Le hadîth qui fit perdre connaissance Aboû Hourayrah : « Les trois premières personnes pour lesquelles le Feu sera attisé »

Pile of old books with reading glasses on desk

D’après Aboû Hourayrah رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم  a dit : « Les premiers jugés le Jour de la Résurrection sont : un homme mort en martyr. On l’amènera et Allah عز و جل lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل  demandera : « Qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « J’ai combattu pour Toi jusqu’à mourir en martyr. » Il dira : « Tu as menti. Tu n’as combattu que pour qu’il soit dit [de toi]  : « Il est courageux ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette dans le Feu. Et un homme qui a étudié et enseigné la science [religieuse] et qui récitait le Coran. On l’amènera et Allah عز و جل lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل demandera : « Et qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « J’ai étudié et enseigné la science [religieuse] et j’ai récité le Coran pour Toi. » Il dira : « Tu as menti. Tu n’as étudié la science [religieuse] que pour qu’il soit dit [de toi] : « Il est savant », et tu n’as récité le Coran que pour qu’il soit dit : « Il récite le Coran ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette dans le Feu. Et un autre homme à qui Allah عز و جل a donné de larges richesses et toutes sortes de biens. On l’amènera et Allah lui fera connaître Ses faveurs et il les reconnaîtra. Allah عز و جل demandera : « Et qu’en as-tu fais ? » Il répondra : « Je n’ai laissé aucun chemin dans lequel Tu aimes qu’on dépense son argent sans le dépenser pour Toi. » Il dira : « Tu as menti, tu n’as agi de la sorte que pour qu’il soit dit [de toi] : « Il est généreux ». Et ainsi a-t-il été dit. » Alors, il sera ordonné qu’on le traîne sur son visage jusqu’à ce qu’on le jette au Feu. » [Rapporté par Mouslim, n°1905]

Chaque fois qu’Aboû Hourayrah رضي الله عنه entreprenait de raconter ce hadîth, il perdait connaissance à cause de sa gravité.
Choufay Al-Asbahî a rapporté qu’il entra en ville un jour et trouva un homme entouré de gens. On lui dit que c’était Aboû Hourayrah. (Choufay nous relate) :
« Je m’approchai de lui jusqu’à me mettre devant lui alors qu’il racontait des hadîths aux gens. Lorsqu’il se tut et qu’il eu terminé, je lui dis avec insistance : « Je te prie de me raconter un hadîth du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم que tu as mémorisé et retenu ». Il me répondit : « Je le ferai. Je vais te faire part d’un hadîth que m’a raconté le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et que j’ai mémorisé et retenu. » Puis, il perdit légèrement connaissance avant de retrouver ses esprits et de dire : « Je vais t’entretenir d’un hadîth que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a raconté en aparté dans cette maison ». Ensuite, il ne tarda  pas à perdre de nouveau connaissance avant de retrouver rapidement ses esprits et de s’essuyer le visage. Il me dit alors : « Je vais t’entretenir d’un hadîth que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a raconté en aparté dans cette maison ». Puis, la même scène se produisit une troisième, puis une quatrième fois ; mais cette fois, il eut un fort malaise et tomba en avant sur son visage. Je dus le tenir longtemps contre moi. Quand il reprit connaissance, il me dit : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a dit … » et il me rapporta le précédent hadîth qu’il termina par : « Puis, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم me tapa sur le genou et me dit : « Ô Aboû Hourayrah ! Telles sont les trois premières catégories de personnes pour lesquelles le Feu sera attisé le Jour de la Résurrection. » [At-Tirmidhî n°2382 ; authentifié par Al-Albânî]

Source : « La sincérité », Chaykh Mouhammad Sâlih Al-Mounajjid, Editions Al-Hadîth

Cacher les défauts de son frère

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1 ) Aboû Hourayrah (رضي الله عنه) rapporte que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Celui qui cache les défauts de son frère, Allah lui cachera ses défauts d’ici-bas et dans l’au-delà.» [Authentique rapporté par Mouslim et autres]

2) Aboû Hourayrah (رضي الله عنه) rapporte que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Personne ne cache les défauts de son frère sans qu’Allah ne lui cache les siens le Jour de la Résurrection. » [Authentique rapporté par Mouslim]

3) Maslama Ibn Moukhallad (رضي الله عنه) rapporte que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Celui qui cache les défauts de son frère est comparable à celui qui a sauvé la vie d’une fillette qui devait être enterrée vivante. » (coutume des arabes avant l’islam par crainte de tare sociale.) [Authentique rapporté par AtTabarânî]

4) Ibn ‘Abbâs (رضي الله عنهما) rapporte que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Celui qui cache les défauts de son frère, Allah cachera les sien le Jour de la Résurrection. Quant à celui qui les dévoile, Allah dévoilera ses péchés et l’humiliera en mentionnant même ceux qu’il a commis en étant seul dans sa demeure. » [Bon rapporté par Ibn Mâdjah]

5) Ibn ‘Oumar (رضي الله عنهما) rapporte que le Messager d’Allah (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Ô vous qui avez cru avec vos langues alors que la foi n’a pas encore pénétré votre cœur ! Ne nuisez pas aux musulmans, et ne cherchez pas leurs défauts, car celui qui cherche les défauts de son frère, Allah cherchera les siens, et celui dont Allah cherche ses défauts, Il l’humiliera en mentionnant ses défauts, même ce qu’il a commis seul dans sa demeure (à l’abri du regard d’autrui). » [At-Titmidhî, Aboû Dâwoûd et autre]

Ibn ‘Oumar (رضي الله عنهما) a regardé la Ka’bah est a dit : « Qu’est-ce que tu es sacrée auprès d’Allah ! Mais l’honneur du croyant est plus sacré que toi auprès d’Allah. « (Ce qui signifie que détruire nuire aux croyants que ce soit avec notre langue en le calomniant, en commettant la médisance en son encontre ou en l’insultant et plus grave que de détruire la Ka’bah !!!) [Bon et authentique rapporté par At-Tirmidhî]

L’obligation de craindre Allah

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La crainte d’Allah عز و جل est l’une des plus importantes et principales obligations en religion, vu les effets considérables qu’elle engendre.

Ibn Al-Qayyim رحمه الله a dit: « Le rang de la crainte est l’une des stations du cheminement les plus élevées et les plus bénéfiques pour le cœur d’ailleurs, c’est une obligation qui incombe à tout un chacun ». [Madârij As-Sâlikîn, t.1, p.511]

Ibnou Al-Wazîr رحمه الله a dit: « Il n’y a aucun moyen de parvenir à l’assurance tandis que la crainte est la devise des vertueux. » 

Plusieurs preuves du Coran et de la Sounnah prouve l’obligation de la crainte, dont :

Allah عز و جل a commandé de le craindre dans le verset suivant : {Et c’est Moi que vous devez redouter} [Sourate 2, verset 40]

Allah عز و جل ordonne de Le redouter. Or, l’ordre implique une obligation à observer. Le Très Haut dit aussi : {Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi.} [Sourate 5, verset 4].

As Sa’dî رحمه الله a dit : « Allah a donné l’ordre de Le craindre. Or, la crainte est à la tête de tout bien. Celui qui ne craint pas Allah ne cessera guère de Lui désobéir et d’enfreindre Son ordre ». 

Allah عز و جل a fait de la crainte une des conditions de la foi : {C’est le Diable qui vous fait peur de ses adhérents. N’ayez donc pas peur d’eux. Mais ayez peur de Moi si vous êtes croyants.} [Sourate 3, verset 175].

Dans l’exégèse de ce verset, As-Sa’dî رحمه الله a dit : « Ce verset indique que craindre exclusivement Allah est une obligation, que c’est l’une des implications de la foi, et que le serviteur craint Allah à la mesure de sa foi ». [Taysîr Al-Karîm Ar-Rahmân, t.1, p.157]

Allah a qualifié la mission des Envoyés d’avertissement et de mise en garde. Dans la langue arabe, avertir signifie informer d’une chose redoutable. Ar-Râghib Al-Asfahânî a dit : « De même que l’avertissement est une information générant la crainte, la bonne annonce est une information apportant la joie. » [Al-Moufradât, racine : n-dh-r]

[…]

Par ailleurs, Allah dit : {Et dis : « Je suis l’avertisseur évident (d’un châtiment) ».} [Sourate 15, verset 89] {Fuyez donc vers Allah. Moi je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur explicite.} [Sourate 51, verset 50]

Aussi, l’avertissement était l’un des premiers ordre d’Allah à Son Messager صلى الله عليه و سلم : {Ô toi le revêtu d’un manteau! Lève toi et avertis !} [Sourate 74, verset 1 et 2]

Dans l’exégèse de ce verset, Al-Qourtoubî رحمه  الله a dit : « C’est-à-dire: provoque la crainte chez les Mecquois et mets les en garde contre le châtiment s’ils ne se convertissent pas à l’islam. »

Selon Aboû Moûsâ رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه سلم a dit : « Le message avec lequel Allah m’a envoyé et moi même sommes comme un homme qui vient voir un groupe de gens et leur dit : « J’ai vu les forces ennemies de mes propres yeux et je suis pour vous l’avertisseur nu. Alors sauvez vous! Sauvez vous ! » Un groupe parmi les gens décide de lui obéir, sort, en pleine nuit et marche paisiblement; il est sauvé. Mais un autre groupe le traite de menteur et demeure immobile, et au matin, l’armée vient l’attaquer et le massacrer. » [Al-Boukhârî n°6482, Mousilm n°2283]

L’expression « avertisseur nu » trouve sont origine dans l’histoire d’un homme qui croisa une armée qui le dévalisa et le captura. Ensuite il s’en retourna voir son peuple et leur dit : « J’ai vu les force ennemies, elles m’ont dévalisé. » Constatant qu’il était nu, ils le crurent, parce qu’ils le connaissaient, ne remettaient point en doute sa sincérité et savaient qu’il  n’avait pas l’habitude de déambuler nu. Ils tranchèrent en faveur de sa sincérité au vu des toutes ces circonstances.

Ainsi, lorsqu’un homme parmi les Arabes se trouvant hors de sa tribu apercevait une force ennemie s’approchant de celle-ci, à son insu, il venait en courant et se déshabillait en poussant des cris pour leur montrer la gravité de la calamité qui s’apprête à les frapper et l’imminence du danger qui les menace. C’est la plus haute forme d’avertissement chez les arabes.

Le prophète صلى الله عليه و سلم employa cette image dans le discours qu’il leur lança et s’adressa à eux par ce qui leur est familier pour leur montrer la gravité du message qui leur a apporté. [Fath Al-Bârî, t.11, p.317]

Allah a cité le châtiment pour que les serviteurs le craignent. Le Très Haut dit : {Au dessus d’eux ils auront des couches de feu et des couches au dessous d’eux. Voilà ce dont Allah menace Ses esclaves. « Ô Mes esclaves, craignez Moi donc. »} [Sourate 39, verset 16]

Dans son commentaire de ce verset, Ibn Al-Kathîr رحمه الله  a dit : « {ce dont Allah menace Ses esclaves} : Allah n’a raconté cette chose qui arrivera sans nul doute que pour susciter la crainte chez Ses serviteurs. Autrement dit, pour qu’ils se dissuadent de transgresser les interdits et de commettre les péchés. Sa parole :{Ô Mes esclaves, craignez Moi donc!} signifie : craignez Ma rigueur, Ma puissance, Mon châtiment et Ma fureur. » [Tafsîr Ibn Al-Khathîr, t.4, p.63]

Source : « La crainte » du Chaykh Mouhammad Al-Mounajjid, éditions Al-Hadîth

L’explication du livre « Les 4 règles » (+ lien pdf)

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Nous sommes heureux de vous présenter l’explication du livre « Les 4 règles » de l’Imâm Mouhammad Ibn ‘Abdi Al-Wahhâb رحمه الله par le grand savant ‘Abdou Ar-Rahmân Al-Barrâk حفظه الله aux éditions RIWÂQ.

Qu’Allah les récompense pour nous avoir donné l’accord de diffuser ce livre dans son intégralité. N’hésitez pas à le partager pour que cela profite au maximum inchâAllah.

 

 

 

Nous vous mettons à disposition le lien PDF dans lequel vous pourrez le télécharger dans son intégralité, et nous vous proposons également l’ensemble du livre en lecture sur cette page avec un sommaire qui vous permettra d’accéder à chaque partie du livre que vous souhaitez.

Sommaire :

Préface (des traducteurs)
Introduction
Avant-propos [du Chaykh ‘Abdou Ar-Rahmân Al-Barrâk]
Texte original des 4 règles [Introduction]
– Première règle
– Deuxième règle
– Troisième règle
– Quatrième règle
Commentaire des 4 règles
Première règle
Deuxième règle
Troisième règle
Quatrième règle

Préface (des traducteurs)

Louange à Allah.

Que la bénédiction et la paix soient sur notre prophète Mouhammad, sa famille et ses compagnons.

La foi est le socle de la religion, l’assise sur laquelle les musulmanes et les musulmans doivent construire leur vie. Elle est comparable à une source d’eau autour de laquelle tout semble reprendre vie, elle revivifie les cœurs. Elle nous protège dans un monde où le « ni dieu ni maître » résonne comme un cri de ralliement, où la modernité vénérée et exaltée a élevé l’homme au rang de divinité.

{Seigneur, dit Satan, puisque Tu m’as égaré, je m’emploierai à égarer les hommes, en embellissant, à leurs yeux, la vie sur terre.} [Sourate Al-Hijr, verset 39]

Allah a pourtant envoyé, en tout temps, Ses messagers avec la même révélation : {Adorez Allah et éloignez-vous du culte des idoles.} [Sourate des Abeilles, verset 36]

Tous disaient : {Ô mon peuple, adorez Allah, car vous n’avez d’autre divinité que Lui !} (1) [Sourate des Murailles, verset 59]

C’est de cette facette de la foi, le Tawhîd ou Unicité, que traite ce livre en dénonçant son contraire à savoir le Chirk (le polythéisme). Les arabes qui peuplaient la péninsule arabique avant l’avènement de l’Islam adoraient de nombreuses idoles ; chaque tribu, chaque peuple, chaque clan avait ses propres divinités. Ils étaient tous imprégnés des croyances héritées de leurs ancêtres.

{Et lorsqu’on leur dit : « Suivez ce qu’Allah a révélé ! » Ils rétorquent : « Non ! Nous suivons plutôt ce que nos ancêtres nous ont légué !} [Sourate de Louqmân, verset 21]

On trouve malheureusement, aujourd’hui encore, des relents de ces croyances primitives chez certains musulmans, conséquences probables de l’ignorance et du conformisme aveugle. Ainsi, nous avons choisi de traduire des écrits du Chaykh Mouhammad Ibn ‘Abdi Al-Wahhâb رحمه الله. Grand savant musulman, il vécut au douzième siècle de l’hégire (2).
Beaucoup le considèrent comme un réformateur, un de ces hommes auxquels cette prophétie du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم fait allusion : « Allah سبحانه و تعالى envoie à cette communauté, à la tête de chaque siècle, des hommes qui lui revivifient sa religion. » Il a œuvré tout au long de sa vie à purifier la croyance et à la débarrasser des mythes et des mensonges qui la souillaient. Il a œuvré sans relâche afin de rétablir le pur monothéisme, la religion des bien-aimés d’Allah, Abraham et son descendant Mouhammad صلى الله عليه و سلم, la religion de tous les prophètes.

A ses écrits, nous avons ajouté les commentaires du Chaykh ‘Abdou-Ar-Rahmân Al-Barrâk, théologien reconnu pour son savoir. Ses explications sont d’une clarté et d’une pertinence remarquables. Nous nous sommes attachés à rester fidèles autant que possible au texte arabe tout en veillant à ne pas froisser la langue française. Les notes de bas de pages sont le travail du Chaykh ‘Abdou-Ar-Rahmân As-Soudais, élève de Chaykh Al-Barrâk, sauf celles que nous avons mises en italique et accompagnées de cette indication « [Ndt] » (Note du traducteur).

Nous avons utilisé pour la traduction du sens des versets coraniques, la version du professeur Mouhammad CHIADMI que nous avons comparée à celle du complexe du roi Fahd. Nous avons procédé à quelques modifications, peu nombreuses dans l’ensemble, lorsque cela nous a paru nécessaire. Nous espérons que ce travail sera bénéfique pour nos frères et sœurs francophones ne comprenant pas encore la langue arabe. Nous les encourageons vivement à faire tous les efforts nécessaires pour acquérir cet outil qui leur permettra d’avoir une meilleure compréhension de leur religion. Enfin, nous demandons à Allah de nous pardonner nos péchés, nos faiblesses et nos erreurs. Seigneur ! Nous T’implorons humblement, nous Te prions, soumis, afin que Tu nous couvres de Ta miséricorde et nous ouvres les portes de Ton Paradis.

Alexandrie, le 25 janvier 2013

Michaël ‘Abdou-Rahmân CHORRO
François ‘Abdou-Allah CURTILLET

(1) Ce verset revient plusieurs fois dans la sourate des Murailles (59, 65, 73, 85) mais aussi dans la sourate de Hoûd (50, 61, 84)

(2) Il est né en 1115 et mourut en 1206 de l’hégire ce qui correspond aux années 1703 – 1791 du calendrier grégorien.

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Dis-moi à quoi tu joues, je te dirai …

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L’importance du jeu

On rapporte de Hassan Ibn ‘Alî رضي الله عنه, qu’en rentrant chez lui en compagnie de son fils ‘AbdAllah, il remarqua que des enfants avaient pris le toit de sa demeure comme aire de jeux. ‘AbdAllah souhaita les chasser, mais son père s’y opposa et lui dit : « Laisse-les, le jeu est leur printemps! »[i].

De tous temps, le jeu a occupé une place prépondérante dans la vie de l’enfant, et le propos voulant que « Par le jeu, l’enfant construit son « je » » illustre bien sa fonction éducative.
L’importance du « ludique » dans le développement de l’enfant est très présente dans l’héritage islamique ; la prise en compte de ce besoin élémentaire se révèle même dans la souplesse de la législation islamique concernant les statuts juridiques s’y rapportant.
Ibrâhîm An-Nakha’î رحمه الله, célèbre jurisconsulte du 7ème siècle[1], disait : « Ils (les compagnons du Prophète) autorisaient aux enfants ce qu’ils ne permettaient pas aux plus grands, à l’exception du chien ».
Cette même règle fut mentionnée par le célèbre érudit Ibn Taymiyyah رحمه الله dans son ensemble de fatwas et lorsque le jurisconsulte Mouhammad Ibn Sâlih Al ‘Outhaymîn رحمه الله justifie le bien-fondé de cette règle, il insiste sur le fait que « l’enfant a un penchant inné pour le jeu, le divertissement… »

Comme on y a déjà fait allusion, le jeu a, en plus d’une fonction divertissante, une fonction éducative primordiale. Par son biais, les enfants sont à même d’intégrer les diverses règles de vie en société, de s’initier aux relations sociales et de construire ainsi leur personnalité (développement psychoaffectif et cognitif).

Cette fonction éducative du jeu fut évoquée par plusieurs théologiens musulmans.
‘Âichah رضي الله عنها , la mère des croyants, rapporte : « Je jouais avec mes copines à la poupée chez le Messager d’Allah. Lorsqu’il entrait dans la pièce, elles s’enfuyaient ; il les ramenait alors vers moi pour qu’on continue à jouer ensemble. » [Boukhârî et Mouslim]

On peut lire dans le commentaire de ce hadîth par An-Nawawî رحمه الله, célèbre exégète : « Cela prouve l’autorisation des poupées. Celles-ci font donc exception aux hadîths prohibant les représentations figurées, elles contribuent à l’initiation de la femme, depuis son enfance, à s’occuper d’elle, de son foyer et de ses enfants. »

L’érudit et savant du hadîth Nâsir Ad-Dîne Al-Albânî رحمه الله insista également, sur l’importance de l’usage du jouet dans une démarche pédagogique : « Le Prophète a permis aux fillettes d’acquérir des jouets imagés, il y a en cela une évidente sagesse comme cela est démontré dans le hadith de ‘Âichah avec ses jouets…La sagesse en cela réside dans le fait que la petite fille s’exerce, par le biais du jeu, à assumer sa future fonction matrimoniale. »
Dans le même registre d’idées, on peut mentionner le hadîth de Roubayyi’ Bint Mou’awwidh رضي الله عنها, compagnonne du Prophète صلى الله عليه و سلم :
« Nous fabriquions des jeux en laine pour nos enfants afin de les distraire de manger et de boire, jusqu’à l’heure de la rupture du jeûne ».

Le jeu et la licité islamique

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« Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

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Mouslim a rapporté (2642) selon Aboû Dharr رضي الله عنه qui a dit : « On a dit au Prophète صلى عليه و سلم : « Que penses-tu d’un homme qui accomplit des oeuvres de bien et qui lui vaut l’éloge des gens ? » Il répondit : « Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

 


Louange à Allah.

L’anticipation de la bonne nouvelle du croyant réside dans le fait qu’il accomplit une oeuvre vertueuse en ne la vouant exclusivement qu’à Allah, n’espérant que Son Visage, puis que des personnes l’apprennent ou le voit, se mettent à lui faire des éloges provoquant chez lui de la joie et [l’espoir que ce soit] l’annonce d’une bonne nouvelle.
Ceci est l’anticipation de la bonne nouvelle du croyant.

Elle a différentes formes, parmi elles :

  • La vision vertueuse qu’a le croyant lors de son sommeil, ou bien qu’une autre personne la voit pour lui.
  • Le fait qu’entre dans le coeur des gens de l’amour et de l’agrément à son égard.
  • Le fait qu’il ressente en son âme un repos et un épanouissement lors de l’accomplissement d’une oeuvre vertueuse.

Ainsi, cela, et tout ce qui y ressemble, sont des preuves de l’amour qu’Allah lui porte et de l’acceptation de son oeuvre. Allah lui octroie cette bonne nouvelle dans cette vie d’ici-bas par ces éloges-là, ce consentement et cet agrément qu’ont les gens pour lui. Et Il lui accordera dans l’Au-Delà une récompense abondante.

Al-Boukhârî a rapporté (3209) ainsi que Mouslim (2637) selon Aboû Hourayrah رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Si Allah aime un serviteur Il appelle Jibrîl et lui dit : « Certes Allah aime untel, aime-le donc ! » Ainsi Jibrîl l’aime et il appelle les gens des cieux : « Certes Allah aime untel, aimez-le donc ! » Ainsi les gens des cieux l’aiment. Puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement. »

At-Tirmidhî rapporta également ce hadîth (3161) en ajoutant : « Et cela correspond à la parole d’Allah : {À ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour.} [Sourate 19, Verset 96]

An-Nawawî رحمه الله a dit : « La signification de sa parole (Puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement.) est : Il lui est accordé l’amour dans les coeurs des gens et leur agrément, ainsi les coeurs pencheront vers lui et l’agréeront. Et il est venu dans une autre version (Puis il lui est accordé l’amour). » Fin de citation.

Ibn Kathîr رحمه الله a dit : « Le Très-Haut nous informe qu’Il fait germer dans les coeurs de Ses serviteurs vertueux l’amour des serviteurs croyants qui accomplissent de bonnes oeuvres. Et cela est un commandement qui doit immanquablement se passer, il est inévitable. » Fin de citation. [Tafsîr Ibn Kathîr 267/5, Fath Al-Qadîr (504/3)]

Mouslim a rapporté (2642) selon Aboû Dharr رضي الله عنه qui a dit : « On a dit au Prophète صلى عليه و سلم : « Que penses-tu d’un homme qui accomplit des oeuvres de bien et qui lui vaut l’éloge des gens ? » Il répondit : « Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

An-Nawawî رحمه الله a dit : « Les Savants ont dit que la signification de cette bonne nouvelle qui lui est hâté, dû au bien qu’il a accompli, est une preuve de l’agrément d’Allah le Très-Haut à son égard et Son amour. C’est pourquoi Il le fait aimé à la création comme cela fut évoqué précédemment dans le hadîth, puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement. Et tout cela se concrétise si les gens le louent sans qu’il n’ait voulu s’exposer à leurs éloges ; alors que s’il les recherchait cela aurait été condamnable et mauvais. »

Ibn Al-Jawzî رحمه الله a dit : « Et la signification de cela est que si Allah accepte l’oeuvre (de la personne) Il place alors dans les coeurs l’acceptation et l’éloge des gens à son égard. Ainsi, ce qu’Il a placé dans les coeurs est une bonne annonce pour cette personne. Tout comme le fait qu’Allah, lorsqu’Il aime un serviteur, Il le fait aimer à Sa créature qui sont les témoins d’Allah sur Terre » Fin de citation [Kachf Al-Mouchkil, p.245]

As-Souyoûtî رحمه الله a dit : « C’est-à-dire que cette bonne nouvelle anticipée est une preuve de la bonne nouvelle qui est, quant à elle, retardée jusqu’à l’Au-delà. » Fin de citation [Charh As-Souyoûtî ‘alâ Mouslim, 556/5]

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Le mérite de l’apprentissage du Coran

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Question 5 : J’apprends de nombreux versets du Coran, mais après un certain temps je les oublie. De même lorsque je récite, je ne sais pas si ma lecture est correcte, ensuite je m’aperçois que je faisais des erreurs. Pourriez-vous me conseiller ?

Réponse: Tu dois faire des efforts pour apprendre ce que tu peux du Livre d’Allah et réciter devant des frères pieux que ce soit dans les écoles, les mosquées ou à la maison, et tu dois y être attentif afin qu’ils corrigent ta récitation, d’après la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم  : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne. [Al-Boukhârî]
Les meilleurs des gens sont donc les gens du Coran qui l’ont appris, enseigné aux gens et mis en pratique.

Le Prophète صلى الله عليه وسلم  a dit à ses Compagnons : « Qui d’entre vous aimerait se lever tous les jours au bord d’une rivière ou d’une vallée avec deux chamelles pleines, sans commettre aucun péché ni rompre de liens de parenté. » Les gens dirent : « Ô Messager d’Allah, nous aimerions cela. » Il dit : « Venir de bon matin à la mosquée pour enseigner ou réciter deux versets du Coran est meilleur que deux chamelles, trois versets sont meilleurs que trois chamelles, et quatre versets sont meilleurs que leur équivalent en nombre de chameaux. » [Mouslim]

Cela nous montre le mérite qu’il y a à apprendre le Coran, il te faut donc apprendre le Coran avec les frères connus pour leur maîtrise de la lecture du Coran, afin que tu profites d’eux et récite correctement.

Quant au fait que tu oublies, tu ne commets aucun péché en cela, car tout homme oublie, comme le Prophète صلى الله عليه وسلم  l’a dit : « Je suis un homme comme vous, j’oublie tout comme vous oubliez. » [Al-Boukhârî et Mouslim]
Et un jour, il a entendu quelqu’un réciter et a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde, il m’a rappelé un verset que j’avais oublié dans telle sourate. » [Al-Boukhârî et Mouslim]

L’homme peut oublier certains versets puis s’en souvenir, ou quelqu’un peut les lui rappeler. Et il est meilleur qu’il dise : « on me les a fait oublier », d’après ce qui est rapporté du Prophète صلى الله عليه وسلم  : « Qu’aucun d’entre vous ne dise j’ai oublié tel et tel verset, on lui a plutôt fait oublier. » [Mouslim]
C’est-à-dire que c’est le diable qui lui a fait oublier.

Quant au hadith : « Il n’y a pas un homme qui apprend le Coran puis l’oublie sans qu’il ne rencontre Allah, au Jour de la Résurrection, mutilé. », c’est un hadith da’îf (faible) qui n’est pas confirmé du Prophète صلى الله عليه وسلم .

Et l’homme ne choisit pas d’oublier, et il ne peut en être préservé. Mais ce que tu dois faire c’est apprendre ce que tu peux du Livre d’Allah, le réviser et le lire devant quelqu’un qui maîtrise la récitation afin qu’il te corrige. Qu’Allah t’accorde le succès et facilite ton entreprise.

Source : Majmoû’ou Al-Fatâwâ de Chaykh Ibn Bâz (1/368)
Traduit par les Salafis de l’Est

Le mérite des Compagnons

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Chaque Envoyé d’Allah a eu son cercle de disciples qui l’a soutenu et affermi dans sa mission en ce bas monde. Ces croyants de la première heure sont ceux aussi qui ont eu le mérite de garder et de préserver les enseignements transmis par les prophètes d’Allah عليهم السلام aux générations futures. Si le Judaïsme a eu ses «Juges» et si le Christianisme a eu ses «Apôtres», l’Islam a eu ses «Compagnons» (AsSahâbah), les proches disciples du Prophète صلى الله عليه وسلم qui l’ont soutenu dans son apostolat et qui ont propagé, après sa mort, son message.

C’est grâce à eux que les enseignements de l’Islam nous sont parvenus intacts. Par leur dévouement et leur fidélité à la voie du Prophète صلى الله عليه وسلم  ils ont pu nous transmettre les dires et les actes de ce qui constitue aujourd’hui, la Sounnah de l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه وسلم, deuxième fondement de l’Islam après le Coran.

N’est-ce pas grâce à eux que le Saint Coran fut conservé et protégé des altérations que connurent les précédentes Écritures saintes ? N’est-ce pas grâce à eux que le Message du Prophète صلى الله عليه وسلم se propagea aux quatre coins du monde et supplanta les autres croyances tombées en désuétude ? Le Saint Coran les a décrits ainsi :

{Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d’entre eux ont atteint leur fin, et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement dans leur engagement} [Sourate 33, verset 23]

Riches ou pauvres, libres ou esclaves, le seul dénominateur commun qui les liait était la foi en Allah et la fidélité au Message du Prophète صلى الله عليه وسلم c’était leur raison de vivre et leur idéal pour lequel ils ont tout donné, y compris leur vie.

Qui a incité les nobles du peuple du Prophète صلى الله عليه وسلم à accourir pour embrasser ses paroles et sa religion : Aboû Bakr, Talha, Az-Zoubayr, ‘Outhmân ibn ‘Affân, ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf et Sa’d ibn Abî Waqqâs. Ils quittèrent tout ce qu’ils avaient comme gloire et faste pour la voie de l’épreuve ?

En effet, qu’est-ce qui a poussé les faibles de son peuple à accourir pour être sous son étendard et le suivre, lui qui était sans armes et sans argent ? Il n’était pas à l’abri de la méchanceté et de la haine de ses proches, de son clan, de son peuple. Ces premiers temps de l’Islam où l’épreuve était grande pouvaient repousser les premiers convertis, mais la force du message les a attirés. Seul Allah savait à ce moment-là, les répercussions de la Révélation. Par conséquent, il est du devoir de chaque croyant et de chaque croyante de connaître la vie et l’oeuvre prodigieuse des compagnons pour imprégner sa vie de leur exemple.

Ces femmes et hommes qui méritent notre respect et notre admiration expriment bien la force de ce message et la grandeur de notre Prophète صلى الله عليه و سلم qui leur a enseigné l’Islam et les a aimés. Cette fraternisation, cet amour qui les unissait ne pouvait être que le fruit d’un message divin. Leurs épreuves et leur dévouement sont à la mesure du sentiment du Prophète صلى الله عليه وسلم :

« Ne dites pas du mal de mes compagnons, car je jure, par Allah, que même si l’un d’entre vous donne en aumône l’équivalent de la montagne de Ouhoud, il n’égalerait pas les mérites d’un seul de mes compagnons. » [Rapporté par Boukhârî et Mouslim]

Puisse Allah les agréer et puisse-t-Il éclairer nos cœurs par l’amour de nos pieux prédécesseurs qui ont dépensé leur vie au service de la religion.

Source : http://www.islamhouse.com 

Allah a dit: « Dépense et Je dépenserai pour toi »

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D’après Abou Hourayrah (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: « Allah a dit: « Dépense et Je dépenserai pour toi. »
La Main d’Allah est pleine, aucune dépense ne réduit ce qui s’y trouve. Il dépense le jour et la nuit.
Avez-vous vu tout ce qu’Il a dépensé depuis qu’Il a créé les cieux et la terre ?
Eh bien certes cela n’a en rien réduit ce qui se trouve dans Sa Main.
Son Trône était sur l’eau et la balance est dans Sa Main Il baisse et Il monte (*) ».
(Rapporté par Boukhâri dans son Sahîh n°4684 et Mouslim dans son Sahîh n°993)

(*) Le sens est que Allah baisse et monte la balance des actes des serviteurs.
(Hachiya Al Sindi ‘Ala Sounan Ibn Maja)

Celui qui dissipe l’angoisse d’un musulman, lui facilite les choses, dissimule ses défauts, et celui qui vient en aide à son frère…

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D’après Aboû Hourayrah (رضي الله عنه), le Prophète a dit (صلى الله عليه و سلم) :

« Celui qui soulagera une angoisse d’un croyant parmi les angoisses de ce monde, Allah lui soulagera une angoisse parmi les angoisses du Jour de la Résurrection.
Celui qui subvient au besoin d’un nécessiteux ou de celui qui un insolvable, Allah lui facilitera dans la vie présente et l’au-delà.
Celui qui cache (les défauts) d’un musulman, Allah couvrira les siens dans ce monde et dans l’au-delà.
Allah aide le serviteur tant que le serviteur vient en aide à son frère.
Et celui qui emprunte un chemin dans lequel il recherche une science, Allah lui facilite en retour un chemin vers le Paradis.
Il n’y a pas un groupe de gens qui se rassemble dans une maison parmi les maisons d’Allah, lisant le Livre d’Allah et l’étudiant entre eux, sans que la quiétude descende sur eux, que la miséricorde les enveloppe, que les Anges les entourent et qu’Allah les évoque à ceux qui sont auprès de Lui.
Celui dont les oeuvres ne sont pas complètes, sa filiation ne lui sera d’aucune utilité. »

Rapporté par Mouslim