique (As-Sounnah), de toute passion s’opposant à Ses ordres et à Ses interdits, de toute volonté rivalisant à celle d’Allah et de tout obstacle pouvant le couper de Lui.

Ce cœur sain se trouve ainsi dans un paradis anticipé[1] ici-bas, puis dans un paradis[2] dans le Barzakh[3], puis dans un paradis le Jour du Retour.

Et la salubrité du cœur ne sera complète que lorsqu’il sera préservé de cinq choses : du polythéisme, qui s’oppose à l’Unicité (At-Tawhîd) ; de l’innovation, qui contredit la Sounnah ; des passions [mondaines], qui contredisent les commandements divins ; de l’insouciance, qui s’oppose au rappel [d’Allah] ; de la passion [de toute croyance ou point de vue], qui s’oppose au détachement du cœur de toute chose [sauf d’Allah et de Son Messager] et à la sincérité de l’intention.

Ces cinq choses voilent les cœurs de leur Seigneur. »

Il est dit dans un verset de la sourate Qâf : ([Et on leur dira] : « Voilà ce qui vous a été promis pour celui qui revient incessamment [vers Allah] et respecte [les prescriptions divines], celui qui redoute le Tout Miséricordieux sans Le voir, et qui vient (جَاءَ) à Lui avec un cœur repentant.) [Verset 32-33]

Médite Sa parole dans la sourate Ach-Chou’arâ : (qui se présentera) (أتى), et dans la sourate Qâf : (qui vient) (جاء). C’est comme si ton Seigneur voulait te dire : « Viens et présente-toi à Moi avec un cœur sain et repentant, pour te sauver de Mon châtiment et obtenir Mon agrément. »

Ainsi, ô mon frère, toi seul es en mesure de venir avec un tel cœur, personne d’autre.

Inversement, un serviteur peut entrer dans le Feu [de l’Enfer] à cause de son cœur, comme le mentionne le Très Haut : (Nous avons destiné beaucoup de djinns et d’hommes pour l’Enfer. Ils ont des cœurs avec lesquels ils ne comprennent pas.) [Sourate Al-A’râf, v.179]

De surcroît, l’état du serviteur dans sa tombe n’est que le reflet de l’état de son cœur dans cette vie. C’est ce qu’affirme Ibn Al-Qayyim رحمه الله dans son ouvrage « Zâd Al-Ma’âd » en ajoutant : « L’état du serviteur dans la tombe est semblable à l’état de son cœur dans sa poitrine : soit dans les délices, soit dans le châtiment, soit dans l’étroitesse, soit dans l’aisance. »

[1] Correspondant à la quiétude et à la sérénité du cœur. (Note du traducteur)

[2] Correspondant aux délices de la tombe. (Note du traducteur)

[3] Al-barzakh désigne le temps qui sépare la mort d’une personne à sa résurrection le Jour Dernier. (Note du Traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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La suspicion

‘Abd Allah Ibn Mas’oûd a dit : « Celui qui s’est fait volé et qui ne cesse de s’adonner à la suspicion finira par devenir pire que le voleur. » (Al-Adab Al-Moufrâd d’Al-Boukhâry 289)

La suspicion (التظني) est le fait de conjecturer. La base étymologique de ce terme est التظنن mais la dernière lettre ن fut remplacée par un ي.

Cela signifie que si la personne s’est faite volée quelque chose tu la vois se lancer dans les conjectures et les suspicions. « Je pense que c’est untel, j’en suis même sur car je l’ai vu à tel endroit. » Puis elle commence à se lancer dans les accusations, la médisance et dans de grands péchés à tel point que son péché devient plus grand encore que celui du voleur.
Et dis toi que cela est aussi valable pour toutes les erreurs et les déviances quelles qu’elles soient.

Par exemple : un individu a été touché par le mauvais oeil et éprouve un mal soit dans son corps, soit dans certains biens qu’il possède. C’est alors qu’il commence à se lancer dans ce genre de suspicions et d’accusations : « C’est untel ! Non, c’est plutôt untel ! Je sais d’untel telles et telles choses. » Il se précipite dans de fausses accusations et prétentions contre l’honneur de ses frères sans aucune preuve. Il s’en prend à leur honneur par la médisance, la calomnie, l’injustice et leur cause un immense mal. Ainsi, son cas devient plus grave et dangereux que celui qui lui a porté l’oeil, que cela ait été fait par jalousie ou non.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al-Badr

قال عبد الله بن مسعود رضي الله عنه: «مَا يَزَالُ الْمَسْرُوقُ مِنْهُ يَتَظَنَّى حَتَّى يَصِيرَ أَعْظَمَ مِنَ السَّارِقِ» الأدب المفرد للبخاري (289).
التَّظَنِّي إعمال الظن، أصلها التَّظَنُّنُ أُبدلت النون الأخيرة ياءً، أي أنه إذا سرق منه متاع يبدأ يُعمل فكره في الظنون « أعتقد أنه فلان ، بل إنه فلان ، نعم لقد رأيت فلانا في ذلك المكان » ، ثم يدخل في تُهم وغيبة ووقيعة ونميمة وآثام عظيمة ، حتى إن حاله لتصبح أعظمَ إثما من إثم السارق . وقُل مثل ذلك في سائر الأخطاء والمخالفات . وعلى سبيل المثال : قد يصاب المرء بالعين فيتضرر إما في بدنه أو في بعض ممتلكاته فيبدأ في هذه الظنون والتهم : « إنه فلان ، بل هو فلان ، إنني أعرف من فلانٍ كذا » ، ويخوض في أعراض إخوانه تُهمًا باطلة ودعاوى زائفة لا تقوم على دليل ، يخوض في أعراضهم غيبةً ونميمةً واستطالةً وأذًى عظيما ؛ فتكون حاله أشدَّ حالًا من العائن الذي حسده أو أصابه بالعين

Source : http://al-badr.net/muqolat/4914 (traduit par Le Coeur des Croyants)

Récitation de la sourate « Al-Qalam » [La Plume] (Lecture As-Soûsî) – Chaykh ‘Abd Ar-Rachîd As-Soûfî (Vidéo)

« Empressez-vous d’accomplir le bien » – Dernier sermon du Chaykh Sâlih Taha Aboû Islam رحمه الله (Vidéo)

Le dernier sermon prononcé par Chaykh Aboû Islam Sâlih Taha, qu’Allah lui fasse miséricorde, quelques semaines avant son décès.
Il fut l’un des proches élèves de Chaykh al Albânî et officiait dans sa mosquée à Amman depuis plus de 30 ans.

Dans cette vidéo, le Chaykh apparaît faible et fatigué.
En effet, il luttait contre une maladie grave depuis de longs mois déjà.
Il est mort le mardi 03 octobre 2017.
Qu’Allah le récompense pour les conseils qu’il prodigua à la communauté durant son vivant et qu’Il le fasse rejoindre les Prophètes, les véridiques, les martyrs, et les vertueux.

Source : la chaîne Youtube « Cours religieux »