Médite sur le message du Coran, tu y verras un Roi…

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Ibn al Qayyim al Jawziyyah -رحمه الله- a dit :

« Médite sur le message du Coran, tu y verras un Roi à qui appartient toute chose et toute la louange. Toute affaire est entre Ses mains, provient de Lui et revient à Lui. Établi sur son trône, rien ne Lui échappe dans Son royaume, Il sait ce qu’il y a dans les âmes de Ses serviteurs, Il connaît leurs secrets et ce qu’ils déclarent au grand jour.

Il dirige Seul Son royaume, Il entend et voit, donne et prive, récompense et châtie, honore et avilit, crée et nourrit, fait vivre et mourir, prédestine et décrète. Toute chose, grande ou petite, vient de Lui et remonte vers Lui, pas une fourmi ne se déplace sans Sa permission, et aucune feuille ne tombe sans qu’Il ne le sache.

Médite sur la manière dont Il magnifie, loue et fait les éloges de Sa Personne. Il conseille Ses serviteurs et leur indique ce qui les mènera au succès et à la réussite, Il les y encourage et les met en garde contre ce qui causera leur perte. Il se fait connaître d’eux par Ses noms et attributs, et se fait aimer d’eux par Ses bienfaits et largesses. Il leur rappelle ainsi Ses bienfaits et leur ordonne d’accomplir des œuvres qui auront pour conséquence de rendre Ses bienfaits plus complets encore.

Il les a averti également de Son courroux, Il leur rappelle les bienfaits qu’Il leur a réservé s’ils Lui obéissent, et le châtiment qu’Il leur a préparé s’ils Lui désobéissent. Il les informe du sort qu’Il a réservé à Ses alliés et Ses ennemis, et de la fin de chacun d’entre eux.

Il loue Ses alliés à travers leurs actes pieux et les meilleurs de leurs attributs, et blâme Ses ennemis par les pires de leurs actes et leurs plus horribles attributs. Il donne des exemples, multiple les preuves et les évidences, Il répond aux ambiguïtés de Ses ennemis de la meilleure façon, confirme la parole du véridique et montre la fausseté du menteur.

Il ne dit que la vérité et guide vers le chemin droit, Il appelle vers la demeure de la paix (le paradis) et décrit ses caractéristiques, sa beauté et ses bienfaits. Il met en garde contre la demeure de la perdition (l’enfer) et décrit ses châtiments, sa laideur et ses peines.

Il rappelle à Ses serviteurs leur pauvreté face à Lui, le grand besoin qu’ils éprouvent à Son égard de tout point de vue, et qu’ils ne peuvent se passer de Lui, serait ce le temps d’un clin d’œil. Il leur rappelle qu’Il n’a pas besoin d’eux, ni d’aucune créature, et qu’Il est le Riche qui n’a besoin de personne, alors que tous éprouvent le plus grand besoin à Son égard. Personne n’obtient le plus petit bien si ce n’est par Sa grâce et Sa miséricorde, et personne n’est touché par le plus petit mal si ce n’est par Sa justice et Sa sagesse.

Le serviteur remarquera aussi dans les propos de son Seigneur qu’Il réprimande Ses biens aimés de la plus douce des façons et que, malgré tout, Il efface leurs faux pas, pardonne leurs erreurs, accepte leurs excuses, rectifie leur corruption, les défend, les soutient, les conseille, se porte garant de leurs intérêts, les sauve de toute affliction et tient envers eux Sa promesse . Il est leur allié et ils n’ont en dehors de Lui aucun allié, Il est leur Véritable Maître, leur Secoureur contre leurs ennemis, quel bon Maître et quel bon Secoureur !

Si par le biais du Coran les cœurs parviennent à contempler ce Roi, Immense, Miséricordieux, Généreux et Beau, comment peuvent ils ne pas l’aimer, se concurrencer pour se rapprocher de Lui , user de leurs temps dans le but de susciter Son affection , L’aimer plus que toute autre chose et préférer Sa satisfaction à celle de tout autre ?

Comment les cœurs peuvent-ils ne pas se consacrer à Son rappel et faire de Son amour, du désir qu’ils lui portent et de Sa compagnie : leur nourriture, leur aliment et leur remède, tel que s’ils venaient à manquer, les cœurs se corrompraient, périraient et ne tireraient aucun profit de la vie ! »

Source : Les Méditations de Ibn Al Qayyim, édition Tawbah (Qu’Allah récompense la sœur qui a partagé ce rappel)

Le récit d’Anselm Turmeda, ancien prêtre et érudit chrétien espagnol

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Anselm Turmeda, le fidèle étudiant d’un érudit chrétien renommé

de l’ancienne Andalousie, participe à une discussion au sujet du Paraclet,

un prophète à venir mentionné dans la Bible, et devient musulman.

De nombreux chrétiens ont embrassé l’islam à l’époque des conquêtes islamiques et dans les années qui ont suivi, après la mort du prophète de l’islam. Jamais ils ne se sont convertis par la force, mais plutôt parce qu’ils avaient reconnu dans l’islam ce qu’ils avaient longtemps attendu. Anselm Turmeda [1], un prêtre et érudit chrétien, est l’une de ces personnes dont l’histoire vaut la peine d’être racontée. Il a écrit un livre bien connu intitulé « Cadeau pour l’intelligent : un guide servant à réfuter les arguments des chrétiens ». [2] Dans l’introduction [3] de cet ouvrage, il raconte son histoire :

« Sachez que je suis originaire de Majorque, une belle ville en bord de mer sise entre deux montagnes et séparée par une petite vallée. C’est une ville commerçante, qui compte deux ports. De grands navires marchands y jettent l’ancre, apportant diverses marchandises. La ville est située sur l’île qui porte son nom – Majorque – et l’on y retrouve de très nombreux figuiers et oliviers. Mon père était un homme très respecté, dans cette ville, et j’étais son fils unique.Quand j’avais six ans, mon père m’envoya chez un prêtre qui m’enseigna l’Évangile et la logique; cette instruction s’étala sur six années. Par la suite, je quittai Majorque et me rendis dans la ville de Larda, dans la région de Castille, qui était le centre d’enseignement chrétien de la région, à l’époque. Entre mille et mille cinq cents étudiants y étaient réunis. J’y étudiai l’Évangile dans sa langue d’origine durant quatre autres années. Puis, je partis pour Bologne. Bologne est une très grande ville et chaque année, près de deux milles étudiants s’y rassemblaient, venant de plusieurs endroits différents. Ils étaient vêtus de tissus rêches qu’ils appelaient la « clameur de Dieu ». Chacun d’entre eux, fut-il le fils d’un ouvrier ou le fils d’un juge, était enveloppé de ce vêtement afin de se distinguer, en tant qu’étudiant. Seuls les prêtres enseignaient, et ils avaient le plein contrôle sur les étudiants. J’habitais dans l’église avec un prêtre assez âgé. Vu son érudition, sa piété et son ascétisme qui le distinguaient des autres prêtres, il était très respecté. Des gens de partout venaient lui poser des questions ou lui demander conseil, même des dirigeants et des rois qui, par la même occasion, lui apportaient des cadeaux de toutes sortes dans l’espoir qu’il les accepterait et leur accorderait sa bénédiction. Ce prêtre m’enseigna les principes et les règles du christianisme. Je devins très proche de lui ; j’étais à son service et l’assistais dans ses tâches. Je devins l’un de ses assistants à qui il accordait le plus sa confiance, au point où il me confia les clefs de ses appartements et des réserves de nourriture et de boisson. La seule clef qu’il ne partageait pas avec moi était celle de la petite chambre où il dormait. Je crois, mais Dieu sait mieux, qu’il gardait là ses trésors personnels.

Durant dix années, je fus à la fois son étudiant et serviteur ; puis, il tomba malade, au point de n’être plus en mesure d’assister aux réunions avec les autres prêtres. Durant son absence, les prêtres discutèrent de divers sujets et, un jour, ils abordèrent celui des paroles suivantes, que Dieu a transmises aux hommes par l’intermédiaire de Jésus, dans l’Évangile : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur [Paraclet]… » (Jean 14 :16). Ils débattirent longuement sur ce Paraclet et sur la personne à laquelle il faisait référence parmi les prophètes.  Lire la suite

Quelle raison et quelle religion considèrent les attaques-suicides et les destructions comme un Jihâd ?

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Introduction [1]

La Louange est Allah, nous Le louons, nous recherchons Son aide et nous demandons Son pardon. Nous cherchons refuge auprès de Lui contre la méchanceté de nous-mêmes et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, ne s’égarera jamais et celui qu’Allah égare ne sera jamais guidé. Je témoigne que Le Seul qui mérite l’adoration est Allah l’Unique et que Mouhammad est Son adorateur et Son messager. Que les salutations et la prière d’Allah soient sur lui, sa famille, ses compagnons et celui qui a suivi son chemin et qui a été guidé par sa guidée jusqu’au Jour Dernier.

SHAYTAN ÉGARE LES MUSULMANS AUX  MOYENS DE  LA NÉGLIGENCE ET DE L’EXCES

Shaytân a deux moyens pour pénétrer chez les Musulmans, grâce auxquels il pourra exécuter la tâche de les égarer et de les tromper. Un de ces moyens est lorsque le musulman fait partie des  gens qui sont négligents et désobéissants, Shaytân lui enjolive la désobéissance et les passions, afin qu’il reste éloigné d’Allah et de Son Messager صلى الله عليه وسلمqui a dit : « Le Paradis est entouré de péchés, et l’Enfer est entouré de passions. »[2]

Le second moyen de Shaytân est lorsque le musulman fait partie de ceux qui sont obéissants et adorateurs, il lui embellit l’excès et l’extrémisme dans la Religion pour corrompre sa Religion. Allah عز وجل  a dit :

« Ô gens du Livre (Chrétiens), n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allah que la vérité. » {An-Nisaa : 171}

« Dis : «Ô gens du Livre, n’exagérez pas en votre religion, s’opposant à la vérité. Ne suivez pas les passions des gens qui se sont égarés avant cela, qui ont égaré beaucoup de monde et qui se sont égarés du chemin droit. » {Al-Mâ idah  : 77}

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a  dit : « Prenez garde à l’excès (al-ghoulouw) dans la Religion, car ce qui provoqua la perte de ceux qui vous ont précédés fut l’excès dans la Religion. »[3]

 

LA MAUVAISE COMPRÉHENSION EST LE RÉSULTAT DU  SUIVI DES PASSIONS ET DU FAIT DE NE PAS REVENIR AUX GENS DE SCIENCE

Parmi les tromperies de Shaytân sur ces extrémistes, le fait d’embellir à leurs yeux le suivi des désirs, l’obéissance à leurs leaders et la mauvaise compréhension. Shaytân les amène à s’abstenir de revenir aux savants, afin que les gens de science ne puissent pas les éclairer et les guider vers ce qui est juste. Par conséquent, ils restent dans leur erreur et leur égarement.

Allah عز وجل  a dit :

«Ô David, Nous avons fait de toi un calife sur la terre. Juge donc en toute équité parmi les gens et ne suis pas la passion : sinon elle t’égarera du sentir d’Allah».{Sad : 26}

« Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée d’Allah ? Allah vraiment, ne guide pas les gens injustes ». {Al-Qasas  : 50}

« Et quoi ! Celui à qui on a enjolivé sa mauvaise action au point qu’il la voit belle… ? – Mais Allah égare qui Il veut, et guide qui Il veut – »{AL-Fâtir : 8}

« Est-ce que celui qui se base sur une preuve claire venant de son Seigneur est comparable à ceux dont on a embelli les mauvaises actions et qui ont suivi leurs propres passions ». {Muhammad : 14}

« C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s’y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d’autres versets qui peuvent prêter à d’interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l’égarement, mettent l’accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n’en  connaît l’interprétation, à part Allah ». {Aal-‘Imrân : 7}

‘Aisha  رضي الله عنها rapporte que  le Prophète صلى الله عليه وسلم  récita ce verset et dit : « Si vous voyez ceux qui suivent les versets équivoques, il s’agit de ceux qu’Allah a mentionnés, alors méfiez-vous d’eux. »[4]

Et il  صلى الله عليه وسلم   dit :  « Celui pour qui Allah veut le bien, Il lui donne la compréhension de la Religion. » [5]

Les paroles de ce hadith prouvent que le signe d’Allah désirant le bien pour Son serviteur se traduit par le fait qu’Il lui attribue la compréhension de la Religion. Et le sens de ce hadith inclut la preuve que celui  pour lequel Allah ne veut pas le bien, Il ne lui donnera pas la compréhension de la Religion, il sera plutôt affligé par une pauvre compréhension.

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L’augmentation de la foi et sa diminution

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‘Oumayr Ibn Habîb Al-Khatmî – رضي الله عنه – a dit : « La foi augmente et diminue. » On lui demanda : « Quelle est son augmentation et sa diminution? » Il dit alors : « Lorsque nous nous rappelons notre Seigneur et que nous Le craignons, cela est son augmentation. Mais si nous nous montrons insouciants (vis à vis de Lui, de notre religion) et que nous oublions (Ses bienfaits sur nous, nos devoirs, etc.) et perdons notre temps [dans ce qui est futile], cela est sa diminution. » [Rapporté par Ibn Abî Chaybah dans « Al-Imâne »]

Quel grand besoin a le serviteur d’Allah de connaître les causes par lesquelles la foi augmente afin qu’il s’y attache et soit assidu dans leur accomplissement, mais aussi de connaitre les causes par lesquelles elle diminue afin de s’en écarter et de prendre garde à ne pas les commettre préservant ainsi sa religion et sa foi.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Al Badr – حفظه الله –

زيادة الإيمان ونقصانه

عن عمير بن حبيب الخطمي رضي الله عنه قال : « الإيمان يزيد وينقص ، فقيل : فما زيادته ؟ وما نقصانه ؟ قال : إذا ذكرنا ربنا وخشيناه فذلك زيادته ، وإذا غفلنا ونسينا وضيعنا فذلك نقصانه » رواه ابن أبي شيبه في الإيمان(13).
ألا ما أحوج العبد إلى أن يعرف الأسباب التي يزيد بها إيمانه ليلزمها ويحافظ عليها، وأن يعرف الأسباب التي ينقص بها الإيمان ليجانبها ويحاذر من الوقع فيها، حفظًا لدينه ورعاية لإيمانه

Source : http://al-badr.net/  (Traduit par le site Le Cœur des Croyants)

La réconciliation entre les musulmans

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Quelles sont les qualités requises chez celui qui veut faire la réconciliation entre les musulmans ?

Il devrait être indulgent et pieux, faire de bonnes œuvres, être juste et équitable en jugement afin d’être médiateur entre les gens par ce qu’Allah (Exalté Soit-Il) lui a accordé comme connaissance, clairvoyance, équité et modestie et afin qu’il intercède entre ceux à qui Satan a enjolivé la dissension et la dissidence.

Un réconciliateur doit également être généreux, accueillant et modeste. Il doit avoir la possibilité de dépenser de ses biens pour réconcilier les gens entre eux. Parmi les qualités de réconciliateur on distingue : les bonnes mœurs, la modestie, la générosité, la magnanimité, les bonnes paroles, l’éloquence et l’abstention de dire de mauvaises paroles.

Il doit être un médiateur par de bonnes paroles et un bon style, en étant bienveillant, bon et généreux. Si le cas nécessite d’inviter les gens à un repas ou de les aider, alors, il doit dépenser de ses biens afin de pouvoir parvenir à la réconciliation. En ce qui concerne la réconciliation, le médiateur doit également dépenser de ses biens, même si c’est par un prêt ou un emprunt. S’il s’engage à une charge quelconque, il doit emprunter des biens de quelques-uns de ses frères pour réconcilier entre les parties en discorde que ce soit des tribus, des familles, des frères ou autres. Ainsi, il pourrait avoir besoin de dépenser de l’argent même à travers l’emprunt d’une certaine somme. On peut lui donner une somme provenant de la Zakât s’il s’engage à la réconciliation. Un réconciliateur est digne d’être aidé et d’être soutenu, même par l’argent de la Zakât. Il y a un Hadith authentique dans lequel le Messager (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit : « Demander de l’argent (de l’aumône) n’est permis que dans trois cas ». Et il a cité celui où un homme veut obtenir l’argent versé en vue de réconcilier des parties adverses, dans ce cas, la demande d’aumône est légitime jusqu’à ce que l’homme obtienne l’argent demandé, et il devra s’abstenir d’en demander davantage. » [Rapporté par Mouslim dans son Sahîh (recueil de Hadiths authentiques)].

Cheikh ‘Abd Al-‘Azîz ibn Bâz (Qu’Allah lui fasse miséricorde)

Source : Al Iftâ

La Miséricorde

3138331258_1_2_7YQwyGmAÔ Musulmans !

Craignez Allah sincèrement car avec la crainte d’Allah les degrés sont élevés, les tourments sont dissipés et le mal est repoussé.

Sachez, serviteurs d’Allah, que la vie est construite sur des bases et des principes qui engendrent le bonheur et qui encouragent les créatures à s’aider mutuellement, et parmi ceux-ci se trouve la miséricorde. La miséricorde est une grande qualité qu’Allah a donnée aux bienheureux et en a privé les malheureux. La miséricorde est implanté dans les créatures et dans la nature des êtres vivants, selon Abou Houreyra (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit :  » Allah possède cent miséricordes ; il a descendu une parmi elles sur terre avec laquelle les créatures se témoignent réciproquement de la compassion, ainsi le cheval et la chamelle lèvent leurs sabots pour ne pas blesser leurs petits ; et Allah a gardé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes pour le jour du jugement«  [ rapporté par Al-Boukhari ]

La miséricorde fait partie des qualités d’Allah -qu’il soit exalté- comme il sied à Sa majesté. La miséricorde est une qualité de perfection chez les créatures ; avec la miséricorde, les créatures ressentent de la tendresse les uns envers les autres ; celui qui est fort a pitié de celui qui est faible, il l’aide et le protège contre son mal ; et les fils d’Adam s’aiment mutuellement. La miséricorde se trouve dans la nature humaine créée par Allah, mais cette nature humaine peut être effacée à cause des péchés, ceci provoque la disparition de la miséricorde et rend le cœur dur ne ressentant plus aucune pitié. Et bien que la miséricorde fasse partie de la nature humaine et sois une grande qualité qu’Allah  a créée en Ses serviteurs, l’Islam a ordonné aux musulmans d’être miséricordieux car l’Islam est la religion de la miséricorde ; de même que les enseignements de l’Islam sont venues pour la réalisation du bien, de la justice, de la tranquillité, de la vérité, de la paix, de l’adoration d’Allah le Seigneur des mondes, et pour la disparition de ce qui est faux et du mal, Allah  a dit à son Prophète – صلى الله عليه و سلم – :
{ Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde aux habitants de ce monde } [Sourate 21 – verset 107] Lire la suite

Encore une fois : Appel à la bienveillance entre les gens de la sunnah !

wpid-رفقا_اهل_السنه_با_اهل_السنه_عنوان.gif.gifLa louange est à Allah et il n’y de force ni de puissance si ce n’est par Allah. Qu’Allah prie, salut et bénit Son serviteur et messager : notre prophète Muhammad, ceux qui l’ont suivi et ses compagnons… Certes, ceux qui se consacrent à la science religieuse, parmi les gens de la sunna et du consensus (ahl as-sunna wa al al jamâ’a), ceux qui cheminent sur la [voie] des prédécesseurs de la communauté, eux sont – à cette époque – plus dans le besoin d’entente et de recommandation entre eux ; sans compter qu’ils sont plus que minoritaires par rapport aux autres sectes qui dévient de la [voie] des prédécesseurs de la communauté.

Il y a plus de dix ans, à la fin de vie des deux éminents Cheikhs : notre Cheikh, Cheikh ’Abd Al ’Aziz ibn Bâz et Cheikh Muhammad ibn Sâleh Al ’Uthaïmîne – qu’Allah leur fasse tous deux miséricorde – un petit groupe des gens de la sunna s’est consacré aux mises en garde contre les sectes qui ont dévié de la voie des prédécesseurs de la communauté, et c’est un travail digne d’éloges et recommandable. Cependant, ce qui est désolant, c’est qu’après la mort des deux Cheikhs, certaines personnes de ce groupe s’en sont pris à certains de leurs frères parmi les gens de la sunna, tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, qui appellent à s’attacher à la voie des prédécesseurs de la communauté.

Il était du devoir de ce petit groupe d’accepter ce qu’ils avaient de bien, de les soutenir et de les orienter vers la révision de leurs erreurs commises – si celles-ci sont avérées – puis de ne pas passer leur temps dans leurs assises à les évoquer et à mettre en garde contre eux. Plutôt, ils auraient dû se consacrer à la science par la lecture, l’enseignement et la daawa. Ceci est la voie droite menant au bien et la réforme, sur laquelle était notre Cheikh ’Abd Al ’Aziz ibn Bâz, l’imam de ahl as-sunna wa al jamâ’a à cette époque, qu’Allah lui fasse miséricorde. Or, ceux qui se consacrent à la science – parmi les gens de la sunna – à cette époque sont peu, donc plus dans le besoin de voir leur nombre augmenter plutôt que diminuer, et de voir s’installer entre eux l’entente plutôt que la scission. On dit à leur sujet ce que disent les grammairiens : « un diminutif ne doit pas être réduit ».

Cheikh Al-Islam (ibn Taymiyyah) a dit dans « majmou’ al fatâwas » (28/51) : « et vous savez que parmi les grandes règles qui recouvrent toute la religion on compte : l’union des cœurs, parler d’une même voix, réconcilier entre les personnes. Allah le Tout-Puissant dit : { craignez donc Allah et maintenez de bonnes relations entre vous } et Il dit : { cramponnez-vous tous à la corde d’Allah et ne vous divisez pas } et Il dit : { et ne soyez pas comme ceux qui se sont divisés et ont divergé après que leur soient venus les preuves, eux auront un grand châtiment }, ainsi que d’autres textes ordonnant l’union et la concorde et interdisant la division et la divergence. Les gens pratiquant ce fondement, ce sont eux les gens du consensus (Al-Jama’a) tout comme ceux qui sont en dehors de ce fondement sont eux les gens de la division (Ahloul-Forqa) » [Fin de citation].

J’avais écrit une épître sur ce sujet qui avait pour titre : « Appel à la bienveillance entre les gens de la Sunna » (« rifqân ahla as-sunna bi ahli as-sunna ») qui a été éditée en l’an 1424 h [2004], puis en l’an 1426 h. puis a été éditée avec le recueil de mes livres et épîtres (6/281-327) en l’an 1428 h. J’y avais recensé beaucoup de textes du Coran et de la Sunna et des paroles de grands savants de ahl as-sunna. Cette épître était constituée, suite à l’introduction, des sujets suivants :

  • « le bienfait de la parole et de l’expression »
  • « préserver sa langue sauf dans le bien »
  • « la suspicion et l’espionnage »
  • « la tendresse et la douceur »
  • « la position des gens de la sunna vis-à-vis du savant qui s’est trompé [à savoir] : qu’il est excusé et qu’on ne doit pas le qualifier d’innovateur, ni s’écarter de lui »
  • « la fitna [du fait] de critiquer et de s’écarter de certains de ahl as-sunna à cette époque et comment en être préservé »
  • « l’innovation qui consiste à tester les gens en fonction de leur position concernant des individus »
  • « la mise en garde contre la fitna de la critique et du fait de rendre innovateur de la part de certains de ahl as-sunna à cette époque »

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« Dans les mains des Talibans » Yvonne Rydley témoigne.

Faites régner entre vous l’esprit de l’amitié et du pardon.

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Deux amis marchaient dans le désert, et durant leur périple se sont disputés.

L’un des deux frappa l’autre au visage, et celui-ci malgré la douleur ne prononça pas un mot et écrivit plutôt sur le sable « Aujourd’hui mon meilleur ami m’a frappé au visage ».

Les deux amis continuèrent leur marche jusqu’à trouver un oasis dans lequel ils voulaient se laver. Celui qui avait été frappé fut prit par des sables mouvants et commença à se noyer mais son ami l’agrippa et le sauva de la noyade.

Ainsi, après que son ami l’ait sauvé de la mort, il se leva et écrivit sur un morceau de roche « Aujourd’hui mon meilleur ami m’a sauvé la vie »

Son ami l’interrogea alors : « Pourquoi la première fois lorsque je t’ai frappé tu l’as écrit sur le sable, et maintenant que je t’ai sauvé tu l’as écrit sur la roche ? »

Il lui répondit alors : « Lorsque quelqu’un nous cause du tort nous devons l’écrire sur le sable pour que les vents du pardon puissent l’effacer ; mais lorsqu’on nous apporte un bien nous devons écrire ce bienfait sur la roche afin qu’aucune sorte de vent puisse l’effacer.»

Morale de l’histoire :
Sachez écrire vos douleurs sur le sable et graver le bien dans la roche et sachez faire régner entre vous l’esprit de l’amitié et du pardon.

Traduit par l’équipe du site Le cœur des croyants.

Lorsqu’Allah veut le bien pour Ses serviteurs…