01 – Hadîth n°1 : « N’est-ce pas que c’est le coeur »

Nous commençons par le premier hadîth qui est celui où le Prophète dit : « En vérité, ce qui est licite (Halal) est clair et ce qui est illicite (Haram) est clair ; et entre les deux se trouvent des choses douteuses (ambiguës, équivoques) que peu de gens connaissent. Celui qui s’écarte des choses douteuses a certes préservé sa religion et son honneur. Quant à celui qui tombe dans les choses douteuses, il finira par tomber dans l’illicite ; à l’instar d’un berger qui fait paître son troupeau autour d’un domaine réservé, proche est le moment où il y pénètrera. Assurément, chaque roi possède un domaine réservé et le domaine réservé d’Allah est Ses interdits.
N’est-ce pas qu’il y a dans le corps un morceau de chair qui, s’il est bon, alors tout le corps le sera, et s’il est mauvais
alors tout le corps le sera, n’est-ce pas que c’est le cœur ».
[Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim, et ceci est la version de Mouslim.]

Ce hadîth a une grande place chez les savants, d’ailleurs l’imam An-Nawawî l’évoqua dans son livre « Les quarante hadîths sur les fondements et les piliers de l’Islam ». C’est l’un des hadîths sur lesquels repose l’Islam car le Prophète  y mentionna l’importance de la licéité de la nourriture, de la boisson, des vêtements, etc, mais aussi que l’individu doit veiller à ces choses-là, et à se débarrasser des ambiguïtés afin de protéger sa religion et son honneur.

Il mit aussi en garde de ne pas tomber dans les choses douteuses (Choubouhât) en illustrant cela par un magnifique exemple. Puis il clarifia l’importance de prendre soin du cœur qui par sa salubrité, toutes les œuvres deviennent bonnes, et qui par sa corruption, toutes deviennent mauvaises.

L’Imam Ach-Châfi’î رحمه الله, de par la compréhension qu’il avait de ce hadîth, le considéra comme étant la moitié de la science [religieuse], il disait : « La moitié de la religion entre dedans « 

Pourquoi l’imam Ach-Châfi’î considéra ce hadîth comme étant la moitié de la science ?

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Solliciter la reconnaissance des gens

Lorsque le musulman rend un service à son frère, il ne convient pas d’attendre sa reconnaissance, mais il lui sied a contrario d’attendre la rétribution et la récompense divines. Que son frère ne le remercie pas ne signifie point qu’il n’a pas réalisé son objectif, sauf si celui-ci est la gratitude des gens, auquel cas il est un homme d’ostentation qui cherche la bonne réputation. Demandons à Allah le salut et la sauvegarde.

Mieux encore, les savants ont mentionné que dans le cas où l’on sait que celui qui rend service cherche les éloges, il ne convient pas au bénéficiaire de l’en remercier ou de le louer, car demander la reconnaissance est une injustice. Or, il nous est interdit de prêter main forte à l’injustice.[1]

[1]Al-Adhkâr d’An-Nawawî, p.105

Source : « La gratitude » du chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Al-Hadîth éditions

Qui est Chaykh Aboû Islâm Sâlih Taha رحمه الله ? (Vidéos)

Ses médecins sont malades

La médecine des cœurs est une des sciences qui se sont raréfiées à notre époque. Il en résulta l’accroissement des maladies [du cœur] et leur propagation à tel point que beaucoup de nos savants, qui portent nos remèdes[1], ont été touchés.

Ainsi, leurs esprits mémorisèrent les explications de livres et de Moutoûn alors que leurs membres ont oublié la [bonne] guidée et le [rappel] de la mort. Leurs langues disent qu’ils sont des gens de science alors que leurs actes déclarent qu’ils sont des ignorants.

La majeure partie des savants de notre époque sont de deux catégories :

  • Une catégorie de savants absorbés par les biens de ce bas monde, haletants dans leur course derrière cette vie mondaine dont l’amassement ne les fatigue nullement, et qui passent leur vie à travers les délices mondains. Ceux-là, cette vie d’ici-bas a entièrement pris le contrôle de leur cœur. Et la crainte de la pauvreté et l’amour de la course aux richesses sont devenus inhérents à celui-ci.

La plupart de ces savants ont été poussés [par les gens du pouvoir] à devenir ainsi ; on a voulu d’eux qu’ils courent derrière les gains et qu’ils s’y investissent dans le but d’acquérir de la subsistance. Il leur a été donné en échange [de leur service et de leurs fatâwa] tout juste de quoi subsister. Juste le nécessaire pour vivre !! Et ce, afin qu’ils restent emportés dans la tornade et prisonniers dans la meule à la solde de ces gens-là. Ils n’atteignent jamais leurs espérances, ni ne délaissent la course vers quoi ils aspirent ; voilà pourquoi ils ont oublié leur plus grande et leur plus noble tâche qu’est l’héritage des prophètes et l’accomplissement de la fonction des messagers.

  • Et une autre catégorie qui, quant à elle, s’est simplifiée le chemin [du mal] en agréant les interdits « faciles »[2], et en agréant l’ambiguïté que la masse ne peut distinguer et donc l’accepter facilement.

Ils ont pris leur foi telle une marchandise dont ils vendent une partie, ou sa totalité, obtenant ainsi leur récompense dans la renommée, la gloire, dans de nombreux biens et l’argent. Ce sont en réalité des gens hypocrites et habiles qui se sont ornés pour les gens et pour se rapprocher des gouverneurs. Ils cherchent [toujours] les facilités qu’ils utilisent pour émettre leurs fatâwa. Leur habitude est la duperie et leur voie celle de l’hypocrisie ; voilà pourquoi le fléau s’est généralisé et que le remède a décliné.

Et c’est ce qui se passa du temps du grand savant, al moujâhid, ‘Abd-Allah Ibn Al-Moubârak رحمه الله lorsqu’il vit que l’un de ses frères commença à emprunter cette voie-là. Il accompli ce qui lui incombait en lui prodiguant immédiatement conseil et lui tendant la main. Et quelle biographie que celle d’un homme tel qu’Ibn Al-Moubârak ! Elle est similaire à la senteur suave des roses que le vent transporte d’une colline à une autre et d’une époque à une autre franchissant ainsi les portes du temps et des contrées pour nous rapporter de lui ce qui suit : lorsqu’Ibn Al-Moubârak fut informé qu’Ismâ’îl Ibn ‘Oulyyah supervisa les aumônes, il lui écrivit des vers de poésie qui sont valables pour toutes les époques où s’est répandu ce mal en disant :

Ô toi qui a fait de la science un faucon,

Par lequel il chasse les biens des pauvres gens

Tu as rusé pour cette vie mondaine et ses délices

D’une ruse qui te dépossèdera de la religion.

Tu es devenu follement épris de cette vie d’ici-bas

Après avoir été un remède pour les malades.

Où sont passés les ahâdîth que tu as rapporté

D’Ibnou ‘Awn et d’Ibnou Sîrîn ?

Où sont passés les ahâdîth que tu as évoqué

Quant au fait de s’attacher aux portes des gouverneurs ?

Si tu répondais « j’ai été contraint » alors qu’as-tu fais pour te sauver ?

Tu es tombé dans ce dont tu mettais en garde.

Lorsqu’il lut cet écrit, il pleura et demanda à être démis de ses fonctions.

Si la mort du cœur a bien des caractéristiques qui se différencient d’une personne à une autre et d’une profession à une autre, la plus significative et célèbre d’entre elles [que l’on trouve] chez les gens de science est celle qu’a défini Mâlik Ibn Dînâr رحمه الله en disant : « J’ai questionné Al-Hasan : « Quel est le châtiment de l’homme de science ? » Il répondit : « La mort du cœur. » – « Et qu’est-ce que la mort du cœur ? » lui demandais-je. Il dit : « Vouloir cette vie d’ici-bas avec les œuvres de l’au-delà. »

Ceux-là, Rabî’ah Ar-Ra°y رحمه الله les nomma « les abjects » et « les plus vils ». Mâlik Ibn Anas a rapporté : « Mon professeur Rabî’ah Ar-Ra°y m’a demandé : « Ô Mâlik ! Qui sont les abjects ? » Je répondis : « Ceux qui se nourrissent en usant de leur religion. » Puis il ajouta : « Et qui sont les plus vils ? » Je dis alors : « Ceux qui profitent aux autres au détriment de leur religion.»

Ils extériorisèrent la religion pour Allah

Alors que c’est autour du dinar qu’ils tournaient

Pour lui (le dinar) ils jeûnèrent et prièrent

Et pour lui ils accomplirent le pèlerinage et la visite (‘Oumrah)

Si [le dinar] était plus éloigné encore que les Pléiades

Et qu’ils avaient des ailes, ils s’envoleraient pour l’atteindre.

L’homme de science mauvais qui n’œuvre pas avec sa connaissance est une épreuve et une nuisance pour lui-même et pour les autres ; il est semblable à un rocher obstruant la source d’un fleuve ; ni il n’absorbe l’eau et ni ne la laisse passer pour alimenter les cultures… Faites-nous miséricorde et laissez-nous Ô savants du mal !!

Si l’érudit s’égare et que des gens le suivent

Ils s’égareront avec lui, puis ils périront tout comme il périra

A l’exemple d’un navire qui, lorsqu’il se brise sur une vague

Chavire et emporte avec lui tous ses passagers.

[1] Car ce sont eux qui orientent les musulmans, les conseillent, les soignent de l’ignorance à travers leur science… (Note du traducteur)

[2] Tels ceux commis avec la langue pour arriver à leurs fins (Note du Traducteur)

Source original : http://www.kalemtayeb.com/ (Traduction par Le Cœur des Croyants)

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Où est Allah ? أين الله؟

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Les textes du Coran, de la Sounna authentique, les paroles des compagnons du Prophète (qu’Allah les agrée), le consensus des savants montrent qu’Allah est élevé au dessus de Ses créatures. Il est au dessus des cieux, au dessus de Son trône.

LES TEXTES DU CORAN

Il y a différents types de preuves dans le Coran qui montrent cette croyance.
Nous allons nous contenter d’en citer cinq.

1. Allah a informé dans sept versets du Coran qu’Il s’est établi au dessus de Son trône qui est la plus élevée de Ses créatures

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Le Miséricordieux s’est établi au dessus du trône}.
(Sourate Tâhâ n°20, verset 5)

قال الله تعالى : الرَّحْمَنُ عَلَى الْعَرْشِ اسْتَوَى
(سورة طه ٥)

Les 6 autres versets qui sont similaires dans le Coran sont les suivants :
sourate Al-A’râf n°7 verset 54,
sourate Younous n°10, verset 3,
sourate Ar-Ra’d n°13 verset 3,
sourate Al-Fourqân n°25 verset 59,
sourate As-Sajdah n°32 verset 4
et sourate Al-Hadîd n°57 verset 4.

L’imam Al-Qourtoubî (mort en 671 du calendrier hégirien) a dit : « Personne parmi les pieux prédécesseurs n’a renié le fait qu’Allah s’est véritablement établi au dessus de Son trône et Allah a mentionné spécifiquement le trône pour cela car il est la plus grande de ses créatures ».
(Al-Jamî’ Li Ahkâm Al-Qourân vol 9 p.239)

2. Allah a informé qu’Il est au dessus du ciel

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Êtes-vous à l’abri que Celui qui est au dessus du ciel vous enfouisse dans la terre ? Et voici qu’elle tremble! Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au dessus du ciel envoie contre vous un ouragan de pierres? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement}.
(Sourate Al-Moulk n°67, versets 16 et 17)

قال الله تعالى : أَأَمِنتُم مَّن فِي السَّمَاء أَن يَخْسِفَ بِكُمُ الأَرْضَ فَإِذَا هِيَ تَمُورُ / أَمْ أَمِنتُم مَّن فِي السَّمَاء أَن يُرْسِلَ عَلَيْكُمْ حَاصِبًا فَسَتَعْلَمُونَ كَيْفَ نَذِيرِ 
(سورة الملك ١٦ و ١٧)

‘Abdallah Ibn ‘Abbas (qu’Allah les agrée lui et son père) a dit concernant l’explication de ces versets {Êtes-vous à l’abri du châtiment de Celui qui est dans les cieux ?} : « Il s’agit d’Allah ».
(Zâd Al-Masîr Fî ‘Ilm At-Tafsîr de l’imam Ibn Al-Jawzî vol 8 p.322)

قال عبدالله بن عباس رضي الله عنهما في هذه الآية : أأمنتم عذاب من في السماء و هو الله
(زاد المسير في علم التفسير للإمام بن الجوزي ج ٨ ص ٣٢٢)

L’imam Ibn Jarir At-Tabarî (mort en 310 du calendrier hégirien) a dit dans l’explication du verset {Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au dessus du ciel} : « Il s’agit d’Allah ».
(Tafsîr At-Tabarî vol 23 p 129)

3. Allah a informé qu’Il est au dessus de Ses créatures

Allah a dit concernant les anges (traduction rapprochée du sens du verset) : {Ils craignent leur Seigneur au dessus d’eux et font ce qui leur est ordonné}.
(Sourate An-Nahl n°16, verset 50)

قال الله تعالى : يَخَافُونَ رَبَّهُم مِّن فَوْقِهِمْ وَيَفْعَلُونَ مَا يُؤْمَرُونَ
(سورة النحل ٥٠)

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Et c’est Lui le Dominateur au dessus de Ses serviteurs. C’est Lui le Sage, le Parfaitement Connaisseur}.
(Sourate Al-An’âm n°6, verset 18 )

قال الله تعالى : وَهُوَ الْقَاهِرُ فَوْقَ عِبَادِهِ وَهُوَ الْحَكِيمُ الْخَبِيرُ
(سورة الأنعام ١٨)

4. Allah a informé que certaines de Ses créatures montent vers Lui

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Les Anges ainsi que l’Esprit (*) montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans}.
(Sourate Al-Ma’ârij n°70, verset 4)

(*) C’est à dire l’ange Djibrîl.

قال الله تعالى : تَعْرُجُ الْمَلائِكَةُ وَالرُّوحُ إِلَيْهِ فِي يَوْمٍ كَانَ مِقْدَارُهُ خَمْسِينَ أَلْفَ سَنَةٍ 
(سورة المعارج ٤)

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Vers Lui monte la bonne parole}.
(Sourate Fâtir n°35, verset 10)

قال الله تعالى : إِلَيْهِ يَصْعَدُ الْكَلِمُ الطَّيِّبُ
(سورة فاطر ١٠)

5. Allah a informé que Moussa (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a appelé le pharaon vers la croyance qu’Allah est au dessus de Ses créatures

Allah a dit (traduction rapprochée du sens du verset) : {Et Pharaon a dit : Ô Hâmân ! Bâtis-moi une tour : peut-être atteindrai-je les voies, les voies des cieux, et ainsi j’apercevrai la Divinité de Moussa mais je pense plutôt que celui-ci est un menteur}.
(Sourate Ghâfir n°40, versets 36 et 37)

قال الله تعالى : وَقَالَ فِرْعَوْنُ يَا هَامَانُ ابْنِ لِي صَرْحًا لَّعَلِّي أَبْلُغُ الأَسْبَابَ / أَسْبَابَ السَّمَاوَاتِ فَأَطَّلِعَ إِلَى إِلَهِ مُوسَى وَإِنِّي لَأَظُنُّهُ كَاذِبًا
(سورة غافر ٣٦ و ٣٧)

L’imam Ibn ‘Abd Al-Barr (mort en 463 du calendrier hégirien) a dit : « Ce verset montre que Moussa (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) affirmait que sa divinité était au dessus du ciel ».
(At-Tamhîd Limâ Fîl-Mouwata Min Al-Ma’âni Wal-Asânîd vol 7 p.133)

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Sourate Al-Baqarah [La Vache] (v.124-141) – L’érudit et grand savant chaykh ‘Abd Ar-Rahmân Al-Barrâk حفظه الله

Récitation apaisante de l’érudit et grand savant, chaykh ‘Abd Ar-Rahmân Al-Barrâk حفظه الله تعالى le 27 Ramadan de l’année 1436 hégirienne.

Ne te prive pas de cette invocation !

La personne vertueuse est celle qui accomplit les devoirs qu’elle a vis-à-vis d’Allah Le Très Haut, L’Exalté, mais également vis-à-vis de Ses serviteurs. Elle leur donne leurs droits respectifs.

Que le musulman veille à se distinguer de la sorte afin qu’il soit compté parmi les vertueux, et qu’il ne s’interdise pas l’invocation des gens à son égard « Que le salut soit sur nous et sur les vertueux serviteurs d’Allah »  (السَّلَامُ عَليْنَا وَعَلَى عِبادِ اللهِ الصَّالِحِين) *

Cette invocation a été prononcée par Mouhammad صلى الله عليه و سلم et elle sera prononcée [par tous les musulmans] jusqu’au dernier. [Chacun d’eux] la dira et la répétera dans chaque prière.

Ainsi, celui qui se caractérise par le contraire de la vertu se sera privé lui-même de l’ensemble des invocations des musulmans de tout temps et de toutes les époques.

Et ceci est une énorme privation ! N’aimerais-tu pas que des millions de personnes invoquent pour toi sans que tu ne le saches ?!
Te priverais-tu de cette invocation ?!

Il t’incombe de fournir les efforts afin que tu concrétises cette qualité.

*Invocation prononcée lors du Tachahhoud 

Chaykh ‘Abd Al-Karîm Al-Khoudayr (Membre du comité des grands savants en Arabie Saoudite)

Traduit par Le Cœur des Croyants

الصالح هو القائم بحقوق الله -جل وعلا- وحقوق عباده، هو القائم بحقوق الله -جل وعلا- وحقوق عباده، فهذا الوصف ليحرص المسلم على الاتصاف به؛ ليكون صالحاً لئلا يحرم نفسه من دعاء الناس له بالسلامة((السلام علينا وعلى عباد الله الصالحين))، وهذه الجملة تقال من محمد -عليه الصلاة والسلام- إلى آخر مسلم يقولها ويكررها في كل صلاة، فالذي يتصف بضد الصلاح قد حرم نفسه من دعوات المسلمين على مر العصور والأزمان، وهذا حرمان عظيم ألا تحب أن يدعى لك وأنت لا تشعر من قبل الملايين، تحرم نفسك من هذه الدعوة، عليك أن تسعَ جاهداً لتحقيق هذا الوصف

(La version vidéo) :

Le traitement du phénomène du terrorisme

Le traitement du phénomène du terrorisme (Lien pdf)

PLAN DU LIVRE

Ce livre se compose d’une préface, d’une introduction, de trois parties et d’une conclusion.

LA PREFACE : Elle est centrée sur les motivations derrière le choix de ce sujet. Elle présente aussi le plan de ce travail de recherche.

L’INTRODUCTION : Elle est axée sur la définition du terrorisme d’un point de vue linguistique et sémantique.

PREMIÈRE PARTIE : LE TERRORISME : SES CAUSES ET SES MÉFAITS

Cette partie comporte deux chapitres :

Premier chapitre : Les causes du terrorisme

Ces causes sont :

I. L’ignorance des préceptes du Coran et de la Sunna et la négligence des nobles finalités de la Chariâ
II. La déviation intellectuelle
III. Le fait de s’attaquer aux grands savants de la religion et de la législation islamique et le fait de se référer à des sources non fiables
IV. L’infraction à la règle de la prise en considération des conséquences
V. Des causes sociales
VI. Des causes médiatiques
VII. La propagation des idées envenimées et destructrices, et leur infiltration parmi les jeunes

Deuxième chapitre : Conséquences et méfaits du terrorisme

Ces conséquences et ces méfaits sont :

I. Le ternissement de l’image radieuse de la religion
II. L’effusion du sang sacré des Musulmans, des « protégés » et de ceux avec lesquels « un pacte de sécurité » a été conclu
III. La perturbation de la paix et de la sécurité et la propagation des troubles et de la corruption
IV. La destruction des logis, des propriétés et des services publics, et le pillage des biens
V. Détourner l’attention de la communauté de ses véritables préoccupations
VI. Entraver la prédication islamique, resserrer l’étau autour des associations caritatives et faciliter la tâche de ceux qui cherchent à porter atteinte à l’Islam et aux Musulmans

DEUXIÈME PARTIE : LE TERRORISME : SON OPPOSITION À LA CHARIÂ ET AUX PREUVES LÉGISLATIVES. RÉFUTATION DES EQUIVOCITES DE SES ADEPTES

Cette partie se compose de deux chapitres :

Premier chapitre : L’opposition du terrorisme à la Chariâ

Cinq infractions relatives à l’idéologie terroriste seront abordées :

I. La remise en question de l’honoration de l’homme par Islam
II. Refus de la modération et adoption du rigorisme
III. Le terrorisme comme forme de corruption sur terre
IV. Le recours arbitraire et infondé à l’excommunication (le takfir)
V. La désobéissance aux gouverneurs et l’abandon de la communauté musulmane

Deuxième chapitre : Réfutation des équivocités et des tromperies des adeptes de l’idéologie terroriste

Ce chapitre s’articule autour des réponses aux équivocités relatives au terrorisme :

I. L’équivocité autour de l’excommunication (le takfir) des gouverneurs
II. L’équivocité autour de la désobéissance aux gouverneurs
III. L’équivocité autour de la lutte contre la turpitude à la pointe de l’épée
IV. L’équivocité autour de la prétention des extrémistes que la communauté mène le Jihad défensif
V. L’équivocité autour de l’expulsion des non musulmans de la péninsule arabique
VI. L’équivocité autour de la compréhension erronée du principe de l’alliance et du désaveu

TROISIÈME PARTIE : SOLUTIONS, TRAITEMENTS ET RESPONSABILITÉS À ASSUMER

Cette partie se compose de deux chapitres :

Premier chapitre : Les solutions et les traitements

Dix solutions et traitements sont proposés :

I. Persévérer dans la quête du savoir et ne se ressourcer qu’auprès des savants de religion
II. Les savants de religion doivent éclairer et guider les jeunes
III. Adopter toujours la modération et le juste milieu et rejeter l’extrémisme et le rigorisme
IV. N’autoriser que les savants compétents et habilités à décréter des fatwas
V. Valorisation des finalités de la Chariâ
VI. La compréhension de la Science (de religion) à la lumière de la méthodologie des pieux prédécesseurs (le salaf) de la communauté
VII. Porter intérêt à la sécurité intellectuelle
VIII. La mise à jour de ce à quoi les rigoristes ont porté atteinte
IX. Ouverture du dialogue et recours aux comités de conseil
X. L’exhortation à la bienfaisance et à la piété

Deuxième chapitre : Rôle du Royaume d’Arabie Saoudite dans la lutte contre le terrorisme

I. Le rôle important des dirigeants du pays des deux Saintes Mosquées dans la lutte contre le terrorisme
II. La mise à exécution des sagesses véhiculées par le discours du Serviteur des deux Saintes Mosquées
III. Le rôle du Comité des Grands Savants et des Académies Islamiques de jurisprudence
IV. Le rôle des mosquées et des sermons du vendredi
V. Le rôle des autorités sécuritaires
VI. Le rôle de la famille
VII. Le rôle des écoles, des universités et des institutions scientifiques
VIII. Le rôle des mass-médias

CONCLUSION : Mise au point sur les principaux résultats et recommandations.

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Le hadîth qui fit perdre connaissance Aboû Hourayrah : « Les trois premières personnes pour lesquelles le Feu sera attisé »

Pile of old books with reading glasses on desk

D’après Aboû Hourayrah رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم  a dit : « Les premiers jugés le Jour de la Résurrection sont : un homme mort en martyr. On l’amènera et Allah عز و جل lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل  demandera : « Qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « J’ai combattu pour Toi jusqu’à mourir en martyr. » Il dira : « Tu as menti. Tu n’as combattu que pour qu’il soit dit [de toi]  : « Il est courageux ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette dans le Feu. Et un homme qui a étudié et enseigné la science [religieuse] et qui récitait le Coran. On l’amènera et Allah عز و جل lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل demandera : « Et qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « J’ai étudié et enseigné la science [religieuse] et j’ai récité le Coran pour Toi. » Il dira : « Tu as menti. Tu n’as étudié la science [religieuse] que pour qu’il soit dit [de toi] : « Il est savant », et tu n’as récité le Coran que pour qu’il soit dit : « Il récite le Coran ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette dans le Feu. Et un autre homme à qui Allah عز و جل a donné de larges richesses et toutes sortes de biens. On l’amènera et Allah lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل demandera : « Et qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « Je n’ai laissé aucun chemin dans lequel Tu aimes qu’on dépense son argent sans le dépenser pour Toi. » Il dira : « Tu as menti, tu n’as agi de la sorte que pour qu’il soit dit [de toi] : « Il est généreux ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette au Feu. » [Rapporté par Mouslim, n°1905]

Chaque fois qu’Aboû Hourayrah رضي الله عنه entreprenait de raconter ce hadîth, il perdait connaissance à cause de sa gravité.
Choufay Al-Asbahî a rapporté qu’il entra en ville un jour et trouva un homme entouré de gens. On lui dit que c’était Aboû Hourayrah. (Choufay nous relate) :
« Je m’approchai de lui jusqu’à me mettre devant lui alors qu’il racontait des hadîths aux gens. Lorsqu’il se tut et qu’il eu terminé, je lui dis avec insistance : « Je te prie de me raconter un hadîth du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم que tu as mémorisé et retenu ». Il me répondit : « Je le ferai. Je vais te faire part d’un hadîth que m’a raconté le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et que j’ai mémorisé et retenu. » Puis, il perdit légèrement connaissance avant de retrouver ses esprits et de dire : « Je vais t’entretenir d’un hadîth que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a raconté en aparté dans cette maison ». Ensuite, il ne tarda  pas à perdre de nouveau connaissance avant de retrouver rapidement ses esprits et de s’essuyer le visage. Il me dit alors : « Je vais t’entretenir d’un hadîth que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a raconté en aparté dans cette maison ». Puis, la même scène se produisit une troisième, puis une quatrième fois ; mais cette fois, il eut un fort malaise et tomba en avant sur son visage. Je dus le tenir longtemps contre moi. Quand il reprit connaissance, il me dit : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a dit … » et il me rapporta le précédent hadîth qu’il termina par : « Puis, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم me tapa sur le genou et me dit : « Ô Aboû Hourayrah ! Telles sont les trois premières catégories de personnes pour lesquelles le Feu sera attisé le Jour de la Résurrection. » [At-Tirmidhî n°2382 ; authentifié par Al-Albânî]

Source : « La sincérité », Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Editions Al-Hadîth

Encore une fois : Appel à la bienveillance entre les gens de la sunnah !

wpid-رفقا_اهل_السنه_با_اهل_السنه_عنوان.gif.gifLa louange est à Allah et il n’y de force ni de puissance si ce n’est par Allah. Qu’Allah prie, salut et bénit Son serviteur et messager : notre prophète Muhammad, ceux qui l’ont suivi et ses compagnons… Certes, ceux qui se consacrent à la science religieuse, parmi les gens de la sunna et du consensus (ahl as-sunna wa al al jamâ’a), ceux qui cheminent sur la [voie] des prédécesseurs de la communauté, eux sont – à cette époque – plus dans le besoin d’entente et de recommandation entre eux ; sans compter qu’ils sont plus que minoritaires par rapport aux autres sectes qui dévient de la [voie] des prédécesseurs de la communauté.

Il y a plus de dix ans, à la fin de vie des deux éminents Cheikhs : notre Cheikh, Cheikh ’Abd Al ’Aziz ibn Bâz et Cheikh Muhammad ibn Sâleh Al ’Uthaïmîne – qu’Allah leur fasse tous deux miséricorde – un petit groupe des gens de la sunna s’est consacré aux mises en garde contre les sectes qui ont dévié de la voie des prédécesseurs de la communauté, et c’est un travail digne d’éloges et recommandable. Cependant, ce qui est désolant, c’est qu’après la mort des deux Cheikhs, certaines personnes de ce groupe s’en sont pris à certains de leurs frères parmi les gens de la sunna, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, qui appellent à s’attacher à la voie des prédécesseurs de la communauté.

Il était du devoir de ce petit groupe d’accepter ce qu’ils avaient de bien, de les soutenir et de les orienter vers la révision de leurs erreurs commises – si celles-ci sont avérées – puis de ne pas passer leur temps dans leurs assises à les évoquer et à mettre en garde contre eux. Plutôt, ils auraient dû se consacrer à la science par la lecture, l’enseignement et la daawa. Ceci est la voie droite menant au bien et la réforme, sur laquelle était notre Cheikh ’Abd Al ’Aziz ibn Bâz, l’imam de ahl as-sunna wa al jamâ’a à cette époque, qu’Allah lui fasse miséricorde. Or, ceux qui se consacrent à la science – parmi les gens de la sunna – à cette époque sont peu, donc plus dans le besoin de voir leur nombre augmenter plutôt que diminuer, et de voir s’installer entre eux l’entente plutôt que la scission. On dit à leur sujet ce que disent les grammairiens : « un diminutif ne doit pas être réduit ».

Cheikh Al-Islam (ibn Taymiyyah) a dit dans « majmou’ al fatâwas » (28/51) : « et vous savez que parmi les grandes règles qui recouvrent toute la religion on compte : l’union des cœurs, parler d’une même voix, réconcilier entre les personnes. Allah le Tout-Puissant dit : { craignez donc Allah et maintenez de bonnes relations entre vous } et Il dit : { cramponnez-vous tous à la corde d’Allah et ne vous divisez pas } et Il dit : { et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et ont divergé après que leur soient venus les preuves, eux auront un grand châtiment }, ainsi que d’autres textes ordonnant l’union et la concorde et interdisant la division et la divergence. Les gens pratiquant ce fondement, ce sont eux les gens du consensus (Al-Jama’a) tout comme ceux qui sont en dehors de ce fondement sont eux les gens de la division (Ahloul-Forqa) » [Fin de citation].

J’avais écrit une épître sur ce sujet qui avait pour titre : « Appel à la bienveillance entre les gens de la Sunna » (« rifqân ahla as-sunna bi ahli as-sunna ») qui a été éditée en l’an 1424 h [2004], puis en l’an 1426 h. puis a été éditée avec le recueil de mes livres et épîtres (6/281-327) en l’an 1428 h. J’y avais recensé beaucoup de textes du Coran et de la Sunna et des paroles de grands savants de ahl as-sunna. Cette épître était constituée, suite à l’introduction, des sujets suivants :

  • « le bienfait de la parole et de l’expression »
  • « préserver sa langue sauf dans le bien »
  • « la suspicion et l’espionnage »
  • « la tendresse et la douceur »
  • « la position des gens de la sunna vis-à-vis du savant qui s’est trompé [à savoir] : qu’il est excusé et qu’on ne doit pas le qualifier d’innovateur, ni s’écarter de lui »
  • « la fitna [du fait] de critiquer et de s’écarter de certains de ahl as-sunna à cette époque et comment en être préservé »
  • « l’innovation qui consiste à tester les gens en fonction de leur position concernant des individus »
  • « la mise en garde contre la fitna de la critique et du fait de rendre innovateur de la part de certains de ahl as-sunna à cette époque »

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