L’explication du livre « Les 4 règles » (+ lien pdf)

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Nous sommes heureux de vous présenter l’explication du livre « Les 4 règles » de l’Imâm Mouhammad Ibn ‘Abdi Al-Wahhâb رحمه الله par le grand savant ‘Abdou Ar-Rahmân Al-Barrâk حفظه الله aux éditions RIWÂQ.

Qu’Allah les récompense pour nous avoir donné l’accord de diffuser ce livre dans son intégralité. N’hésitez pas à le partager pour que cela profite au maximum inchâAllah.

 

 

 

Nous vous mettons à disposition le lien PDF dans lequel vous pourrez le télécharger dans son intégralité, et nous vous proposons également l’ensemble du livre en lecture sur cette page avec un sommaire qui vous permettra d’accéder à chaque partie du livre que vous souhaitez.

Sommaire :

Préface (des traducteurs)
Introduction
Avant-propos [du Chaykh ‘Abdou Ar-Rahmân Al-Barrâk]
Texte original des 4 règles [Introduction]
– Première règle
– Deuxième règle
– Troisième règle
– Quatrième règle
Commentaire des 4 règles
Première règle
Deuxième règle
Troisième règle
Quatrième règle

Préface (des traducteurs)

Louange à Allah.

Que la bénédiction et la paix soient sur notre prophète Mouhammad, sa famille et ses compagnons.

La foi est le socle de la religion, l’assise sur laquelle les musulmanes et les musulmans doivent construire leur vie. Elle est comparable à une source d’eau autour de laquelle tout semble reprendre vie, elle revivifie les cœurs. Elle nous protège dans un monde où le « ni dieu ni maître » résonne comme un cri de ralliement, où la modernité vénérée et exaltée a élevé l’homme au rang de divinité.

{Seigneur, dit Satan, puisque Tu m’as égaré, je m’emploierai à égarer les hommes, en embellissant, à leurs yeux, la vie sur terre.} [Sourate Al-Hijr, verset 39]

Allah a pourtant envoyé, en tout temps, Ses messagers avec la même révélation : {Adorez Allah et éloignez-vous du culte des idoles.} [Sourate des Abeilles, verset 36]

Tous disaient : {Ô mon peuple, adorez Allah, car vous n’avez d’autre divinité que Lui !} (1) [Sourate des Murailles, verset 59]

C’est de cette facette de la foi, le Tawhîd ou Unicité, que traite ce livre en dénonçant son contraire à savoir le Chirk (le polythéisme). Les arabes qui peuplaient la péninsule arabique avant l’avènement de l’Islam adoraient de nombreuses idoles ; chaque tribu, chaque peuple, chaque clan avait ses propres divinités. Ils étaient tous imprégnés des croyances héritées de leurs ancêtres.

{Et lorsqu’on leur dit : « Suivez ce qu’Allah a révélé ! » Ils rétorquent : « Non ! Nous suivons plutôt ce que nos ancêtres nous ont légué !} [Sourate de Louqmân, verset 21]

On trouve malheureusement, aujourd’hui encore, des relents de ces croyances primitives chez certains musulmans, conséquences probables de l’ignorance et du conformisme aveugle. Ainsi, nous avons choisi de traduire des écrits du Chaykh Mouhammad Ibn ‘Abdi Al-Wahhâb رحمه الله. Grand savant musulman, il vécut au douzième siècle de l’hégire (2).
Beaucoup le considèrent comme un réformateur, un de ces hommes auxquels cette prophétie du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم fait allusion : « Allah سبحانه و تعالى envoie à cette communauté, à la tête de chaque siècle, des hommes qui lui revivifient sa religion. » Il a œuvré tout au long de sa vie à purifier la croyance et à la débarrasser des mythes et des mensonges qui la souillaient. Il a œuvré sans relâche afin de rétablir le pur monothéisme, la religion des bien-aimés d’Allah, Abraham et son descendant Mouhammad صلى الله عليه و سلم, la religion de tous les prophètes.

A ses écrits, nous avons ajouté les commentaires du Chaykh ‘Abdou-Ar-Rahmân Al-Barrâk, théologien reconnu pour son savoir. Ses explications sont d’une clarté et d’une pertinence remarquables. Nous nous sommes attachés à rester fidèles autant que possible au texte arabe tout en veillant à ne pas froisser la langue française. Les notes de bas de pages sont le travail du Chaykh ‘Abdou-Ar-Rahmân As-Soudais, élève de Chaykh Al-Barrâk, sauf celles que nous avons mises en italique et accompagnées de cette indication « [Ndt] » (Note du traducteur).

Nous avons utilisé pour la traduction du sens des versets coraniques, la version du professeur Mouhammad CHIADMI que nous avons comparée à celle du complexe du roi Fahd. Nous avons procédé à quelques modifications, peu nombreuses dans l’ensemble, lorsque cela nous a paru nécessaire. Nous espérons que ce travail sera bénéfique pour nos frères et sœurs francophones ne comprenant pas encore la langue arabe. Nous les encourageons vivement à faire tous les efforts nécessaires pour acquérir cet outil qui leur permettra d’avoir une meilleure compréhension de leur religion. Enfin, nous demandons à Allah de nous pardonner nos péchés, nos faiblesses et nos erreurs. Seigneur ! Nous T’implorons humblement, nous Te prions, soumis, afin que Tu nous couvres de Ta miséricorde et nous ouvres les portes de Ton Paradis.

Alexandrie, le 25 janvier 2013

Michaël ‘Abdou-Rahmân CHORRO
François ‘Abdou-Allah CURTILLET

(1) Ce verset revient plusieurs fois dans la sourate des Murailles (59, 65, 73, 85) mais aussi dans la sourate de Hoûd (50, 61, 84)

(2) Il est né en 1115 et mourut en 1206 de l’hégire ce qui correspond aux années 1703 – 1791 du calendrier grégorien.

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{(…) « Vous avez dissipé vos [biens] excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre » (…)}

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Les faveurs de ce bas monde sont une source de dissipation des faveurs de l’au-delà :

Allah a informé qu’il est des gens auxquels les bonnes choses sont anticipées dans ce bas monde : {Et le jour où ceux qui ont mécru seront présentés au Feu (il leur sera dit) : « Vous avez dissipé vos [biens] excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre : on vous rétribue donc aujourd’hui du châtiment avilissant, pour l’orgueil dont vous vous enfliez injustement sur terre, et pour votre perversité »} [Sourate 46, verset 20]

Aboû Mijlaz a dit : « Certaines gens chercheront de bonnes actions qu’ils accomplirent dans ce bas monde, il leur sera dit : {(…) Vous avez dissipé vos [biens] excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre » (…)} [Tafsîr Ibn Kathîr, t.7 p.285]

C’est-à-dire : le jour du Jugement Dernier, des gens viendront s’enquérir de bonnes actions en jouissant de toutes sortes de faveurs en ce monde.

Les Compagnons et les Suiveurs restreignaient leur jouissance de ce bas monde, afin de réserver leurs faveurs pour la demeure ultime.

Selon Jâbir Ibn ‘Abd Allah رضي الله عنهما : « Ôumar رضي الله عنه me vit porter de la viande, il me demanda : « Qu’est-ce, Jâbir ? » – « De la viande que j’ai achetée à un dirham pour des femmes de ma famille qui en ont eu envie », répondis-je. – « Pourquoi à chaque fois que l’un de vous désire quelque chose, il l’accomplit ? Ne pouvez-vous pas supporter votre faim pour [nourrir] un voisin ou un cousin ? Où en êtes-vous par rapport à ce verset : {(…) Vous avez dissipé vos [biens] excellents et vous en avez joui pleinement durant votre vie sur terre » (…)} ? Jâbir continua : « C’est à peine si j’ai pu me soustraire à lui ! » [Rapporté par ‘Abou Al-Hamîd dans Ad-Dourr Al-Manthoûr t.7 p.447]

‘Oumar رضي الله عنه disait : « Si je voulais, je serais celui d’entre vous qui consomme les meilleurs mets, qui porte les habits les plus fins, mais je réserve mes bonnes choses », c’est-à-dire : pour l’au-delà. [Tafsîr AtTabarî t.22 p.120]
Hafs Ibn Abî Al-‘Âs رحمه الله fréquentait souvent ‘Oumar رضي الله عنه, et il avait l’habitude de refuser tout repas que celui-ci lui proposait. ‘Oumar رضي الله عنه lui demanda un jour : « Qu’as-tu à ne pas manger manger notre nourriture ? Hafs répondit : « Ô émir des croyants ! Ma femme me prépare des repas plus raffinés que les tiens, c’est pour cela que je les préfère ». – « Malheur à toi ! Ne sais-tu pas que si je voulais, j’aurais donné mes ordres et on m’aurait amené un agneau bien gras que j’écorcherais. Puis, je demanderais qu’on amène de la farine, qu’on en extraie le son dans un tissu pour en faire de fins pains. Ensuite, je demanderais qu’on en mette un sâ’ de raisins secs dans de la graisse jusqu’à ce qu’ils prennent la couleur du sang de gazelle ! » Hafs s’exclama : « Je vois que tu es un fin connaisseur ! »« Malheur à toi ! dit ‘Oumar. Par Celui qui détient mon âme dans Sa Main ! Si je craignais pas qu’on diminue mes bonnes actions le Jour de Résurrection, j’aurais consommé, autant que vous, de la nourriture exquise ! » (1)
Hafsa Bint ‘Oumar rapporte qu’elle demanda un jour à son père : « Ô émir des croyants ! Pourquoi ne mets-tu pas de vêtements plus beaux que ceux que tu portes ? et pourquoi ne consommes-tu pas de meilleure nourriture que celle que tu manges ? Allah t’a pourtant donné le pouvoir sur terre et t’a pourvu de largesses ! » – « Je te prends à témoin contre toi-même. N’as-tu pas vu l’adversité qu’affrontait le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم ? », lui demanda ‘Oumar, tout en lui rappelant quelques exemples du dénuement du Prophète صلى الله عليه و سلم, si bien qu’il finit par la faire pleurer.

Il dit : « Ne t’ai-je pas dit que j’avais deux compagnons qui ont emprunté une certaine voie ? Assurément, si jamais je suis un autre chemin que le leur, je serais mis sur une autre voie. Par Allah ! J’ai choisi de mener une vie aussi austère que la leur, puissé-je parvenir à partager avec eux la vie agréable qu’ils mènent ». Par compagnons, ‘Oumar رضي الله عنه faisait allusion au Prophète صلى الله عليه و سلم et à Aboû Bakr رضي الله عنه. [Ibn Abî Chaybah n°34434]

Du reste, lorsque ‘Oumar رضي الله عنه se rendit en Syrie, on lui prépara un repas qu’il n’avait jamais goûté auparavant. Il dit : « Alors que nous consommons de tels délices, qu’ont les musulmans pauvres qui sont morts sans manger à leur faim, serait-ce en mangeant du pian d’orge ? » Khâlid Ibn Al-Walîd répondit : « Ils ont le Paradis ». Les yeux de ‘Oumar éclatèrent en larmes et il dit : « Ils nous ont alors bien devancés s’ils ont eu le Paradis alors que nous nous complaisons à nous délecter de rognures. » [Tafsîr At-Tabarî, t.22 p.120]

Qatâdah dit : « Par Allah ! Vous savez qu’il est des gens qui avalent (2) leurs bonnes actions. Que chacun de vous réserve ses bonnes oeuvres tant qu’il le peut ! Il n’y a de force que par Allah. » [Tafsîr At-Tabarî, ibidem]


(1) Le sâ‘ est une unité de mesure qui équivaut à 4 moudd. Un moudd équivaut à un livre et un tiers dans le Hijaz. Ndt.

(2) C’est-à-dire dont les bonnes actions diminuent.
Source : « Le Luxe » du Chaykh Mouhammad Al-Mounajjid, Al-Hadîth éditions.

« Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

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Mouslim a rapporté (2642) selon Aboû Dharr رضي الله عنه qui a dit : « On a dit au Prophète صلى عليه و سلم : « Que penses-tu d’un homme qui accomplit des oeuvres de bien et qui lui vaut l’éloge des gens ? » Il répondit : « Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

 


Louange à Allah.

L’anticipation de la bonne nouvelle du croyant réside dans le fait qu’il accomplit une oeuvre vertueuse en ne la vouant exclusivement qu’à Allah, n’espérant que Son Visage, puis que des personnes l’apprennent ou le voit, se mettent à lui faire des éloges provoquant chez lui de la joie et [l’espoir que ce soit] l’annonce d’une bonne nouvelle.
Ceci est l’anticipation de la bonne nouvelle du croyant.

Elle a différentes formes, parmi elles :

  • La vision vertueuse qu’a le croyant lors de son sommeil, ou bien qu’une autre personne la voit pour lui.
  • Le fait qu’entre dans le coeur des gens de l’amour et de l’agrément à son égard.
  • Le fait qu’il ressente en son âme un repos et un épanouissement lors de l’accomplissement d’une oeuvre vertueuse.

Ainsi, cela, et tout ce qui y ressemble, sont des preuves de l’amour qu’Allah lui porte et de l’acceptation de son oeuvre. Allah lui octroie cette bonne nouvelle dans cette vie d’ici-bas par ces éloges-là, ce consentement et cet agrément qu’ont les gens pour lui. Et Il lui accordera dans l’Au-Delà une récompense abondante.

Al-Boukhârî a rapporté (3209) ainsi que Mouslim (2637) selon Aboû Hourayrah رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Si Allah aime un serviteur Il appelle Jibrîl et lui dit : « Certes Allah aime untel, aime-le donc ! » Ainsi Jibrîl l’aime et il appelle les gens des cieux : « Certes Allah aime untel, aimez-le donc ! » Ainsi les gens des cieux l’aiment. Puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement. »

At-Tirmidhî rapporta également ce hadîth (3161) en ajoutant : « Et cela correspond à la parole d’Allah : {À ceux qui croient et font de bonnes œuvres, le Tout Miséricordieux accordera Son amour.} [Sourate 19, Verset 96]

An-Nawawî رحمه الله a dit : « La signification de sa parole (Puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement.) est : Il lui est accordé l’amour dans les coeurs des gens et leur agrément, ainsi les coeurs pencheront vers lui et l’agréeront. Et il est venu dans une autre version (Puis il lui est accordé l’amour). » Fin de citation.

Ibn Kathîr رحمه الله a dit : « Le Très-Haut nous informe qu’Il fait germer dans les coeurs de Ses serviteurs vertueux l’amour des serviteurs croyants qui accomplissent de bonnes oeuvres. Et cela est un commandement qui doit immanquablement se passer, il est inévitable. » Fin de citation. [Tafsîr Ibn Kathîr 267/5, Fath Al-Qadîr (504/3)]

Mouslim a rapporté (2642) selon Aboû Dharr رضي الله عنه qui a dit : « On a dit au Prophète صلى عليه و سلم : « Que penses-tu d’un homme qui accomplit des oeuvres de bien et qui lui vaut l’éloge des gens ? » Il répondit : « Ceci est la bonne nouvelle anticipée du croyant. »

An-Nawawî رحمه الله a dit : « Les Savants ont dit que la signification de cette bonne nouvelle qui lui est hâté, dû au bien qu’il a accompli, est une preuve de l’agrément d’Allah le Très-Haut à son égard et Son amour. C’est pourquoi Il le fait aimé à la création comme cela fut évoqué précédemment dans le hadîth, puis il lui est accordé sur Terre l’acceptation et le consentement. Et tout cela se concrétise si les gens le louent sans qu’il n’ait voulu s’exposer à leurs éloges ; alors que s’il les recherchait cela aurait été condamnable et mauvais. »

Ibn Al-Jawzî رحمه الله a dit : « Et la signification de cela est que si Allah accepte l’oeuvre (de la personne) Il place alors dans les coeurs l’acceptation et l’éloge des gens à son égard. Ainsi, ce qu’Il a placé dans les coeurs est une bonne annonce pour cette personne. Tout comme le fait qu’Allah, lorsqu’Il aime un serviteur, Il le fait aimer à Sa créature qui sont les témoins d’Allah sur Terre » Fin de citation [Kachf Al-Mouchkil, p.245]

As-Souyoûtî رحمه الله a dit : « C’est-à-dire que cette bonne nouvelle anticipée est une preuve de la bonne nouvelle qui est, quant à elle, retardée jusqu’à l’Au-delà. » Fin de citation [Charh As-Souyoûtî ‘alâ Mouslim, 556/5]

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Investir dans l’immobilier, ça te dit?

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Tu séjourneras, sous terre, un temps dont Seul Allah connait la durée, tu ne pourras alors plus accomplir aucune œuvre qui te soit profitable, même pas une « tasbîhah »*. Profitez donc de vos vies avant que la mort ne vous vienne !

Il y a, parmi nous, des gens simples, ils vivent avec nous sur terre, ils n’ont ni richesse,  ni prestige, ils n’occupent pas de postes prestigieux dans cette vie éphémère d’ici-bas et pourtant ils sont titulaires d’énormes propriétés dans les cieux, leurs palais se construisent et leurs jardins sont plantés…

Multipliez ces pieuses paroles dont les faveurs perdurent : « SoubhânAllah, al-hamdoulillah, lâ ilâha illa Allah, Allahou Akbar, lâ hawla wa lâ qouwwata illa billahi, Astaghfiroullaha al-‘Adhîm wa Atoûbou Ilayhi »
(سبحان الله, الحمد لله, لا إله إلا الله, الله أكبر, لا حول و لا قوة إلا بالله, أستغفر الله العظيم و أتوب إليه)

*Le fait de dire Soubhâna Allah

Source : http://horizon-islam.blogspot.fr

Huit choses

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On rapporte que Chaqîq Al-Balkhî dit à Hâtil Al-Asâm : « Tu m’as tenu compagnie un moment, qu’as-tu appris? » Il répondit : « Huit choses:

 

La première est que j’ai considéré les hommes et j’ai constaté que chacun d’eux aime une chose, mais parvenu à la tombe, ce qu’il aime le quitte. Voilà pourquoi j’ai fait de mes bonnes actions l’objet de mon amour pour qu’elles soient avec moi dans la tombe.

 

La deuxième est que j’ai considéré la Parole d’Allah سبحانه و تعالى :

وَأَمَّا مَنْ خَافَ مَقَامَ رَبِّهِ وَنَهَى النَّفْسَ عَنِ الْهَوَى

{Quant à celui qui redoutait de comparaître devant son Seigneur et préservait son âme des passions} [Sourate 79, verset 40] 

et j’ai exténué mon âme à repousser les désirs jusqu’à ce qu’elle s’établisse dans l’obéissance à Allah سبحانه و تعالى.

 

La troisième est que j’ai constaté que toute personne possédant une chose de valeur, la préservait. Puis j’ai considéré la Parole d’Allah سبحانه و تعالى :

مَا عِندَكُمْ يَنفَدُ وَمَا عِندَ اللّهِ بَاقٍ

{Tout ce que vous possédez s’épuisera, tandis que ce qui est auprès d’Allah durera} [Sourate 16, verset 96] 

Ainsi chaque fois que je possédais une chose de valeur je la Lui destinais, afin qu’elle me soit gardée auprès de Lui سبحانه و تعالى.

 

La quatrième est que j’ai constaté que les hommes se référaient aux biens, à la lignée, et à la noblesse alors qu’ils ne sont rien. Puis j’ai considéré la Parole d’Allah سبحانه و تعالى :

إِنَّ أَكْرَمَكُمْ عِندَ اللَّهِ أَتْقَاكُمْ

{Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux.} [Sourate 49, verset 13]

et j’ai oeuvré dans la piété afin d’être noble auprès de Lui سبحانه و تعالى.

 

La cinquième est que j’ai constaté que les hommes se jalousaient. Puis j’ai considéré la Parole d’Allah سبحانه و تعالى :

نَحْنُ قَسَمْنَا بَيْنَهُم مَّعِيشَتَهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا

{C’est Nous qui avons réparti entre eux la subsistance dans la vie présente.} [Sourate 43; verset 32]

ainsi, j’ai abandonné la jalousie.

 

La sixième est que j’ai constaté qu’ils étaient ennemis les uns des autres. Puis j’ai considéré la Parole d’Allah سبحانه و تعالى :

إِنَّ الشَّيْطَانَ لَكُمْ عَدُوٌّ فَاتَّخِذُوهُ عَدُوّاً

{Satan est pour vous un ennemi; considérez-le donc comme tel.} [Sourate 35, verset 6]

j’ai donc cessé de les prendre pour ennemis, et j’ai fait de satan mon unique ennemi.

 

La septième est que j’ai constaté qu’ils s’humiliaient dans la recherche de la subsistance. Puis j’ai considéré la Parole d’Allah سبحانه و تعالى :

وَمَا مِن دَآبَّةٍ فِي الأَرْضِ إِلاَّ عَلَى اللّهِ

{Il n’y a point de créature sur terre dont la subsistance n’incombe à Allah.} [Sourate 11, verset 6]

je me suis alors préoccupé de Ses droits sur moi, tout en renonçant aux miens.

 

La huitième est que j’ai constaté qu’ils plaçaient leur confiance dans leur commerce, leur métier et leur santé; j’ai alors placé toute ma confiance en Lui سبحانه و تعالى.

Source : « L’Esprit de l’Âme », Editions Tawbah

Et si tu te questionnes sur le Paradis, …

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Ibn al-Qayyim رحمه الله a dit concernant la description du Paradis et des délices qu’il contient:

« Et si tu te questionnes sur son sol et sa terre, il est fait de musc et de safran.

Et si tu te questionnes sur sa voûte, c’est le Trône du Tout Miséricordieux.

Et si tu te questionnes sur ses pierres, ce sont des perles et des rubis.

Et si tu te questionnes sur ses maisons, elles sont faites de briques d’or et d’argent.

Et si tu te questionnes sur ses arbres, il ne contient pas un seul arbre qui n’est un tronc fait d’or et d’argent.

Et si tu te questionnes sur ses fruits, ils sont plus doux que le beurre et plus doux que le miel.

Et si tu te questionnes sur ses feuilles, elles sont plus douces que le plus doux des vêtements

Et si tu te questionnes sur ses rivières, il y a des rivières de lait dont le goût ne change pas, et des rivières de vins qui sont délicieuses pour ceux qui les boivent, et des rivières de miel pures, et des rivières d’eau fraîche.

Et si tu te questionnes sur la nourriture, il y a des fruits qu’ils pourront choisir, et de la viande de volaille qu’ils désirent.

Et si tu te questionnes sur la boisson, il y a le Tasnîm, le gingembre et le Kâfoûr.

Et si tu te questionnes sur les coupes, elle sont en cristal claire et sont faite d’or et d’argent.

Et si tu te questionnes sur son ombre, un cavalier rapide parcourerait l’ombre de l’un de ses arbres durant cent ans sans y sortir.

Et si tu te questionnes sur son étendu, ses habitants les plus bas auraient à l’intérieur de son royaume, de ses murs, de ses palais et ses jardins la distance qui serait parcouru en mille ans.

Et si tu te questionnes sur ses tentes et campements, une tente est comme une perle cachée d’une longueur de soixante milles.

Et si tu te questionnes sur ses tours, ce sont des chambres au-dessus d’autres chambres dans des immeubles qui ont des rivières qui coulent au dessous d’eux.

Et si tu te questionnes sur quelle longueur il atteint dans le ciel, regarde l’étoile brillante la plus voyante, en plus de celles qui sont lointaines dans les cieux que la vue des yeux ne peut atteindre.

Et si tu te questionnes sur les vêtements de ses habitants, ils sont en soie et en or.

Et si tu te questionnes sur ses lits, ce sont des couches d’une belle soie étalées au plus haut de ses niveaux.

Et si tu te questionnes sur le visage de ses habitants et leur beauté, ils sont comme l’image de la Lune.

Et si tu te questionnes sur leur âge, ils sont des jeunes de 33 ans à l’image de Adam, le père de l’humanité.

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Allah a dit: « Dépense et Je dépenserai pour toi »

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D’après Abou Hourayrah (رضي الله عنه), le Prophète (صلى الله عليه و سلم) a dit: « Allah a dit: « Dépense et Je dépenserai pour toi. »
La Main d’Allah est pleine, aucune dépense ne réduit ce qui s’y trouve. Il dépense le jour et la nuit.
Avez-vous vu tout ce qu’Il a dépensé depuis qu’Il a créé les cieux et la terre ?
Eh bien certes cela n’a en rien réduit ce qui se trouve dans Sa Main.
Son Trône était sur l’eau et la balance est dans Sa Main Il baisse et Il monte (*) ».
(Rapporté par Boukhâri dans son Sahîh n°4684 et Mouslim dans son Sahîh n°993)

(*) Le sens est que Allah baisse et monte la balance des actes des serviteurs.
(Hachiya Al Sindi ‘Ala Sounan Ibn Maja)

Le Meilleur Voyage [afin que les cœurs se réforment]

« Le Meilleur Voyage »
présenté par notre frère Michâry Al-Kharrâz حفظه الله
(Qu’Allah récompense les traducteurs)

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

«N’est-ce pas qu’il y a dans le corps un morceau de chair qui, s’il est bon, tout le corps le sera et s’il est corrompu, tout le corps le sera? N’est-ce pas que c’est le Cœur?»

«Les croyants sont (dans leur amour, leur miséricorde et leur compassion) à l’exemple d’un seul corps, si l’un de ses membre se plaint, l’ensemble du corps sera touché par l’insomnie et la fièvre.»

«Regardez ceux qui sont au dessous de vous et ne regardez pas ceux qui sont au dessus de vous ceci afin que vous ne minimisiez pas les bienfaits d’Allah sur vous».

«J’ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères »

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Comment Allah a protégé Son Prophète

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Allah (عز و جل) a dit : { Ô messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, alors tu n’auras pas communiqué Son message. Et Allah te protégera des gens }. [Sourate 5, verset 67]

Ibn Kathîr a interprété ce verset de la façon suivante : « Transmets Mon message, Je te protégerai, te défendrai et te secourrai contre tes ennemis et te ferai l’emporter sur eux. Alors n’aie pas peur et ne t’attriste pas. Aucun d’entre eux ne t’atteindra par quelque mal ». Le prophète (صلى الله عليه و سلم) disposait, avant la descente de ce verset, un veilleur qui faisait le guet pour le protéger, [mais s’en remit ensuite totalement à Allah] ».

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Pour illustrer la manière dont Allah a protégé Son prophète, Aboû Hourayrah relate le récit suivant :

« Aboû Jahl dit :

« Est-ce que Mouhammad [continue à] trainer son visage par terre[1] lorsqu’il est avec vous ? »

« Oui », lui dit-on.

Il ajouta : « Par Al-Lât et par Al-cOuzzâ ! Si je le revois faire, je lui piétinerai le cou et enfouirai son visage sous la terre ! »

Il s’en alla alors vers le prophète, afin de lui piétiner le cou – comme il le prétendait – et le trouva en prière.

Mais ils furent surpris de voir soudainement qu’il faisait volte-face, tout en se protégeant avec son bras. Ils lui dirent : 

« Que t’arrive-t-il ? »

Il répondit : « Il y a un fossé de feu entre lui et moi ! Des choses effrayantes ! Des ailes ! » ».

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dira par la suite au sujet de cet évènement : « S’il s’était rapproché de moi, les anges l’auraient saisi violemment, membre par membre  ». [Rapporté par Mouslim]

Dans une version similaire, Ibn cAbbâs (رضي الله عنهما) relate qu’Aboû Jahl a dit : « Si je vois prier Mouhammad près de la Kacbah, j’irai lui piétiner le cou ! ». Et lorsque ceci parvint au messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم), il dit : « S’il avait fait cela, les anges l’auraient saisi ». [Rapporté par Al-Boukhârî]

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Jâbir Ibn cAbdillah (رضي الله عنه) relate : « Le messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) a combattu Khasfah et, lorsqu’ils constatèrent un manque de lucidité de la part des musulmans, un homme appelé Ghawrath Ibn Al-Hârith surprit le messager d’Allah et une fois sur lui, il lui dit :

« Qui te protège de moi ? »

– Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « Allah ».

Son épée tomba sitôt de sa main et le prophète s’en empara puis lui dit : 

« Qui te protège de moi ? »

Il dit : « Sois clément ! »

Le prophète (صلى الله عليه و سلم) dit : « Atteste que rien ne mérite adoration autre qu’Allah, et que je suis le messager d’Allah ! »

Il dit « Non, mais je te fais la promesse sincère de ne pas te combattre, ni ne m’associer à un peuple qui te combat ».

Sur quoi il fut libéré. Il repartit alors à son peuple et leur dit : « Je reviens du meilleur d’entre les hommes ! » [Rapporté et jugé authentique par Al-Hâkim]

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Par ailleurs, Anas (رضي الله عنه) relate :

« Il y avait un homme chrétien qui s’était converti à l’Islam. Il lisait les sourates « La vache » et « Ali cImrân », et était scribe pour le prophète (صلى الله عليه و سلم). Il redevint ensuite chrétien puis prétendit :

« Mouhammad ne sait rien d’autre que ce que je lui ai écrit ».

Puis, Allah (عز و جل) lui reprit la vie et ils l’enterrèrent. Mais le lendemain, la terre l’avait rejeté, ils dirent alors : « Ceci est l’œuvre de Mouhammad et ses compagnons, comme il s’est enfui de chez eux, ils ont déterré notre ami et l’ont jeté ».

Ils creusèrent à nouveau plus profondément, mais le lendemain, la terre l’avait encore rejeté, ils dirent alors : « Ceci est l’œuvre de Mouhammad et ses compagnons, ils l’ont déterré »

Ils creusèrent à nouveau du plus profond qu’ils purent, mais le lendemain, la terre l’avait rejeté. Ils surent alors que cela n’avait pas une origine humaine, et le jetèrent ». [Rapporté par Al-Boukhârî.]

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Parmi les exemples de la protection d’Allah envers Son prophète (صلى الله عليه و سلم), on compte le fait qu’Il l’ait sauvé de la tentative d’assassinat qu’avaient préparée les Qourayshites. Ceux-ci s’étaient accordés, de nuit, à choisir, de chaque tribu, un jeune homme robuste et à confier à chacun d’entre eux une épée tranchante pour qu’ils attaquent le messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم) et lui tombent dessus tous en même temps. Ainsi, ils le tueraient et son sang se répandrait dans les différentes tribus, sans que les Banoû Manaf [puissent le venger] puisqu’ils n’avaient pas la capacité de déclarer la guerre à l’ensemble des Arabes. Alors, Jibrîl (عليه السلام) vint au prophète (صلى الله عليه و سلم), par l’ordre d’Allah, et l’alerta du stratagème que préparaient les associateurs, il lui ordonna de ne pas dormir dans son lit cette nuit et l’informa du fait qu’Allah lui avait ordonné[2] d’émigrer [à Médine].

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Parmi cela aussi, on trouve la protection qu’Allah (عز و جل) a accordée à Son prophète (صلى الله عليه و سلم) contre la ruse de Sourâqah Ibn Mâlik, alors qu’il était sur le chemin de l’émigration.

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Egalement, on retrouve la protection qu’Allah à accordée Son prophète (صلى الله عليه و سلم) lorsqu’il se trouvait dans la grotte, et que « Le Véridique[3] » lui dit :

« Ô messager d’Allah ! Si l’un d’entre eux observait à l’endroit où il pose ses pieds, il nous verrait ! »

Ce à quoi il répondit : « Ô Aboû Bakr ! Que penses-tu de deux personnes à qui Allah tient compagnie ! ».

Ibn Kathîr a dit : « Parmi les manières dont Allah a sauvegardé Son messager (صلى الله عليه و سلم), on retrouve le fait qu’il l’ait protégé des gens de la Mecque, de ses nobles, ses vaniteux, ses opulents ; malgré l’extrême haine et animosité qu’ils lui manifestaient, et malgré la guerre qu’ils lui ont livrée nuit et jour. Et ceci grâce aux grands moyens qu’Allah crée par Sa puissance et Sa sagesse grandiose. Ainsi, Il l’a protégé au début de la révélation par le biais son oncle Aboû Tâlib – qui était un digne respecté et obéi chez les Qouraysh – et a engendré dans son cœur de l’affection naturelle, non religieuse, pour le messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم). Et s’il s’était converti, les mécréants et notables lui seraient tombés dessus, mais puisqu’ils avaient cette part commune de polythéisme, ils l’avaient craint et respecté. Lorsqu’il mourut, les associateurs lui firent subir toutefois quelques sévices. Puis, Allah lui assigna les Ansars[4], qui lui prêtèrent allégeance à l’Islam et il (صلى الله عليه و سلم) [leur fit le pacte] de rester vivre avec eux, c’est-à-dire à Médine. Lorsqu’il s’y installa, il le protégèrent contre tout mal, et chaque fois qu’une personne parmi les polythéistes ou les gens du Livre projeta de lui faire du mal, c’est Allah qui rusa [contre leur ruse] et retourna leur manigance contre eux-mêmes[5] ».


[1] Aboû Jahl signifiait par cela : « Se prosterne-t-il ? ».

[2] Ou « permis ».

[3] Vient de l’arabe « AsSiddîq » qui désigne une personne qui est honnête et qui atteste de la véracité des autres. Notons qu’il existe d’autres sens pour ce mot. (Cf. chapitre 18, récit du voyage nocturne).

[4] Les « Ansârs », parfois appelés auxiliaires, sont les habitants de Médine qui ont accueilli le messager d’Allah (صلى الله عليه و سلم), lui ont prêté allégeance puis l’ont secouru.

[5] Cf. « Tafsîr Ibn Kathîr ».

Source : https://www.islamhouse.com

Le récit d’Anselm Turmeda, ancien prêtre et érudit chrétien espagnol

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Anselm Turmeda, le fidèle étudiant d’un érudit chrétien renommé

de l’ancienne Andalousie, participe à une discussion au sujet du Paraclet,

un prophète à venir mentionné dans la Bible, et devient musulman.

De nombreux chrétiens ont embrassé l’islam à l’époque des conquêtes islamiques et dans les années qui ont suivi, après la mort du prophète de l’islam. Jamais ils ne se sont convertis par la force, mais plutôt parce qu’ils avaient reconnu dans l’islam ce qu’ils avaient longtemps attendu. Anselm Turmeda [1], un prêtre et érudit chrétien, est l’une de ces personnes dont l’histoire vaut la peine d’être racontée. Il a écrit un livre bien connu intitulé « Cadeau pour l’intelligent : un guide servant à réfuter les arguments des chrétiens ». [2] Dans l’introduction [3] de cet ouvrage, il raconte son histoire :

« Sachez que je suis originaire de Majorque, une belle ville en bord de mer sise entre deux montagnes et séparée par une petite vallée. C’est une ville commerçante, qui compte deux ports. De grands navires marchands y jettent l’ancre, apportant diverses marchandises. La ville est située sur l’île qui porte son nom – Majorque – et l’on y retrouve de très nombreux figuiers et oliviers. Mon père était un homme très respecté, dans cette ville, et j’étais son fils unique.Quand j’avais six ans, mon père m’envoya chez un prêtre qui m’enseigna l’Évangile et la logique; cette instruction s’étala sur six années. Par la suite, je quittai Majorque et me rendis dans la ville de Larda, dans la région de Castille, qui était le centre d’enseignement chrétien de la région, à l’époque. Entre mille et mille cinq cents étudiants y étaient réunis. J’y étudiai l’Évangile dans sa langue d’origine durant quatre autres années. Puis, je partis pour Bologne. Bologne est une très grande ville et chaque année, près de deux milles étudiants s’y rassemblaient, venant de plusieurs endroits différents. Ils étaient vêtus de tissus rêches qu’ils appelaient la « clameur de Dieu ». Chacun d’entre eux, fut-il le fils d’un ouvrier ou le fils d’un juge, était enveloppé de ce vêtement afin de se distinguer, en tant qu’étudiant. Seuls les prêtres enseignaient, et ils avaient le plein contrôle sur les étudiants. J’habitais dans l’église avec un prêtre assez âgé. Vu son érudition, sa piété et son ascétisme qui le distinguaient des autres prêtres, il était très respecté. Des gens de partout venaient lui poser des questions ou lui demander conseil, même des dirigeants et des rois qui, par la même occasion, lui apportaient des cadeaux de toutes sortes dans l’espoir qu’il les accepterait et leur accorderait sa bénédiction. Ce prêtre m’enseigna les principes et les règles du christianisme. Je devins très proche de lui ; j’étais à son service et l’assistais dans ses tâches. Je devins l’un de ses assistants à qui il accordait le plus sa confiance, au point où il me confia les clefs de ses appartements et des réserves de nourriture et de boisson. La seule clef qu’il ne partageait pas avec moi était celle de la petite chambre où il dormait. Je crois, mais Dieu sait mieux, qu’il gardait là ses trésors personnels.

Durant dix années, je fus à la fois son étudiant et serviteur ; puis, il tomba malade, au point de n’être plus en mesure d’assister aux réunions avec les autres prêtres. Durant son absence, les prêtres discutèrent de divers sujets et, un jour, ils abordèrent celui des paroles suivantes, que Dieu a transmises aux hommes par l’intermédiaire de Jésus, dans l’Évangile : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur [Paraclet]… » (Jean 14 :16). Ils débattirent longuement sur ce Paraclet et sur la personne à laquelle il faisait référence parmi les prophètes.  Lire la suite