« Il n’y a aucun bien chez untel »

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‘Awn ibn ‘AbdiLlah رحمه الله a dit : « Si l’un de vous venait à s’avilir, qu’il ne dise surtout pas : « Il n’y a aucun bien en moi. », car il y a en nous le Tawhîd. Mais qu’il dise plutôt : « J’ai eu peur que le mal qui est en moi ne provoque ma perte. » [Chou’ab Al-Îmâne de Al-Bayhaqy, 7159]

Et qu’il le dise encore moins pour rabaisser autrui. Malheureusement, c’est une parole qui court beaucoup sur la langue des gens lorsqu’ils dénigrent une personne. Pire encore, certains d’entre eux vont même jusqu’à jurer en disant : « Par Allah ! Il n’y a aucun chez untel. »

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Ibn ‘Abd Al-Mouhsin Al-‘Abbâd Al badr

فلان ما فيه خير

عن عون بن عبد الله رحمه الله قال : «إِذَا أَزْرَى أَحَدُكُمْ عَلَى نَفْسِهِ، فَلَا يَقُولَنَّ: مَا فِيَّ خَيْرٌ، فَإِنَّ فِينَا التَّوْحِيدَ، وَلَكِنْ لِيَقُلْ: قَدْ خَشِيتُ أَنْ يُهْلِكَنِي مَا فِيَّ مِنَ الشَّرِّ» . شعب الإيمان للبيهقي (7159).
ومن باب أولى أن لا يقول ذلك عند ازائه بغيره ، وكثيرا ما يجري هذا القول على ألسنة الناس عند إزرائهم بشخص ، بل بعضهم يقسم والله فلان ما فيه خير

Source : http://al-badr.net, traduit par Le Coeur des Croyants

« T’inquiète pas, tout ira bien, In Shâ Allah… » [La préface et le livre en pdf]

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Qu’Allah soit loué exclusivement, et que la prière et le salut soient sur le dernier des prophètes. Les bienfaits d’Allah sur Ses serviteurs sont nombreux. Parmi les meilleurs d’entre eux, après ceux de la foi et de la sécurité, on retrouve le bienfait de la santé physique. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à ce sujet : « Quiconque d’entre vous se réveille l’esprit en sécurité, le corps en bonne santé, possédant ses provisions quotidiennes, c’est comme s’il toute la vie d’ici-bas lui avait été rassemblée. » Ainsi, le bonheur d’être en bonne santé est un énorme bienfait qui exige du musulman qu’il soit reconnaissant envers Allah, aussi bien avec son cœur qu’avec sa langue et les autres membres de son corps, ceci en les utilisant dans l’obéissance d’Allah. Parfois, il arrive que des facteurs viennent affecter cette bonne santé et l’affaiblir. Mais ce mal qui atteint le musulman ou la musulmane n’est qu’une épreuve venant d’Allah, un moyen d’expier ses péchés et de l’élever en degrés, à condition que le malade patiente en espérant la récompense d’Allah. Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit à ce sujet : « Que l’affaire du croyant est réjouissante ! Tout ce qui lui arrive est un bien pour lui, et ceci n’est valable pour personne d’autre que le croyant. Si un bienfait l’atteint, il est reconnaissant et c’est alors un bien pour lui. Et si un malheur l’atteint, il patiente et c’est alors un bien pour lui. »(1) Il existe certaines règles qu’il convient d’appliquer pendant l’état de maladie, de même qu’il existe des règles de bienséance pour la visite du malade. Il existe également des règles qui se rapportent à la maladie elle-même, c’est notamment une cause qui permet de disposer de certaines permissions dans les adorations.

En consultant cet écrit intitulé « T’inquiète pas, tout ira bien, in shâ Allah… », nous avons trouvé qu’il regroupe un ensemble de bonnes manières, de règles religieuses, d’avis juridiques et d’histoires réelles qui concernent le malade – notamment l’aspect moral, les adorations ou la façon de vivre avec la maladie – mais aussi ceux qui souhaitent leur rendre visite puisqu’il détaille les bonnes manières relatives à la visite du malade. Qu’Allah récompense le ٍSheikh ‘Abdulazîz As-Sadhân pour ses efforts et les rende profitables, et qu’Il lui accorde Sa récompense. Et qu’Allah prie, salue et bénisse notre prophète Muhammad ainsi que l’ensemble de ses proches et ses compagnons.

Le Mufti Général du Royaume d’Arabie Saoudite, Directeur du Comité des Grands Savants, Responsable de la Direction des Recherches Scientifiques et de l’Iftâ’ :  »Abdulazîz Ibn ‘Abdillah Ibn Muhammad Âli Sheikh,

(1) Rapporté par Muslim (n°7425), d’après le hadith de Suhayb

Lien du livre en PDF : 

« T’inquiète pas, tout ira bien, In Shâ Allah… » (lien pdf)

Source : http://www.islamhouse.fr

Les éléments demandés pour la réussite

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Ceux qui connaissent véritablement Allah sont unanimes sur le fait que la réussite [émanant d’Allah] est le fait qu’Il ne t’abandonne pas à ton propre sort. Et l’abandon se traduit par le fait que le serviteur soit délaissé.
Face à cette situation, il convient d’accorder de l’importance à connaître les éléments permettant l’obtention de la réussite.

Ces éléments-là se résument selon ce qui suit :

La bonne intention qui est la base de toute œuvre, de sa droiture et de sa stabilité.

La multiplication des invocations et d’insister (dans ses demandes) auprès d’Allah. Car celui à qui les invocations lui ont été données, il lui aura été donné la clef de toute la réussite.

Être véridique dans la confiance en Allah le très Haut, comme dans la parole de Chou’ayb عليه السلام : {[…] Et ma réussite ne dépend que d’Allah. En Lui je place ma confiance, […]} (Sourate 11, verset 88].

La réforme de l’âme par la science, car la science est pour celui qui la détient une lumière et une clarté. Celui qui aura péri concernant ce point est celui qui aura délaissé les sciences légiférées qui sont les plus grandes portes pour obtenir le succès, la réussite et le bonheur dans la vie d’ici bas et dans celle de l’au-delà.

Combattre son âme sur l’adoration et l’obéissance dans les actes obligatoires et surérogatoires.

Rester auprès des gens de bien et de la droiture.

S’éloigner des gens mauvais et corrompus, car celui qui ouvre son âme en s’asseyant auprès d’eux aura alors ouvert son âme à un abandon et une privation imminente selon l’implication qu’il aura eu dans cette assise.

Et la réussite ne provient que d’Allah seul.

Chaykh ‘Abd Ar-Razzâq Ibn ‘Abd Al-Mouhsin Al-‘Abbâd Al-Badr (Qu’Allah les préserve)

الأمور التي يُستجلب بها التوفيق

أجمع العارفون بالله على أنَّ التوفيق أن لايكِلك الله إلى نفسك ، وأن الخذلان: أن يوكل العبد إلى نفسه، ومما ينبغي أن يعتنى به في هذا المقام معرفة الأمور التي يُستجلب بها التوفيق وتتلخص في النية الصالحة التي هي أساس العمل وقوامه وصلاحه، وكثرة الدعاء والإلحاح على الله ؛ فإن من أُعطي الدعاء فقد أعطي مفتاح التوفيق وبابه، وصدق التوكل على الله جل وعلا ؛ كما في قول شعيب عليه السلام : {وَمَا تَوْفِيقِي إِلَّا بِاللَّهِ عَلَيْهِ تَوَكَّلْتُ }، وإصلاح النفس بالعلم ؛ فإن العلم نورٌ لصاحبه وضياء ، فما أُتي من أتي في هذا الباب إلا من إضاعته لعلم الشريعة التي هي أعظم أبواب التوفيق والسعادة في الدنيا والآخرة، ومجاهدة النفس على العبادة والطاعة فرضها ونفلها،وملازمة أهل الصلاح والاستقامة ، والبُعد عن أهل الشر والفساد ؛ فإن من فتح على نفسه باب مجالسةٍ لأهل شرٍ وفساد فتح على نفسه من باب الخذلان والحرمان شيئا عظيما بحسب حاله من هذه المجالسة، وبالله وحده التوفيق

Source : http://www.al-badr.net (Traduit par Le Cœur des Croyants)

De la nécessité de préserver la langue de toute parole, sauf si c’est pour dire le bien.

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Allah (عز و جل) dit : « Ô vous qui croyez! Craignez Allah et parlez avec droiture ; afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite. » (Sourate Al-Ahzâb; V.70-71)

Allah (عز و جل) dit également : « Ô vous qui avez cru! Évitez de trop conjecturer (sur autrui) car une partie des conjectures est péché. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort? (Non!) Vous en auriez horreur. Et craignez Allah. Car Allah est Grand Accueillant au repentir, Très Miséricordieux. » (Sourate Al-Houjoûrât, V12)

Allah (عز و جل) dit également : « Nous avons effectivement crée l’homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que de sa veine jugulaire quand les deux recueillants, assis à droite et à gauche, recueillent. Il ne prononce pas une parole sans avoir auprès de lui un observateur prêt à l’inscrire. » (Sourate Qâf, V.16-18)

Allah (عز و جل) dit également : « Ceux qui offensent les croyants et les croyantes sans qu’ils l’aient mérité, se chargent d’une calomnie et d’un péché évident. » (Sourate Al-Ahzâb, V.58)

Dans Sahîh Mouslim (2589) il est rapporté d’après Aboû Hourayrah (رضي الله عنه), que le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Savez-vous ce que c’est la médisance? » Ils (Les Compagnons) dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « C’est le fait de parler de ton frère en évoquant ce qu’il déteste. » On lui dit : « Et si mon frère a effectivement le défaut dont je parle? » Il répondit : « S’il a ce défaut, c’est que tu as médis de lui, et s’il ne l’a pas, c’est que tu l’as calomnié. »

Allah (عز و جل) dit également : « Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le coeur : sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » (Sourate Al-Isrâ, V.36)

D’après Aboû Hourayrah (رضي الله عنه), le Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Allah agrée pour vous trois choses et déteste pour vous trois choses ; Il agrée pour vous que vous L’adoriez sans rien Lui associer, que vous vous cramponniez tous ensemble au « Habl » (câble) d’Allah et ne soyez pas divisés ; et Il déteste pour vous les commérages, l’excès de questions et le gaspillage des richesses. » (1)

Toujours d’après Aboû Hourayrah (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « On inscrit contre le fils d’Adam sa part d’adultère, qu’il doit absolument commettre. L’adultère des yeux est le regard ; l’adultère des oreilles est l’écoute, l’adultère de la langue est la parole ; l’adultère de la main est le toucher, et l’adultère des pieds est la marche ; le coeur penche vers un objet et le désire, et ce désir est approuvé ou désapprouvé par le sexe. » (2)

Al-Boukhâry a rapporté dans son livre As-Sahîh (10) d’après ‘Abdoullah Ibn ‘Amr (رضي الله عنه) que le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit : « Le musulman est celui dont le musulmans n’ont à redouter ni la langue, ni la main. » Ce hadîth est également rapporté par Mouslim dans son livre As-Sahîh (64) en ces termes : Un homme ayant demandé au Messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) quel était le meilleur musulman, celui-ci répondit : « C’est celui dont les musulmans n’ont à redouter ni la langue, ni la main. »

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Nos Pieux prédécesseurs et le Noble Coran

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  • Ahmad Ibn Tha’labah rapporte : « J’ai entendu Salim Al-Khawwâs dire : Je récitais le Coran et n’y trouvais pas de suavité. J’ai donc dit à mon âme : « Récite-le comme si tu l’entendais du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم. » La suavité survint alors un peu. Je dis ensuite à mon âme : « Récite-le comme si tu l’entendais de Jibrîl عليه السلام lorsqu’il en informait le Prophète صلى الله عليه و سلم. » La suavité augmenta, puis je lui dis : « Récite-le comme si tu l’entendais d’Allah au moment où Il l’a prononcé », et la suavité de la récitation dépassa tout. » (As-Siyar 8/180)
  • Husayn Al-‘Unquzî rapporte : « Lorsque la mort vint à Ibn Idrîs, sa fille pleura, et il lui dit : Ô ma fille, pleure pas car, dans cette maison, j’ai récité intégralement le Coran quatre mille fois. » (As-Siyar 9/44)
  • ‘Abd Allah Ibn ‘Umar a dit : « On doit reconnaître l’adepte du Coran en sa nuit alors que les gens dorment, en sa journée alors que les gens se montrent insouciants, en sa tristesse alors que les gens se réjouissent, en ses pleurs alors que les gens rient, en son silence alors que les gens palabrent, et en son recueillement alors que les gens se pavanent. L’adepte du Coran doit pleurer, s’attrister, se montrer bienveillant, sage, et taciturne ;  et Il ne doit pas être rude, insouciant, criard et dur. » (Sifah As-Safwah 1/188)
  • Abû Al-‘Âliyah a dit : « Apprenez le Coran en ne dépassant pas cinq versets à la fois, car cela est meilleur pour la mémorisation, et Jibrîl descendait avec le Coran par lot de cinq verset. » (As-Siyar 4/211)
  • A-Hasan a dit : « Ceux qui récitent le Coran sont de trois catégories. Le premier est un homme qui en a fait une marchandise qu’il déplace d’une ville à une autre, cherchant ainsi ce qui est auprès des gens. Le deuxième est un homme qui a récité le Coran, mémorisé ses lettres, mais transgressé ses limites, l’utilisant pour s’introduire auprès des gouverneurs et se montrer arrogant face aux gens de sa contrée. On trouve la majeure partie de ce type d’hommes parmi les mémorisateurs du Coran ; puisse Allah ne pas multiplier leur nombre. Le troisième est un homme qui a récité le Coran et pleuré de ce qu’il connaît du remède du Coran, et qui l’applique sur le mal de son coeur. Ainsi, il veille pour Allah, ses yeux versent des larmes, la tristesse est sa compagne, il se pare du recueillement, et il persévère longuement dans son oratoire. C’est par lui qu’Allah fait descendre la pluie, survenir la victoire, et disparaître les calamités. Par Allah, ceux qui font partie de cette catégorie de mémorisateurs du Coran sont plus rares que le souffre rouge! » (Mawû’ah ibn Abî-d-Dunyâ 3/290)
  • Makhûl a dit : « Récite ce que le Coran t’interdit, et s’il ne t’interdit rien, alors tu ne le lis pas réellement. » (Al-Hilyah 2/180)
  • Yûnus Ibn Jubayr rapporte : « Nous avons accompagné Jundub Ibn ‘Abd Allah puis lui avons dit : « Adresse-nous une recommandation. » Il dit : « Je vous enjoins à la crainte d’Allah et au Coran, car il est la lumière de la nuit ténébreuse, et la guidée du jour. Mettez-le en pratique, quel que soient l’effort et l’indigence, et si une calamité survient donnez vos biens plutôt que vos personnes ; et si une calamité est plus grande encore, donnez vos biens et vos personnes plutôt que votre religion, car le dépouillé est celui qui est dépouillé de sa religion, et le spolié est celui qui est privé de sa religion. Il n’est aucune richesse après l’Enfer, et aucune indigence après le Paradis. L’enfer ne libère pas ses prisonniers et ne se passe pas de ses pauvres. » (Az-Zuhd li Ahmad 360)
  • Mujâhid rapporte : « Ibn ‘Umar accomplissait la prière lorsqu’il parvint à ce verset : «Vous ne parviendrez à la bonté que lorsque vous dépenserez de ce que vous aimez» il affranchit une servante qu’il voulait épouser, alors qu’il était encore dans la prière. » (Az-Zuhd li Ahmad 242)
  • Abû Hammâm rapporte : « J’ai demandé à ‘Îsâ Ibn Dâwud : Qu’est-ce que tu désires le plus en ce bas-monde? » Il pleura et dit : « J’aimerais que ma poitrine s’ouvre et que je puisse voir mon coeur et ce qu’y a produit le Coran. » Et lorsque ‘Îsâ récitait, il sanglotait au point que je dise : Son âme va sortir maintenant. » (Al-Mutamannîn 49)
  • Talq a dit : « L’homme qui a la plus belle voix lorsqu’il récite le Coran est celui qui, lorsqu’il récite, tu entends qu’il craint Allah سبحانه و تعالى. » (Az-Zuhd li Ahmad 217)
  • Ahmad Ibn Abî Al-Hawârî a dit : « Je récite parfois le Coran et vois un verset qui me fait perdre la raison. Je m’étonne de voir ceux qui mémorisent le Coran apprécier le sommeil et s’accommoder des préoccupations de ce bas-monde, alors qu’ils prononcent la Parole du Miséricordieux. S’ils comprenaient ce qu’ils récitent, en connaissaient le droit, s’en délectait et se plongeait dans la conversation, ils perdraient le sommeil de joie face à ce qu’on leur a accordé. » (Al-Hilyah 4/254)

Source : « Ainsi étaient nos Pieux prédécesseurs », éditions Tawbah.

La Miséricorde

3138331258_1_2_7YQwyGmAÔ Musulmans !

Craignez Allah sincèrement car avec la crainte d’Allah les degrés sont élevés, les tourments sont dissipés et le mal est repoussé.

Sachez, serviteurs d’Allah, que la vie est construite sur des bases et des principes qui engendrent le bonheur et qui encouragent les créatures à s’aider mutuellement, et parmi ceux-ci se trouve la miséricorde. La miséricorde est une grande qualité qu’Allah a donnée aux bienheureux et en a privé les malheureux. La miséricorde est implanté dans les créatures et dans la nature des êtres vivants, selon Abou Houreyra (qu’Allah soit satisfait de lui) le Prophète (qu’Allah prie sur lui et le salue) a dit :  » Allah possède cent miséricordes ; il a descendu une parmi elles sur terre avec laquelle les créatures se témoignent réciproquement de la compassion, ainsi le cheval et la chamelle lèvent leurs sabots pour ne pas blesser leurs petits ; et Allah a gardé quatre-vingt-dix-neuf miséricordes pour le jour du jugement«  [ rapporté par Al-Boukhari ]

La miséricorde fait partie des qualités d’Allah -qu’il soit exalté- comme il sied à Sa majesté. La miséricorde est une qualité de perfection chez les créatures ; avec la miséricorde, les créatures ressentent de la tendresse les uns envers les autres ; celui qui est fort a pitié de celui qui est faible, il l’aide et le protège contre son mal ; et les fils d’Adam s’aiment mutuellement. La miséricorde se trouve dans la nature humaine créée par Allah, mais cette nature humaine peut être effacée à cause des péchés, ceci provoque la disparition de la miséricorde et rend le cœur dur ne ressentant plus aucune pitié. Et bien que la miséricorde fasse partie de la nature humaine et sois une grande qualité qu’Allah  a créée en Ses serviteurs, l’Islam a ordonné aux musulmans d’être miséricordieux car l’Islam est la religion de la miséricorde ; de même que les enseignements de l’Islam sont venues pour la réalisation du bien, de la justice, de la tranquillité, de la vérité, de la paix, de l’adoration d’Allah le Seigneur des mondes, et pour la disparition de ce qui est faux et du mal, Allah  a dit à son Prophète – صلى الله عليه و سلم – :
{ Nous ne t’avons envoyé que comme miséricorde aux habitants de ce monde } [Sourate 21 – verset 107] Lire la suite

Les épreuves d’ici bas

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Abou Bakr – رضي الله عنه – rapporte :

« J’étais chez le Messager d Allah – صلى الله عليه و سلام – quand ce verset fut révélé:

{Quiconque fait un mal sera rétribué pour cela, et ne trouvera en sa faveur, hors d’Allah, ni allié ni secoureur} [Sourate 4, verset 23]

Il me dit:

« Ô Abou Bakr! Veux-tu que je te récite un verset que je viens de recevoir ?

Certes oui, répondis-je. Il me le récita.
En l’entendant, je sentis que mon échine fut brisée et j’essayai de m’étirer.

Qu’as-tu ô Abou Bakr ? me demanda-t-il.

Ô Messager d Allah! Qui donc d’entre nous n’a pas commis de mal?
Serons-nous rétribués pour tout ce que nous avons perpétré?

Quant à toi, ô Abou Bakr , et aux croyants, vous en serez punis dans le bas-monde jusqu’à ce que vous arriviez au jour de la résurrection exempts de tout péché.
Les autres, Allah leur réunit tous leurs péchés pour en être châtiés dans l’au-delà ».

[Rapporté par At-Tirmidhî et Al-Moundhir].

Dans une autre version, et après la révélation du verset précité, Abou Bakr رضي الله عنه s’interrogea:

-« Ô Messager d Allah! Comment pourra-t-on alors se réformer ?
Car nous serons châtiés pour tout mal que nous aurons fait ?

Qu Allah te pardonne ô Abou Bakr, lui répondit-il.
Ne tombes-tu pas malade ? Ne peines-tu pas ? Ne te chagrines-tu pas ?
Ne rencontres-tu pas de pénurie et de fatigue ?
N’es-tu pas atteint, parfois par de calamités ? »

Certes oui, répliqua Abou Bakr .
Et le Prophète صلى الله عليه و سلم de conclure:

« Ce sont vos châtiments dans le bas monde ».
[Rapporté par Ahmad, Al-Hakîm et d’autres]

Source : http://www.convertistoislam.fr/